L'avenir n'est pas écrit… ne le laissons pas s'écrire sans nous

L'avenir n'est pas écrit… ne le laissons pas s'écrire sans nous !

 

Du 24 au 27 octobre 2001, se tiendra le premier forum mondial de l'éducation à Porto-Alègre (Brésil), 15000 personnes de tous les pays sont invitées pour vivre des ateliers, échanger et débattre sur le rôle de l'éducation publique dans la construction de l'égalité, de la solidarité, dans la perspective d'un monde sans exclus, d'une éducation basée sur le droit et le respect des différences.

 

Afin que l'éducation dans toutes ses dimensions puisse être débattue,

inventée, rêvée par tous les citoyens (et non par quelques-uns) :

le groupe du GFEN 38,

dans le cadre du projet régional de l'année 2001 "La parole à prendre",

en écho à bien d'autres initiatives en France (St Denis, Uzeste,…) et ailleurs

vous propose de vivre ensemble une soirée "AGORADEs" [1]

le vendredi 26 octobre 2001

dans le Nord-Isère (lieu précis non encore défini – chacun peut proposer)

 

Ø      autour d'idées qui lui sont chères depuis la création de la ligue internationale de l'éducation nouvelle (après la première guerre mondiale) : l'urgence d'une éducation basée sur la réflexion, l'émancipation et la création, le refus des fatalités et la rencontre avec l'autre, qui ouvre sur un monde égalitaire et solidaire où nous (les hommes et les peuples) puissions connaître, comprendre, créer et transformer le monde dans lequel nous vivons, où nous puissions retrouver les valeurs qui nous fondent en tant qu'humain,

 

Ø      en nous appuyant sur des pratiques que nous mettons en œuvre et analysons depuis longtemps :

¨             Le défi

En effet, nous avons un mois pour réussir ces rencontres. C'est court et personne d'autre que nous (toi, moi, elle, lui, et leurs amis) n'organisera ces rencontres. A chacun de s'engager pour que le projet aboutisse !

 

¨             Le pari sur les capacités infinies de tous

-         à (se) créer une nouvelle forme de rencontres : les AGORADEs (ni colloque, ni débat, ni fête… mais ce que nous en ferons) qui doivent nous permettre l'échange et la confrontation autour d'un but commun : écrire une sorte de "lettre ouverte" plurielle et protéiforme  (prise de parole, lecture de textes, musique, poèmes, théâtre, danse, peinture, photos, pétitions, témoignages,…) "pour que l'avenir ne soit pas écrit sans nous".

-         A inventer des manières de s'adresser à l'autre (à d'autres),  à l'inviter à nous rejoindre pour entendre et faire entendre sa voix.

 

¨             L'atelier d'écriture :

pour que chacun puisse aller au delà de ses propres mots et ainsi se découvrir à lui-même en se découvrant à l'autre, puisse rencontrer la parole de l'autre, confronter, en toute fraternité, des idées qui aident à se faire naître à soi-même et au monde.

 

Une idée du déroulement de cette soirée :

18h00 : chacun peut commencer à arriver avec des brouillons de Paroles sous quelque forme d'expression que ce soit (poèmes, chansons, musiques, témoignages, communications,… créés, empruntés, ou pastichés) plus ou moins aboutis qu'il a préparés seul ou avec d'autres, à partir, s'il le souhaite, des propositions de dispositifs d'écriture que certains copains (j'espère nombreux) ne manqueront pas de nous préparer et de nous faire parvenir d'ici là.

Par petits groupes qui se constitueront au fur et à mesure : assemblage,  réécriture, réorganisation de ces brouillons afin de proposer un "chapitre" de la lettre ouverte que nous écrirons ce soir là.

Au fur et à mesure que les personnes et/ou les groupes seront prêts, il faudra prévoir le déroulement chronologique des interventions.

 

Entre 19h30 et 20h30 : repas avec ce que chacun aura apporté : un plat à partager, une spécialité à faire découvrir, un vin amoureusement gardé pour l'occasion… enfin tout ce qu'il vous plaira pour qu'ensemble nous puissions nous nourrir de manière terrestre !

 

20h30 : en apportant chacun notre part de parole, nous écrirons ensemble cette "lettre ouverte" afin de faire entendre nos voix sur cette éducation qui doit, dans l'esprit des hommes, élever les défenses de la paix, le refus de toutes les fatalités (guerre, violence, pauvreté, exclusion,…) et …

Ce sujet est trop important pour que nous le traitions de façon grave et ennuyeuse…  nous…

 

Par l'intermédiaire d'enregistrements, de retranscription, de photos, de films,… nous ferons entendre notre voix  et connaître plus largement notre initiative.

 

En espérant, qu'ailleurs, de multiples formes d'AGORADEs, puissent permettre à d'autres de prendre la parole…

 

                                                            Pour le GFEN

Frédérique Maïaux

 



[1] J'ai eu  besoin de ce mot nouveau pour nommer une forme de rencontre un peu particulière…

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