LA LETTRE DE R

LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L.      3- 7 – mars  2007

 

Sommaire

Une lettre ouverte d’André Giordan. 1

Entretien avec Christian Forestier 3

L’enseignement de l’allemand menacé ?. 3

Zone de transformations collectives. 4

Répression et chasse aux étrangers : un pas a été franchi. 4

- 36 personnalités donnent leur avis sur... l'École du futur 6

Délices de maths. 6

Quelques rappels…... 6

 

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Une lettre ouverte d’André Giordan

aux candidats à l’Election Présidentielle de 2007,

à l’intention de leur futur Ministre de l’Education Nationale.

 

Monsieur le Ministre,

 

Vous rêvez sûrement de laisser votre nom à une réforme de l’école. N'en faites rien... Le système éducatif est actuellement bloqué. Quoique vous fassiez, même la plus généreuse des réformes, dotée des plus grands moyens, n’a aucune chance de succès. Vous lanceriez des écoles expérimentales ou des lycées pilote, ils deviendraient des ghettos. Vous développeriez les projets d'établissement, ils s’enliseraient dans des procédures administratives. Les résistances à une évolution de l'école sont nombreuses : manque de souplesse dans la gestion, pression des administrations locales sur la politique des établissements, infantilisation des enseignants, absence d'évaluation sérieuse, corporatismes de toutes sortes, etc. Et puis vos collègues, les ministres qui vous ont précédés vous ont savonné la planche. Ils ont fourvoyé les enseignants ; ils les ont découragés par autant de projets bâclés et inachevés. Mal préparés, peu accompagnés, non testés, ces derniers ne pouvaient pas aboutir. Vive la “Charte pour l’école du XXIème siècle !”... Qui en parle encore ? Certains enseignants ont cru aux réformes précédentes, ils ont été trompés ; après trente ans de remaniements incessants et inutiles, ils ont compris. Ils savent que tous les changements promis ne sont que des effets d'annonce pour ministre en manque de publicité.

L'école n'a pas besoin d'une réformette, elle doit se transformer de fond en comble. Il ne suffit pas de changer quelques points, il s’agit de revoir son organisation et son statut dans la société. Ce n’est plus de remaniements partiels ou de réorientations de détail qu’il s’agit, l’institution demande à être repensée dans son ensemble... Faute d’avoir su s’adapter progressivement, elle est complètement décalée. Elle nécessite un bouleversement radical. Ce qui ne veut pas dire que celui-ci doive se faire à marche forcée et d’en haut ! La transformation de l’école est une action sur la durée car elle est en prise directe avec l’évolution de la société.

Toutefois, rien ne pourra se faire directement depuis vos bureaux. Vous réuniriez les experts les plus patentés, rien ne se passerait ? D'abord il vous faudrait les repérer, votre ministère n’a pas de service de veille pédagogique ! Vous regrouperez toujours les quelques mêmes, ceux qui ont le temps de traîner dans les allées du pouvoir parce qu’ils ne sont plus dans la réalité du terrain. Dès lors, ils manqueront d'idées et ne seront pas à l’abri des corporatismes de toutes sortes qui trouvent dans l’école un moyen d’exister ou de s’exprimer. D’où l’enflure des programmes, à commencer par ceux de l’école primaire !

Enfin, l'école ne peut se changer par décret, les oukases n'ont aucune chance en démocratie. Est-ce à dire qu’un ministre de l’Éducation ne soit plus d’aucune utilité ? Nous n’irons pas jusque là ! Mais si vous continuez dans la lignée de vos prédécesseurs, le pire est à craindre. En revanche, votre fonction redevient essentielle si vous vous engagez à dynamiser le système. Dans toute organisation complexe, le “manager” ne peut plus diriger tout seul, sans écoute du terrain. Ce que vous pouvez faire au mieux, et avec vous votre hiérarchie intermédiaire – voilà où il vous faut “dégraisser” –, c’est écouter, encourager et accompagner les évolutions à la base... Pourquoi ne vous appuieriez-vous pas plus sur vos troupes ? Les enseignants, ce sont eux les vrais professionnels de l’école, ce sont eux qui sont en contact avec la réalité. Ils sont de bonne volonté, prêts à se dépasser, ils demandent seulement à être reconnus.

Les enseignants ne sont pas un facteur limitant ! Ils le sont quand ils ne savent pas où ils vont, parce qu’on les infantilise, parce qu’ils sont insuffisamment formés aux nouvelles réalités. S’ils se sentent considérés et s’ils pensent servir à quelque chose, ils ne regarderont pas leur montre ! D’ailleurs, ils ont plein d’idées à la base, l’école est remplie d’intelligences qui n’attendent qu’à s’exprimer.

L'école a besoin surtout de lieux de confrontation où l’on mette à plat les problèmes et où l’on invente de nouvelles approches, en interne au sein des établissements, mais aussi aux plans académique et national. Les innovations en cours ne sont pas recensées, elles ne sont pas évaluées, pas mutualisées. Nombre d’enseignants partent à la retraite, sans que leur savoir-faire ne soit engrangé. L’école n’a pas d’histoire, on recommence perpétuellement à réinventer la roue. La démocratisation suppose plus d'échanges entre les types d'établissements pour que cette diversité soit source de plus de réussite et d'efficacité. Les établissements professionnels sont d’ailleurs plus souvent des laboratoires pour l’innovation : pourquoi ne les valorisez-vous pas plus ? Il vous faut créer les conditions d’un changement. Tout n’est pas affaire de budget, l’argent compte mais ce n‘est pas tout, vous pouvez favoriser une culture du changement. Arrêtez d’infantiliser les enseignants par un recrutement et une notation dépassés. Formez-les et informez-les en permanence : compétences et transparence sont les marques des organisations de demain. Responsabilisez-les en promouvant la qualité, mais la qualité des résultats, des compétences acquises par les élèves, et non pas celle des directives et des programmes à exécuter...

Bien sûr, il vous faut affronter la question inévitable des programmes – et, pour commencer, la question des champs disciplinaires – qui sont également à revoir totalement, tant ils sont décalés par rapport à ce que sont les élèves et aux savoirs à maîtriser. Par ailleurs, les savoirs importants ne sont pas seulement dans les disciplines, des regards croisés ou transversaux sont à introduire, tout comme des regards sur les savoirs ou le vivre ensemble. Autant de débats qui doivent émerger à tous les niveaux. Il s'agit de ne pas être frileux, de donner une large marge de manœuvre aux enseignants et aux établissements en fonction de projets.

Jamais la réflexion sur l’école n’a été aussi pauvre. Elle ne peut aborder le xxième siècle en fonctionnant sur des principes qui sont ceux du xixème ! Placer le débat de l’école au niveau de la Nation semble s’imposer ! L’école doit se trouver au cœur de la réflexion sur notre monde en mutation, afin d’y assumer pleinement son rôle.

Avec mes salutations respectueuses.

 

André Giordan

 

 

 

En 2001, en lien avec les élections présidentielles de 2002, j’avais écrit un mail à l’intention du futur ministre de l’Education nationale. Je l’avais appelé Jack Ferry ! Ce fut Luc Ferry qui le devint.

Cinq ans plus tard, ce mail se trouve de totale actualité ! Rien n’a changé… L’école n’a pas bougé globalement. Les savoirs importants pour décoder le monde ne sont toujours pas à l’école… Enseigner n’est pas faire apprendre… Apprendre est trop complexe pour se résoudre par une seule méthode… Seuls quelques enseignants, directeurs ou inspecteurs atypiques essaient, innovent dans leur coin, rarement reconnus.

Beaucoup de chantiers sont à mettre en place à la base si l’on ne veut pas que l’école ne disparaisse… à la manière du Mur de Berlin durant la décennie qui vient. Un million de familles ne mettent plus leurs enfants à l’école…

Nous publions ainsi ce mail à nouveau sous forme de lettre ouverte… Espérons cette fois que la prise de conscience sera plus forte. Peut être même dépasserons-nous quelques illusions ! Celle de croire qu’avant c’était mieux. Celle de croire qu’un ministre pourra tout faire depuis son bureau par de simples directives. Celle de croire qu’il suffit de prôner le changement pour le changement pour que… rien ne change !..

 

 

Pour lire les mails aux enseignants, aux parents et aux élèves…

Pour en discuter plus longuement…

  1. Giordan. Une autre école pour nos enfants, Delagrave (2002)
  2. Sous la direction de : Armen Tarpinian, Laurence Baranski, Georges Hervé, Bruno Mattéi, Ecole : changer de cap... Chroniques sociales (2007)

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Entretien avec Christian Forestier

Le second Président du Haut Conseil de l’évaluation de l’école, HCéé, assisté par Jean-Claude EMIN qui en fut le secrétaire général du début à la fin, vient de sortir, chez Stock, « Que vaut l’enseignement en France ? » avec une préface de son prédécesseur à la tête du HCéé, Claude Thélot.

« Loin du café du commerce et du populisme » de ceux qu’il appelle les « fous de l’école » cet ouvrage rassemble « l’ensemble de la production du HCéé de 2000 à 2005 » qui reposait sur des « expertises scientifiques incontestables ».

« Nous avons un des meilleurs système éducatif du monde… pour la moitié des élèves. » Ceux qui sont « à l’heure » et qui obtiennent aux tests PISA de résultats comparables à ceux des jeunes Finlandais de leur âge. En revanche, pour ceux qui ont redoublé une fois, les résultats sont médiocres, et pour ceux qui ont redoublé plus d’une fois, extrêmement faibles.

« J’ai utilisé volontairement une formule excessive, le « génocide pédagogique », pour bien mettre en évidence le caractère dangereux du redoublement précoce.[…] Nous sommes bien dans l’idée que l’élève est le premier responsable de son échec. Derrière l’alibi du traitement de l’échec pointe la « sanction » avec tous les dégâts que cela peut faire sur de très jeune élève. »

Sur la carte scolaire, sujet ô combien sensible, pour C. Forestier « assouplissement rime forcément avec renforcement des inégalités ».

Il conclut : « veut-on construire une société de « battants » ? Alors ne changeons rien, on est dans la bonne direction ; mais si on veut un système plus juste et plus solidaire alors il nous faut une mobilisation politique de grande ampleur. »

 

http://education.devenir.free.fr/forestier-emin.htm#entretien

 

Voir aussi la Note de lecture : http://education.devenir.free.fr/forestier-emin.htm#NdL

Les rapports commandés par le HCéé (tous téléchargeables) :

 http://education.devenir.free.fr/forestier-emin.htm#rapports

Des compléments et des liens : http://education.devenir.free.fr/forestier-emin.htm#liens

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L’enseignement de l’allemand menacé ?

Pour ceux que ne le savent pas encore: l'avenir de l'allemand est menacé sur l'académie de Versailles, et peut-être également dans les autres académies: l'allemand LV1 (y compris les classes bilangues qui fonctionnent très bien!) va être supprimé dès la rentrée 2008, avec pour conséquence de nombreuses suppressions de postes, et une uniformisation de l'enseignement (LV1 anglais, LV2 espagnol); les autres langues dites "rares" (quel paradoxe alors que l'allemand est la première langue maternelle en Europe!) sont également menacées à plus ou moins court terme: russe, italien, portugais, ...

Les professeurs d'allemand des collèges et du lycée d'Antony se sont réunis mercredi 14 mars 2007, et ont rédigé cette pétition qu'ils essaient de diffuser le plus largement possible: parents, élèves, associations, etc. Nous souhaiterions recueillir un maximum de signatures pour la fin du mois de mars, alors en plus de la pétition papier, nous avons mis la pétition en ligne; vous pouvez la signer à cette adresse:

http://www.mesopinions.com/Petition--non-a-la-suppression-de-l-allemand-dans-l-academie-de-Versailles-petition-petitions-9389ba0e087306356066719d76ca265d.html
Merci d'envoyer ce lien à tous vos contacts susceptibles d'être intéressés, si vous le souhaitez, évidemment!
Cordi'allemand

Annie POLES [mailto: anniepoles@wanadoo.fr  ]

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Zone de transformations collectives

Laurent Ott, enseignant et éducateur à Longjumeau, créateur de la « Maison Robinson », écrit, dans son récent ouvrage « Le travail éducatif en milieu ouvert » (éd. ERES 2007 – 15€) : « Ce qui est en passe de disparaître, c'est justement la rencontre et la relation des enfants avec d'autres enfants et d'autres parents qui ne ressemblent pas aux leurs, de tous âges et de tous sexes et habitant le même territoire ; or c'est l'expérience, pendant l'enfance, de la vie collective sur un même territoire qui seule peut donner sens à l'idée du vivre ensemble ; la rencontre d'enfants du même milieu et du même âge, avec qui on ne vit pas, se généralise de nos jours et, au mieux, développe des comportements et attitudes de consommateurs. » L’objectif de « cultures Robinson » est précisément de constituer un lieu de rencontres entre adultes et enfants vivant dans un même territoire. Le moyen : la création d’un jardin collectif, une « zone de transformation collective ».

Il fait le point le 18 mars 2007 :

 

« Les terrains que nous venons de défricher sont extrêmement durs à retourner et il n'est pas possible de le faire de façon mécanisée (pas de tracteur et le motoculteur a rendu l'âme); du coup, nous devons réinventer d'autres méthodes :

retourner le sol plein de racines à la main c'est difficile; pour y arriver, nous devons d'abord délimiter des petites parcelles, des chemins de circulation, et composer une mosaïque de carrés de production. Cela nous donne une grande liberté de proposer des travaux différents aux uns et aux autres, en fonction des âges, de l'énergie que l'on a, du nombre, du moment. Les sous groupes se forment et se reforment, les projets se multiplient entre les plus longs et certains très courts (délimiter un carré de menthe).

Ces carrés de production, nous les retrouvons en rencontrant d'autres expériences de jardinage ou de maraîchage: Frédérique a rencontré M Chollet, créateur de la méthode dite du BRF (enrichissement du sol avec du bois jeune et fragmenté) ; elle en a ramené un reportage photo et on y retrouve les mêmes principes.

Car c'est cela que nous proposons : faire un travail parfois lent, parfois difficile, mais toujours le faire ensemble, toujours penser à qui on peut proposer de s'y associer. Et cela va d'aller faire les courses, aller à une réunion, et finalement conduit à concerner un grand nombre de temps et de gens.

Ainsi nous démarrons des groupes d'enfants du samedi et du mercredi ; ce sont souvent des enfants qui pour plein de raisons ne peuvent pas trouver de place dans les structures de loisirs ; mais l'emploi du temps est tout aussi valorisant: nous travaillons pour de vrai, nous réalisons un projet pour de vrai, nous le faisons ensemble et nous prenons aussi le temps du jeu, des échanges, de la convivialité.

Les petits carrés que nous formons sur le sol, ce sont aussi les petits moments que nous formons dans la semaine; c'est de la reconquête, du défrichage, de la culture.

Sur le plan des partenariats, ça avance aussi; nous rencontrons d'autres groupes avec lesquels faire des projets en commun pour faire vivre des lieux et des moments dans le quartier. Ces projets sont aussi des petits carrés.

Nous maintenons le contact avec les institutions et collectivités; bientôt nous aurons la réponse de certaines demandes de subvention importantes; nous travaillons à en rédiger de nouvelles dont l'appel à projets de la Fondation de France dont nous connaissons et apprécions l'action de soutien aux initiatives sociales.

Sur le plan des finances, on espère toujours un jour... recevoir les subventions accordées en 2006; nous serons bientôt en avril. Comment est-il possible de croire qu'une expérience éducative et citoyenne peut se passer de ce qu'elle demande? »

Laurent OTT - Association Intermèdes-Robinson
http://assoc.intermedes.free.fr/ 

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Répression et chasse aux étrangers : un pas a été franchi.

20 mars 2007 : communiqué de presse du Réseau éducation sans Frontières (RESF)

« Hier et ce soir, des incidents graves se sont produits lors de rafles effectuées dans nos quartiers à Paris.

Lundi 19 mars en fin de journée, nous avons assisté, révoltés, à une tentative d'arrestation devant l'école maternelle Rampal d'une dame venue chercher une petite fille à la sortie de l'école.

Malgré l'intervention des parents présents, et celle d'enseignants, les policiers ont fouillé et interrogé cette femme, prenant de haut les protestations, devant les enfants et parents traumatisés. Ils l'ont ensuite emmené pour une destination qu'ils n'ont pas voulu préciser, laissant la petite fille désemparée...

Suivis et à nouveau "interpellés" par des parents de façon véhémente, les forces de l'ordre ont fini par relâcher leur proie plutôt que de provoquer une émeute. Cet incident a eu lieu lors d'une énième rafle dans le quartier de Belleville. 

Ce soir, mardi 20 mars, au même endroit, après plusieurs allers-retours dans le quartier, les policiers ont finalement assiégé un café (situé à l'angle de 4 écoles, les écoles Lasalle et Rampal), et y arrêtant, notamment, un grand-père de 2 enfants scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville. 

Après l'avoir été maintenu dans le café pendant plus d'une heure, la police décidait d'embarquer ce grand-père juste avant la sortie d'école de 18h. Les parents d'élèves, des enseignants, les militants de RESF et les habitants du quartier tentaient d'intervenir. La réaction des policiers fut immédiate : ils cherchaient violemment à disperser la mobilisation, n'hésitant pas utiliser la violence physique et un peu plus tard à asperger la rue de gaz lacrymogène. Les parents présents aux sorties d'écoles, avec leurs enfants et leurs poussettes, atteints par les puissants gaz lacrymogènes, se réfugiaient dans l'école élémentaire Lasalle pour fuir cette scène particulièrement traumatisante.

Le grand-père a finalement été emmené dans un commissariat du 2ème arrondissement.

Quelque temps après, les rafles se poursuivaient à Goncourt et à la rotonde de Stalingrad.

 Non contents d'augmenter la cadence des contrôles au faciès, parfois en dehors de tout cadre judiciaire, les fonctionnaires de police ont donc choisi cette fois de violer le dernier refuge des valeurs de la République, à savoir l'école. 

Le Préfet de Police de Paris aurait tort de sous-estimer la colère grandissante que provoquent ces procédés iniques et circonstanciels dans les quartiers dits "populaires". La peur cède peu à peu à la détermination d'y mettre fin, on l'a vu ce soir. Nous partageons cette détermination. Le procédé de rafle est en lui-même odieux parce qu'il bafoue l'ensemble des droits fondamentaux des personnes humaines. Et doublement insupportable quand les institutions de la République sont elles-mêmes visées.

Nous rappelons aussi les garanties données à RESF à deux reprises pendant l'été 2006 (le 5 juillet et le 27 juillet) par la Préfecture de Police : qu'il n'y aurait pas d'interpellations dans et aux abords des établissements scolaires. Désormais, devons-nous tenir pour caducs ces engagements ? »

 

Pour le Comité de soutien Lasalle-Rampal,

Maria Clark, 06 18 01 07 63
Thérèse Coriou, 06 82 18 39 14
Dominique Perez, 06 84 52 00 41

Pour RESF Paris,
Brigitte Wieser 06 88 89 09 29
Anthony Jahn 06 61 98 45 18

 

Bernard Defrance, Vice-Président de D.E.I. France titre ainsi son billet DOC-17 du 18 mars (complément à la Lettre de D.E.I.) (messages diffusés gratuitement sur demande adressée à bd@bernard-defrance.net ):

« Du stade des ignominies et horreurs « simples », ne sommes-nous pas en train d’en passer à celui de complicité de crimes ? »

Dans ce message documentaire, Bernard Defrance signale de nombreux sites traitant de questions d’éducation et de pédagogie. Signalons notamment celui d’Evelyne Charmeux : http://perso.orange.fr/avecEvelineCharmeux/#en

qui traite notamment des dernières circulaires Robien, notamment celle sur les « leçons de mots » et fait une critique documentée du rapport Bentolila dont Bernard Defrance écrit :

« Le dernier rapport d’Alain Bentolila sur les « leçons de mots » (le vocabulaire) suscite les mêmes réactions que son précédent sur la grammaire : et en effet il semble bien que le ministre veuille s’appuyer sur ces analyses pour continuer, démagogiquement, à ignorer complètement les apports de la pédagogie contemporaine,

c’est exactement comme si, ayant eu droit, lorsque j’étais enfant, aux cataplasmes, aux ventouses et à l’huile de foie de morue – si ! si ! – j’allais réclamer le même traitement pour mes propres enfants et – vu mon âge – mes petits-enfants ! »


 ***

- 36 personnalités donnent leur avis sur... l'École du futur

-         Un sondage sur la campagne électorale et l'école

-         Changements et améliorations dans l'École
Présidentiels? "Providentiels"!? par André de Peretti

-         Quelques concepts sur lesquels réfléchir avant d'aller voter!

o       Tensions politiques par Didier Martz

-         Des livres sur l'école du futur :

o       École: changer de cap Contribution à une éducation humanisante

o       Des clés, pour réussir au collège et au lycée

o       Les contenus de l'enseignement secondaire dans le monde: état des lieux et choix stratégiques

o       Intelligence de la complexité: épistémologie et pragmatique

-         Des livres d'actualité

o       Vous avez dit euthanasie?

o       Vous avez dit démence? Alzheimer

Pour les mois de mars et d'avril

Sur le site:"Les facteurs humains dans l'enseignement et la formation d'adultes:

http://perso.orange.fr/jacques.nimier/

 

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Délices de maths

Et pour les amateurs de jeux étonnants pour ados et adultes, un site GENIAL :

http://perso.orange.fr/therese.eveilleau/pages/delices/indexF.htm

 

Quelques rappels…

à cotisation (non obligatoire) et autres !!!

Si vous voulez soutenir notre action.

R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux personnes et  aux associations adhérant à ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES,  Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN. Son Président d’Honneur est le Docteur Guy VERMEIL(†).

La cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 10 €, mais elle est indispensable pour que l'association puisse continuer à fonctionner.

Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L. (ou en renouvelant leur adhésion pour 2007) de bien vouloir se signaler (chèques au nom de R.E.V.E.I.L. adressé à REVEIL, Centre culturel, 63500 PERRIER ). Merci aussi et surtout à celles qui nous ont renouvelé leurs encouragements et leur soutien en 2006.

 

La version électronique de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation d'adhésion à l'association. Elle peut être librement rediffusée auprès des personnes et des groupes intéressés. Pour la recevoir directement, il suffit de signaler votre adresse électronique à assoreveil@wanadoo.fr

Si vous n'êtes plus intéressé par cette LETTRE, il suffit de nous en informer par mail ou courrier postal.

 

***

Prochaine lettre vers la fin avril 2007.

Entre temps, quelques flash possibles selon l'actualité.

Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos questions, vos suggestions…

Contact : assoreveil@wanadoo.fr

Georges HERVE, adresse postale : 4 rue du Château 63500 PERRIER

 

 

 

 

 

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