LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L. N° 12 - 2 – décembre 2002
Sommaire
SOUTENIR
L’AFL , OU LE DEVOIR DE S’INFORMER
Entretien
avec André de Peretti
Sciences
et morale indissociables
Programme
de l’Assemblée Générale de DEI-FRANCE
Journée
d'études organisée par l'Aéré et la Fondation pour le progrès en éducation
Sur
le site Internet de REVEIL,
***
G.H.
***
L’Association
française pour la Lecture a été refondée voici une vingtaine d’années par des
membres des établissements expérimentaux de l’INRP engagés dans la recherche
d’une autre organisation de l’école et du collège afin de lutter contre le rôle
ségrégatif et reproducteur du système scolaire. L’AFL travaille donc pour aider
les individus à développer collectivement les outils intellectuels nécessaires
à la réduction de l’inégalité sur laquelle le système économique et social
repose et à laquelle l’école prépare, quelle que soit la volonté émancipatrice
de ses acteurs.
Qui pense outils
intellectuels dit maîtrise des langages. L’AFL a choisi de développer une
problématique, des expérimentations et des recherches, en lien étroit avec
l’INRP, autour du plus exemplaire d’entre eux, l’écrit, dont la maîtrise
conditionne tous les autres et dont l’inégale acquisition reflète le mieux
l’inégalité sociale. Ce choix lui a permis d’une part de réunir des
enseignants, des bibliothécaires, des parents, des professionnels de la petite
enfance, des travailleurs sociaux, des acteurs de la formation continue, des
auteurs et des éditeurs, des syndicalistes, des politiques, des chercheurs,
etc. dans la réflexion et l’action autour de la mise en œuvre d’une politique
sociale de la lecture et d’autre part, de poursuivre, à l’intérieur de l’école,
les avancées pédagogiques que cette déscolarisation autorise.
C’est ainsi que l’AFL a
été pionnière dans l’expérimentation des cycles au primaire, des BCD et
l’introduction des productions éditoriales pour la jeunesse à l’école,
l’utilisation de l’informatique pour le perfectionnement des aspects techniques
de la lecture, lors de l’apprentissage initial (Elmo 0 et Idéographix)
et continué, du cycle 3 jusqu’à la formation des adultes (Elmo et Elsa)
ainsi que pour la production de textes (le logiciel Genèse du Texte),
l’évolution des méthodes d’enseignement initial de la lecture à travers les
recherches INRP sur la voie directe, aujourd’hui reprise par les
programmes officiels de février 2002, La création de Centres de Classes-lecture,
des Villes-Lecture, dont les ministères de la Culture et de la Ville se
sont inspirés, etc.
Autant d’initiatives visant à ne pas couper le monde scolaire du monde
social mais à penser leur mutuelle évolution.
L’ensemble de ces actions
a donné lieu à publication de nombreux ouvrages théoriques et pratiques
et de films ainsi qu’à l’existence d’une revue trimestrielle, les Actes
de Lecture, qui en est aujourd’hui à son 80ème numéro, soit plus de 8000
pages qui ont accompagné depuis 20 ans ce qui se cherche, se pense et se fait
pour la lecturisation dans l’école et dans la cité. À l’égal des autres
mouvements d’éducation, l’AFL se comporte comme un laboratoire d’idées,
d’actions et de construction de savoir en prise directe sur la réalité à
laquelle l’ensemble des agents sociaux sont confrontés et que leur travail
contribue à transformer. Cette force de proposition peut être perçue comme une
menace et un contre-pouvoir par toute institution, qui entendrait bien
conserver au profit de qui la mandate, les moyens de produire « le » savoir.
Pourtant, dans le domaine
des sciences sociales, notamment celles portant sur l’éducation et la
pédagogie, il n’existe pas d’avancées significatives qui ne proviennent d’une
expérimentation de terrain alliant la recherche de solutions concrètes à la
construction théorique, la rigueur du principe de réalité à l’exercice du
contrôle social, il n’existe pas d’avancées qui ne proviennent de terrains qui,
pour résoudre des problèmes nouveaux, modifient les équilibres actuels qui les
génèrent. C’est ce qui explique que la haute administration, dans sa permanence
que trouble à peine l’alternance politique de la gauche et de la droite,
emprunte ses plans d’action médiatiques aux travaux des mouvements d’éducation,
tout en les combattant par ailleurs afin de ne pas déstabiliser les bases de la
légitimité du pouvoir et du savoir.
L’AFL, du fait de la
continuité et de la cohérence de ses propositions dans un domaine bien
circonscrit et particulièrement attendu, est la cible exemplaire de cette
double attitude. À la demande des autres mouvements s’étonnant que cette
association soit seule à ne recevoir aucun soutien sous forme, notamment, de
postes d’enseignants mis à disposition, les ministères répondent que cette aide
n’est pas un droit. Ce qui signifie qu’il faut la mériter ou simplement ne pas
démériter ! De combien d’expériences nouvelles l’AFL devrait-elle encore
alimenter le débat pédagogique ou à quelles propositions devrait-elle renoncer
pour « avoir droit » ? Tout semble se passer comme si « un quarteron de
généraux » décidait, en dehors de toute information démocratique et de tout
débat scientifique et pédagogique de qui est bon ou mauvais. Manifestement ici,
ce ne sont pas les propositions qui sont jugées mauvaises mais le fait qu’elles
émanent du travail de recherche des acteurs eux-mêmes. C’est là que réside un
contre-pouvoir inacceptable, dans cette possibilité d’opposer des propositions
issues d’un effort de transformation de la réalité à la voix des experts qui
vont répétant qu’il faut continuer à faire davantage ce qui ne réussit déjà
pas.
Car l’hostilité d’une
faction minoritaire et influente du ministère ne se limite pas au refus d’une
aide pourtant accordée à tous. Elle prend également la forme d’une offensive
concertée qui se nourrit de l’organisation de l’ignorance et des séductions que
le pouvoir déploie pour se rallier les ambitions. Elle a pour conséquence de
créer une rumeur quant aux bases scientifiques (qu’on se garde bien de
présenter) des équipes de recherche de l’AFL afin de réduire sa participation à
des tribunes, colloques, commissions, à la formation des enseignants et des
corps d’inspection ; elle jette le discrédit sur ses outils informatiques, en
leur refusant l’agrément pédagogique et en promouvant et soutenant
financièrement des produits qui en sont le plus souvent une pâle réplique. Si
cette marginalisation vise explicitement à porter atteinte à la capacité
d’audience et d’autonomie d’une association de recherche pédagogique, elle a
pour effet plus général de contribuer au renoncement sécuritaire à toute
pensée.
La survie de l’AFL est
moins importante que la lutte contre les raisons qui la menacent. Aussi est-ce
une chance que la solution ne puisse être attendue de la mansuétude du prince
mais seulement de la capacité des acteurs de la base sur quoi tout repose à se
reconnaître dans la nécessité de ne pas attendre de solution du très haut. Car
la légitimité des batailles de l’AFL est tout entière dans leur capacité à
entretenir le système en état de vibration, à le préserver de la résignation, à
l’encourager à ne pas séparer la recherche de l’action au sein d’une formation
permanente où le métier d’enseignant se légitime en renouvelant les moyens
d’apprendre, à l’aider à ne pas séparer la formation intellectuelle de la
production de transformations du monde.
Soutenir aujourd’hui l’AFL, ce n’est pas signer
une pétition puis s’en retourner à ses affaires. Ce n’est pas non plus
s’identifier à ce qu’elle propose.
C’est affirmer que les difficultés de l’éducation ne trouveront pas de
solutions dans la pensée unique ou dans le consensus lassé. L’AFL doit exister,
comme les autres organisations pédagogiques, parce que c’est seulement de la
confrontation des expérimentations que naîtront des solutions, non par le fait
que s’en dégagerait une qui serait enfin la bonne mais par l’engagement du plus
grand nombre dans le processus de recherche qui vise à les construire ensemble.
Soutenir
l’AFL, c’est dénoncer la censure effective dont elle est l’objet, c’est lui
donner droit de « cité » et d’être citée dans le débat pédagogique parmi les
propositions existantes pour améliorer le recours à l’écrit, c’est s’engager
à prendre le temps de s’informer de ses recherches et de ses productions, c’est
permettre à chacun de se situer par rapport à elles en connaissance de cause et
non dans l’ignorance sur laquelle misent ceux qui la censurent.
Si vous estimez que les
enjeux de l’école et de la lecture rendent plus que jamais nécessaire la
connaissance par tous les acteurs de l’ensemble des recherches et des
propositions disponibles...
- Diffusez ce texte et cette pétition dont la signature n’est aucunement
destinée à attendre l’octroi de quelque bienfait mais vise à assurer
mutuellement les acteurs qu’ils sont nombreux à penser que la qualité du débat
et des actions dépend de leur propre vigilance à exercer ce devoir tellement
simple qu’il en devient aujourd’hui révolutionnaire : ne pas déléguer à
d’autres le soin de dire ce qu’il faut penser et aller en conséquence chercher
soi-même l’information,
- Consultez le site de l’AFL ( http://www.lecture.org ) où vous trouverez des présentations de ses
recherches, les articles de la revue « les Actes de Lecture »,
l’actualité nationale et régionale de l’association, la description de ses
productions et de ses outils pédagogiques.
Le Conseil d’Administration de l’AFL Aubervilliers le 17 décembre 2002
Association Française pour la Lecture,
65 rue des Cités, 93308 Aubervilliers cedex
tél : 01 48 11 02 30 / fax : 01
48 11 02 39
Internet : http://www.lecture.org
/
nous écrire à : af.lecture@wanadoo.fr
Pétition : Soutenir l’AFL ou
le devoir de s’informer
Sans partager nécessairement tous les présupposés de l’AFL, je fais
circuler son appel afin d’affirmer, contre la censure dont est l’objet ce
mouvement, la nécessité pour chacun de diversifier les sources de son
information et de faire exister le devoir de vigilance sur un sujet dont
dépendent la lecture et la capacité de l’école à en faire émerger la maîtrise.
Nom prénom localité qualité signature
Ce papillon doit être renvoyée à : AFL, 65 rue des cités, 93308
Aubervilliers cedex
Vous pouvez aussi signer directement cette pétition par Internet en
allant sur le site de l’AFL : www.lecture.org
***
Depuis trois ans, les enfants d'une école primaire de
Roubaix pratiquent la médiation. Une réussite qui prouve qu'on n'est jamais
trop petit pour se lancer.
La
violence commence là où finit la parole, Marek Halter
"Aujourd'hui, c'est à moi d'être gardien. Alors
fiche le camp! "A peine cinq minutes que les élèves étaient dehors et le
premier conflit éclatait sur le terrain de foot. Il ne serait malheureusement
pas le dernier de ce quart d'heure de récréation où les enseignants auraient
fort à faire pour essayer de maintenir une atmosphère de jeu et de détente.
C'est pour inverser cet état de fait que l'équipe enseignante a mené une
réflexion sur les relations des enfants en conflit et sur la médiation. Et
c'est ainsi qu'a débuté la formation d'enfants médiateurs à l'école Ste Marie
de Roubaix (59).
Aujourd'hui depuis trois ans, une vingtaine d'enfants de cycle 3 se portent volontaires pour suivre une fois par semaine pendant quarante‑cinq minutes une formation qui dure douze séances environ. Ils apprennent à identifier et à mettre des mots sur leurs sentiments. Ils réfléchissent sur ce qu'est la violence et la manière dont eux réagissent en situation conflictuelle. Ils repèrent les lieux de conflit dans l'école. Ils développent les qualités d'écoute, de dialogue et de confidentialité nécessaires au médiateur. Enfin ils jouent de nombreuses situations de conflit afin d'en maîtriser les différentes étapes de résolution.
Après ce temps de formation, les enfants par paire mixte, vêtus du T. shirt jaune marqué devant du "M" de médiateur et au dos du panneau "Stop la violence", expérimentent leurs nouvelles compétences en cour de récréation. Une rencontre hebdomadaire est maintenue afin de réguler les difficultés rencontrées lors de leurs interventions auprès de leurs camarades. Cette médiation effectuée par les enfants ayant le statut d'élèves se fait dans un esprit de service. lis proposent leur aide à leurs camarades en conflit afin que ces derniers trouvent ensemble une solution négociée. C'est une médiation par les enfants, pour les enfants, avec les enfants et entre enfants.
Il en résulte une baisse significative de
l'agressivité en cour de récréation et une volonté certaine de leur part à
résoudre les conflits autrement que par la violence. De plus cette démarche de
formation à la médiation ouvre des horizons nouveaux. Elle débouche aujourd'hui
sur la mise en place de conseil de vie au cycle 3. Son but est de débattre de
ce qui va, de ce qui pose problème, dans l'organisation de la classe et dans
les relations entre enfants. Il s'agit enfin de trouver des solutions dans un
esprit coopératif.
Ces projets s'inscrivent dans le cadre de la "Décennie internationale de promotion d'une culture de la non‑violence et de la paix au profit des enfants du monde" proclamée par l'ONU. Ils trouvent résonance dans les futurs programmes de l'école primaire qui précisent que 'l'éducation civique n'est pas, en priorité, l'acquisition d'un savoir mais l'apprentissage d'un comportement " et que "l'école est un lieu où la violence... doit être combattue très énergiquement dès ses premières formes." Dans cet objectif, "une heure par quinzaine sera consacrée à des débats avec ordre du jour, président de séance, compte rendu" où "les règles de la vie de la classe seront élaborées par les élèves" et où on mènera "une réflexion approfondie" basée sur "l'écoute de l'autre, première forme de respect et d'acceptation de la différence" lorsque des conflits éclateront.
Ainsi former à la médiation permet de développer chez l'enfant des attitudes basées sur le respect mutuel, la communication, la coopération, l'autonomie et la responsabilité. Les enfants médiateurs témoignent en ce sens lorsqu'en fin d'année, nous faisons le bilan avec eux. Ils affirment qu'ils "se disputent moins à l'école et à la maison", qu'ils se sentent capables "d'éviter un conflit ou de mieux se contrôler" quand il éclate. Ils disent "mieux comprendre leurs amis" et surtout s'être rendu compte que "la violence ne sert pas à grand chose" et qu'ils peuvent "faire autrement en parlant". Ils confirment avoir découvert "une aide pour dialoguer avec les autres" et pour "oser plus". Ils affirment "avoir plus d'assurance" et de "confiance en eux". De plus la question posée par les élèves de CM2 en fin d'année, "pourra‑t‑on continuer en 6e ?", montre bien leur intérêt et leur enthousiasme pour cette pratique au quotidien. Enfin, les propos de leurs camarades renforcent leurs remarques. Pour eux, les médiateurs aident à résoudre les disputes sans se battre, ils aident à mieux se connaître et "rapprochent les personnes". Ce sont des "réconciliateurs" comme ils les nomment Grâce à eux, ils trouvent qu'il y a moins de disputes, de violence dans la cour et comme "ils arrivent vite pour régler les confits", ils "se sentent protégés" et trouvent que "c'est une sécurité supplémentaire pour jouer en paix."
***
Polytechnicien, docteur es lettres et sciences
humaines, ayant assumé de multiples responsabilités (ingénieur, professeur,
parlementaire, formateur, chercheur, médiateur pendant la décolonisation,
conseiller de plusieurs ministres de l'Éducation Nationale ... ), André de
Peretti explique aux lecteurs de GMi[1] les
raisons pour lesquelles il a accepté avec enthousiasme de devenir Président
d'Honneur de Génération Médiateurs.
"Ce qui a été déterminant dans ma vie, ce fut de découvrir à 15 ans, que l'on pouvait me faire confiance, et je garde un souvenir très fort des premières responsabilités que l'on m'a données : je pense en particulier à la JEC, à un professeur de la Sorbonne avec qui j'ai longtemps correspondu... Il est pour moi essentiel de prendre conscience qu'on ne peut pas régler les problèmes des jeunes en dehors d'eux. On a trop souvent tendance, en France, à n'accorder de crédit qu'aux experts et à vouloir faire intervenir les adultes dans tous les petits conflits quotidiens. Cette façon de fonctionner remonte aux siècles précédents, à une époque où le jeune n'avait aucun droit. Longtemps, l'enfant a été oublié dans l'homme, travaillant 15 heures par jour et 6 jours par semaine. La Convention des droits de l'Enfant est très tardive et nous continuons plus ou moins consciemment, à vouloir dominer les enfants. Je partage avec mon ami Cari Rogers la conviction que chacun possède en lui les forces nécessaires pour gérer au mieux les situations de conflits. Le rôle de l'éducation est justement d'aider le jeune en l'étayant dans son propre surgissement intérieur et ainsi de permettre à chacun de devenir plus profondément lui‑même. Dans cet univers de mondialisation, de systémie et d'interdépendance des différents éléments, dans ce monde où tout est en interaction, la solidarisation est devenue inéluctable. Il est indispensable d'accroître les phénomènes de prise en considération de chacun. Or, la médiation n'est pas dans une logique séparative; au contraire, elle développe les rapports de relation et de reliance. Ce que vous faites à Génération Médiateurs en aidant le jeune à apporter quelque chose aux autres est à la fois simple et indispensable car rejoint mon analyse de la réalité mondiale. Le jeune, pris en formation, se sent considéré car on ne peut s'épanouir que dans la charge stimulante d'une responsabilité. Cette ingénierie, ce matériel que vous lui proposez, l'entraîne et l'exerce aux différentes manières d'intervenir. Ce rôle de médiateur contribue au modelage de sa personnalité. Quant aux éducateurs, artisans de cette action pédagogique profonde, et qui exercent le métier le plus indispensable qui soit, ils deviennent à la fois organisateurs, facilitateurs et accompagnateurs dans cette découverte de l'enfant par lui même. Dans une époque turbulente où les connaissances prolifèrent et où la morale collective est en perte de vitesse, le projet de l'école doit être de rendre nécessaire l'éthique individuelle et d'apprendre aux jeunes à surfer sur l'océan des savoirs. »
Propos recueillis par Brigitte Liatard (extrait de GMinfos n°6, janvier 2002)
La Charte de GENERATION MEDIATEURS est présentée sur le site de Réveil à l'adresse : http://assoreveil.org/generation_mediateur_charte.html
***
"Cette
note prolonge le “Manifeste” pour un débat public sur l’école (éditions La
Découverte) que nous avons publié il y a quelques mois. Elle n’en reprend qu’un
seul point, et nous renvoyons à ce petit livre pour une réflexion d’ensemble.
D’autres notes
suivront, consacrées également à un seul point. Nous souhaitons que les
lecteurs de ce texte le diffusent le plus largement possible, et nous serons
heureux de recevoir leurs remarques."
La Note de 5
pages étant trop copieuse pour figurer dans cette Lettre, nous en donnons ici
le sommaire. Le texte complet est présenté sur le site de REVEIL à l'adresse : http://assoreveil.org/note_01_2003.html
Quel rôle pour les enseignants ?
Les collectivités territoriales.
Les élèves ont-ils voix au chapitre ?
Reste à examiner le rôle du ministère…
***
Tel est le titre d'un article paru dans le quotidien LA MONTAGNE, voici quelques semaines déjà. Ce journal rendait compte d'une conférence donnée par le professeur Michel DOLY, dans le cadre d'une rencontre organisée à l'Institut français de mécanique avancée. L'objet de cette rencontre était de "sensibiliser les jeunes scientifiques aux problèmes éthiques posés par les progrès techniques". Il y fut question de clonage humain, mais, d'une façon générale de tous les domaines de la recherche scientifique. Prenant pour exemple les progrès de la connaissance en matière de physique nucléaire, Michel Doly déclarait : " quand on a approfondi les connaissances en la matière, on a créé une sur-nature comme la bombe atomique. Personne n'a dit qu'il fallait l'interdire. Et les nations ont pris la responsabilité de la gestion nucléaire. Puis il y a eu Nagasaki et Hiroshima et la prise de conscience planétaire que l'on pouvait faire disparaître la terre." Prise de conscience tardive. Aujourd'hui, il faut anticiper "et ce n'est pas au scientifique seul d'avoir cette démarche, mais à toute l'humanité... L'humanité est indissociable des progrès scientifiques". Albert JACQUARD ne dit rien d'autre lorsqu'il déclare que les problèmes essentiels qui se posent désormais à l'humanité sont d'ordre éthique et non plus scientifique. L'École ne peut plus l'ignorer : partant de la complexité des problèmes techniques et scientifiques à résoudre pour construire des fours crématoires, Bernard DEFRANCE, rappelait récemment que c'étaient d'anciens excellents élèves qui les avaient résolus…
***
Tel est le thème du dossier présenté dans la revue de l'ICEM, le Nouvel Éducateur, (n°143 – novembre 2002).
"L"histoire doit s'enraciner dans l'histoire personnelle de chacun… Il est nécessaire et facile d'impliquer les enfants dans l'Histoire qui est aussi leur histoire en intégrant la mémoire de leurs parents et grands parents…" Ce dossier Histoire sera prolongé par un article théorique de Pierre Bourreau qui abordera la réflexion épistémologique sur l'histoire dans le prochain numéro du Nouvel Educateur.
Dans
le n° 143, on trouvera différents autres articles, dont une réaction de Paul Le Bohec suscitée par
le film ETRE et AVOIR, dont voici un extrait :" Le seul qui
"soit" dans cette affaire, c'est le maître… Incontestablement, ce maître aime ses élèves. Cependant on a l'impression
qu'il les aime pour lui et non pour eux-mêmes. Certains lui font souci, mais il
s'y prend mal pour les aider car là aussi, il part de lui. Il réussit à obtenir
la confidence du chagrin de Jonathan. Mais Nathalie, dont le mutisme cause un
tel souci à sa mère ne se livre pas. Elle ne dit qu'un seul mot à la fin de sa
question deux fois répétée : " On a bien fait d'en parler, Nathalie
?". Il lui arrache un faible "oui" qui n'est satisfaisant ni
pour l'un ni pour l'autre."
On trouvera aussi une analyse critique de la Loi Perben par le Secteur Droits de l'enfant de l'ICEM ainsi que le troisième volet d'une "recherche-ouverture" consacrée à la didactique des Arts et Créations.
***
25 janvier 2003
Salon d’honneur, Hôtel de Ville de Bobigny
Matin
9 h 15, accueil.
1 - Travaux statutaires : rendu compte du travail de 2002, compte rendu financier et élections (en fin de matinée ) au CA (un tiers soit 8 postes sont à pouvoir)
2 - Examen et adoption du rapport sur l’année 2002 de l’application de la CIDE par la France (J.P. Rosenczveig)
3 - Analyse du rapport déposé par la France au comité des experts de l’ONU (Thierry Malleville)
13 h déjeuner
14 h 30 après-midi
Les nouveaux textes législatifs et réglementaires sur le droit de la famille : exposé liminaire de Pierre Verdier
Débat
Préparation de la journée d’étude du 15 novembre 2003
17 h clôture
Cette
Assemblée générale est ouverte à toute personne intéressée, les adhérents à
jour de leur cotisation étant évidemment seuls admis à participer aux votes.
Tous autres renseignements sur DEI et inscriptions sur le site de l'association
: http://www.globenet.org/enfant
***
Rappel notamment pour les personnes résidant en région parisienne : cette journée organisée le 8 janvier prochain au siège de l'Institut de France, 23 quai de Conti, Paris 6ème, est ouverte à toutes les personnes intéressées. Elle se veut une occasion de rencontre et d'échanges.
***
Écouter : est-ce la nouvelle règle de la pensée unique ? Mais l'écoute n'est pas si facile que cela. Quand on écoute, on ne sort pas indemne. Vous trouverez un dossier sur l'écoute sur le site Internet de Jacques Nimier, http://perso.wanadoo.fr/jacques.nimier, qui vous propose également un "test" en ligne sur vos propres capacités d'écoute.
***
Quelques ajouts récents : la note faisant suite au Manifeste pour un débat public sur l'école, une réaction du GFEN à la disparition probable du Collège "unique", la présentation d'une réalisation récente : l'école de plein air du Côteau, etc.
Visitez-le, faites le connaître autour de vous…
***
à cotisation
(non obligatoire) et autres !!!
Si vous voulez
soutenir notre action.
R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux
personnes et aux associations adhérant
à ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à
l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy
AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES,
Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN.
La cotisation annuelle est modeste, presque symbolique
: à partir de 10 €, mais elle
est indispensable pour que l'association puisse continuer à fonctionner.
Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action
et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L.
(ou en renouvelant leur adhésion pour 2003) de bien vouloir se signaler
(chèques au nom de R.E.V.E.I.L. à PERRIER ). Merci aussi et surtout à celles
qui nous ont renouvelé leurs encouragements et leur soutien en 2002.
La version électronique
de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation
d'adhésion à l'association. Elle peut être librement rediffusée auprès des
personnes et des groupes intéressés. Pour la recevoir directement, il suffit de
signaler votre adresse électronique à assoreveil@wanadoo.fr
Si vous n'êtes plus intéressé par cette LETTRE, il
suffit de nous en informer par mail ou courrier postal.
Prochaine lettre vers la fin janvier 2003.
Entre temps, quelques flash possibles selon l'actualité.
Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos
questions, vos suggestions…
Contact : assoreveil@wanadoo.fr
Georges HERVE, adresse postale : rue du Château 63500 PERRIER
BONNE ANNEE 2003 A VOUS ET AUX VÔTRES
!