LA LETTRE DE R

LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L.  N° 1 - 7 –  janvier 2007

 

Sommaire

Résister et changer de cap.

“ Quelle école… pour quelles valeurs ? ”

Résister et proposer : il faut changer l'école !

École : changer de cap

Ecole cherche ministre 

Qu’est-ce qui fait changer l’école ?

Un dossier sur l'éthique dans l'enseignement

La lettre mensuelle de PRISME

Le petit jardin des écoliers (suite)

Un autre chemin…

Quelques rappels…

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Résister et changer de cap.

Notre (encore) ministre persiste dans sa volonté de réformer l’école, c'est-à-dire, dans son esprit, revenir aux programmes et aux pratiques d’antan. Après la lecture et la grammaire, voici que s’annoncent les nouvelles instructions pour l’enseignement du calcul à l’école primaire. Si vous êtes impatients de les découvrir, vous pouvez aller sur le site du café pédagogique : http://www.cafepedagogique.net

 

On peut ne pas être d’accord avec ses options, mais reconnaissons pourtant qu’il est sans doute sincère dans son obstination : comme beaucoup d’autres, il sait que l’échec scolaire entraîne immanquablement l’exclusion sociale dans la société contemporaine. Comme beaucoup d’autres, il pense qu’il faut « changer l’école », c'est-à-dire surtout les pratiques pédagogiques. Ce qui, dans son esprit, signifie « revenir-aux-bonnes-vieilles-méthodes-qui ont-fait-leurs-preuves ».

 

Mais comprendre ne signifie pas approuver !

On ne peut préjuger des positions que prendra le/la futur(e) ministre, mais ce qui est déjà sûr c’est que les déclarations publiques de G. de Robien ont réussi à troubler de nombreux parents, prêts à penser que les difficultés scolaires rencontrées par leurs enfants sont imputables aux « nouvelles méthodes » introduites (imposées par des Inspecteurs…) depuis 30 ou 40 ans dans nos écoles. Il est tellement « évident » que les enfants d’aujourd’hui ne savent plus lire, orthographier, calculer, puisqu’à chaque rentrée la presse se fait l’écho des doléances « des professeurs des collèges » et de la parution de livres sur la faillite de l’école.

 

Résister pour changer vraiment de cap : vous trouverez, dans cette lettre, mention de plusieurs initiatives récentes, appels, rencontres, ouvrages qui vont dans ce sens. Mais attention : changer ne peut se résumer à « continuer comme avant, avec la même logique, assortie de quelques traitements marginaux »[1]. Sans doute, certains changements « marginaux » peuvent-ils apporter une bouffée d’oxygène ici et là, éviter le pire dans l’urgence, dans des situations concrètes, mais ils ne sauraient suffire : « changer de cap, c'est changer de système de valeurs dominant. Le monde économique et financier a imposé comme valeur le "toujours plus" avec les comportements addictifs associés à la croissance et à toutes les formes de compétition, (conduisant à) la logique de l'exclusion ; cela ne peut pas être du "toujours plus pour tout le monde" ... Changer de cap, c'est choisir consciemment la voie du "encore mieux" et de la logique de l'inclusion où "chacun est important" dans une société solidaire où le développement de l'humain dans le respect des équilibres biologiques implique une éducation à la responsabilité de tous les membres de cette société.

Ce changement de valeur concerne donc notre manière épistémo-langagière de traiter les informations, notre relation à l'erreur, à l'autorité, aux savoirs, aux autres et à nous même. Mais l'Homo addictif peut faire le choix de ne pas choisir la voie d'Homo liber ; notre liberté potentielle peut en effet nous permettre d'immoler notre liberté !!! [2]»

 

Célestin Freinet refusait que l’on parle de « méthode Freinet » mais avançait que ses apports et ceux de ses compagnons de la CEL et de l’ICEM devaient être compris comme des « techniques » mises à la disposition des éducateurs-enseignants. Il avait raison en ce sens qu’il ne s’agissait pas d’une méthode « clés en mains » qu’il suffisait d’acquérir puis d’appliquer fidèlement, scrupuleusement, mécaniquement. Mais en réalité, ces « techniques » n’étaient pas non plus de simples procédés ou « trucs » pédagogiques – comme ont pu le croire certains qui, justement, ne voulaient qu’aménager leur enseignement à la marge – mais représentaient bien « une autre relation à l'erreur, à l'autorité, aux savoirs, aux autres et à nous même. », un renversement du système de valeurs dominant. Les compagnons de Freinet parlaient d’un « esprit Freinet » qui s’exprimait par le respect des personnes et des personnalités, des différences, la confiance dans les possibilités de chacun et, très concrètement, dans les classes, par l’abolition des notes et des jugements, l’autoévaluation, l’entraide, la responsabilisation de chaque personne, adulte comme enfant. La coopération était le cadre et le fondement de toutes les activités menées dans les « classes Freinet » comme au sein de l’ICEM (Institut Coopératif de l’Ecole Moderne). Une coopération choisie par chacun à un projet commun ouvert sur les autres et non une coopération de certains contre d’autres pour les combattre, les dominer, « être ou avoir plus que… ». Les « techniques Freinet » s’inscrivent dans cet idéal humain où « chacun est important » et en permettent l’expression dans la réalité.

 

Changer de cap, c’est, en ce sens aussi changer de navire, comme le souhaite Edgar Morin, ce qui implique que marins et passagers se changent eux-mêmes. Dans une note de lecture, à propos du petit livre d’Alain Accardo, « de notre servitude involontaire »[3], Didier Minot écrit notamment « La transformation sociale ne pourra conduire à une société humaine que si nous sommes capables de faire prendre conscience à tous ceux qui la désirent sincèrement qu'ils ont aussi à travailler sur eux-mêmes. »

 

Résister au quotidien : une maman de Haute Corse vient de nous informer des méthodes expéditives de l’administration locale pour imposer de nouveaux horaires aux écoles du département. Voici le début de sa lettre ouverte

 

« Humble mère de famille de deux enfants scolarisés à l’école primaire de Sandreschi (commune de Corte), je tiens ici à m’élever avec force contre la demande de dérogation qui va être présentée par M. L’Inspecteur d’Académie par laquelle :

 

1° Les élèves soumis à la semaine de 4 jours, passeraient de 6 heures d’enseignement quotidien à 6 h 15 pour restituer une durée des vacances intermédiaires égales à celle des autres enfants de France.

2 ° Le maintien d’une reprise des cours fin août après les grandes vacances.

 

Je proteste d’abord, contre le principe qui consiste à distribuer aux familles le dernier jour de classe une feuille demandant aux parents de choisir entre différents  horaires quotidiens et hebdomadaires pour la scolarisation de leurs enfants sans aucun élément explicatif quant aux textes régissant les rythmes scolaire ni les modalités de mise en place des différentes formules horaires proposées.

Je trouve, par ailleurs, très étrange qu’on ait convoqué les délégués de parents d’élèves sans leur avoir laissé le temps d’organiser de véritables réunions d’information, et de concertation sur le sujet avec les parents d’élèves.

Tout ceci ressemble plus à un simulacre de concertation qu’à une concertation réelle, naissant d’une réflexion profonde dans l’intérêt de toutes les parties, et d’abord des élèves. »

 

Ces méthodes rappelleront sans doute des souvenirs à certains d’entre vous, lectrices et lecteurs. C’est l’occasion, une fois de plus, de dénoncer l’hypocrisie de certains discours qui prétendent introduire des changements (ici, dans les horaires scolaires) pour le bien-être des enfants et de leurs familles alors qu’il ne s’agit que de satisfaire les désirs, les intérêts – ou les fantasmes – de certains adultes.

Dans sa lettre ouverte, cette maman rappelle opportunément ce qu’écrivait le Professeur Hubert Montagner à propos des rythmes scolaires : « ... On pourrait alors avoir des vraies semaines scolaires avec des journées allégées, moins stressantes et mieux structurantes. Du cours préparatoire au cours moyen deuxième année, les enfants élèves seraient en classe pendant 3 heures à 4 h 30, selon leur âge, le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi et pendant 2h30 à 3 h le mercredi matin. Les autres temps sous la responsabilité de l’école (première heure et fin de la matinée, temps de restauration de la mi-journée, début de l’après-midi et temps post-scolaire) seraient organisés soit dans des lieux aménagés, soit en dehors de l’école. Le mercredi après-midi, l’enfant élève, au moins lorsqu’il est laissé à lui-même, faute d’avoir la possibilité d’être en compagnie d’une personne de sa famille, serait accueilli dans des lieux spécialisés pour pratiquer des activités ludiques, sportives et culturelles…en compagnie d’éducateurs, d’aides-éducateurs… à l’initiative et sur proposition des Maires, des Associations. »

 

Georges HERVE, janvier 07               

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“ Quelle école… pour quelles valeurs ? ”

L’IDEM 44, groupe départemental Pédagogie Freinet, organise le 17ème salon national pédagogie Freinet (Salon des apprentissages individualisés et personnalisés) à Nantes, les 28 et 29 mars 2007, Hôtel de région des Pays de la Loire.

En réaction aux attaques actuelles contre l’école, les enseignants, les mouvements pédagogiques, en réponse aux interrogations de la société contre la violence, ce salon veut réaffirmer ce qui fait la spécificité de la pédagogie Freinet depuis ses origines : un choix pédagogique en lien étroit avec un engagement social et politique.

Ce salon mettra en lumière les valeurs de coopération et d’entraide, de respect, de tolérance et de solidarité, de travail et d’envie d’apprendre, de citoyenneté,  d’autonomie et de responsabilisation.

Ces valeurs représentent le fil conducteur de nombreux enseignants et d’éducateurs en France et dans le monde. Ce 17ème Salon a vocation à le démontrer à travers les diverses interventions, échanges et pratiques présentés.

Au programme :

Philippe MEIRIEU, professeur des Universités en Sciences de l’Education, auteur de nombreux ouvrages sur l’éducation, ancien directeur de l’IUFM de Lyon. (www.meirieu.com), grand témoin le matin du 28, conférencier sur le thème du salon l’après-midi

Jean-Yves FOURNIER, agrégé de philosophie, professeur à l’IUFM de Créteil nous interrogera sur le rapport entre le fonctionnement de l’intelligence et les valeurs pédagogiques qu’il défend.

Jean-Pierre ROSENCZVEIG, Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny, traitera du respect du droit des enfants avec Jean LE GAL, docteur en sciences de l’éducation, responsable des droits de l’enfant à l’ICEM

Des enseignants Freinet animeront de nombreux ateliers sur la pédagogie Freinet : en maternelle, à l’élémentaire, au second degré - vivre l’entraide dans la classe - les productions du Mouvement Freinet - film sur Célestin Freinet, …

Des éducateurs à la santé (CREDEPS) montreront qu’on peut éduquer aussi autrement dans la santé

Les éducateurs sans frontières… oeuvrent quotidiennement pour les enfants sans papiers

Des associations d’éducation populaire

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Résister et proposer : il faut changer l'école !

Inscrivez-vous aux Assises de la pédagogie du 3 février 2007.

Le CRAP-Cahiers Pédagogiques organise une grande manifestation pour fédérer les protestations et les actions contre ce qui nous apparaît comme l’abandon de la démocratisation de l’école publique et la fin des efforts de transformation progressiste du système éducatif français.

Les réflexions déboucheront sur des propositions concrètes qui seront transmises aux candidats pour l’élection présidentielle. Elles mettront aussi en valeur les efforts de tous ceux qui font changer l’école dès maintenant, sur le terrain. Participeront aux tables rondes diverses personnalités dont Philippe Meirieu, Jean-Yves Rochex, Samuel Joshua et Françoise Lorcerie. Nous avons également souhaité y associer des associations amies qui animeront des groupes de travail (la FOEVEN, l'OCCE, l'ICEM, la Maison des Enseignants, MATh. en JEANS, le GFEN, Éducation & Devenir, la FCPE, les CEMEA, l'OZP, la Ligue de l'enseignement, les FRANCAS et le Café pédagogique).

Bulletin d’inscription et programme :

http://www.cahiers-pedagogiques.com/IMG/pdf/inscription_assises.pdf

http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2696 :
ou 01 43 48 22 30 ou
cahier.peda@wanadoo.fr

 

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École : changer de cap

Contributions à une éducation humaniste

Une révolution de l'esprit reste à assurer, à l'échelle individuelle comme à l'échel­le de la planète, celle du passage du regard linéaire et binaire sur la réalité à une approche complexe et systémique. C'est une mission première et urgente pour l'école.

Les analyses et contributions présentés dans cet ouvrage mettent en évidence que :

- l'école doit prendre conscience de la contradiction fondamentale qu'elle entretient entre les valeurs démocratiques qu'elle pense servir et les valeurs qu'elle transmet.

- l'école doit changer de cap : sortir d'une culture infantilisante de « gagnants-per­dants » et s'orienter résolument vers une culture de coopération, une éducation humanisante, où savoirs, savoir-vivre ensemble et savoir-être s'apprennent conjointement.

La démocratie ne s'improvise pas, elle s'apprend.

Sans les tenir pour exclusives, les voies proposées sont des repères pour celles et ceux qui souhaitent échapper aux explications réductrices de la « crise de l'ensei­gnement ». Il est nécessaire de faire émerger une école au service de plus de matu­rité personnelle et collective. Une école qui prépare véritablement les citoyens d'au­jourd'hui et de demain aux enjeux anthropologiques, écologiques, interculturels et sociaux de ce XXI' siècle.

Ce livre est né des travaux de la Commission éducation de l'Association interactions transformation personnelle-transformation sociale en par­tenariat avec la revue Psychologie de la Motivation. L’ob­jet d’Interactions TP/TS est de promouvoir, dans les pratiques citoyennes et le débat public, la prise en compte des interactions entre les dynamiques personnelles et col­lectives, au service de sociétés plus responsables et plus solidaires. Celui de la revue Psychologie de la Motivation est de promouvoir l'intégration dans la culture de connaissances et de pra­tiques fécondes, issues de la recherche psychothérapique et des sciences humaines, et notamment de l'approche introspective et systémique de la motivation.

Ont contribué à ces travaux et à ce livre : Laurence Baranski, Marie-Françoise Bonicel, Isabelle Canouï, Henri Charpentier, Olivier Clerc, Daniel Favre, Jacques Fortin, André Goirdan, Maridjo Graner, Véronique Guérin ; Claire Heber-Suffrin, Georges Hervé, Jacques Lecomte, Brigitte Liatard, Edmond Marc, Bruno Mattei, Edgar Morin, Mine Peignault, Brigitte Prot, Charles Rojzman, Théa Rojzman, Claire Rueff-Escoubes, Armen Tarpinian, Edith Tartar­-Goddet.

Edité par Chronique sociale 7, rue du Plat, 89288 Lyon cedex 02, cet ouvrage sera en librairie à la fin du mois de janvier au prix de 16,90 €.

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Ecole cherche ministre [4]

Pascal Bouchard, professeur agrégé de lettres, fondateur et directeur des rédactions de l’agence de presse AEF (agence éducation formation) dresse un portrait sans concession – et un rien désespérant – du système scolaire français. Il démontre que l’Education nationale n’est pas un ministère comme les autres – tout en étant assujetti aux mêmes règles financières – et que, pour le piloter, il faut avoir des principes forts mais ne pas le dire ! Il en dénombre 6 :

  1. l’Ecole est une institution située au cœur de la société qui lui confie son avenir
  2. l’Ecole prépare l’avenir à moyen et à long terme, jamais dans une perspective à court terme. Pourtant les jeunes que forme le système scolaire doivent s’insérer dans la société. Ils doivent aussi se préparer à assumer l’avenir d’une partie du monde. L’Ecole doit donc être organisée en fonction de l’image qu’une société se fait de son avenir.
  3. L’Ecole peut être amenée à individualiser certains enseignements afin d’améliorer son efficacité. En même temps, elle ne peut oublier qu’une de ses tâches est de mêler des enfants d’origines diverses, fondant ainsi la fraternité qui doit être le ciment de la société de demain.
  4. L’ecole ne peut répondre seule à tous les besoins de tous les élèves. Elle doit donc travailler avec d’autres institutions ou d’autres secteurs de la société, police, justice, secteur médico-social, secteur culturel, associations, entreprises…
  5. En tout point du territoire, tous les enfants ont droit aux mêmes enseignements.
  6. L’Ecole doit répondre des élèves qui lui sont confiés, au moins jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire.

Ainsi énumérés, ces principes semblent énoncer des évidences ; pourtant « cette apparente évidence recouvre des malentendus et des casus belli sérieux… » que l’auteur cherche à mettre en lumière.

Pour « débloquer une mécanique grippée », Pascal Bouchard propose trois micro-réformes :

  1. créer un super-établissement qui regroupe le premier et le second degré sur un territoire donné, un « bassin » constitué en établissement public ;
  2.  constituer des interlocuteurs en dehors du système… notamment le Conseil économique et social national et les conseils économiques et sociaux régionaux ;
  3. faire évoluer, sans forcément toucher à leur statut, les carrières des enseignants.

Ce que propose ce bon connaisseur des rouages de l’Education nationale, c’est surtout un assouplissement de son fonctionnement, la déconcentration qui aurait dû accompagner la décentralisation.

On ne sera pas forcément d’accord avec toutes les assertions, avec toutes les propositions. Mais, écrit dans un style vif et clair, parsemé d’anecdotes personnelles, ce petit ouvrage a le mérite d’éclairer la réalité actuelle d’un système scolaire qui, de gré ou de force, devra considérablement évoluer dans les années à venir.

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Qu’est-ce qui fait changer l’école ?

Les Cahiers pédagogiques Janvier 2007 – n° 449 présentent un dossier coordonné par Richard Etienne et Michel Tozzi

Au sommaire, de nombreux articles regroupés sous trois rubriques :

·        Les réformes et leur impact sur le changement

·        Les changements sans ou contre l’institution, voie d’avenir ou fatigue inutile ?

suivis d’un dossier sur l’école au Québec, un pays  où l’on a fait le choix de tout miser sur les compétences : on fait le point sur les  réussites et les dérives de cette  réforme qui suscite de passionnants débats.

Détail du sommaire et quelques articles en ligne sur www.cahiers-pedagogiques.com

 

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Un dossier sur l'éthique dans l'enseignement

Les références théoriques et éthiques dans un établissement par Jeanne Moll
Le temps de la transgression par  Jacques Salomé
 Quelques notes " autobiographiques ", en guise de contribution à une éthique de l'éducation par Jean-Daniel Rohart
Des livres:
Désir d'emprise et éthique de formation par Patricia Vallet

La méthode 6 "Éthique" par Edgar Morin

Action éducative et éthique par Jean-Daniel Rohart
Une société en quête de sens par Jean Baptiste Foucauld, Denis Piveteau
Le monde moderne et la question juive par Edgar Morin
Et, nouveauté présentée en MP3 par Lucette Turbet : Les chevaliers du subjonctif de Éric Orsenna.
Enfin le Bilan 2006 du site avec les dossiers les plus demandés et les pages les plus regardées en 2006.
Sur le site les "Facteurs humains dans l'enseignement"
http://perso.orange.fr/jacques.nimier/

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La lettre mensuelle de PRISME

Elle sera désormais présentée chaque premier mercredi du mois sur le site de l’association. Celle du mois de janvier peut être lue à l’adresse :

http://www.prisme-asso.org/article.php3?id_article=447&recalcul=oui
Vous y trouverez un plus grand nombre d'infos présentées sur le site de PRISME

Nous vous recommandons la rubrique "régions" de plus en plus étoffée et un texte de Hélène TROCME-FABRE, Lire grandeur nature, qui vous donnera envie d'échanger avec elle.
http://www.prisme-asso.org/article.php3?id_article=437
Prisme annonce aussi la parution d'une publication électronique de PRISME, ouvrage collectif "pour faire le point sur Education et territoires". Présentation par les auteurs le 14 février en fin d'après-midi au conseil régional IdF (à confirmer)

Rappelons les objectifs de l’association PRISME :

L’association a pour but d’étudier dans une attitude prospective :

a) les réalisations et projets qui contribuent dans le milieu scolaire et son environnement à la lutte contre les inégalités,

b) les expérimentations et innovations qui associent les jeunes au fonctionnement des différentes institutions,

c) les formes d’ouverture des établissements scolaires et autres lieux éducatifs sur leur environnement social et culturel,

d) les concours que peuvent apporter ces institutions à une meilleure relation entre les divers lieux d’éducation, les entreprises et les administrations,

e) ainsi que toute initiative s’inscrivant dans une perspective de dialogue entre les lieux d’éducation ou de formation et la société.

extraits des statuts (83-949, JO du 25/03/83)

Contact : prisme@prisme.asso.org

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Le petit jardin des écoliers (suite)

Emmanuel  Rolland, infatigable promoteur des « jardins écoliers » nous écrit :

« Bonne année!! Nous avons le plaisir de vous offrir un site rénové. Alain Gilfort notre webmestre vient de consacrer ses 3 semaines à ce beau travail. http://gxardeneto.chez-alice.fr

Notre ami Francis Bernard rédacteur d' "'espéranto-infos" est en train de traduire la nouvelle version de la brochure"le petit jardin des écoliers en "espéranto". Elle devrait voir le jour en 2007. Nous espérons la diffuser à travers le monde, trouver des correspondants dans tous les pays qui traduiraient dans leurs langues maternelles.

…………….
Nous espérons ainsi intéresser petits et grand à ces performants systèmes et que la prophétie de Dominique Soltner: "Je vois des millions d'arbres sortir de millions de bouteilles " se réalise dans les prochaines années.

……………..
Nous espérons aller rendre visite à Paulo et Ana Rita au Portugal. Architecte et architecte paysagiste, ils ont concouru pour mettre en exergue nos idées au troisième festival international des jardins à Ponte Lima qui se tiendra de mai à octobre 2007... Ils étaient 30 à concourir, seuls 11projets ont été retenus, dont le leur. Nous leur avons fait parvenir les deux brochures: « petit jardin des écoliers » et « accélérateur de croissance » ainsi que d'autres documents.

………………
Nous attendons la sortie du mémoire qu'un étudiant Haïtien est en train se réaliser à partir de notre site internet sous les conseils de notre ami et associé Christian Souchon ex-professeur de Faculté à Jussieux. »

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Un autre chemin…

Le lycée expérimental de St Nazaire fête ses 25 ans

Vendredi 2 février 2007 à partir de 20 h 30 : buffet convivial et soirée musicale

Samedi 3 février 2007 à partir de 14h : débats, exposition, projection d’un documentaire : « Quelle école pour demain ? »

 

Cette idée « …d’un lycée où le bac n’est pas une finalité ! » n’est elle que la vision utopiste d’idéalistes ?

Et la situation de crise que semble vivre aujourd’hui l’école, démontre-t-elle l’échec de ces expériences, ou l’erreur de ne pas les avoir prises en compte ?

Réfléchir sur ce type d’expérience devrait pouvoir servir à alimenter ce grand débat sur le devenir de l’école et l’avenir de nos enfants.

A partir d’un lycée qui représente un courant de pensée éducatif, pédagogique et politique, et de ses élèves (ceux de 1981 et ceux d’aujourd’hui), j’ai eu envie de comprendre « ce qui avait bien pu changer »…

 

Créé en 1982, le lycée expérimental de St Nazaire est un établissement public du second degré. Il regroupe des enseignants et des élèves volontaires pour travailler ensemble dans un fonctionnement fondé sur le principe de collégialité.

Le principe directeur du lycée expérimental est que chaque élève construit sa propre formation, dans un cadre défini en commun par les communautés élèves et équipe éducative.

Le lycée permet à chacun de développer toutes les dimensions de sa personne en restituant son  sens au savoir.

Le fonctionnement des activités de formation nécessite la gestion des services, de la vie communautaire et des relations avec l’extérieur. Les décisions quant à ce fonctionnement sont prises à égalité de droits, par les élèves et l’équipe éducative.

Le lycée accueille tout élève, ayant achevé un premier cycle  et souhaitant définir ses objectifs, s’engager dans sa réalisation et devenir acteur de sa formation.

 

Pour participer à cette rencontre, contacter sans tarder le Lycée Expérimental  17 Bd René Coty BP 272 St Nazaire   tel 02 40 66 78 52    lycee.experimental @wanadoo. Fr

 

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Quelques rappels…

à cotisation (non obligatoire) et autres !!!

Si vous voulez soutenir notre action.

R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux personnes et  aux associations adhérant à ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES,  Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN. Son Président d’Honneur est le Docteur Guy VERMEIL(†).

La cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 10 €, mais elle est indispensable pour que l'association puisse continuer à fonctionner.

Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L. (ou en renouvelant leur adhésion pour 2007) de bien vouloir se signaler (chèques au nom de R.E.V.E.I.L. adressé à REVEIL, Centre culturel, 63500 PERRIER ). Merci aussi et surtout à celles qui nous ont renouvelé leurs encouragements et leur soutien en 2006.

 

La version électronique de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation d'adhésion à l'association. Elle peut être librement rediffusée auprès des personnes et des groupes intéressés. Pour la recevoir directement, il suffit de signaler votre adresse électronique à assoreveil@wanadoo.fr

Si vous n'êtes plus intéressé par cette LETTRE, il suffit de nous en informer par mail ou courrier postal.

 

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Prochaine lettre vers la fin février 2007.

Entre temps, quelques flash possibles selon l'actualité.

Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos questions, vos suggestions…

Contact : assoreveil@wanadoo.fr

Georges HERVE, adresse postale : 4 rue du Château 63500 PERRIER



[1] Nicolas Hulot, évoquant les domaines économiques et sociaux au cours de sa conférence de presse du 22 janvier.

[2] Daniel Favre, enseignant-chercheur en sciences de l’éducation à l’Université de Montpellier 2, laboratoire interdisciplinaire de recherche en didactique, éducation et formation. Note à propos de l’ouvrage « Ecole : changer de cap » : voir dans cette lettre.

[3] Alain Accardo, De notre servitude involontaire, lettre à mes camarades de gauche, Contre Feux, éditions Agone 2001.

[4] Titre d’un ouvrage de Pascal Bouchard à paraître aux éditions ESF dans une collection dirigée par Philippe MEIRIEU, le 18 janvier ; Prix de vente en librairie : 12,90€.

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