RECHERCHE-ACTION ET FORMATION CONTINUE

 

ARGUMENT 6  (octobre 2000)

 

RECHERCHE-ACTION ET FORMATION CONTINUE

(ce sujet a été longuement discuté dans les réunions préparatoires à DECLIC 38)

 

L’un des dispositifs de formation continue les plus productifs découle de la recherche-action. Il suppose qu’une équipe décide qu’un des points importants de son projet fasse l’objet d’une recherche, qu’elle y intéresse un chercheur ou un formateur, voire un inspecteur,  (dans la mesure où la fonction de ce corps serait redéfinie) avec qui elle formule ses hypothèses et décide de sa démarche ou du dispositif d’expérimentation. L’équipe se charge d’adapter cette démarche aux situations concrètes et de relever les différentes observations utiles en cours d’action. Des rencontres périodiques réunissant tous les intéressés permettent de reformuler les hypothèses , de procéder aux réorientations, de tirer les conclusions .

 

La formation qui découle de ce processus concerne à la fois le mode de pensée, la ou les disciplines concernées, et la pédagogie. Elle suppose que toutes les parties se considèrent impliquées dans le projet. De ce fait les compétences sont mises en commun et réalisent ce que nous nommons la promotion collective.

 

Le recherche-action  constitue évidemment un élément important du dispositif d’évaluation.

 

Elle peut également nourrir le dialogue entre les différents coéducateurs, en particulier les parents.

 

Ces pratiques contribuent à définir :

 

 

UN NOUVEAU STATUT DE L’ENSEIGNANT-EDUCATEUR 

 

L’innovation en général , les recherches- action  qui l’accompagnent, le travail en équipe, le dialogue avec les parents et le nouveau statut accordé à l’enfant  ( respect de sa personne, implication  dans la construction de ses savoirs) aboutissent à une redéfinition socialement valorisante de la fonction enseignante.

 

 C’est seulement à cette dernière condition que les “ réformes ” nécessaires auront des chances d’aboutir.

 

Il serait peut-être même  possible de réenvisager objectivement deux changements actuellement tabous :

 

1/ le réaménagement de la journée scolaire en fonction des rythmes chrono-biologiques et des âges ( et en conséquence les vacances scolaires actuellement dictées par des impératifs étrangers à l’enfant, l’industrie des loisirs, la circulation routière, les habitudes des enseignants). Tout le monde y gagnerait…

 

2/ l’organisation de la formation continue en dehors des temps scolaires… Tous ceux qui, volontairement, consacrent une semaine de leurs vacances à des rencontres organisées par les mouvements pédagogiques n’ont pas le sentiment de gâcher leurs vacances et en tirent beaucoup de satisfactions personnelles…

 

 

 

 

   

 

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