LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L. N° 1 - 7 – janvier 2007
Sommaire
“ Quelle
école… pour quelles valeurs ? ”
Résister
et proposer : il faut changer l'école !
Qu’est-ce
qui fait changer l’école ?
Un
dossier sur l'éthique dans l'enseignement
Le
petit jardin des écoliers (suite)
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Notre (encore) ministre persiste dans sa volonté de réformer l’école, c'est-à-dire, dans son esprit, revenir aux programmes et aux pratiques d’antan. Après la lecture et la grammaire, voici que s’annoncent les nouvelles instructions pour l’enseignement du calcul à l’école primaire. Si vous êtes impatients de les découvrir, vous pouvez aller sur le site du café pédagogique : http://www.cafepedagogique.net
On peut ne pas être d’accord avec ses options, mais reconnaissons pourtant qu’il est sans doute sincère dans son obstination : comme beaucoup d’autres, il sait que l’échec scolaire entraîne immanquablement l’exclusion sociale dans la société contemporaine. Comme beaucoup d’autres, il pense qu’il faut « changer l’école », c'est-à-dire surtout les pratiques pédagogiques. Ce qui, dans son esprit, signifie « revenir-aux-bonnes-vieilles-méthodes-qui ont-fait-leurs-preuves ».
Mais comprendre ne signifie pas approuver !
On ne peut préjuger des positions que prendra le/la futur(e) ministre, mais ce qui est déjà sûr c’est que les déclarations publiques de G. de Robien ont réussi à troubler de nombreux parents, prêts à penser que les difficultés scolaires rencontrées par leurs enfants sont imputables aux « nouvelles méthodes » introduites (imposées par des Inspecteurs…) depuis 30 ou 40 ans dans nos écoles. Il est tellement « évident » que les enfants d’aujourd’hui ne savent plus lire, orthographier, calculer, puisqu’à chaque rentrée la presse se fait l’écho des doléances « des professeurs des collèges » et de la parution de livres sur la faillite de l’école.
Résister pour changer vraiment de
cap : vous trouverez, dans cette lettre, mention de plusieurs initiatives
récentes, appels, rencontres, ouvrages qui vont dans ce sens. Mais
attention : changer ne peut se résumer à « continuer comme avant,
avec la même logique, assortie de quelques traitements marginaux »[1].
Sans doute, certains changements « marginaux » peuvent-ils apporter
une bouffée d’oxygène ici et là, éviter le pire dans l’urgence, dans des
situations concrètes, mais ils ne sauraient suffire : « changer de
cap, c'est changer de système de valeurs dominant. Le monde économique et
financier a imposé comme valeur le "toujours plus" avec les
comportements addictifs associés à la croissance et à toutes les formes de
compétition, (conduisant à) la logique de l'exclusion ; cela ne peut pas
être du "toujours plus pour tout le monde" ... Changer de cap, c'est
choisir consciemment la voie du "encore mieux" et de la logique de
l'inclusion où "chacun est important" dans une société solidaire où
le développement de l'humain dans le respect des équilibres biologiques
implique une éducation à la responsabilité de tous les membres de cette
société.
Ce changement de valeur concerne donc notre manière épistémo-langagière de traiter les informations, notre relation à l'erreur, à l'autorité, aux savoirs, aux autres et à nous même. Mais l'Homo addictif peut faire le choix de ne pas choisir la voie d'Homo liber ; notre liberté potentielle peut en effet nous permettre d'immoler notre liberté !!! [2]»
Célestin Freinet refusait que l’on parle de « méthode Freinet » mais avançait que ses apports et ceux de ses compagnons de la CEL et de l’ICEM devaient être compris comme des « techniques » mises à la disposition des éducateurs-enseignants. Il avait raison en ce sens qu’il ne s’agissait pas d’une méthode « clés en mains » qu’il suffisait d’acquérir puis d’appliquer fidèlement, scrupuleusement, mécaniquement. Mais en réalité, ces « techniques » n’étaient pas non plus de simples procédés ou « trucs » pédagogiques – comme ont pu le croire certains qui, justement, ne voulaient qu’aménager leur enseignement à la marge – mais représentaient bien « une autre relation à l'erreur, à l'autorité, aux savoirs, aux autres et à nous même. », un renversement du système de valeurs dominant. Les compagnons de Freinet parlaient d’un « esprit Freinet » qui s’exprimait par le respect des personnes et des personnalités, des différences, la confiance dans les possibilités de chacun et, très concrètement, dans les classes, par l’abolition des notes et des jugements, l’autoévaluation, l’entraide, la responsabilisation de chaque personne, adulte comme enfant. La coopération était le cadre et le fondement de toutes les activités menées dans les « classes Freinet » comme au sein de l’ICEM (Institut Coopératif de l’Ecole Moderne). Une coopération choisie par chacun à un projet commun ouvert sur les autres et non une coopération de certains contre d’autres pour les combattre, les dominer, « être ou avoir plus que… ». Les « techniques Freinet » s’inscrivent dans cet idéal humain où « chacun est important » et en permettent l’expression dans la réalité.
Changer de cap, c’est, en ce sens aussi changer de navire, comme le souhaite Edgar Morin, ce qui implique que marins et passagers se changent eux-mêmes. Dans une note de lecture, à propos du petit livre d’Alain Accardo, « de notre servitude involontaire »[3], Didier Minot écrit notamment « La transformation sociale ne pourra conduire à une société humaine que si nous sommes capables de faire prendre conscience à tous ceux qui la désirent sincèrement qu'ils ont aussi à travailler sur eux-mêmes. »
Résister au quotidien : une maman de Haute Corse vient de nous informer des méthodes expéditives de l’administration locale pour imposer de nouveaux horaires aux écoles du département. Voici le début de sa lettre ouverte
« Humble mère de famille
de deux enfants scolarisés à l’école primaire de Sandreschi (commune de Corte),
je tiens ici à m’élever avec force contre la demande de dérogation qui va être
présentée par M. L’Inspecteur d’Académie par laquelle :
1° Les élèves soumis à la
semaine de 4 jours, passeraient de 6 heures d’enseignement quotidien à 6 h 15
pour restituer une durée des vacances intermédiaires égales à celle des autres
enfants de France.
2 ° Le maintien d’une reprise
des cours fin août après les grandes vacances.
Je proteste d’abord, contre le
principe qui consiste à distribuer aux familles le dernier jour de classe une
feuille demandant aux parents de choisir entre différents horaires quotidiens et hebdomadaires pour la
scolarisation de leurs enfants sans aucun élément explicatif quant aux textes
régissant les rythmes scolaire ni les modalités de mise en place des
différentes formules horaires proposées.
Je trouve, par ailleurs, très
étrange qu’on ait convoqué les délégués de parents d’élèves sans leur avoir
laissé le temps d’organiser de véritables réunions d’information, et de
concertation sur le sujet avec les parents d’élèves.
Tout ceci ressemble plus à un simulacre de concertation qu’à une concertation réelle, naissant d’une réflexion profonde dans l’intérêt de toutes les parties, et d’abord des élèves. »
Ces méthodes rappelleront sans doute des souvenirs à certains d’entre vous, lectrices et lecteurs. C’est l’occasion, une fois de plus, de dénoncer l’hypocrisie de certains discours qui prétendent introduire des changements (ici, dans les horaires scolaires) pour le bien-être des enfants et de leurs familles alors qu’il ne s’agit que de satisfaire les désirs, les intérêts – ou les fantasmes – de certains adultes.
Dans sa lettre ouverte, cette maman rappelle opportunément ce qu’écrivait le Professeur Hubert Montagner à propos des rythmes scolaires : « ... On pourrait alors avoir des vraies semaines scolaires avec des journées allégées, moins stressantes et mieux structurantes. Du cours préparatoire au cours moyen deuxième année, les enfants élèves seraient en classe pendant 3 heures à 4 h 30, selon leur âge, le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi et pendant 2h30 à 3 h le mercredi matin. Les autres temps sous la responsabilité de l’école (première heure et fin de la matinée, temps de restauration de la mi-journée, début de l’après-midi et temps post-scolaire) seraient organisés soit dans des lieux aménagés, soit en dehors de l’école. Le mercredi après-midi, l’enfant élève, au moins lorsqu’il est laissé à lui-même, faute d’avoir la possibilité d’être en compagnie d’une personne de sa famille, serait accueilli dans des lieux spécialisés pour pratiquer des activités ludiques, sportives et culturelles…en compagnie d’éducateurs, d’aides-éducateurs… à l’initiative et sur proposition des Maires, des Associations. »
Georges HERVE, janvier
07
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L’IDEM 44, groupe départemental Pédagogie
Freinet, organise le 17ème salon national pédagogie Freinet (Salon
des apprentissages individualisés et personnalisés) à Nantes, les 28 et 29
mars 2007, Hôtel de région des Pays de la Loire.
En réaction aux attaques actuelles contre
l’école, les enseignants, les mouvements pédagogiques, en réponse aux
interrogations de la société contre la violence, ce salon veut réaffirmer ce
qui fait la spécificité de la pédagogie Freinet depuis ses origines : un
choix pédagogique en lien étroit avec un engagement social et politique.
Ce salon mettra en lumière les valeurs de
coopération et d’entraide, de respect, de tolérance et de solidarité, de
travail et d’envie d’apprendre, de citoyenneté, d’autonomie et de
responsabilisation.
Ces valeurs représentent le fil conducteur de
nombreux enseignants et d’éducateurs en France et dans le monde. Ce 17ème
Salon a vocation à le démontrer à travers les diverses interventions, échanges
et pratiques présentés.
Au programme :
Philippe MEIRIEU, professeur
des Universités en Sciences de l’Education, auteur de nombreux ouvrages sur
l’éducation, ancien directeur de l’IUFM de Lyon. (www.meirieu.com), grand témoin le matin du 28, conférencier
sur le thème du salon l’après-midi
Jean-Yves FOURNIER, agrégé
de philosophie, professeur à l’IUFM de Créteil nous interrogera sur le rapport
entre le fonctionnement de l’intelligence et les valeurs pédagogiques qu’il
défend.
Jean-Pierre ROSENCZVEIG,
Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny, traitera du respect du droit des
enfants avec Jean LE GAL, docteur en sciences de l’éducation,
responsable des droits de l’enfant à l’ICEM
Des enseignants Freinet animeront de nombreux
ateliers sur la pédagogie Freinet : en maternelle,
à l’élémentaire, au second degré - vivre l’entraide dans la classe - les
productions du Mouvement Freinet - film sur Célestin Freinet, …
Des éducateurs à la santé
(CREDEPS) montreront qu’on peut éduquer aussi autrement dans la santé
Les éducateurs sans frontières…
oeuvrent quotidiennement pour les enfants sans papiers
Des associations d’éducation
populaire
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Résister
et proposer : il faut changer l'école !
Inscrivez-vous aux Assises de la pédagogie du 3 février 2007.
Le CRAP-Cahiers Pédagogiques organise une grande manifestation pour fédérer les protestations et les actions contre ce qui nous apparaît comme l’abandon de la démocratisation de l’école publique et la fin des efforts de transformation progressiste du système éducatif français.
Les réflexions déboucheront sur des propositions concrètes qui seront transmises aux candidats pour l’élection présidentielle. Elles mettront aussi en valeur les efforts de tous ceux qui font changer l’école dès maintenant, sur le terrain. Participeront aux tables rondes diverses personnalités dont Philippe Meirieu, Jean-Yves Rochex, Samuel Joshua et Françoise Lorcerie. Nous avons également souhaité y associer des associations amies qui animeront des groupes de travail (la FOEVEN, l'OCCE, l'ICEM, la Maison des Enseignants, MATh. en JEANS, le GFEN, Éducation & Devenir, la FCPE, les CEMEA, l'OZP, la Ligue de l'enseignement, les FRANCAS et le Café pédagogique).
Bulletin d’inscription et programme :
http://www.cahiers-pedagogiques.com/IMG/pdf/inscription_assises.pdf
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2696 :
ou 01 43 48 22 30 ou cahier.peda@wanadoo.fr
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Contributions à une éducation humaniste
Une révolution de l'esprit reste à assurer, à
l'échelle individuelle comme à l'échelle de la planète, celle du passage du regard
linéaire et binaire sur la réalité à une approche complexe et systémique. C'est une mission
première et urgente pour l'école.
Les analyses et contributions présentés dans cet
ouvrage mettent en évidence que :
- l'école doit prendre conscience de la
contradiction fondamentale qu'elle entretient entre les valeurs démocratiques qu'elle pense
servir et les valeurs qu'elle transmet.
- l'école doit changer de cap : sortir d'une
culture infantilisante de « gagnants-perdants » et s'orienter résolument vers une culture
de coopération, une éducation humanisante,
où savoirs, savoir-vivre ensemble et savoir-être s'apprennent conjointement.
La démocratie ne s'improvise pas, elle s'apprend.
Sans les tenir pour exclusives, les voies proposées
sont des repères pour celles et ceux
qui souhaitent échapper aux explications réductrices de la « crise de l'enseignement ». Il est nécessaire de faire émerger une
école au service de plus de maturité personnelle et
collective. Une école qui prépare véritablement les citoyens d'aujourd'hui et de demain aux enjeux anthropologiques,
écologiques, interculturels et sociaux de ce XXI' siècle.
Ce
livre est né des travaux de la Commission éducation de l'Association interactions transformation
personnelle-transformation sociale
en partenariat avec la revue Psychologie de la Motivation. L’objet d’Interactions TP/TS est de promouvoir, dans
les pratiques citoyennes et le débat public, la prise en compte des
interactions entre les dynamiques personnelles et collectives, au service de sociétés plus responsables
et plus solidaires. Celui de la revue Psychologie de la Motivation est de promouvoir l'intégration dans la culture
de connaissances et de pratiques fécondes, issues de la recherche
psychothérapique et des sciences humaines, et notamment de l'approche
introspective et systémique de la motivation.
Ont
contribué à ces travaux et à ce livre : Laurence Baranski, Marie-Françoise Bonicel, Isabelle Canouï, Henri
Charpentier, Olivier Clerc, Daniel Favre, Jacques Fortin, André Goirdan,
Maridjo Graner, Véronique Guérin ; Claire Heber-Suffrin, Georges Hervé, Jacques
Lecomte, Brigitte Liatard, Edmond Marc,
Bruno Mattei, Edgar Morin, Mine
Peignault, Brigitte Prot, Charles Rojzman, Théa Rojzman, Claire
Rueff-Escoubes, Armen Tarpinian, Edith Tartar-Goddet.
Edité
par Chronique sociale 7, rue du Plat, 89288 Lyon cedex 02, cet ouvrage sera en
librairie à la fin du mois de janvier au prix de 16,90 €.
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Pascal Bouchard, professeur agrégé de lettres, fondateur et directeur des rédactions de l’agence de presse AEF (agence éducation formation) dresse un portrait sans concession – et un rien désespérant – du système scolaire français. Il démontre que l’Education nationale n’est pas un ministère comme les autres – tout en étant assujetti aux mêmes règles financières – et que, pour le piloter, il faut avoir des principes forts mais ne pas le dire ! Il en dénombre 6 :
Ainsi énumérés, ces principes semblent énoncer des évidences ; pourtant « cette apparente évidence recouvre des malentendus et des casus belli sérieux… » que l’auteur cherche à mettre en lumière.
Pour « débloquer une mécanique grippée », Pascal Bouchard propose trois micro-réformes :
Ce que propose ce bon connaisseur des rouages de l’Education nationale, c’est surtout un assouplissement de son fonctionnement, la déconcentration qui aurait dû accompagner la décentralisation.
On
ne sera pas forcément d’accord avec toutes les assertions, avec toutes les
propositions. Mais, écrit dans un style vif et clair, parsemé d’anecdotes
personnelles, ce petit ouvrage a le mérite d’éclairer la réalité actuelle d’un
système scolaire qui, de gré ou de force, devra considérablement évoluer dans
les années à venir.
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Les Cahiers pédagogiques Janvier 2007 – n° 449 présentent un dossier coordonné par Richard Etienne et Michel Tozzi
Au sommaire, de nombreux articles regroupés sous trois rubriques :
·
Les
réformes et leur impact sur le changement
·
Les
changements sans ou contre l’institution, voie d’avenir ou fatigue
inutile ?
suivis d’un dossier sur l’école au Québec, un pays où l’on a fait le choix de tout miser sur les compétences : on fait le point sur les réussites et les dérives de cette réforme qui suscite de passionnants débats.
Détail du
sommaire et quelques articles en ligne sur www.cahiers-pedagogiques.com
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Les références
théoriques et éthiques dans un établissement par Jeanne Moll
Le temps de la transgression par Jacques Salomé
Quelques notes " autobiographiques ", en guise de contribution
à une éthique de l'éducation par Jean-Daniel Rohart
Des livres:
Désir d'emprise et éthique de formation par Patricia Vallet
La méthode 6 "Éthique" par Edgar Morin
Action éducative et
éthique par Jean-Daniel Rohart
Une société en quête de sens par Jean Baptiste Foucauld, Denis Piveteau
Le monde moderne et la question juive par Edgar Morin
Et, nouveauté présentée en MP3 par Lucette Turbet : Les chevaliers du
subjonctif de Éric Orsenna.
Enfin le Bilan 2006 du site avec les dossiers les plus demandés et les pages
les plus regardées en 2006.
Sur le site les "Facteurs humains dans l'enseignement"
http://perso.orange.fr/jacques.nimier/
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Elle sera désormais présentée chaque premier mercredi du mois sur le site de l’association. Celle du mois de janvier peut être lue à l’adresse :
http://www.prisme-asso.org/article.php3?id_article=447&recalcul=oui
Vous y trouverez un plus grand nombre d'infos présentées sur le site de PRISME
Nous
vous recommandons la rubrique "régions" de plus en plus étoffée et un
texte de Hélène TROCME-FABRE, Lire grandeur nature, qui vous donnera
envie d'échanger avec elle.
http://www.prisme-asso.org/article.php3?id_article=437
Prisme annonce aussi la parution d'une publication électronique de PRISME,
ouvrage collectif "pour faire le point sur Education et territoires".
Présentation par les auteurs le 14 février en fin d'après-midi au conseil
régional IdF (à confirmer)
Rappelons les objectifs de l’association PRISME :
L’association a pour but d’étudier dans
une attitude prospective :
a) les réalisations et projets qui
contribuent dans le milieu scolaire et son environnement à la lutte contre les
inégalités,
b) les expérimentations et innovations qui
associent les jeunes au fonctionnement des différentes institutions,
c) les formes d’ouverture des
établissements scolaires et autres lieux éducatifs sur leur environnement
social et culturel,
d) les concours que peuvent apporter ces
institutions à une meilleure relation entre les divers lieux d’éducation, les
entreprises et les administrations,
e) ainsi que toute initiative s’inscrivant
dans une perspective de dialogue entre les lieux d’éducation ou de formation et
la société.
extraits des statuts (83-949, JO du
25/03/83)
Contact : prisme@prisme.asso.org
***
Emmanuel Rolland, infatigable promoteur des « jardins écoliers » nous écrit :
« Bonne année!! Nous avons le plaisir de vous offrir un site rénové. Alain Gilfort notre webmestre vient de consacrer ses 3 semaines à ce beau travail. http://gxardeneto.chez-alice.fr
Notre ami Francis Bernard rédacteur d' "'espéranto-infos" est en train de traduire la nouvelle version de la brochure"le petit jardin des écoliers en "espéranto". Elle devrait voir le jour en 2007. Nous espérons la diffuser à travers le monde, trouver des correspondants dans tous les pays qui traduiraient dans leurs langues maternelles.
…………….
Nous espérons ainsi intéresser petits et grand à ces performants systèmes et
que la prophétie de Dominique Soltner: "Je vois des millions d'arbres
sortir de millions de bouteilles " se réalise dans les prochaines années.
……………..
Nous espérons aller rendre visite à Paulo et Ana Rita au Portugal. Architecte
et architecte paysagiste, ils ont concouru pour mettre en exergue nos idées au
troisième festival international des jardins à Ponte Lima qui se tiendra de mai
à octobre 2007... Ils étaient 30 à concourir, seuls 11projets ont été retenus,
dont le leur. Nous leur avons fait parvenir les deux brochures: « petit
jardin des écoliers » et « accélérateur de croissance » ainsi
que d'autres documents.
………………
Nous attendons la sortie du mémoire qu'un étudiant Haïtien est en train se
réaliser à partir de notre site internet sous les conseils de notre ami et
associé Christian Souchon ex-professeur de Faculté à Jussieux. »
***
Le lycée
expérimental de St Nazaire fête ses 25 ans
Vendredi 2 février
2007 à partir de 20 h 30 : buffet convivial et soirée musicale
Samedi 3 février 2007 à partir de 14h : débats, exposition, projection d’un documentaire : « Quelle école pour demain ? »
Cette idée « …d’un lycée où le bac
n’est pas une finalité ! » n’est elle que la vision utopiste
d’idéalistes ?
Et la situation de crise que semble vivre
aujourd’hui l’école, démontre-t-elle l’échec de ces expériences, ou l’erreur de
ne pas les avoir prises en compte ?
Réfléchir sur ce type d’expérience devrait
pouvoir servir à alimenter ce grand débat sur le devenir de l’école et l’avenir
de nos enfants.
A partir d’un lycée qui représente un
courant de pensée éducatif, pédagogique et politique, et de ses élèves (ceux de
1981 et ceux d’aujourd’hui), j’ai eu envie de comprendre « ce qui avait
bien pu changer »…
Créé en 1982, le lycée expérimental de St Nazaire est un établissement public du second degré. Il regroupe des enseignants et des élèves volontaires pour travailler ensemble dans un fonctionnement fondé sur le principe de collégialité.
Le principe directeur du lycée expérimental est que chaque élève construit sa propre formation, dans un cadre défini en commun par les communautés élèves et équipe éducative.
Le lycée permet à chacun de développer toutes les dimensions de sa personne en restituant son sens au savoir.
Le fonctionnement des activités de formation nécessite la gestion des services, de la vie communautaire et des relations avec l’extérieur. Les décisions quant à ce fonctionnement sont prises à égalité de droits, par les élèves et l’équipe éducative.
Le lycée accueille tout élève, ayant achevé un premier cycle et souhaitant définir ses objectifs, s’engager dans sa réalisation et devenir acteur de sa formation.
Pour participer à cette rencontre, contacter sans tarder le Lycée Expérimental 17 Bd René Coty BP 272 St Nazaire tel 02 40 66 78 52 lycee.experimental @wanadoo. Fr
***
à cotisation
(non obligatoire) et autres !!!
Si vous voulez
soutenir notre action.
R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux
personnes et aux associations adhérant à
ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à
l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy
AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES,
Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN. Son Président d’Honneur
est le Docteur Guy VERMEIL(†).
La
cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 10 €, mais elle est indispensable pour que
l'association puisse continuer à fonctionner.
Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action
et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L.
(ou en renouvelant leur adhésion pour 2007) de bien vouloir se signaler
(chèques au nom de R.E.V.E.I.L. adressé à REVEIL, Centre culturel, 63500
PERRIER ). Merci aussi et surtout à celles qui nous ont renouvelé leurs
encouragements et leur soutien en 2006.
La version électronique
de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation
d'adhésion à l'association. Elle peut être librement rediffusée auprès des
personnes et des groupes intéressés. Pour la recevoir directement, il suffit de
signaler votre adresse électronique à assoreveil@wanadoo.fr
Si vous n'êtes plus intéressé par cette LETTRE, il suffit de nous en
informer par mail ou courrier postal.
***
Prochaine lettre vers la fin février 2007.
Entre temps, quelques flash possibles selon
l'actualité.
Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos
questions, vos suggestions…
Contact : assoreveil@wanadoo.fr
Georges
HERVE, adresse postale : 4 rue du Château 63500 PERRIER
[1] Nicolas Hulot, évoquant les domaines économiques et sociaux au cours de sa conférence de presse du 22 janvier.
[2] Daniel Favre, enseignant-chercheur en sciences de l’éducation à l’Université de Montpellier 2, laboratoire interdisciplinaire de recherche en didactique, éducation et formation. Note à propos de l’ouvrage « Ecole : changer de cap » : voir dans cette lettre.
[3] Alain Accardo, De notre servitude involontaire, lettre à mes camarades de gauche, Contre Feux, éditions Agone 2001.
[4] Titre d’un ouvrage de Pascal Bouchard à paraître aux éditions ESF dans une collection dirigée par Philippe MEIRIEU, le 18 janvier ; Prix de vente en librairie : 12,90€.