ARGUMENT N° 3 -
(octobre 2000)
"L'AFFAIRE DE TOUS ?
- DEBAT DEMOCRATIQUE
"refonder
les finalites de l'instruction obligatoire"
Marie-Danielle
Pierrelée dans son Manifeste propose :
"d'obliger
les politiques à reprendre les rênes pour garantir une évolution démocratique
du système scolaire."
Elle
demande l'ouverture d'un "débat large et vivant suivi d'une proposition
de loi discutée et votée au parlement, pour refonder les finalités de
l'instruction obligatoire"
Le 1er
octobre à la rencontre de Montreuil, il a été décidé de tenir simultanément
dans les régions un forum où ce travail de refondation sera entrepris, en mars,
par "la société civile" (que chaque groupe devra s'attacher à mobiliser)
. Ce travail alimentera un forum national, dont la date n'est pas fixée. Le
retentissement de celui-ci permettra
(peut-être) d'interpeller avec efficacité les parlementaires.
On peut
s'interroger sur la démarche et trouver dans le livre de FRANCOIS DUBET et
MARIE DURU-BELLAT , "L'HYPOCRISIE SCOLAIRE " une solide argumentation
qui débute P.13 -14- 15 :
"Aucune
société ne saurait fermer les yeux durablement sur un tel écart entre les
principes qu'elle affirme et leur mise en œuvre(…) Il n'existe pas à cet égard
d'autre alternative que de repartir des principes , d'en refonder la légitimité
, et d'en expliciter toutes les conséquences. Cela relève clairement d'un débat
politique.
"…Notre
objectif n'est pas de concevoir et de proposer au Prince toutes les réformes
possibles - c'est le travail des politiques-, ni d'imaginer toutes les
stratégies pédagogiques permettant d'améliorer les choses - c'est le travail
des professionnels"…On ne voit pas pourquoi, dans un pays démocratique et
instruit tel le nôtre, les débats sur les questions scolaires resteraient l'affaire des spécialistes, comme c'est
actuellement le cas. Ce livre pose que l'école et le collège sont l'affaire de
tous, que personne n'en est l'unique propriétaire."
Argumentation
qui se termine P. 214 -215 :
"En
fait, ni les cautions des experts, ni le plébiscite des usagers, ni les vœux
des personnels ne sont à même de justifier les politiques éducatives. L'école
n'appartient en propre à aucun d'entre eux et il n'existe pas d'autre issue que
de s'appuyer sur la légitimité démocratique. Le Budget de l'Education est voté
par les représentants de la nation, et il ne serait pas scandaleux qu'ils se
prononcent aussi sur ce qu'il faut en faire"(…)
Toutes ces questions appartiennent donc au
parlement et contrairement à une idée lancée à la veille d'une élection
présidentielle, elles ne relèvent pas d'un référendum, tout simplement parce
que l'on n'imagine pas de question éducative à laquelle il suffirait de
répondre par oui ou par non et aussi parce que les politiques éducatives
doivent faire l'objet d'une réflexion plus globale, incluant des arbitrages
avec d'autres politiques (de l'emploi, de la ville…)Une fois votée, les
syndicats peuvent et doivent discuter les conditions d'application d'une réforme
mais ils n'ont pas à faire les choix qui relèvent de la vie démocratique."
Argumentation
qui devrait nous être utile dans un travail de commission ( préparation du forum).
RM