1. — Un professeur corrige
un paquet de copies de ses propres élèves ; il les note ; il se garde
d'annoter les copies et d'y porter la note ; il repère l'ordre dans lequel il
les a corrigées.
—
Il
corrige les mêmes copies à peu d'intervalle, après avoir brouillé l'ordre
initial.
—
Il
compare les deux séries de notes. Les deux séries sont-elles comparables ? Y
a-t-il eu des « effets de contraste » ?
2.
— Un professeur corrige des copies, de préférence
d'élèves qui lui sont inconnus, sans les annoter ; les notes sont mises sur «
feuille à part ». Il répète 2, 3, 4 fois l'opération, à intervalles d'un mois.
Les séries de notes sont-elles comparables ?
3.
— Plusieurs professeurs corrigent, sans les annoter,
les mêmes copies. Ils confrontent leurs notes et tirent les conclusions
qu'impose cette confrontation.
CAS
PARTICULIER : Celui
de la double correction.
Deux professeurs corrigent
les mêmes copies ; comparent les notes mises ; discutent et se demandent quelle
est la valeur logique (et morale) de la moyenne des deux notes. Ne pourrait-on
pas trouver la « note définitive » sans prendre la moyenne des 2 notes ?
4.
— Dans une classe, on fera subir aux élèves des tests
de connaissances étalonnés (en mathématiques, par exemple) et on comparera les
résultats de ces tests à ceux des résultats sco!aires traditionnels. On
discutera de l'importance de la convergence (ou non) des résultats donnés par
les divers moyens d'appréciation des travaux scolaires.
1.
Faire corriger 3 copies sur un même sujet, a priori
bonne, moyenne, faible, par tous les professeurs (de la discipline et de la
classe) du secteur.
Rassembler
les notes pour chacune des trois copies. Etablir les histogrammes.
Les
diffuser.
Expérience à répéter à
plusieurs reprises pour que les professeurs arrivent à corriger, si possible,
ce qu'on pourrait appeler leur « équation personnelle ».
2.
Pratiquer dans toutes les divisions d'une même classe
d'un secteur des épreuves de connaissances standardisées et étalonnées[1] afin de comparer la
valeur statistique de ces divisions.
A partir de ces épreuves,
dresser l'histogramme de la classe, pour le secteur, dans la discipline
considérée.
III. - SUGGESTIONS
DIVERSES.
1.
Organiser des conférences pour les jeunes enseignants
afin de les initier à la science de l'examen. Leur donner des connaissances
élémentaires de statistique ; leur faire construire et interpréter des
histogrammes.
2.
Réunir les professeurs dans des commissions de travail
pour qu'ils comparent leurs systèmes de notation et qu'ils envisagent les
moyens de les équilibrer.
3.
Au cours de ces réunions, se demander si la nature
même des exercices scolaires traditionnels n'est pas à mettre en cause, autant,
peut-être, que la note même qu'on leur attribue.
Tenter de définir des
exercices ayant des dominantes ; par exemple, le sens de l'observation que
peuvent révéler des exercices de sciences, de travaux manuels, de géographie,
de français, etc.
4.
Rompre avec certaines traditions, à titre expérimental
:
—
abandonner
la notation de 0 à 20,
—
abandonner
les compositions traditionnelles,
—
abandonner
les moyennes générales,
—
abandonner
le classement général.
Pratiquer
les interrogations écrites et orales et le classement en catégories.
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