LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L. N° 2 - 7 – février 2007
Sommaire
Pourquoi
nous consentons à l’impôt
Changer
radicalement pendant qu'il en est temps :
Transformer la violence des élèves
Le
travail éducatif en milieu ouvert
Un
appel de la Fondation d’Auteuil
Salon des apprentissages individualisés et
personnalisés
"Les
genres, vers l'égalité dans les relations filles/garçons"
Sur le site des Cahiers Pédagogiques :
Sur
le site d’Education et Devenir
Sur
le site de Jacques Nimier :
Un
colloque pour nos amis canadiens
Faire
de la classe un milieu éducatif
REVEIL est, statutairement, une
association-réseau indépendante de tout
parti politique, ce qui ne signifie pas que nous vivions à l’écart de la Cité.
Voilà pourquoi cette lettre relaie ce mois-ci deux appels auxquels je me suis
personnellement associé.
Le premier émane de la République des Idées, 31, rue Saint-Placide75006 Paris, tel 01 45 44 94 75
Fax: 01 44 45 91 22 Site : www.repid.com.
Cet appel a été contresigné par plus de 30 000 citoyens. Si vous souhaitez
les rejoindre, cliquez sur ce lien : http://www.alternatives-economiques.fr/petition/
Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu,
et pour certains d’entre nous, à l’impôt de
solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et
sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques
nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation.
Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions
est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de
progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les
inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite
n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être
acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité
de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage,
est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers
l’emportent sur les créateurs et où travail et
mérite perdent toute valeur.
L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les
impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre
disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer
des mesures démagogiques en matière fiscale
et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne. Car nos
revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont
été acquis par notre travail, mais celui-ci
ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de
savoir-faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis
par les générations qui nous ont précédés. C’est cet héritage commun
qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre
vie individuelle et collective. Ce qui
passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas
seulement un coût, elles sont aussi un
investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme. C’est pourquoi
nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la
contrepartie serait l’insuffisance des
moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore
à l’environnement.
***
Didier Minot, fondateur et animateur du réseau des écoles citoyennes
(RECIT) est à l’origine d’un appel que nous croyons devoir répercuter. Merci à
vous, si vous êtes d’accord avec ces idées, de le diffuser aussi largement que
possible autour de vous.
Appel à la mobilisation civique
À
l'initiative de RECIT (réseau des écoles de citoyens) un groupe de personnes et
d'organisations a décidé de lancer un appel à la mobilisation civique. L'objectif
est de multiplier les débats décentralisés dès les prochains jours, dans une
campagne électorale porteuse de choix de société essentiels, avec un risque de
régression démocratique majeure. Dès aujourd'hui, il est nécessaire que les
citoyens se rassemblent et créent de multiples débats dans la proximité
pour jouer un rôle actif et lutter contre la régression du débat démocratique.
Cette
mobilisation se situe dans la suite d'un grand nombre d’initiatives et
d’appels. L'objectif de cet appel est d'inciter toutes ces initiatives à se
mettre en lien pour faire un pas de plus et se situer dans une dynamique
de réveil des citoyens autour d’un programme de travail.
Mais
cette mobilisation civique sera tout aussi nécessaire dans la durée quelle que
soit la situation, que ce soit pour résister ou apporter une participation
critique. L’appel propose de susciter dans la durée des groupes de mobilisation
civique, à l'échelle de la
commune ou du quartier autour d’une démarche commune,
où chacun puisse s’engager personnellement.
On ne peut pas continuer comme çà.
Nous
sommes confrontés à de multiples enjeux de survie de l'humanité et des
sociétés où nous vivons. L’avenir de la planète est menacé. Peut-on
accepter qu’en France le chômage, l'exclusion, l’insécurité, les
discriminations, la perte de sens ou la solitude touchent la majorité des
habitants ? Le « fondamentalisme de marché » créée des écarts
croissants entre les riches et les pauvres, prive de leur dignité et de tout
avenir des catégories entières de populations, développe des logiques de
guerre, entraîne la montée des fondamentalismes religieux. L’évolution actuelle
nous conduit à la remise en cause des libertés fondamentales, sous couvert de
lutte contre le terrorisme.
Nous
affirmons qu'il n'est pas possible de continuer dans cette voie, car nous
allons droit à la catastrophe, à la guerre et à la fin de la démocratie. Pour s’en sortir, les aménagements ne suffisent pas,
il faut changer radicalement de valeurs et de mode de fonctionnement. Une
révolution civique est nécessaire : participative, responsable, non
violente, mais déterminée à ne pas laisser faire. Les débats de la
campagne en cours renforcent chez beaucoup de citoyens cette prise de
conscience.
Nous
appelons les gouvernements à ouvrir
les yeux sur la gravité de la situation et à adopter de nouveaux principes
d’action : changer de mode de vie et de production pour assurer un
avenir à la planète, garantir à tous une égale dignité et un égal accès aux
droits, remettre en cause le fondamentalisme de marché pour restaurer le
pouvoir des peuples, instaurer des échanges équitables, réhabiliter mais aussi
rénover les services publics et le rôle de l’État, favoriser le vivre ensemble,
faire de l'éducation citoyenne une priorité.
Nous appelons tous ceux qui ont une influence
sur les représentations, décideurs politiques et économiques, enseignants, acteurs sociaux,
éducateurs, artistes et journalistes à prendre conscience de leurs
responsabilités. Chacun doit faire ce qui est en son pouvoir pour que la
coopération l'emporte sur la compétition, la solidarité sur l'irresponsabilité,
le respect de la diversité sur le mimétisme, et que cessent le mensonge et la
recherche du pouvoir qui minent notre démocratie.
Les signataires s’engagent
Cet appel engage aussi notre propre
responsabilité. Chacun participe à l'organisation de la société par ses
échanges, sa consommation, ses choix et ses préférences. La première
révolution civique est une révolution personnelle.
Nous, soussignés, nous nous engageons donc à faire un effort
de lucidité sur notre rôle objectif dans la société, à rechercher une cohérence
entre nos convictions, nos paroles et nos actes, à agir là où nous sommes
pour changer la situation et construire des alternatives, à participer à des mobilisations
plus larges pour exercer notre commune vigilance de citoyens, et nous
engageons chaque citoyen à faire de même.
Des groupes de mobilisation civique.
On ne part pas de zéro. De multiples actions
porteuses d'humanité sont menées sur le terrain. Beaucoup contribuent à
l'émergence d'une société moins inégale, libre et fraternelle. Des
associations, des comités de quartier constituent déjà des lieux de
mobilisation. Nous appelons les citoyens à se rassembler dans des groupes de
mobilisation civique, à l'échelle de la commune du quartier, autour d’une
démarche commune :
- Faire
un état des lieux des enjeux, des dysfonctionnements et des
besoins sociaux non satisfaits, mais aussi des multiples actions et des
actes qui contribuent à construire dès à présent une société à finalité
humaine.
- Mettre
en lien tous ceux qui souhaitent agir pour répondre aux enjeux de la
société, en leur permettant de ne pas rester seuls, favoriser le travail
en petits groupes pour permettre à chacun de prendre la parole, de devenir
acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire et d’exprimer leur culture
commune par l’action culturelle et la fête.
- Mener
des expérimentations et des actions, même limitées, qui permettent
d’inventer la société de demain, tout en parvenant à quelques résultats rapides
montrant qu’un autre monde est possible. Agir dès maintenant pour changer ce
qui peut l'être en s'auto organisant, sans tout attendre de l'État, de l'Union
Européenne ou des politiques locales.
-
Jouer un rôle de veille, de contrôle et de
proposition par rapport aux décisions publiques. Cette interpellation des
pouvoirs publics doit permettre de faire prendre en compte les
expérimentations, développer dans la durée des contre-pouvoirs et d’exercer
une pression pour que le changement des priorités devienne effectif.
Cette mobilisation pourra s’organiser en
constituant de nouveaux groupes ou de préférence autour d’un lieu déjà
constitué (association, collectif, comité de quartier, lieu de débat, forum
social local, …) qui adopte la démarche proposée et la charte de principes.
(http://recit.net/spip.php?article923)
Pour signer cet appel, il
suffit de vous rendre sur :
La liste alphabétique des
signataires apparaît en clair au bas de l'appel au fur et à mesure des
signatures validées. Seuls le nom, le prénom et la qualité sont rendus publics.
Un
groupe de pilotage se constitue avec les organisations parties prenantes de
l'appel. Celui-ci s'organisera pour répondre aux questions posées et pourra
proposer aux signataires proches de se regrouper. Les organisations signataires
entreprennent de mutualiser les moyens d'appui dont elles peuvent disposer pour
les mettre à disposition des initiatives locales.
RECIT - ADELS – MRJC - La Vie Nouvelle - Action
Consommation - Voisins et citoyens en Méditerranée. - EMI-CFD – CEDAL – Intermèdes
- Culture XXI
***
Cerveau, motivation, apprentissage – un ouvrage
de Daniel Favre, enseignant chercheur à
l’université Montpellier 2. Directeur d’études à l’IUFM
Editions Dunod - Collection: Enfances 320 pages, prix
: 26 euros. Format : 155 x 240.
« Comment
un enfant, dont la curiosité semble insatiable, peut -il devenir un adolescent
recherchant dans la violence envers autrui la
satisfaction qu’il ne trouve plus à travers les apprentissages ou la rencontre
avec les autres ?
Pour répondre à cette question et aider réellement les jeunes, Daniel
Favre montre d'abord comment fonctionne le cerveau dans toutes ses dimensions cognitive,
mais aussi et surtout affective : comment s’enracinent les peurs, comment se
fabriquent les besoins d'être le plus forts, d'obtenir un plaisir immédiat.
Plus que les autres, les adolescents violents ont besoin de certitudes, alors
que le monde d’aujourd’hui demande d’être à l’aise avec l’incertain.
Le bilan de dix ans de recherches menées par l'auteur sur la prévention
de la violence montre que les enseignants, tant au primaire qu’au secondaire,
peuvent efficacement aider les jeunes à transform er leur violence en un désir d'apprendre renouvelé.
L'auteur propose en ce sens six outils théoriques et pratiques :
-apprendre à l'élève à mieux gérer les nécessaires
déstabilisations cognitives et affective ;
- décontaminer l’erreur de la
faute dans les apprentissages ;
-construire un mode d’autorité
distinct de la domination -soumission ;
-choisir l’affirmation de soi non
-violente, l’écoute, l’empathie et renoncer à la manipulation ;
- associer la transmission des
savoirs et la socialisation des élèves ;
-dépasser un conflit de valeurs de
notre société et favoriser l’émergence de l’humain.
Cet ouvrage est écrit pour les
éducateurs, les enseignants et toute personne concernée par la prise en charge
éducative de la violence des enfants et des adolescents ».
Site Web : www.transformerlaviolencedeseleves.com (en construction)
« Nombreux sont les enseignants tentés, un jour
ou l’autre par des propos désabusés du type : “Ils n’écoutent vraiment
rien !” ; “Mais qu’est-ce qui peut donc les intéresser ?” (…)
Quand on regarde agir un enfant de
3 à 5 ans, ce qui frappe généralement, c’est son appétit pour
l’exploration, pour les inattendus de la vie : sa curiosité semble insatiable,
toute réponse lui donne envie d’en savoir plus et relance ses questions. Or de
nombreux pédagogues constatent avec regret qu’au cours de la scolarité, cette
source de plaisir engendrée par les apprentissages, se tarit : la plupart
des adolescents ne se motivent plus que pour la note. Si le devoir n’est pas
noté, disent les enseignants, les élèves ne travaillent plus, montrant
d’ailleurs ainsi que ceux-ci ont bien intégré les valeurs implicites de notre
société.
Nous baignons malheureusement dans une culture où les
notes à l’école ne sont pas basses ou élevées, elles sont mauvaises
ou bonnes et participent donc à notre identité ; elles nous
désignent comme mauvais ou bon, et si on est mauvais élève, on est exclu… (…)
Comment le jeune peut-il éprouver du plaisir à l’école
si celle-ci accentue le manque d’estime de soi et le sentiment d’exclusion déjà
engendrés au sein de la société ? Le cerveau humain a alors d’autres
« ficelles » pour procurer des satisfactions : les toxicomanies
sans drogue. De nombreux comportements sont susceptibles de produire des
récompenses comme une drogue et parmi eux : la violence. En rendant les
autres faibles ou impuissants, on peut se sentir fort ; en inquiétant
autrui, on devient source de préoccupation, on existe enfin !
Un enjeu essentiel de l’école est donc de faciliter
les conditions permettant au jeune, initialement explorateur né, de ne pas
devenir dépendant des stimulations que procure la violence et ainsi ne pas
l’inciter à rechercher dans la domination ou la soumission ce qu’il ne peut
trouver à travers les apprentissages ou la rencontre avec les autres.
Cet ouvrage ne propose pas de désigner des coupables
ou de supprimer les notes à l’école ; ce serait si simple et si
tentant ! La démarche se veut logique. Pour que les jeunes restent
principalement motivés par l’apprentissage, il faut d’abord comprendre
comment fonctionne le cerveau dans toutes ses dimensions, cognitive mais
aussi et surtout affective. Comment s’enracinent les peurs, celle de faire des
erreurs ou celle de l’étranger ? Comment se fabriquent des besoins, celui
d’être le plus fort ou d’obtenir le plaisir dans l’instant ?
L’objectif est donc de fournir des bases pour
comprendre la violence et permettre la formation des enseignants dans une
perspective où la prévention de la violence ne sera pas dissociée de la
transmission des savoirs. »
***
Principes et pratiques
Un ouvrage de Laurent OTT édité par ERES
L’ambition du présent texte est de
donner une définition précise et claire du travail en milieu ouvert, hors
l’institution, de présenter et de défendre de nouvelles pratiques en ce
domaine, existantes, innovantes ou à inventer, et des outils concrets pour les
mettre en œuvre.
S'adressant résolument à tous les enfants de 6 à 14
ans, à partir de territoires et de zones
d’intervention, le travail éducatif en milieu ouvert se développe souvent de
façon informelle et méconnue, sous des formes institutionnelles et
administratives variées (centres de loisirs atypiques, actions liées à un club
de prévention, actions d'accompagnement scolaire ou éducatif, etc.).
Comprendre la valeur et le sens de ce
travail, mis à mal par une succession de réformes récentes, contribue à renouveler la réflexion sur les
pratiques de prévention adaptées aux besoins
des enfants d'aujourd'hui.
Laurent Ott est éducateur et enseignant, docteur en philosophie, responsable de projets à l'EFPP (Ecole de formation psychopédagogique).
***
A la radio, à
la télévision, dans les journaux, lors des premiers débats politiques, le sujet
des jeunes en difficulté est abordé de façon aussi répétitive qu'expéditive...
Jeunes en difficulté = délinquants
avec le
cortège d'ignorance, de peurs, de regards négatifs et de paralysies qui en
découle.
Nous pensons
que la situation des jeunes en difficulté nécessite un véritable traitement,
c'est-à-dire une volonté, de l'imagination, du coeur, du professionnalisme, des
moyens humains. Financiers également.
La Fondation
d'Auteuil interpelle les candidats à l'élection présidentielle:
En leur
adressant une Lettre ouverte militante en faveur des jeunes en difficulté et de
leur famille.
Nous vous
proposons de prendre connaissance de cette Lettre ouverte en la téléchargeant
sur notre site www.fondation-auteuil.org/lettreouverte
Manifestez
votre adhésion, soutenez cette campagne:
- En la
diffusant au plus grand nombre de personnes possible dans votre entourage
professionnel et personnel
- En leur
demandant de soutenir la Lettre ouverte
Pourquoi ?
Plus nous
aurons de signatures, plus notre campagne militante incitera les candidats à
prendre des engagements dans leur programme en faveur des jeunes en difficulté
et de leur famille.
Merci de
votre engagement et de votre soutien !
***
Nantes, les 28 et 29 mars 2007 Hôtel
de région des Pays de la Loire
17ème SALON NATIONAL PEDAGOGIE FREINET
En réaction aux attaques
actuelles contre l’école, les enseignants, les mouvements pédagogiques, en
réponse aux interrogations de la société contre la violence, ce salon veut
réaffirmer ce qui fait la spécificité de la pédagogie Freinet depuis ses
origines : un choix pédagogique en lien étroit avec un engagement social
et politique. Le thème choisi cette année :
“ Quelle école… pour quelles valeurs ? ”
mettra en lumière les valeurs
de coopération et d’entraide, de respect, de tolérance et de solidarité, de
travail et d’envie d’apprendre, de citoyenneté, d’autonomie et de
responsabilisation.
Ces valeurs représentent le
fil conducteur de nombreux enseignants et d’éducateurs en France et dans le
monde. Ce 17ème Salon a vocation à le démontrer à travers les
diverses interventions, échanges et pratiques présentés.
Avec les interventions
de :
Philippe MEIRIEU, professeur des Universités en Sciences de l’Education, auteur de
nombreux ouvrages sur l’éducation, ancien directeur de l’IUFM de Lyon. (www.meirieu.com)
grand témoin le matin du 28,
conférencier sur le thème du salon l’après-midi
Jean-Yves FOURNIER, agrégé de philosophie, professeur à l’IUFM de Créteil nous interrogera sur
le rapport entre le fonctionnement de l’intelligence et les valeurs
pédagogiques qu’il défend.
Jean-Pierre ROSENCZVEIG,
Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny, traitera du respect du droit des
enfants avec
Jean LE GAL, docteur en sciences de l’éducation, responsable des droits de l’enfant à
l’ICEM
Avec la participation
de :
Des enseignants Freinet qui
animeront de nombreux ateliers sur la pédagogie Freinet : en maternelle, à
l’élémentaire, au second degré - vivre l’entraide dans la classe - les
productions du Mouvement Freinet - film sur Célestin Freinet, …
Des éducateurs à la santé
(CREDEPS) pour montrer qu’on peut éduquer aussi autrement dans la santé
Des éducateurs sans
frontières…qui oeuvrent quotidiennement pour les enfants sans papiers
Des associations d’éducation
populaire
Pour en savoir plus :
http://www.freinet.org/icem/dept/idem44/ et http://www.icem-pedagogie-freinet.org/
Inscriptions auprès de :
Hervé GOURDIN - gourdin.crenier@free.fr
***
Famille, quartiers, groupes sociaux
; école sanctuaire ou non ? école service public local ou institution ?
Un colloque organisé à Grenoble les 23, 24 et 25 mars
par Education et Devenir
« L'Ecole
change : suite de la massification,
déconcentration des pouvoirs, décentralisation,
dimension européenne, liens à l'économique, nouvelle demande Sociale..
Tout ceci lui
impose d'évaluer son action, de repenser son interaction au monde. Dans ces
nouveaux contextes, l'école est parfois qualifiée de guichet unique du Service
Public ! De fait, l'école n'est-elle pas un des derniers lieux où les jeunes
peuvent se construire une cohérence et prendre conscience de la dimension
collective ? Et pourtant permettre l'émergence d'une réelle complémentarité
avec les autres institutions, avec le monde associatif et le monde économique
ne serait-il source d'une vigueur nouvelle ?
Le chantier
est immense : le colloque de Grenoble sera pour nous l'occasion de dresser un
bilan, de dégager une méthode et de fixer des priorités pour demain. »
Présentation et programme : http://education.devenir.free.fr/colloque2007.htm
***
Eduquer à la
non-violence et à la paix
Revue
trimestrielle à destination des enseignants et des éducateurs • Février
2007 • n° 5
Au
sommaire de ce numéro :
·
Un
témoignage de classe élémentaire et de classe de maternelle "Filles
et garçons de papier"
·
Un
témoignage en collège "Parité et respect mutuel des deux sexes : vers
l’égalité des chances"
·
Un
témoignage en collège "Les p’tits égaux"
·
Une
analyse de Bernard Paris "Discrimination ou différenciation en EPS ?"
·
Une
liste de propositions pour aller plus loin.
Vous
trouverez également en supplément une fiche pédagogique "De la mixité à
l’égalité".
http://nonviolence.actualite.org
Envoi en pièce
jointe au format pdf de la Lettre « Eduquer à la non-violence et à la
paix » sur simple demande à REVEIL (assoreveil@wanadoo.fr )
***
http://www.cahiers-pedagogiques.com:80/article.php3?id_article=2898
"Résister et proposer : il faut changer l'école
!"
De solides « assises » pour la pédagogie... Compte rendu de la journée de travail du 3 février.
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2846
Les PPRE, nouveau visage de l’aide individualisée
Un dossier à télécharger
(5 euros, format PDF)
http://cahiers-pedagogiques.com/numero.php3?id_article=2751
Le jeu
: rien de plus sérieux !
Un dossier réalisé par Pierre Madiot, rédacteur au Cahiers
pédagogiques, et publié sur l'espace éducatif de France 5
http://www.cahiers-pedagogiques.com/numero.php3?id_article=2889
N° 450 Images
Coordonné par François Malliet et Jacques Tenier
***
Globale ou b-a
ba : faut-il vraiment choisir son camp ?
Les éditions Fayard sortent le livre de Laure Dumont –
Globale ou B. A. - BA - à la veille de la rentrée 2006-07. Il
bénéficie d’une publicité inattendue, grâce à la nouvelle offensive anti globale
(au sens le plus extensif) de Robien.
Pendant le mois de septembre, invitée dans cinq Forums
de la FNAC, Laure Dumont va rencontrer le public. Découverte
surtout d’une totale absence d’humilité, telle cette mère de famille qui se
veut spécialiste du cerveau, ces profs de collège qui accusent le primaire de
tous les maux, sans oublier les vieux bougons dénonçant l’école qui
n’est-plus-ce-qu’elle-était-ma-pauvr’-dam’ appuyant les ritournelles usées de
lobbyistes des officines ultra-libérales.
Cette tribune est donc une sorte de postface
à son livre décrivant ce débat-ornière dont on ne peut sortir
« faute d’une quelconque volonté collective d’avancer ». Cela la
conforte dans son analyse : « derrière le débat sur la lecture se
cache le débat sur l’école ».
Elle conclut : « s’il faut choisir mon camp,
je choisis de prendre le parti de l’enfant, le parti pris humaniste de la
confiance en l’enfant, aussi angélique puisse-t-il paraître et en assumant ses
incontestables limites, aux regrets de nostalgiques mal dans leurs pompes et
mal dans leur monde. »
http://education.devenir.free.fr/Tribune.htm
Orthographe
en question
La sortie du livre de D. Manesse et D.
Cogis est l’occasion pour L. Sprenger-Charolles (CNRS) de plaider pour la
transparence de l'orthographe qui facilite l'apprentissage de la lecture.
Elle s’inscrit ainsi dans le combat des écrivains et
des linguistes qui ont, depuis la fin du 19ème siècle essayé en vain
de faire passer des simplifications de l'orthographe du français.
Elle offre quelques extraits d’un très joli texte
adressé par Ferdinand Brunot au Ministre de l’Instruction Publique au début du
20ème siècle. « “La scintillation des étoiles s'éteindrait
si l'on écrivait désormais cintilation” [écrivait Brunetière]. Cet
argument ne touchera guère ceux qui savent que scintiller … a pour
correspondant, en espagnol, centellar, en portugais sintillar … et il est
difficile de croire que faute de notre sc on ait manqué à goûter, partout
ailleurs que dans la France du XIXe siècle, la douceur des nuits sereines et
lumineuses »… On croirait lire, avec Brunetière, les arguments de ceux
qui en 1990 comparait Rocard à Laval pour avoir tenté de supprimer quelques
accents circonflexes, consonnes doubles et ph… « Un soufle
d’asfodèles » aurait perdu toute senteur ! l’éléfant aurait laissé
ses défenses en même temps que son ph !
http://education.devenir.free.fr/ortografe.htm
***
"Les facteurs humains dans l'enseignement et la
formation d'adultes »
Un dossier sur l'accompagnement:
- "Accompagner: La belle histoire" et
"Quelles postures dans les pratiques d'accompagnement?" par
Marie-Françoise Bonicel
- "Accompagnement d'enfants et
d'adolescents en difficulté scolaire" par le Dr Cyrille Cahen
- "Accompagner le passage dans lequel
enfants et parents se séparent : L'entrée à l'école maternelle" par Claude
Rivens
- "L'accompagnement du stagiaire IUFM par
son tuteur" par Nicole Bertrand
La polémique sur le calcul: "Un avis sur l'avis
de l'Académie des sciences" par Gérard Vergnaud
Des livres:
- Accompagnement et formation par Georges
Chappaz
- L'accompagnement en éducation et formation par
Guy Le Bouëdec et Als
- Accompagnement en formation d'adultes par
Jean-Noël Demol et Als
- L'enfant en difficultés: l'aide psychologique
à l'école par Roger Perron et Als
- Thérapie de l'échec scolaire par Cyrille Cahen
et en mars :
La campagne électorale va rentrer dans une phase
importante. En fonction de cette échéance,
Jacques Nimier a l'intention, pour le mois de mars, de faire un
éditorial sur le devenir de l'école, un enjeu vital pour nos sociétés.
Ne manquez pas de vous y rendre dès les premiers jours
de mars.
http://perso.orange.fr/jacques.nimier/
***
Colloque
"L'urgence d'une éducation humanisante", Université Laval, Québec, 12
mai 2007
Avec la participation de Edgar Morin
Lors du
premier colloque du Mouvement Humanisation en mai 2006 personne n'a réfuté
l'hypothèse avancée, à savoir qu'il n'existe pas présentement de programme
d'humanisation fondés sur une science et un art du développement humain. Le
deuxième colloque portera donc sur les fondements capables de refonder
l'éducation et de l'extirper du cercle vicieux des réformes qui n'ont pas
solutionné la crise qui perdure depuis des décennies au sein de l'institution
éducative au Québec comme ailleurs dans le monde.
Edgar Morin
spécialiste de la pensée complexe de renommée internationale viendra nous
parler de l'urgence d'une réforme de la pensée afin de réformer l'éducation.
Un tel sujet
est susceptible d’intéresser tous les personnes préoccupées par les liens
étroits qui existent entre l’état inquiétant de l’humanité et de la planète et
la crise qui perdure en éducation. Si cette dynamique éducative et sociale vous
intéresse vous trouverez en pièces jointes le dépliant et un formulaire
d’inscription pour le 2ème colloque du Mouvement Humanisation qui se tiendra le
12 mai 2007 au Grand Salon du Pavillon Alphonse-Desjardins de l'Université
Laval.
Gaston
Marcotte, professeur associé,
Faculté des
sciences de l’éducation, président-fondateur du Mouvement Humanisation
Mouvement Humanisation http://www.mouvementhumanisation.org
C.P. 9155,
Québec, (Québec) G1v 4B1 Tél: (418) 658-4862
***
L’Association Vers la Pédagogie Institutionnelle- Fernand Oury annonce qu’elle organisera son 14e Stage National AVPI à Strasbourg (Bas-Rhin ) du 29 octobre au 5 novembre 2007.
Nous aurons
l’occasion de revenir sur cette information et de la détailler. Si vous êtes
intéressé(e), vous pouvez déjà vous adresser à Isabelle ROBIN 18, rue de la Matte 44600 Saint-Nazaire (avec une enveloppe timbrée à votre adresse)
Tél. : 02.40.66.44.79 mail : isa.robin-mahe@wanadoo.fr
***
à cotisation
(non obligatoire) et autres !!!
Si vous voulez
soutenir notre action.
R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux
personnes et aux associations adhérant à
ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à
l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy
AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES,
Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN. Son Président d’Honneur
est le Docteur Guy VERMEIL(†).
La
cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 10 €, mais elle est indispensable pour que
l'association puisse continuer à fonctionner.
Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action
et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L.
(ou en renouvelant leur adhésion pour 2007) de bien vouloir se signaler
(chèques au nom de R.E.V.E.I.L. adressé à REVEIL, Centre culturel, 63500
PERRIER ). Merci aussi et surtout à celles qui nous ont renouvelé leurs
encouragements et leur soutien en 2006.
La version électronique
de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation
d'adhésion à l'association. Elle peut être librement rediffusée auprès des
personnes et des groupes intéressés. Pour la recevoir directement, il suffit de
signaler votre adresse électronique à assoreveil@wanadoo.fr
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Prochaine lettre vers la fin mars 2007.
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