ATELIERS PROPOSÉS

AVANT PROJET

 

ATELIERS  PROPOSÉS

19 juillet 2003

 

NB. Le programme prévoit trois séries d’ateliers, et nous disposons de 10 salles, ce qui conduit à trois séries de 10 ateliers.

Il s’agit d’une première proposition, à compléter par chacun des participants le 13 septembre. Les personnes mentionnées pour chaque atelier peuvent être rejointes par d’autres pour constituer l’amorce d’un groupe de préparation.

Chacun est donc faire des propositions complémentaires et amender les questions proposées. Il y a parfois un surcroît d’ateliers, mais cela n’empêche pas d’en proposer d’autres. Certains pourront ne pas se réaliser, pourront être regroupés. Le collectif de préparation devra valider, faire des choix, proposer de nouveaux thèmes.

 

PREMIÈRE SÉRIE : LES DIMENSIONS D’UNE ÉDUCATION CITOYENNE ?

 

UNE ÉDUCATION ÉMANCIPATRICE  POUR TOUS ?

 

1 Quelle émancipation, par rapport à quels conditionnements ?

le rôle central de la relation et du dialogue

L’homme se définit par la relation, et le dialogue est l’expression essentielle de cette relation. Ce qui éduque, c’est plus le type de relation qu’on établit que les contenus. Pour autant, il est essentiel de répondre à la demande de savoirs nouveaux quand cela correspond à une étape du dialogue et de l’émancipation

A quelles illusions, attitudes de domination, d’instruction, de pratique de la division, de manipulation s’oppose la reconnaissance du dialogue ? Quelles sont les conditions du dialogue, en termes d’attention à la compréhension du monde, aux valeurs et aux comportements des personnes formées ? Sur quel rapport au réel, aux situations vécues, à l’expérience, sur quelle culture vivante repose le dialogue éducateur éduqué ? Sur quels thèmes peuvent-ils construire ensemble des contenus répondant aux savoirs et aux questions posées ? 

 

2  Pourquoi la non participation d’un grand nombre de citoyens ? Une éducation est possible pour tous, mais sous quelle forme ?

Expérience de la Maison Robinson, qui témoigne de l'avance et du lent travail de la parole, du contact et de la relation, dans une expérience locale, ouverte à la libre participation des citoyens.

Face aux enjeux, l'éducation tout au long de la vie n’est pas une éducation de l’élite, façon collège de jésuites, mais une éducation pour tous, y compris ceux qui ne s'expriment pas dans les formes qu’on leur propose. Pour certains de ces 50% de citoyens qu’on dit passifs, la non expression est un moyen d’exprimer leur mécontentement, ou leur indécision. La non participation traduit bien souvent, de fait, l’inadaptation de méthodes normatives qu’une soif

Quelles sont les causes de l’abstention ? Que refusent les non participants ? Quelles actions permettent à certains de retrouver une qualité de sujet libre, de se sentir partie prenante ? Avec quelles méthodes, quels codes peuvent-ils agir ? Comment favorise-t-on une libération des personnes par rapport à leurs conditionnements, permet-on à chacun d’agir solidairement ?

 

3  Comment dépasser l’individualisme, éduquer à de nouvelles formes de solidarité

Contre quels conditionnements l’éducation doit-elle se battre ? . Comment réapprendre à conjuguer le « je » et le « nous » ? Comment désaliéner les pauvres et les riches, c’est à dire d’abord nous désaliéner nous-mêmes ? Par quelles démarches apprendre chacun à se libérer d'attitudes de dominant ou de dominé ? (pour certains cela veut dire reconnaître ses propres capacités, oser penser par soi-même. Pour d'autres, cela veut dire apprendre à écouter, à respecter les autres et à ne pas se croire porteur de la connaissance ou du salut du monde)

 

LES DIMENSIONS DE LA FORMATION PERSONNELLE

 

4  La formation de l’esprit critique et d’un regard global

L'apprentissage d'une conscience critique est un combat, comme la formation de l'esprit scientifique, contre la tendance de chacun à généraliser trop vite, à privilégier le pittoresque, le sensationnel, à raisonner de façon analogique Les médias et l’école poussent en permanence à adopter ce regard superficiel (cf. la formation à l’ENA).

Comment développer la conscience critique en développant la pratique du débat sur la signification des événements, l'articulation des idées, à partir de ce que perçoit chacun ? Comment combattre le mythe du spécialiste qui juge pour nous, « bien mieux que nous » Comment tempérer le pessimisme des analyses et développer un regard optimiste par le recours à l'expérience, aux actions porteuses d'humanité ?

 

5  La maîtrise du temps

L’expérience de la Maison du temps de Belfort. (Luc Gwiadzdinski, espéré sous réserve)

Tout citoyen actif sait bien qu'il est difficile de trouver le temps et le recul nécessaires pour sauvegarder l'essentiel. La société incite chacun une perpétuelle fuite en avant, génératrice d'angoisse et de nomadisme.

Comment apprendre à gérer le temps comme un choix de vie ? Comment apprendre à prendre du temps pour prendre du recul, se reposer, voir les choses autrement,...? Comment valoriser la continuité, le respect de la parole donnée, la possibilité d'un engagement dans la durée, au regard d'un projet de transformation collective qui s'inscrit lui même dans la durée ?

 

6  Comment faire reculer la peur, assumer le risque

Un philosophe, Michael SCHLOESING (EEUdF) (espéré sous réserve)

Aujourd'hui, alors que le sentiment d'insécurité va grandissant, le réflexe entretenu par la société est de s'assurer contre le risque. Le refus de la mort et de toute forme de risques paralyse progressivement les société développées. Ce refus empêche les expériences et les erreurs (et même les sorties scolaires) alors qu’il est mis en avant par le libéralisme pour justifier la rupture des sécurités et le recul des droits

Comment bâtir par l’éducation  une alternative à la peur. Comment développer pour cela la curiosité, de la découverte, de la création, de la fraternité, de la fête ? Quelle doit être la place du risque, du tâtonnement, du droit à l’erreur dans le processus éducatif et dans nos sociétés ? Quelle dialectique risque -sécurité ?

 

7 Valoriser les différences, rechercher les convergences

Les différences ne sont pas destinées à la compétition et à l'exploitation, mais à la complémentarité, à la coopération, au bien commun. L'autre n'est pas un objet mais un sujet. Il ne s'agit donc pas seulement d’éduquer à la tolérance ou la cohabitation. Ce qui est en jeu dans l'ouverture, c'est la reconnaissance de la diversité comme patrimoine de l'humanité, dans sa richesse culturelle, historique, ethnologique, philosophique, religieuse.

Comment apprendre à reconnaître cette richesse pour apprendre à vivre ensemble, à aimer les différences de l'autre en tant qu'autre ? Quel équilibre entre identité et sang neuf, entre clôture et ouverture au sein de la classe, du groupe, de nous mêmes ?

 

8 L'accueil de l'autre et la fraternité

Nous ne sommes pas seulement des êtres de raison mais aussi de cœur. Toutes les spiritualités, tous les systèmes philosophiques montrent que donner et recevoir est nécessaire à une vie pleinement humaine. En particulier, la fraternité dans les difficultés partagées est une des premières sources de l'engagement pour un monde plus humain, de même que la compassion pour ceux qui sont dans la peine et l'injustice. Comment l’éducation peut ouvrir la sensibilité du cœur, la légitimer, lui donner une assise sui se conjugue avec la raison ? De quelle manière le vécu du temps pédagogique intègre le pardon et la paix  pour effacer les effets des conflits et des insultes. Quel apprentissage aux gestes et aux  symboles qui permettent les réconciliations, en conciliant le nécessaire devoir de mémoire et le non moins nécessaire devoir d'oubli et de régénération ?

 

9  Place du corps et du travail corporel dans la construction de soi et de la relation

Olivier Stora, Anne Minot et le groupe de travail de RECIT sur ce thème

 

 

DEUXIÈME SÉRIE / LES LIEUX DE L’ÉDUCATION CITOYENNE

 

UNE ÉCOLE ÉMANCIPATRICE

 

1 Que nous apprend une école porteuse de participation active et de citoyenneté ?

Élisabeth Bourgain : l’auto école à Saint Denis , ou le collège Anne Franck au Mans ?

Sylvain Hannebique, Bernard Collot Présentation des expériences Freinet de Mons en Bareuil, en milieu urbain, et Sancerre, en milieu rural

 

2 Droits de l’enfant et citoyenneté à l’école

Jean Le Gal (ICEM- pédagogie Freinet)

Réseau Girondin petite enfance, famille, culture et lien social

Comment la reconnaissance des droits de l’enfant dans la classe et dans l’école contribue à sa propre éducation ( par la libre circulation, le droit à la parole, à l’élaboration des outils pédagogiques…)

 

3  Stains : le dialogue entre acteurs éducatifs d’un territoire

Observatoire de la réussite scolaire de Stains (Francis Morin, adjoint au maire de Stains)

Ce qu’apporte un dialogue enseignants, élus, associations pour une meilleure insertion de l »’école dans son territoire et pour une éducation citoyenne

 

L’ÉDUCATION POPULAIRE AUJOURD’HUI ET DEMAIN

 

4  Histoire, réalisations, difficultés et enjeux des réseaux d’éducation populaire

Les organismes d’éducation populaire sont poussés par un système qui méconnaît leur vocation à devenir des entreprises. Comment résister ? Comment retrouver l’inspiration d’origine en l’adaptant au monde d’aujourd’hui  (former les citoyens d’un monde solidaire) ?Comment réinventer une éducation populaire dans un contexte hostile (rupture des financements publics, réglementation décalée)

 

5  Diversité et renouveau de l’éducation populaire aujourd’hui

Avec ATD Quart Monde, MRJC, ATTAC, MDS ? ETC…(tour de table)°

La diversité des formes d’action qui contribuent à l’éducation des citoyens montre que l’éducation populaire a en partie changé de lieux, d’acteurs et de codes. Comment faire le lien entre l’éducation populaire historique et la nouvelle ? Sommes nous tous des éducateurs populaires ?

 

6  Les projets éducatifs locaux, pour une éducation populaire globale.

Michel Montagne et Yasmine Cometa, espérés (Francas de Midi Pyrénées)

Les projet éducatifs locaux permettent de mettre autour de la table l’ensemble des acteurs éducatifs locaux A quelles conditions ces projets éducatifs locaux permettent-ils de définir une politique éducative globale sur des territoires de proximité et de mettre en synergie les efforts ? En quoi cette démarche permet de renouveler l’éducation populaire ?

 

DEMOCRATIE PARTICIPATIVE ET VIE LOCALE

7  Portée éducative de la démocratie participative

Comités de quartier, conseils de développement, démarches participatives : qui participe, qui s’exprime ? Comment avec quelles méthodes quels sujets, quels codes peut on élargir le cercle des participants ? Quels apprentissages, quelles expériences pédagogiques, quelle culture sont-ils nécessaires pour permettre aux citoyens de participer d’une manière efficace aux démarches participatives ?.Quels enjeux de démocratie participative au sein des associations et du travail éducatif lui même ?

 

8 Convivialité et lien social en milieu rural :

Didier Bardy et Catherine Mitjana (Librairie tartinerie de Sarrant)

Comment la librairie tartinerie de Sarrant (restaurant + librairie + salle de spectacles + les d’échanges + bistrot du village) est devenue le lieu d’animation d’un village et de la vie intellectuelle d’un territoire rural de proximité à partir d’un lieu convivial, avec quel rôle éducatif ?

 

LA VIE QUOTIDIENNE

 

9  Relations parents enfants et co-éducation

Françoise Brochet (ACEPP) (espérée), Laurent OTT, Fabienne Messica (AITEC)

Dans les territoires urbains et périurbains : horaires impossibles, abandon des enfants à eux mêmes : comment réinvestir le temps extrascolaire pour l’éducation ? Avec ou sans les parents ?

Place de l’entraide et des autres adultes ? Quel accompagnement des familles ?

 

10  Quelle éducation à une consommation responsable ?

Véronique Gallais (action consomation), Estelle Vulliez et le groupe ad hoc de RECIT

Il n'y a pas de solution économique et culturelle aux disparités du monde et du pays sans un partage des richesses, sans une certaine frugalité doit être recherchée par chacun dans son niveau de vie. Nous pouvons exercer notre pouvoir de consommateurs pour obliger à les entreprises de distribution et les gouvernements à faire d'autres choix

Comment prendre conscience de enjeux portés par notre consommation, en termes d’échanges équitables, d’environnement ? Quelles sont les racines de notre désir de consommer ? Comment se libérer de l'emprise des publicités consuméristes sur nos images intérieures ? Quelle éducation est nécessaire pour aller vers des échanges équitables ?

 

11  Publicité, médias et maîtrise de nos représentations

Quelle éducation donnent les spots publicitaires et les émissions que regarde chaque année un jeune ? Quelle éducation pourrait apporter les médias, à quelles conditions ?

Face aux objectifs de la publicité, comment se libérer de l'emprise des publicitaires sur nos représentations intérieures ? Comment construire un imaginaire source de liberté et de solidarité ? Comment lutter contre l’invasion de l’espace éducatif par le commerce et l’idéologie libérale ?

 

12  Nouveaux facteurs de richesse : quelle éducation ?

Quelle éducation, quelles méthodes, quels outils pour changer la perception de la richesse ?

Patrick Viveret (sous réserve)

Laurent Assathiany (collectif richesses)

 

13  Éducation à l’environnement, citoyenneté et territoire

Claire Chevallier et Dominique Larue (UNCPIE), Roland Gérard (École et Nature)

Comment l’éducation à l’environnement peut elle être une découverte des relations sociales et des communautés humaines sur un territoire ? Quelle éducation à la responsabilité collective vis à vis du patrimoine ?

 

14  Éducation et ouverture aux réalités  internationale

Antoine Rolland (EEUdF) (sous réserve) et Gilles Guillaud (PROCOOP) (sous réserve)

Comment des actions de coopération peuvent aider des jeunes à comprendre le monde, acquérir des comportements de réciprocité, cultiver des valeurs de solidarité

 

15  Culture et éducation citoyenne

 

16  Le rôle de la fête

Exemple de l’Oeil du monde à Lagny Loïc Lorenzini : comment une fête organisée par de  jeunes change le climat d’une ville et permet sans violence d’éduquer les communautés, les jeunes…et la police à vivre ensemble

 

 

TROISIÈME SÉRIE : COMMENT AGIR ENSEMBLE

 

TRAVAILLER  SUR LES MÉTHODES 

1  Pédagogie du projet et de la coopération

Quel apprentissage de la coopération à l’école ? Quelle éducation transmet le travail coopératif ?

A quelles conditions le projet est-il une école de citoyenneté et de participation  ?

En quoi un projet d’éducation citoyenne est différent d’un projet de management libéral, en termes de valeurs, de solidarité entre tous, ou de sélection des meilleurs, d’écoute et de démocratie interne ?

 

2  Gestion des conflits, rôle éducateur des conflits

La gestion des conflits a plusieurs sens : trouver un compromis entre des positions opposées, dépasser les points de vues en cherchant à expliciter les raisons du désaccord (intérêts, besoins, désirs), construire un ailleurs (on a parlé dans ce cas de désaccords féconds), un projet commun. Mais il faut parfois accepter le conflit comme nécessaire, voire le considérer comme facteur d’éducation. Le conflit fait partie du débat public. Le conflit n'est pas la violence

Comment dans les conflits apprendre à dire sa différence, son point de vue sans blesser l’autre, sans le juger ? Comment dominer les situations de conflits, objectiver, relativiser, prendre du recul  ? Quelles attitudes (d'écoute, de médiation, de respect des différences) sont nécessaires pour que le conflit soit positif, c'est à dire fasse avancer dans le sens d'une libération et de la paix véritable ?

 

3  Le travail critique de l’éducateur sur lui même

Comment apprendre à gérer son émotion et maîtriser ses propres pulsions pour pouvoir accompagner les autres ?. Comment cesser d'être "au dessus" ou "à l'intérieur" comme des étrangers, pour être "avec" ? Quelle peut être l’attitude de ceux qui atteignent un autre univers pour découvrir l’autre et non pour l’enseigner, pour découvrir les différences et s’appuyer sur elles, pour créer ensemble une culture nouvelle sans aucune imposition de part ou d’autre, arriver à une sorte de métissage ou de synthèse culturelle ?. Comment lutter contre la tendance de tout militant, de tout éducateur au terrorisme intellectuel, à la manipulation, au savoir descendant, mais aussi à la séduction ou à l’affectif 

 

TRAVAILLER SUR LES VALEURS

4 Principes communs :  vers une charte de principes

Travail sur la charte de principes

Quels principes communs aux différentes approches de l’éducation citoyenne

 

MUTUALISER ET AGIR ENSEMBLE

 

5 Quelle mise en réseau ?

Propositions de mise en réseau et d'un programme de travail (accompagnement des expériences d'approche globale, projets éducatifs locaux, forums sociaux locaux, etc...)

 

6 Forums sociaux locaux

Amorce d’un travail sur la méthodes à promouvoir pour l’organisation des forums sociaux locaux, à partir du document déjà produit et des expériences des participants. Comment agir pour que les forums sociaux locaux soient des temps d’éducation citoyenne ?

 

retour à la page "en cours"

retour à la page d'accueil