Rénover l’École en Valorisant et en Encourageant les Initiatives Locales (R

 

Rénover l’École en Valorisant et en Encourageant les Initiatives Locales (R.E.V.E.I.L.).

Association placée sous le Haut Patronage de

Guy Avanzini, Pierre Gilles de Gennes, Albert Jacquard,  Louis Legrand, Jacques Pain,

 et la présidence d’honneur du Docteur Guy Vermeil,.

 

 

ASSEMBLEE GENERALE 2002

Compte-rendu

 

L’A.G. de R.E.V.E.I.L. s’est tenue vendredi 12 juillet 2002 à Perrier, à l’occasion de la rencontre nationale organisée par l’association. Sur les 33 adhérents à jour de leur cotisation pour l’année 2002, 8 étaient présents et 8 autres étaient représentés. Le quorum fixé par les statuts étant atteint, l’A.G. a pu se tenir valablement. La séance est ouverte à 9 h 30.

 

RAPPORT MORAL :

En l’absence du président, J.P.Bagur, qui ne s’est plus manifesté depuis deux ans, le rapport moral est présenté par le secrétaire, G. Hervé.

 

Il semble utile de commencer par un rappel rapide de l’histoire de l’association. Elle naît en février 1999 à la suite de la diffusion d’un « manifeste pour la création de sites pilotes de l’Éducation nationale »[1], en été 1998. Malgré l’absence totale de soutien médiatique, ce manifeste avait recueilli une centaine de signatures en quelques mois, dont la majorité émanant d’universitaires qui appuyaient la démarche proposée. Le Ministre de l’éducation de l’époque, qui l’avait reçu, s’était contenté, pour sa part, de rappeler les apports essentiels des mouvements pédagogiques, sans prendre en compte la stratégie proposée pour faire évoluer l’ensemble du système scolaire et sans même y faire allusion dans sa réponse.

 

La première assemblée générale se tient début juillet 1999 à Issoire. Sur proposition de son Président, J.P.Bagur, il est décidé de mettre en chantier un questionnaire devant conduire à la création d’un « Observatoire de l’École » ; diffusé nationalement, ce questionnaire devait permettre de dresser chaque année un « État de l’École » en France. L’idée directrice de cette action était de reprendre la démarche de l’Observatoire des Prisons qui, selon J.P.Bagur, a entraîné des prises de consciences favorables à une transformation de l’univers pénitentiaire.

 

Mais un tel chantier nécessitait un investissement personnel dans la durée d’un certain nombre de personnes ; or la dispersion des adhérents de l’association sur l’ensemble du territoire national ne favorisait pas cet investissement. Le questionnaire ne s’élaborait qu’avec lenteur… En février 2000, la parution du « manifeste pour une école créatrice d’humanité », lancé par Marie-Danielle Pierrelée, fit naître de nouveaux espoirs. Des contacts ne tardèrent pas à se nouer avec divers groupes qui se constituaient autour, notamment, de projets « d’établissements pionniers » très voisins de l’idée de « sites pilotes » avancée par REVEIL. Marie-Danielle Pierrelée ayant créé l’association nationale CHANGER L'ÉCOLE, la question se posa pour nous de la rejoindre. La question de l’avenir de REVEIL fut donc posée à nos adhérents : dissolution et adhésions individuelles conseillées à C.E. ? ou maintien de REVEIL et recherche d’une solution de type fédérative avec C.E. ? C’est cette dernière option qui fit l’unanimité de nos adhérents lors de l’A.G. organisée à Perrier en décembre 2000.

 

Entre temps, plusieurs groupes réunis autour du manifeste de MDP s’étaient constitués en associations locales. D’autres associations, comme DECLIC, étaient antérieures, comme REVEIL, à « Changer l’Ecole ». Quelques rencontres à l’Ile St Denis conduisirent donc à élaborer un projet pour fédérer toutes ces associations (du moins celles qui le souhaitaient) : la fédération « Ensemble, Changeons l’École » naquit ainsi en juin 2001. REVEIL fut dans le groupe des premières associations qui constituèrent cette fédération.

 

Faire vivre une association nationale dont les adhérents sont dispersés sur toute la France, souvent isolés, est chose difficile, d’où l’idée d’un bulletin de liaison où chacun pourrait s’exprimer : ce fut le rôle dévolu à la Lettre de REVEIL dont le premier numéro fut diffusé fin janvier 2001 auprès des adhérents mais aussi auprès de quelques personnes engagées dans d’autres associations avec lesquelles des liaisons avaient été établies, à l’occasion notamment de rencontres parisiennes. Cette Lettre est sortie mensuellement depuis cette date, et sa sphère de diffusion n’a cessé de croître, notamment grâce aux facilités offertes par le courrier électronique. Elle est actuellement envoyée à environ 400 personnes et parfois rediffusée par certaines d’entre elles dans leurs propres associations et réseaux ou simplement auprès d’amis. Grâce à elle, notre association se trouve impliquée dans un réseau très large et contribue, même modestement, à favoriser la mise en relation entre acteurs engagés dans des actions très diverses mais partageant des objectifs voisins sinon identiques.

 

Fin janvier 2001, REVEIL s’est également doté d’un site Internet. Primitivement hébergé gratuitement par Multimania, notre site a depuis avril 2002 son propre nom de domaine, ce qui évite l’intrusion de publicités dans ses pages. Ce site est référencé sur quelques moteurs de recherches internationaux, ce qui lui a permis d’étendre son audience au-delà des frontières nationales. Sa fréquentation est en augmentation régulière (actuellement, une moyenne de 60 à 70 visiteurs par jour). Un problème se pose actuellement : « alimenté » mois après mois depuis sa création, par de nouveaux apports, ce site atteint aujourd’hui un volume tel qu’il peut être difficile pour un visiteur non « initié » de se repérer et de trouver les informations qu’il recherche. Pour tenter d’aider cette recherche, un sommaire a été ajouté, voici plus de 6 mois, mais ce sommaire semble aujourd’hui trop touffu : il faudrait pouvoir intégrer un moteur de recherche interne par mots clés dans le site. Problème technique que nous sommes incapables de résoudre localement : ceci est un appel à l’aide si, parmi les lecteurs, il se trouve une personne qui pourrait nous suggérer une solution.

 

Tout ce travail repose sur une équipe locale en nombre réduit. Le nombre d’adhérents de REVEIL stagne depuis sa création autour de la trentaine (33 adhérents à jour de leur cotisation pour 2002 lors de l’A.G.). On remarque un certain renouvellement dans la composition de ces adhérents : mais peut-être est-ce simplement du fait que certains d’entre eux oublient de renouveler leur cotisation au début de chaque année civile ? Le nombre total de personnes ayant adhéré au moins une fois à REVEIL avoisine en réalité les 80. Ce qui en fait, évidemment, une très modeste association en regard des objectifs ambitieux – sinon utopistes, diront certains - qu’elle s’est fixés ! Mais nous avons définitivement fait nôtre la devise de Guillaume d’Orange :

« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre,

ni de réussir pour persévérer ! »

 

Réveil a soutenu dans la mesure de ses moyens diverses initiatives, parmi lesquelles il faut citer la publication du Manifeste pour un débat public sur l’École, signé par près de 20 personnalités d’horizons divers. Dans la ligne de ce Manifeste, nous avions lancé le projet d’un Forum régional sur l’éducation à Clermont Ferrand pour mai/juin 2002. Malheureusement, très peu d’organisations régionales contactées ont répondu à nos appels répétés, et les quelques unes qui ont participé à la première réunion de prise de contact n’ont pas été convaincues de l’utilité d’une telle manifestation publique. L’idée d’un tel Forum est donc restée en attente…

 

Si Réveil a pu organiser les journées de rencontre de juillet 2002 à Perrier, c’est notamment grâce au soutien de la Fondation pour le Progrès en Éducation dont la présidente, Sylvaine Marandon a adhéré personnellement à notre association.

 

Dans la discussion qui a suivi il a surtout été question des orientations futures possibles de l’association. Citons ces propositions :

-          REVEIL se spécialiserait dans une action d’évaluation des structures pionnières et constituerait des couples d’intervenants parent/professionnel.

-          Il ne s’agit pas d’établir un rapport de type inspection mais de participer à l’analyse et à la théorisation de l’action en travaillant sur thème.

-          Constituer des groupes de recherche-action en recherchant la collaboration de l’INRP, l’Université, autre.

-          Approfondir la notion d’Observatoire des écoles ( à l’instar de l’Observatoire des prisons ).

-          Réfléchir à l’écart entre le succès de la communication et le peu d’engagement militant

-          Malgré le maintien du CNIRS, s’adresser directement à Luc Ferry concernant le pérennité de nos projets et le statut de l’innovation que nous souhaitons

-          Enfin, poursuivre la réflexion sur le thème de l’éducation permanente.

 

Le site et la Lettre continueront de diffuser des idées, de tenter d’établir et d’entretenir des liaisons entre des personnes souvent engagées dans des associations différentes.

 

Cathy Larrat, Trésorière, expose la situation financière de l’association qui est bonne, notamment grâce à la subvention de 765 € attribuée par la Fondation pour le progrès en Éducation. Le total des recettes est de 1590,79 € ; celui des dépenses se monte à 1011,09 €.

Les dépenses de fonctionnement concernent essentiellement les frais postaux (correspondances, envois des Lettres imprimées) pour un total de 200,95 € et les frais d’hébergement du site Internet pour 86,20 €. Les photocopies ont été jusqu’ici à la charge du Centre culturel. Les cotisations reçues au cours des 8 premiers mois de l’année 2002 se montent à 327,61 €. Elles ont donc couvert les frais de fonctionnement à ce jour.

Les frais engagés pour l’organisation de la rencontre de juillet se sont montés à 729,74 € tandis que les recettes (participations aux frais de repas) se sont montées à 426 €. La rencontre aura donc coûté 303,74 € à l’association, ce qui nous semble très raisonnable. Cette dépense a été très largement couverte par la subvention de 765 € accordée par la Fondation pour le Progrès en Éducation et un don anonyme de 50 €.

Alors que l’année 2001 s’achevait sur un solde positif de 154,05 €, le solde positif s’établit à 733,75 € (723,75 € sur le compte et 10 € en liquide) au 31 août 2002.

 

Le Conseil d’Administration élu en 1999 pour 3 ans étant à renouveler dans sa totalité, l’A.G. passe ensuite à cette élection :

 

Forment donc le nouveau C.A. pour les 3 années à venir :

Mesdames

Françoise AÏÇOBERRY                        Enseignante                        demeurant à STRASBOURG

Jacqueline BOUCHER                        Parent d’élève                        demeurant à MEUDON

Nathalie FLECHET                        Enseignante                        demeurant à MEILHAUD

Catherine LARRAT                        Parent d’élèves                        demeurant à PERRIER

Sylvaine MARANDON                        Enseignante                        demeurant à BORDEAUX

Maryvonne MENEZ-HALLEZ                        Enseignante                         demeurant à PARIS

Hélène PELLETIER                        Parent d’élèves                        demeurant à ISSOIRE

 

Messieurs      

Henri CHARPENTIER                        Enseignant                         demeurant à SOISY S/ MONTMORENCY

Jacques GEORGES                        Enseignant                        demeurant à ROUEN

Georges HERVE                        Enseignant                        demeurant à PERRIER

 

Ce Conseil n’ayant pu se réunir immédiatement après l’A.G., l’élection d’un bureau en son sein a été reportée à une date ultérieure. Il convient donc maintenant de procéder à cette désignation prévue par l’article 10 des statuts.

 

La séance est levée à 11 heures.          

                                                                        Le Secrétaire, Georges HERVE

 



[1] Qui peut être envoyé sur simple demande et aussi consulté sur le site Internet de REVEIL http://assoreveil.org/manifeste

 

Bureau élu par le CA le 18 novembre 2002

Présidente : Hélène PELLETIER, Inspecteur des Impots, Parent d'élèves, ISSOIRE
Vice-Présidente : Françoise AYÇOBERRY, Professeur en retraite, membre d'Espace Dialogue, Strasbourg. Secrétaire : Georges HERVE, Retraité de l'Education nationale, PERRIER
Trésorière : Catherine LARRAT, Responsable pédagogique du Centre de Loisirs de Perrier, Parent d'élèves, PERRIER
Trésorière adjointe : Nathalie FLECHET, Institutrice, Parent d'élèves, MEILHAUD.

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