LA LETTRE DE R

LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L.  N°3                  MARS 2001

 

Sommaire

 

 

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Communiqué de presse de la Fédération « Ensemble Changeons l'École »

Pour une école créatrice d'humanité.

 

Les 24 et 25 mars 2001, douze associations porteuses localement du Manifeste « Pour une école créatrice d'humanité » se sont réunies à 1'lle Saint Denis (93). Elles ont décidé de se constituer en fédération, sur la base de statuts et d'une charte.

Elles ont mis en commun leurs expériences et discuté des difficultés que rencontrent les projets innovants d'établissements pionniers qu'une dizaine d'équipes sont prêtes à démarrer à la rentrée 2001, conformément aux engagements du Ministre de l'Éducation Nationale.

Dans une situation de crise profonde du système éducatif, il n'est pas étonnant que les résistances à l'innovation soient fortes et que certains tentent de déstabiliser et de disqualifier ceux qui veulent mettre en oeuvre une alternative crédible aux difficultés des jeunes et des enseignants à l'école.

Notre fédération prend des dispositions pour

-         mettre en oeuvre des rencontres afin d'alimenter un débat large et populaire sur les missions de l'école ;

-         conforter des projets crédibles et innovants servir de structure d'appui à tous ceux qui refusent le gâchis engendré par le système éducatif actuel ;

-         lancer une dynamique porteuse d'un large mouvement pour faire de l'école un lieu de formation de jeunes citoyens épanouis et soucieux des autres.

 

Siège social de la fédération : E.C.E., PHARES, 6 rue Arnold Geroux, 93450 L'Ile St-Denis,

 

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Le coup d'envoi est donné pour un début d'union de toutes les actions, de toutes les bonnes volontés qui travaillent à transformer profondément notre système scolaire pour qu'il réponde vraiment aux besoins et aux possibilités de tous les jeunes et des moins jeunes. Dans un premier temps, ce sont des associations nées pour la plupart à la suite de la publication du manifeste pour une École créatrice d'humanité qui se fédèrent ; elles sont largement "pilotées" par des enseignants, souvent porteurs de projets d'établissements pionniers, même si elles comptent de nombreux "parents d'élèves" dans leurs rangs. Mais elles ont la volonté d'élargir cette union au plus grand nombre possible d'associations de ce qu'il est convenu d'appeler les "partenaires" de l'école – jeunes et étudiants compris, et d'une manière générale à toutes les associations qui se sentent concernées par l'éducation.

Les statuts de la fédération sont encore l'objet d'une dernière mise au point : dès qu'ils auront trouvé leur version définitive, ils seront placés sur notre site Internet. Ce qui ne devrait tarder.

Faut-il préciser que R.E.V.E.I.L., conformément aux décisions de sa dernière assemblée générale, adhère à cette fédération ?

 

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Pour alimenter le débat sur ce que l'on peut (doit) attendre d'une École transformée, voici proposés …

 

 

Quelques éléments pour refonder l'Ecole.

 

L'éducation est un droit reconnu pour toute personne par la Déclaration des Droits de l'homme de 1948. C'est à la collectivité organisée en société qu'incombe le devoir, notamment par son système éducatif, d'assurer l'application de ce droit. L'éducation est aussi l'affaire de chaque citoyen : si elle exige les compétences de professionnels bien formés, elle demande aussi qu'un dialogue permanent soit établi entre tous les partenaires du système éducatif.

 

L'École assure la formation générale première des enfants et des adolescents. Elle doit être unique, accueillant l'ensemble des jeunes dans une même structure scolaire, au moins durant la période de scolarité obligatoire. Sa finalité première est "d'offrir à tous d'égales possibilités de développement, d'ouvrir à tous l'accès à la culture, de se démocratiser … par une élévation continue du niveau culturel de l’ensemble de la nation." (Plan L.W.)

 

Ecole unique ne signifie pas école uniforme : ne pas prendre en compte positivement les différences interindividuelles conduit à exclure les enfants et les jeunes qui ne répondent pas à un type préétabli, à leur faire perdre toute estime de soi, toute confiance en soi, ce que nous n'admettons pas. Pas plus que nous n'acceptons l'orientation par l'échec qui en découle et/ou l'enfermement dans des filières ségrégatives. L'Ecole doit nourrir les plus grandes ambitions pour chaque élève sans jamais le limiter par des jugements sur de prétendues "aptitudes" (ou inaptitudes) innées.

 

Les principaux objectifs de l'Ecole sont :

 

Il ne peut être question d'imposer à chaque enfant un même rythme de progression, ni même une voie unique pour accéder aux différents savoirs. L'organisation de l'École doit permettre à chacun d'aborder de nouveaux apprentissages, de les pousser aussi loin qu'il le souhaite, à tout moment sans jamais lui opposer de délai outrepassé ou de norme figée.

 

L'évaluation doit être formative au quotidien, sommative en fin de cycles. Cette dernière doit être largement analytique et qualitative et ne saurait se résumer en une note chiffrée, encore moins en un classement. Elle doit permettre d'orienter positivement chaque enfant, chaque jeune, dans sa façon d'aborder les études au cours du cycle suivant. L'émulation ne doit pas reposer sur la concurrence entre les individus, mais sur l'intérêt intrinsèque pour les activités pratiquées, le désir de se dépasser et la satisfaction d'apporter sa contribution à des projets communs au sein de différents groupes. 

 

L'École a aussi pour charge de transmettre par l'exemple et le vécu les valeurs républicaines résumées dans le triptyque "liberté, égalité, fraternité".  Elle doit lutter autant qu'elle le peut aussi bien contre l'hyper individualisme que contre le communautarisme qui ne peuvent , tous d'eux, que dresser les personnes et les peuples les uns contre les autres et ruiner toute réalité républicaine.

 

L'éducation permanente est reconnue comme une nécessité dans un monde en évolution accélérée.  Elle ne saurait se limiter à une formation professionnelle continuée ; si elle doit prolonger l'éducation première dispensée à l'École, elle doit à la fois permettre à chaque personne de toujours mieux accéder à ce qu'Albert Jacquard appelle l'humanitude, à participer à son enrichissement, mais aussi lui permettre de mieux comprendre l'évolution des techniques, de la société et du monde et de prendre part de façon active à la direction de cette évolution. L'organisation d'un système global d'éducation permanente prolongeant l'École et en liaison avec elle, est aussi un devoir de l'État : le vingtième siècle a été celui de la mise en place de l'École pour tous ; le vingt et unième devra être celui de l'organisation d'une éducation permanente accessible à tous.

G.H. mars 2001                       

 

Ces idées demandent évidemment à être débattues, précisées : à vous la parole !

 

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Pour ou contre le Collège unique ?

 

En ce moment, le concept de collège unique est de plus en plus contesté par des personnes et des groupes d'horizons parfois opposés. Certains réclament le retour à des filières qui rappellent ce que furent les premiers CEG et CES (enseignement de type "lycée", enseignement de type "cours complémentaires", voire filière de "transition" ou "technologique"). D'autres prônent carrément la mise en concurrence des établissements (avec sélection à l'entrée pour certains). Les arguments invoqués sont divers : ne pas pénaliser les "plus doués" en leur imposant le rythme des "moins doués" dans une même classe ; mais aussi permettre de "remédier" aux insuffisances de nombreux jeunes en leur proposant un enseignement plus adapté à leurs "capacités".

Les adversaires de cette École à plusieurs vitesses se réclament d'abord des valeurs républicaines qui ne peuvent exister que dans une co-éducation de tous les jeunes, au moins durant la période de scolarité obligatoire. Ils rappellent que c'est l'école primaire qui a fondé la République dans les mentalités de nos ancêtres, une École qui accueillait tous les enfants du peuple (95 % de la population dans la première moitié du 20ième siècle). Une École largement rurale, comptant de très nombreuses classes uniques ouvertes aux enfants de 5 à 12 puis à 13 et enfin à 14 ans.

Si vous souhaitez vous exprimer sur ce sujet, je recevrais volontiers vos contributions et les répercuterai (en résumé) dans une prochaine lettre, in extenso sur notre site Internet.

 

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Ce texte de Philippe Meirieu, transmis par Bernard LOUBET, un de nos amis de l'Aéré. Merci à lui.

 

Lettre à mes élèves : << Et si l'école, c'était fait d'abord pour apprendre la paix ? >>

 

Par Philippe Meirieu

Dans "Le nouvel éducateur" n° 71, septembre 1995,

institut coopératif de l'école moderne –Pédagogie Freinet

 

Extrait p. 18-19

 

<< […] Mais, au fond, c'est là notre échec majeur à nous autres, adultes, qui nous prétendons vos éducateurs. Nous n'avons pas été capables de vous apprendre le sursis, ce sursis qui est à la base de toute socialité, ce sursis où nous prenons le temps de retenir le bras ou la phrase qui brutalisent pour entendre, même sans vraiment comprendre, mais entendre néanmoins.

 

Dès le début, nous vous avons trompés. On vous a dit de ne pas vous battre… et qu'il valait mieux discuter, qu'il valait toujours mieux discuter. Mais on ne vous a jamais laissé le temps de discuter. On vous a dit : "Réfléchis avant de parler…" sauf qu'on ne vous a jamais laissé parler en classe. Comme le disait l'un d'entre vous, il y a quelques semaines : "Ici au lycée, on ne parle jamais. En classe, on bavarde. Dans la cour, on gueule. Dans les couloirs on chahute." On vous a trompés sur toute la ligne… "Ne discute pas avec ton voisin… tu le diras à la réunion de classe…" sauf que jamais on n'a fait de réunion de classe ! Ou alors pour parler de ce que le maître avait décidé à l'avance. Ou alors dans deux ou trois écoles comme on en voit parfois à la télé.

 

Déjà, tout petits, on vous a fait apprendre des tas de choses, des tas de choses très bien d'ailleurs… comme le dormeur du val de Rimbaud. Moi, par exemple, j'ai quatre enfants et tous les quatre ils ont appris au moins trois fois le dormeur du val de Rimbaud. Ils peuvent le réciter devant un instituteur, un professeur et même un inspecteur. Ils peuvent expliquer ce qu'est un enjambement et montrer pourquoi Rimbaud a reporté le verbe dormir au début du troisième vers de la deuxième strophe. Peut-être même parmi vous, Ridha et Hakim, José et Sylvain, il y en a encore un ou deux qui pourraient, en cherchant bien, expliquer ça. Ils gagneraient alors quelques bons points dans ce grand "jeu des 1000 francs" qu'est devenue l'école, dans cet univers étrange que vous connaissez maintenant si bien, au point de ne plus vous étonner que ce soit ceux qui connaissent les réponses qui posent les questions… et qu'il n'y a guère, pour ceux qui ne connaissent pas les réponses ou pour ceux qui sont pétrifiés de trouille quand le professeur leur adresse la parole, de lots de consolation.

 

Parce qu'à l'école, ce que l'on vous a appris, depuis toujours, ce sont des connaissances que vous avez plus ou moins soigneusement empilées, jamais ce que dans notre jargon nous appelons des compétences, c'est-à-dire des savoirs qui répondent à des questions que vous vous posez, qui renvoient aux situations que vous vivez et dont vous pourriez vous emparer pour réaliser cette alchimie mystérieuse que constitue tout apprentissage, quand quelqu'un fait de la vie avec la mort, se saisit de ces vieilles choses déposées dans les bibliothèques pour se les agréger, les inscrire dans un projet et, paradoxalement devenir un peu plus lui-même… C'est bien qu'il y ait deux manières d'apprendre Rimbaud : On peut l'apprendre comme une connaissance pour pouvoir faire face aux situations d'examen ou bien l'apprendre comme une compétence pour pouvoir le relire un soir de désespoir ou de solitude, un jour de colère ou de révolte, pour pouvoir donner une autre forme à sa colère ou à sa révolte que la destruction violente. Mais ce Rimbaud là, on vous en a privés si longtemps que je comprends bien que vous soyez venus à douter de son existence. En vous privant du sens de ce que l'on enseignait, on vous a fait la pire des violences… et l'on s'étonne maintenant de constater votre propre violence.

 

Comprenez-moi bien : Je ne veux pas que l'on vous fasse des cours spéciaux, à côté des cours de mathématiques et d'histoire, pour vous apprendre la paix. Je voudrais que toute l'école soit un apprentissage à la paix. Un apprentissage à prendre du temps avant de se jeter sur l'autre, un apprentissage à cette société si difficile à construire mais sans laquelle l'humanité court à sa perte. Car je suis convaincu qu'il y a bien une manière de faire des mathématiques qui permet d'apprendre à faire la paix, comme il y a une manière de faire des mathématiques qui est une véritable préparation à la guerre. Si je fais cours de maths en vous laissant croire en permanence que c'est moi qui ai raison, ou le premier de la classe, ou celui qui crie le plus fort ; si je fais cours de maths en vous répondant à chacune de vos questions que les choses sont ainsi, ne se discutent pas et que c'est vraiment faire du mauvais esprit que de les mettre en doute ; si je fais cours de maths en organisant les choses pour qu'on ne puisse réussir qu'en écartant les plus faibles, alors, à coup sûr, je prépare la guerre. En revanche, je crois qu'il est possible de faire un cours de maths où l'on apprenne doucement que ce n'est pas celui qui crie le plus fort, ni même celui qui a le plus de diplômes qui a raison, mais bien celui qui démontre le mieux en respectant le cheminement de chacun… alors là, je crois, qu'avec vous, modestement, on prépare la paix." […]

 

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DES ASSOCIATIONS AMIES QUI MILITENT

 DANS DES VOIES DIVERSES MAIS CONVERGENTES (suite)

 

Défense des Enfants International est une ONG à statut n°1 auprès de l’ Unicef, forte aujourd’hui de 57 sections nationales, et dont le siège international est à Genève.

 

Réseau de citoyens, militants de la cause des enfants, juristes, enseignants, travailleurs sociaux, parents, hommes et femmes, mineurs et majeurs, la section française de DEI s’est donnée pour tâche de vérifier l’application en France et par la France de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, par des prises de position régulières sur l’actualité, la mise à disposition de ressources documentaires sur son site interactif Internet, l’organisation de journées d’études prospectives et la publication d’un rapport annuel.

 

Le bureau de DEI-France : Jean-Pierre Rosenczveig, président, Cécile Boccaccio, Bernard Defrance, Thierry Maleville et Pascal Vivet, vice-présidents, Sylvain Cuzent, secrétaire général, Gervais Douba, secrétaire général adjoint, Nathalie Chauvel, trésorière.

 

D.E.I.-France organise une Journée d'Etudes  Samedi 17 novembre 2001 à PARIS. Pour la préparation de cette journée, nous souhaitons des contributions de tous horizons, associations, syndicats, chercheurs, élus et militants divers, directement ou indirectement intéressés à la question de l’éducation.

 

Vos réponses et propositions, à l’une ou l’autre ou à l’ensemble des questions ci-dessus, seront donc les bienvenues :

 

adressez votre texte (10 000 signes max.)

 pour le 15 juin 2001 à :

Bernard Defrance : 59, allée Bayard, F-93190 Livry-Gargan

disquette PC, Word 2000 sous Windows, ou par e-mail

bernard.defrance@infonie.fr

1. Comment réduire l’échec scolaire et améliorer l’égalité des chances ? Par quelles mesures financières, pédagogiques et institutionnelles ?

 

2. Comment répondre aux défis des nouvelles technologies de l’information et de la « marchandisation » des savoirs ? Quel avenir pour les services publics d’éducation ?

 

3. Comment contribuer au développement d’une citoyenneté consciente des enjeux de civilisation qui attendent les générations futures ? Comment articuler les fonctions traditionnelles de l’école avec cette nouvelle exigence ?

 

siège social : 30, rue Coquillière, F-75001 Paris

courrier : 19, rue Hoche, F-93500 Pantin

télécopie : 33 (0)1 48 44 99 27

e-mail : dei-france@globenet.org

site : www.globenet.org/enfant

 

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L'association La Bouture de Grenoble est à l'origine du Clépt (Collège-Lycée élitaire pour tous), qui a ouvert ses portes dès la rentrée 2000. Il s'agit d'un dispositif de l'Education nationale pour jeunes décrocheurs volontaires pour un nouveau départ scolaire.

" - Parce que le problème du "décrochage scolaire" en France comme en Europe et en Amérique du Nord, lance un nouveau défi aux nations concernées : celui de l'intégration éducative et culturelle de chacun, préalable à l'insertion sociale et économique de tous,

- parce qu'en France, chaque année, plus de 70 000 jeunes quittent l'Ecole sans diplôme et souvent dépourvus du bagage culturel suffisant pour devenir pleinement citoyens du monde,

- parce que malgré les textes officiels invitant à répondre aux exigences du droit de récurrence, il n'est pas toujours aisé, pour un élève qui a décroché, de raccrocher,

- parce que les préoccupations "politique de la Ville" des collectivités territoriales concourent à sensibiliser les acteurs de l'Education aux enjeux sociaux de la déscolarisation précoce,

- parce qu'aujourd'hui, les décrocheurs représentent l'apicentre de la crise scolaire et qu'à ce titre ils nous invitent à inventer des réponses qui vaillent pour tous…", les militants de l'association la Bouture ont contribué à mettre en réseau les synergies et les volontés nécessaires à la réalisation de ce projet à Grenoble.

Deux autres établissements analogues ont été ouverts en septembre 2000 :

-          un Lycée intégral à Paris

-          le micro-lycée de Melun Sénart (académie de Créteil)

Le Clépt accueille des jeunes de 14 à 22 ans, volontaires pour renouer avec des études secondaires.

Quelques repères concernant les principes et les pratiques du Clépt :

-          un respect et des exigences réciproques entre jeunes et adultes

-          des objectifs scolaires ambitieux pour tous

-          un accompagnement éducatif privilégiant l'écoute et le dialogue

-          une évaluation mettant l'accent sur les acquis et les progrès

-          un apprentissage de l'autonomie et de la solidarité

-          des relations entre les matières scolaires pour faciliter leur compréhension

-          un travail en atelier s'achevant par la réalisation concrète d'un projet

-          un emploi du temps souple et personnalisé

-          un travail en équipe valorisant la prise d'initiatives et la responsabilité

-          une initiation à la philosophie dès le classe de seconde.

Adresse postale de la Bouture : 11 cours Jean Jaurès, 38000 GRENOBLE

Autres renseignements sur cette réalisations sur le site de R.E.V.E.I.L.

 

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La Fondation pour le progrès en éducation :

"L'éducation au sens large est considérée depuis très longtemps comme un sujet important, voire capital. Mais; à certains moments, il acquiert une acuité particulière. L'immédiat après-guerre a été l'un de ceux-là. On a compté sur l'éducation des jeunes pour éviter le retour de conflits fratricides et inciter à la tolérance. Le premier Salon de l'Enfance, en 1949, a réuni une floraison d'initiatives généreuses et a été une véritable inspiration pour beaucoup.

 

Notre époque d'intenses mutations est un autre de ces moments. Aussi les tentatives de réformes structurelles se multiplient-elles avec plus ou moins de succès. Le public, toutefois, y semble peu associé, alors qu'il est le premier intéressé.

 

C'est pourquoi une fondation vient d'être créée afin de fournir, en contre-point des efforts officiels, un lieu de réflexion, un centre de ressources, des aides éventuelles, enfin. Elle est placée sous l'égide de l'Académie des Sciences morales et politiques et a pour vocation de réunir, autour des problèmes de l'éducation – en particulier de l'enseignement – en France aujourd'hui, compétences et bonnes volontés." (novembre 1998)

 

Cette fondation, dont la présidente est Mademoiselle Sylvaine Marandon, adhérente de R.E.V.E.I.L., a organisé un premier colloque au printemps 1999 sur le thème "Civilité, morale, civisme. Rôle de l'école et des autres intervenants : parents, société". Elle prépare un autre colloque pour octobre 2001 sur "de quelques remèdes à l'indiscipline ambiante". Un site Internet propre à la Fondation est en préparation.

 

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 Notre appel pour constituer un groupe de réflexion sur l'enseignement des mathématiques n'a soulevé que quelques rares échos : il est encore temps de vous signaler ! Cela signifie-t-il que, "en math., pas de problèmes !!!"

 

 

 

Je vous rappelle l'adresse de notre site Internet :

http://multimania.com/assoreveil

Si vous avez la version électronique de cette lettre, cette adresse vous est présentée en couleur et soulignée : il vous suffit de cliquer dessus lorsque le pointeur de votre souris est une main pour entrer sur le site.

 

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Derniers apports placés sur notre site Internet :

-          Un texte de Jacques GEORGE sur les sources et les filiations du CRAP; (doc.géné)

-          La Charte et les statuts de l'association "Génération Médiateurs".(doc.géné)

-                      Un texte de Michel PORTAL de l'Aéré, "Contre la violence et l'ennui, petit arsenal pour débutants" (débats)

-                      Une réflexion sur les finalités de l'Ecole (débats)

-                      Une liste (à compléter) des établissements innovants existants ou en projets (Ensemble, Changeons l'Ecole)

-                      Des notes sur une conférence du Professeur Testu sur "l'aménagement du temps scolaire"(débats)

Prochainement :

-          les statuts de la fédération Ensemble, changeons l'Ecole

-          un nouveau projet d'établissement pionnier : Collège ouvert à Nantes.

-          Dernière version du projet de nos amis cantaliens

-          D'autres textes soumis à débats…

 

TOUS LES TEXTES DE NOS LETTRES, MAIS AUSSI CEUX QUI SE TROUVENT SUR NOTRE SITE SONT DESTINES A LA PLUS LARGE DIFFUSION POSSIBLE. ILS PEUVENT ËTRE REPRODUITS LIBREMENT.

Si vous connaissez des personnes que ces lettres pourraient intéresser, merci de nous donner leurs coordonnées – électroniques de préférence !

 

Merci d'avoir eu la patience d'arriver au bout !

Prochaine lettre vers la mi-avril

Entre temps, quelques flash possibles selon l'actualité.

 

Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos questions, vos suggestions…

Contact : reveil.perrier@wanadoo.fr

Georges HERVE rue du Château 63500 PERRIER

 

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