L'ACTE LEXIQUE
Brève présentation d’une série de diapos.
L'OEIL du lecteur est
l'INTERFACE entre ce qui est devant lui , un ensemble de signes, ou une icône,
et ce qui est derrière lui, l'EXPERIENCE DE VIE accumulée dans le cerveau. Ses
cônes perçoivent un groupe de signes avec précision, ses bâtonnets en
perçoivent la périphérie.
LE MONTAGE DIAPOS VA
PERMETTRE DE CONSTATER QUE:
-
L’œil se déplace dans la
phrase, le paragraphe en percevant distinctement des groupes de mots, des
EMPANS ( une vingtaine de signes). Ce qu'il perçoit de la périphérie contribue
à l’ANTICIPATION de ce qui suit.
-
L’œil perçoit certains
INDICES remarquables qui permettent au cerveau d'IDENTIFIER les mots et au
besoin de les DISCRIMINER en se référant au contexte. Les INDICES se situent
dans la partie supérieure des mots, les accents, la SILHOUETTE des mots.
-
Le lecteur ANTICIPE en
permanence:
o
selon ce qu'il perçoit à
la périphérie des mots, il mobilise un champ particulier de ses connaissances,
il s'attend à un certain type d'information
o
s'il est pressé, il
EXPLORE l'écrit en recherchant le mot qu'il adopte comme REPERE pour parvenir à
l'information souhaitée ‑ dans une lecture LINEAIRE, il ANTICIPE d'autant
plus aisément l'EMPAN suivant que le sujet lui est familier, au plan du SENS,
du STYLE , de l'ORGANISATION GRAPHIQUE
Cette possibilité d'anticipation permet de mesurer la LISIBILITE d'un texte. Pour un lecteur donné, le texte ne présente pas de difficulté s'il peut être compris alors qu'on supprime systématiquement (CLOSURE) un mot sur cinq. On peut traduire ce constat en disant qu'il faut posséder 80% du lexique et du sens d'un texte pour le comprendre. On peut alors ATTRIBUER DU SENS aux mots inconnus (sens que des expériences suivantes permettront de confirmer ou d'infirmer).
CONSEQUENCES
PEDAGOGIQUES
Il faut
-
FAIRE POUR APPRENDRE CE
Q’ON VEUT APPRENDRE A FAIRE".
-
donner besoin ou envie
d'informations
-
encourager la curiosité
, les activités, qui développent les 80 %
-
procéder aux
entraînements technique de l’œil et des comportements constituant de
"l'acte lexique (cf. les logiciels ELMO, ELSA)
et aussi
‑ considérer la
LECTURE A HAUTE VOIX comme une activité spécifique( destinée à une
communication), exceptionnelle, requerrant les compétences préalables de la
lecture silencieuse. (Ne pas confondre avec "l’oralisation", émission
de sons considérée par certains comme le préalable à la compréhension ... mot à
mot)
L'AFL
diffuse le montage « l'ACTE LEXIQUE » en 2 versions : pour adultes et
pour 8‑12 ans