LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L. N° 2-6 – février 2006
Sommaire
Construire une éducation par et à
l’environnement.
Le temps des rires et des champs…
Dans un contexte socio-politique de
plus en plus lourd…
Pas de zéro de conduite pour les
enfants de trois ans
Témoignage d’un ancien élève de
Bernard Defrance
Bientôt tous les enfants, fichés
nationalement
Et pour finir sur une note
d’espoir… un projet de lycée public innovant pour le 93 !
Un nouveau livre de Charles et Théa
Rojzman
Pour une loi sur la sécurité
culturelle
Stage Ateliers d’écriture « La
ville au cœur de l’écriture… Ecrire… au cœur de la ville »
Création Ecole Primaire
innovante :
16e salon national des
apprentissages individualisés et personnalisés :
***
***
« Il n’est point nécessaire
d’espérer pour entreprendre,
ni de réussir pour persévérer. » (Guillaume d’Orange)
Ce n’est pas parce que la situation semble
particulièrement désespérante qu’il ne faut pas tenter de la transformer… bien
au contraire ! Notre système d’éducation se dégrade de jour en jour, et la
seule solution qui semble recueillir les suffrages de la majorité de nos
concitoyens, est le retour à un passé d’autant plus mythifié que peu d’entre
eux l’ont connu. Alors qu’il faudra bien, un jour, s’attaquer aux racines du
mal : transformer radicalement nos points de vue sur la réalité – à
commencer par nous-mêmes - pour sortir de la spirale descendante qui ne peut
nous conduire qu’à une catastrophe majeure. Et de préférence avant que cette
catastrophe n’ait fait des dégâts irrémédiables. Certes, transformer
l’éducation n’aura pas d’impact immédiat sur la marche du monde, sur les
impasses dans lesquelles l’économie triomphante l’a engagé ; mais aucune
solution durable, dans quelque domaine que ce soit, ne sera envisageable sans
un effort éducatif sans précédent qui s’adressera aussi bien aux adultes qu’aux
jeunes.
Des initiatives existent, souvent dans le prolongement
des actions menées tout au long du 20e siècle par les pionniers de
« l’éducation nouvelle ». Ceux-ci se sont heurtés à des
incompréhensions multiformes , aux obstacles sans cesse dressés devant eux
par les conservatismes en tous genres ; mais, parfois, ils ont bénéficié
de l’aide et de la sympathie de décideurs locaux ce qui leur a permis de
pousser assez loin dans le temps leurs expériences ; d’autres fois enfin,
parce qu’ils opposaient une forte résistance aux pressions, ont été
« enkystés », isolés, neutralisés par le système. Mais, un jour,
vient la retraite ou le départ pour d’autres cieux ; l’expérience n’est
que rarement poursuivie du moins là où elle a duré (les règles de nomination
des enseignants ne tiennent aucun compte du « détail » que représente
la pédagogie !).
L’ensemble de toutes ces actions forment pourtant un
trésor dont il ne faut pas laisser perdre les traces, comme il nous faut faire
connaître, autant que nous le pouvons, les actions menées de nos jours par
d’autres pionniers. Ceux-ci travaillent dans des conditions générales
particulièrement difficiles : nous vivons une époque où les conservatismes
se crispent dans tous les domaines ; est-ce, comme le pense certains amis,
parce qu’ils savent que leur temps touche à sa fin ?
Quoi qu’il en soit, il est essentiel, plus que jamais,
de travailler au rapprochement de tous ceux qui sont conscients de la nécessité
de transformer profondément les mentalités de nos contemporains pour qu’une
dynamique démocratique alliant transformations personnelles et transformations
sociales dans une interaction positive qui seule pourra éviter le pire. En
sachant que ce sont toujours les plus faibles qui souffrent le plus lorsque le
pire advient.
L’urgence est donc bien dans une
autre façon de concevoir l’éducation, une éducation qui prenne en compte les
inter-rétro-actions qui relient les personnes et leur environnement proche et
lointain, dans toutes ses dimensions. Dans la lettre n°10-5 d’octobre 2005, (http://assoreveil.org/lettre_10-5.html) j’ai proposé plusieurs façons de
schématiser ces liens. Cette même lettre présente aussi les différentes
approches de la notion d’environnement, propres à chaque discipline. Cette
présentation se termine par un constat : « Les liens et/ou échanges entre ces différentes
disciplines sont souvent difficiles, sujets à discussion, ce qui pénalise les apports de chacun au débat
général. » Or c’est
bien au niveau de ce « débat général » qu’il faut se placer pour ne
pas nous égarer dans des actions sans lendemain[1].
Cette transformation concerne d’abord les personnes
que nous sommes. Elle consiste notamment à réfléchir ensemble – lorsqu’un
« ensemble » existe, et nos efforts tendent à le faire exister – sur
le système éducatif à construire et sur les stratégies à suivre pour le
réaliser.
L’idée centrale que je propose de creuser dérive
directement du constat des interactions qui relient les personnes, la société
dans laquelle elles vivent, mais aussi l’espèce humaine et, au-delà, la planète
limitée dans laquelle nous sommes ancrés de façon définitive[2]. Ce n’est pas
céder à l’anthropocentrisme que de nous centrer sur la personne, (schéma 2)
dans la mesure où c’est de son éducation qu’il s’agit, et que nous conservons à
l’esprit que tout ne se résume pas à l’éducation des personnes (voir schémas 3,
4, et 5).
A titre d’hypothèse, je propose de découper la période
de l’éducation première[3] en cycles de
3 années[4]. Logiquement,
le premier cycle sera donc celui de la première enfance qui couvre (en première
approximation) les 3 premières années de la vie.
Il est de bon ton de prétendre vouloir « assurer
l’égalité des chances » - formule creuse à bien des égards, mais prenons
la au mot : de quelle égalité parle-t-on si on ne se préoccupe pas de la
première période de la vie, celle où le petit d’homme va passer de l’état
d’être né prématurément[5], totalement
dépendant de son environnement le plus proche pour sa survie et son
développement, à celui de fillette ou de garçonnet conscient d’être une
personne, disant « je ». Du moins lorsque les choses se passent
« normalement ». Je reviendrai sur cet adverbe.
C’est au cours de ces premières années que l’enfant
apprend sans doute plus et plus rapidement qu’à aucun autre moment de sa vie,
au point que certains prétendent qu’à 3 ans, tout est joué.
Si ce point de vue est abusif, il n’en reste pas moins
que c’est au cours des 3 premières années de la vie que les inégalités sociales
et culturelles se creusent, qui handicaperont un grand nombre d’enfants.
Pour les atténuer, les pouvoirs publics ont multiplié
les écoles maternelles[6] au début des
années 60. Mais ces écoles, malgré les efforts considérables de la plupart des
Institutrices, ne pouvaient totalement remplir leur rôle du fait des effectifs
considérés comme « normaux » : les classes de 45 à 50 bambins
n’étaient pas rares. Aujourd’hui encore, ils peuvent atteindre 35 sans que cela
entraîne l’ouverture d’une classe supplémentaire.
S’est on seulement posé la question de ce que ressent
un bambin qui passe du cocon familial à un milieu qui représente une foule pour
lui ? Tous les formateurs d’adultes savent que, dans un groupe dépassant
15 personnes, toutes ne s’exprimeront pas… Alors que faut-il penser de l’entrée
des enfants de 2 ans à l’école maternelle ? Et peut-on réellement
considérer que l’Ecole Maternelle, telle qu’elle existe et surtout telle que
l’administration l’organise en la « primarisant » de plus en plus,
peut effectivement corriger les injustices sociales dont de nombreux jeunes
enfants sont victimes ? Surtout à notre époque où se multiplient les
« familles monoparentales » - presque toujours réduites à une jeune
femme en charge d’enfants - de plus en
plus souvent en situation précaire quand ce n’est pas en grande pauvreté… Un
million d’enfants vivraient en-dessous du seuil de grande pauvreté dans notre
pays, membre du club très fermé du G7.
Le mois prochain, j’essaierai de tracer les grandes
lignes de l’effort collectif à fournir pour que tous les enfants puissent
entrer dans la vie avec des « chances égales » de développement. Cet
effort repose en majeure partie sur les collectivités locales : comment
sensibiliser ceux qui en ont pris les responsabilités ? Quelle est la part
du budget des communes consacrée à la petite enfance ? Merci à celles et
ceux qui voudraient contribuer à cette réflexion de me contacter avant le 15
mars si possible.
Georges
HERVE, février 2006
***
« Voici venu le temps des rires et des chants,
dans l’île aux
enfants c’est tous les jours le printemps,
c’est le pays joyeux
des enfants heureux… »
Bien sûr,
c’était une émission de télévision, un Rendez-vous qui vous emmenait dans un
pays imaginaire où il faisait bon vivre.
Mais c’était
aussi une époque, les années 70- 80, un temps où l’école maternelle rêvait sans
doute au développement de la culture, de l’art, de l’imaginaire tout autant
qu’aux savoirs dit maintenant fondamentaux.
L’utopie
n’existait qu’en pensant à la pérennité de cette dynamique. Sur les terrains,
le rêve prenait corps.
C’était le
temps des méthodes actives, de la reconnaissance de l’élève en tant que
personne, de ses besoins tant physiologiques que spirituels.
C’était le
temps où l’école maternelle servait de référence à l’école primaire et aux pays
européens.
Et maintenant
qu’en est il de cette école maternelle non obligatoire mais assujettie aux fers
de soi-disant savoirs ?
Qu’en est il
du respect de l’enfant et de ses besoins ?
« L’enfance
est en danger » une professeur d’école en Haute Savoie.
« J’hésite
à partir, la personne qui veut me remplacer me dit, pourquoi tu te casses la
tête, il y a des fiches toutes faites, quand tu pars je demande ton poste, y’a
moins de travail en maternelle » Savoie
« Je
suis heureuse d’être maître formateur, je vais pouvoir transmettre ce qui me
tient à cœur, l’importance du jeu et du temps à laisser aux enfants » Vendée
Urgence à
dénoncer les dérives en maternelle qui mettent effectivement l’enfant et
l’enfance en danger
Allez chercher
et accueillir comme une bouffée d’air frais les praticiens qui osent la vie,
l’écoute de l’autre, le déploiement des intelligences.
Et si nous
avions une chronique d’informations sur des rencontres de terrains où les
indices de pollution et les bouffées d’oxygène s’entremêleraient ?
Voici
venu le temps des rires et des chants ?
-
Dans cette école
maternelle qui jouxte l’école primaire, les deux classes de moyens se préparent
pour les évaluations. En rang, deux par deux, ils vont dans les classes des
grands, s’asseoir à leur table (Trop haute) un par table, pour ne pas
copier !
-
C’est la section des
tous petits (deux ans, deux ans et demi) À la porte de la classe, l’enseignante
fait barrage aux parents. L’ATSEM doit rester à l’intérieur de la salle avec
les enfants, les diriger à une table sur laquelle il y a une fiche. Ils doivent
s’asseoir et travailler.
-
Petite section (trois
ans) « Tu n’iras pas goûter ni en récréation tant que tu n’auras pas fini
ton travail » (fiche abstraite non adaptée)
Voilà je peux
avoir d’autres exemples et cet espace pourrait être ouvert à ceux qui le
désirent pour donner des faits de vie. Qu’en pensez vous ?
Monique Roy- Duquesne
Dans un autre texte, Monique Roy-Duquesne écrit
notamment :
« Que
peut il en être de ce besoin de contenance et de sécurité pour un enfant de
deux ans, au mieux du pire, deux ans et demi, projeté dans une classe de vingt
ou trente enfants ?
Lorsque tous
les enfants de la classe ont en dessous de trois ans on la nomme parfois
« toute petite section » ou
« classe des bébés ». Dans d’autres cas ces Bébés
vivent en mixité avec des plus grands qui ont ou auront trois ans dans
l’année civile révolue !!
Nombre de chercheurs
ont dénoncé les dangers de cette scolarisation précoce et j’insiste sur ce
terme de scolarisation qui est dans le contexte actuel la clef de bien
des dangers. »
Elle propose ensuite un extrait de manuscrit, genre
« Coup de gueule », en forme de lettre à un ancien élève devenu
père. Nous le présentons sur le site de REVEIL.Voir http://assoreveil.org/mrd_sortie
des artistes.html
***
Il n’est pas de jour sans que nous arrive au moins un
message significatif du raidissement sécuritaire[7] actuel (litote) et de ses « satellites ». Dans
l’impossibilité de les reproduire intégralement dans la lettre, nous donnons
ici les résumés de leurs teneurs et l’adresse du site Internet de Réveil où ces
textes sont présentés.
« Contrairement à ce que
laissent entendre les médias, l'autoritarisme de Christian NIQUE, recteur de
l'académie de MONTPELLIER, relayant précipitamment celui du ministre, n'a
pas laissé les inspecteurs indifférents et serviles.
Voir ci-joint le communiqué du SIEN des Pyrénées Orientales qui m'a été
communiqué par Jean-Pol ROCQUET, IEN.
Cadres loyaux du système éducatif,
les inspecteurs sont, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale,
en difficulté pour deux raisons majeures:
1° les injonctions du ministre
créent un trouble important chez une majorité d'enseignants de CP
qui font depuis de nombreuses années des efforts considérables pour
améliorer les performances des élèves en lecture/écriture. Ils s'estiment
méprisés, voire humiliés. Beaucoup d'entre eux envisagent de prendre une
autre classe dès qu'ils en auront l'opportunité. Les IEN au contact
quotidien du terrain ont à gérer ces états d'âme fortement déstabilisants,
nuisibles à la mobilisation et à l'enthousiasme nécessaires à la pratique
intelligente de leur métier.
2° les injonctions du ministre et
des recteurs les plus zélés mettent en porte à faux les inspecteurs qui
ont impulsé, soutenu, accompagné la rénovation pédagogique depuis la fin
des années 60. Faudra-t-il qu'ils avouent s'être trompés, comme se seraient
trompés tous les ministres successifs de droite et de gauche et les inspecteurs
généraux depuis les années 70 et qu'ils expient? » Pierre FRACKOWIAK, IEN à Douai.
Textes complets sur http://assoreveil.org/fracko_ien_nike.html
« Le
gouvernement prépare actuellement un plan de prévention de la délinquance qui
prône notamment une détection très précoce des « troubles comportementaux »
chez l’enfant, censés annoncer un parcours vers la délinquance. Dans ce
contexte la récente expertise de l'INSERM, qui préconise le dépistage du «
trouble des conduites » chez l’enfant dès le plus jeune âge, prend un relief
tout particulier.
Les
professionnels sont invités à repérer des facteurs de risque prénataux et
périnataux, génétiques, environnementaux et liés au tempérament et à la
personnalité. Pour exemple sont évoqués à propos de jeunes enfants « des
traits de caractère tels que la froideur affective, la tendance à la
manipulation, le cynisme » et la notion « d'héritabilité [génétique]
du trouble des conduites ». Le rapport insiste sur le dépistage à 36
mois des signes suivants : « indocilité, hétéro agressivité, faible contrôle
émotionnel, impulsivité, indice de moralité bas », etc. Faudra-t-il aller
dénicher à la crèche les voleurs de cubes ou les babilleurs mythomanes ? »
« ……….A
partir de six ans, l’administration de médicaments, psychostimulants et
thymorégulateurs devrait permettre de venir à bout des plus récalcitrants……… »
Des médecins
et des psychologues lancent un Appel en réponse à l’expertise INSERM sur le
trouble des conduites chez l’enfant : Textes complets sur http://assoreveil.org/pas de
zero.html
Un appel
émanant d’Universitaires et d’enseignants :
« ……….Quand cette politique s’accompagne
d’une multitudes d’autres renoncements plus ponctuels mais tout aussi
significatifs : abandon, en terminale, des Travaux personnels encadrés qui
permettaient la formation au travail de groupe et à la recherche documentaire
exigeants, imposition aux professeurs d’école de la méthode syllabique au
détriment d’un apprentissage progressif et critique de la lecture tout au long
de la scolarité, présence dans les établissements de forces de police pour
faire régner l’ordre alors qu’on refuse à ces mêmes établissements les moyens
en conseillers principaux d’éducation et en cadres éducatifs, enseignement des
« bienfaits » de la colonisation, réduction de l’éducation civique à
l’apprentissage de La Marseillaise, etc…, alors il n’est plus temps de
s’inquiéter, il est urgent de chercher, par tous les moyens, à RESISTER. »
Texte complet sur
http://assoreveil.org/non
au renoncement.html
« ….J’ai
simplement dit : « Non, je n’ai rien à ajouter, ça ne sert à rien de
parler à une personne qui ment et qui n’est pas honnête. » Je suis
redescendu en cellule. Je pleurais. J’avais encore mal partout. Tout cela était
complètement injuste.
On
est revenu me chercher à 16 heures. On m’a rendu mes affaires, mais pas
l’argent… Et j’ai été relâché avec une convocation au tribunal correctionnel de
Cergy-Pontoise pour le 28 septembre : je suis accusé d’avoir, à
Saint-Gratien, « sciemment recélé » 55 euros, un téléphone portable
de marque Nokia et une carte bancaire Visa !
Je
suis rentré à pied, d’Enghien à Aubervilliers. Arrivé le soir chez moi, les
deux premières choses que j’ai faites ont été de téléphoner à ma copine et
ensuite à mon ancien professeur… Seulement après, j’ai pris une douche, mangé
et dormi.
Lundi
matin, sur les conseils de mon ancien professeur, je suis allé voir mon médecin
qui m’a fait un certificat et ensuite j’ai écrit ce récit… Mon professeur en a
corrigé l’orthographe et le français et je l’autorise à le publier, sous mon
seul prénom, sur son site internet. Najib.»
Texte complet sur http://assoreveil.org/najib.html et sur http://www.bernard-defrance.net
« Depuis septembre
2005, « Base-élèves », un système de fichage des élèves scolarisés
depuis l'âge de 3 ans jusqu'au CM2 est expérimenté dans 21 départements
français.
Cette Base-élèves est un système de saisie et de
gestion informatiques par Internet de tous les élèves des écoles maternelles et
élémentaires. Il est appelé à être généralisé en septembre 2006. Elle prévoit
que toutes les données (familiales, sociales, scolaires et identitaires)
concernant les élèves soient transférées par les directeurs d'école à
l'IEN, à l'IA, puis au Rectorat pour terminer au fichier national de
l'Education Nationale via Internet ……..
Toutes ces mesures sont à rapprocher du "rapport
Benisti", commandé par le gouvernement concernant le risque des
"comportements déviants" des enfants dès leur plus jeune âge,
notamment en rapport avec la langue maternelle ; qui amalgame
« délinquance » et « familles issues de l’immigration »,
qui propose une « culture du secret partagé » et qui a fortement
inspiré la loi sur la délinquance du Ministre de l'Intérieur et les lois
PerbenII qui considèrent comme potentiellement délinquante toute
« personne présentant des difficultés sociales, éducatives ou
matérielles » donc à signaler à la police via le maire…. » Texte complet
sur http://assoreveil.org/bases
eleves.html
« a - Un nouveau lycée public polyvalent pour la
Seine-Saint-Denis
b - valorisant et démultipliant les
réussites de ces lycées qu’on appelle « difficiles »
c - travaillant en réseau avec les lycées existants
volontaires
Ce Projet-cadre d’établissement a été élaboré par un
collectif comportant 9 proviseurs, 4 professeurs, des acteurs associatifs
(parmi lesquels Elisabeth Bourgain), des professionnels de la formation et de
l’accompagnement des jeunes (parmi lesquels Marie-Danielle Pierrelée). »
« Partout en France, dans ces lycées dont on ne met trop souvent en relief que les difficultés, professeurs et proviseurs mènent des actions innovantes aux résultats remarquables. Ils fourmillent d’idées qui n’attendent que la liberté d’inventer et d’expérimenter et quelques moyens pour être fédérées. L’objectif de ce projet est de passer d’actions isolées, parfois mal connues y compris au sein même du système éducatif et malheureusement éphémères à raison de la mobilité des personnes qui les ont portées, à des réussites partagées, reconnues et inscrites dans la durée. Un projet modeste par son ampleur mais précis et rapide qui répond à l’appel à un pacte républicain lancé par des élus lors de la crise des banlieues de novembre 2005. Un projet qui vise à rassembler dans un lycée des pratiques qui ont été imaginées et appliquées dans d’autres établissements et à mettre en œuvre de nouvelles innovations qui pourraient être expérimentées et évaluées, pour développer les solutions aux difficultés des élèves au lycée. Un projet ouvert à tous les acteurs de l’Education nationale. »
Le texte complet est présenté sur le site http://assoreveil.org/projet_lycee_2006.html
***
Charles Rojzman annonce la parution de son dernier livre: " C'est pas moi, c'est lui" aux éditions J.C LATTES. « Changer les autres, on ne peut pas. Se changer seul ? Une goutte d’eau. Les auteurs nous offrent une nouvelle direction : la thérapie sociale, changer avec les autres »
Vous trouverez des informations sur ce livre sur le site: www.therapie-sociale.com
L’éducation permanente ne doit plus être un privilège
réservé à une minorité. Le savoir reste encore la richesse la plus inégalement
partagée… Tous les parents doivent
obtenir le droit effectif d’accompagner les enfants sur les chemins de
l’école et de la citoyenneté. Voir http://assoreveil.org/projet_loi_securite_culturelle.html
Animée notamment par Jean Pierre Rosenczweig et Bernard Defrance, DEI a tenu le 28 janvier dernier son assemblée générale couplée avec une journée d’études. Le compte-rendu de cette journée est notamment sur http://assoreveil.org/DEI-France_AG2005.html
Les 11 et 12 mars 2006 à la Halle Grenette (rue
piétonne) Bourgoin-Jallieu Ateliers d'écriture « La place » et/ou
« les murs de la ville »
En soirée : Lecture poétique « mémoires
émiettées » un livre de MP Canard à paraître aux éditions Les
Solicendristes
Atelier d’écriture : « la ville, le
dimanche »
Début du stage : samedi 11 à 14 heures. Fin du
stage : dimanche 12 à 16h30.
Stage organisé par le GFEN dans le cadre du Printemps
des poètes à Bourgoin-Jallieu et du projet départemental de l’Education
Nationale « jeunes poètes en Isère ».
Renseignements et inscriptions (avant le 6 mars)
: gfen38@wanadoo.fr
L’association APPOR (http://appor.changeons.net) organise une rencontre à l’Opéra de Nancy-Lorraine,
le 11 mars à partir de 9h30.
Cette année, la thématique
choisie est celle du rapport à l’autre, “L’autre ou
le diablement humain”. Ces figures de l’altérité sont plus que jamais au cœur de nos vies,
elles posent la question de la confiance, autrement dit, celle du lien social.
Comment réinventer ensemble de nouvelles formes d’échanges ? Comment, tout en tenant compte des différences entre les individus, ne pas sombrer dans le repli
identitaire ?
Cette thématique sera illustrée à
la fois par l’opéra de Zemlinsky “Le roi Candaule” présenté en soirée dans une mise en scène de Jean-Claude Berutti et par “Le Petit Prince” d’après Saint Exupéry, donné en avant-première à Nancy dans
une mise en scène de Maria Fitzi. Cette pièce sera jouée en
version bilingue, français/Langue des Signes française.
Renseignements et
inscriptions : APPOR, 24 rue des Dominicains 54000 NANCY 03 83 32 21 80 appor@wanadoo.fr
Réunion
d’information le mercredi 22 Février à 14h30 au 59, rue de la Fontaine au Roi,
75011 Paris.
contact : caroline.sost@free.fr ou 06.72.15.88.44 Voir aussi : www.savoir-etre-et-education.org
organisé par l’ICEM-Pédagogie Freinet à Nantes les 29 et 30 mars 2006. Tous renseignements et inscriptions sur http://www.freinet.org/icem/dept/idem44/idem44_pedagogiefreinet_salon.htm
***
à
cotisation (non obligatoire) et autres !!!
Si vous voulez soutenir notre action.
R.E.V.E.I.L.
est une association nationale ouverte aux personnes et aux associations adhérant à ses statuts
(disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à l'association) et
notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy AVANZINI, Pierre-Gilles
de GENNES, Albert JACQUARD, Louis
LEGRAND et Jacques PAIN. Son Président d’Honneur est le Docteur Guy VERMEIL.
La cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de
10 €, mais
elle est indispensable pour que l'association puisse continuer à fonctionner.
Merci
aux personnes souhaitant soutenir notre action et, si possible, agir localement
dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L. (ou en renouvelant leur adhésion
pour 2004) de bien vouloir se signaler (chèques au nom de R.E.V.E.I.L. à
PERRIER ). Merci aussi et surtout à celles qui nous ont renouvelé leurs
encouragements et leur soutien en 2003.
La version électronique
de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation d'adhésion
à l'association. Elle peut être librement rediffusée auprès des personnes et
des groupes intéressés. Pour la recevoir directement, il suffit de signaler
votre adresse électronique à assoreveil@wanadoo.fr
Si vous n'êtes plus intéressé par cette LETTRE, il suffit de nous en
informer par mail ou courrier postal.
Prochaine lettre vers la fin mars 2006 .
Entre temps, quelques flash possibles selon
l'actualité.
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questions, vos suggestions…
Contact : assoreveil@wanadoo.fr
Georges HERVE, adresse postale : rue du Château 63500 PERRIER
[1] Même si toute action ne peut être que locale, précise, limitée, elle ne peut avoir d’impact sur la situation globale que si elle se situe dans une approche du système dans son ensemble, dans toute sa complexité.
[2] Les scénarii qui envisagent la conquête d’autres planètes par l’humanité, qu’il s’agisse d’en exploiter les ressources ou d’y émigrer ne concernent, au mieux, qu’un avenir si lointain que nous les négligerons pour l’instant.
[3] Il s’agit de la période de la vie durant laquelle l’essentiel du temps est consacré à l’éducation pour l’ensemble des jeunes.
[4] Durées qui ne sont en réalité que des moyennes concernant non les personnes individuelles mais l’ensemble des jeunes envisagés en temps que groupe.
[5] Rappelons que les petits d’hommes naissent tous prématurés pour des raisons physiologiques (largeur du bassin féminin) même après 9 mois de gestation. Que cette prématurité joue sans doute un rôle important dans leurs capacités extraordinaires d’apprendre – à condition que leur environnement soit favorable.
[6] Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, les écoles maternelles n’existaient que dans les localités d’une certaine importance, essentiellement les villes. Les écoles rurales en général ne disposaient que de classes enfantines accueillant les enfants de 5 ans ; ces classes n’étaient souvent qu’un cours annexé à une classe primaire.
[7] Le besoin de sécurité est l’un des besoins fondamentaux des êtres humains qui, dès l’origine, ont vécu en groupes pour le satisfaire solidairement. Une politique sécuritaire vise à satisfaire les besoins de sécurité de certains au détriment de ceux des autres qu’elle précarise et insécurise.