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LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L.  N° 4 - 5         – avril 2005

 

Sommaire

Des parlementaires veulent en finir avec l’encyclopédisme

PRATIQUER LA FORMATION RECIPROQUE A L'ECOLE

Rencontre de juillet : St Gervais d’Auvergne.

"La lecture dans tous les sens".

Service de nuit

Une autre façon d’instruire dans un village du Puy de Dôme…..

Quelques rappels…

 

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Des parlementaires veulent en finir avec l’encyclopédisme 

Un article de Luc Bronner paru dans le Monde du 20 avril dernier, intitulé « Des parlementaires veulent en finir avec l’encyclopédisme » signalait le rapport d’une mission parlementaire d’information sur les savoirs enseignés à l’école[1] présidée par Pierre-André PERISSOL et comprenant des députés UMP, UDF et PS. Ce rapport est présenté sur le site de l’Assemblée nationale, (http://www.assemblee-nationale.fr/12/cr-cafc/04-05/c0405041.asp ). Voici de larges extraits des 6 pages qu’il comporte. Si vous souhaitez étudier tout le texte mais que vous n’ayez pas accès à Internet ou que vous ne soyez pas familier(e) dans son utilisation, je peux vous le faire parvenir en doc. joint (précisez le format souhaité : rtf, html ou pdf) ou par courrier postal.

 

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« Les deux enquêtes du programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) lancées par l'organisation de coopération et de développement économique (OCDE) mettent en évidence le fait que les résultats des élèves français sont surtout médiocres quand il s'agit d'utiliser des connaissances en dehors d'une approche scolaire. Il existe donc des marges de progrès pour le système éducatif…

 

La mission a … écarté l'approche par discipline, qui n'est pas pertinente, car elle ne rend pas compte de la complexification du monde et de sa rapidité d'évolution, ainsi que l'ont exprimé toutes les personnes auditionnées (76). A côté des connaissances, il faut définir des compétences telles que la capacité à s'adapter, à comprendre et à apprendre…

La première compétence est de savoir communiquer dans sa langue, apprendre à mettre en mots sa pensée et tenir compte du contexte dans lequel on s'exprime. Cela mobilise l'aptitude à écouter, à comprendre, à formuler ses arguments de façon convaincante et à admettre d'autres points de vue que le sien.

- Il faut ensuite savoir travailler en équipe, coopérer avec autrui et savoir vivre ensemble ce qui nécessite de faire valoir son opinion de façon constructive, de travailler en réseaux et de savoir résoudre un conflit.

- En troisième lieu, il est important d'encourager les élèves à se forger un esprit critique. A cet égard, l'exemple des technologies de l'information et de la communication (TIC) est très éclairant puisque toutes les personnes auditionnées ont situé leur apprentissage non pas dans une optique technique à des fins professionnelles mais comme un moyen de développer l'aptitude à rechercher, valider et trier de l'information.

- La quatrième compétence consiste à savoir se repérer dans le temps et dans l'espace. Comment en effet avoir un projet lorsqu'on n'a aucune notion de chronologie ? Comment se situer dans un monde sur lequel la télévision ouvre largement lorsqu'on n'a aucune notion d'espace ?

- Il est également important de développer le potentiel des élèves à apprendre, c'est la condition même pour pouvoir continuer à s'adapter, à progresser et à se former tout au long de la vie. On retrouve ici les aptitudes à se motiver face à la démarche d'apprendre, à organiser son travail et à acquérir un certain degré d'autonomie.

- Enfin, la sixième compétence consiste à assumer ses responsabilités, à s'impliquer, à s'engager et à mener un projet. Il s'agit là d'une compétence civique qui inclut la reconnaissance de l'intérêt général, l'acceptation de devoirs au-delà des droits. Il s'agit également de l'appropriation des grandes problématiques sociales, économiques et environnementales…

 

De quelle façon certains apprentissages peuvent-ils contribuer au développement de ces aptitudes ? La mission propose de retenir quatre domaines pris en exemple.

Savoir parler, lire et écrire pour maîtriser sa langue est tout d'abord essentiel dans tous les domaines de connaissances. Le rapport contient des repères et des instruments de mesure sur le savoir-lire qui ont été fournis par divers interlocuteurs.

- Il faut également savoir accepter la complexité du monde. La quasi-unanimité des autorités scientifiques consultées a en effet mis en avant l'extrême importance d'une démarche qui consiste à faire approcher la science à partir des diverses formes d'intelligence sans accorder la primauté à l'abstraction ; développer la capacité d'observation et d'expérimentation ; établir un continuum entre les mathématiques, les sciences de la nature et la technologie de façon à ne passer que progressivement de la science aux sciences ; transmettre à tous, ce qui permet de réaliser que le monde n'est pas le fruit de processus magiques mais qu'il obéit à des lois rationnelles ; rechercher une tension vers le savoir, plutôt qu'une accumulation de savoirs. L'apprentissage de la science contribuera ainsi non seulement à la formation de l'esprit critique et rationnel mais aussi au développement des capacités langagières et à l'éducation morale et civique.

- Le troisième domaine d'apprentissage retenu est celui du travail manuel, de la technologie et des métiers. La mission souhaite mettre en avant le travail manuel qui est porteur d'une symbolique forte. Il permet d'abord d'apprendre à travailler avec ses mains et ainsi à maîtriser son geste au sens propre, ce qui contribue à se maîtriser au sens figuré. Il permet ensuite de revaloriser l'image des activités manuelles, ce qui est une des conditions de revalorisation de l'enseignement professionnel. »

- Le quatrième et dernier domaine est celui de l'éducation physique et de l'apprentissage des règles et du respect des autres. Il ne faut pas négliger, dans les apprentissages scolaires, la préparation physique et mentale : gérer le stress et gérer l'effort permettent de décupler les capacités, et la pratique du sport apprend à rebondir sur des échecs.

 

Cinq conditions sont mises en avant dans le rapport si l'on veut que les contenus définis soient réellement acquis par tous les élèves à l'issue de leur scolarité obligatoire.

- Tout d'abord, il faut personnaliser les temps et les modes d'apprentissage pour tenir compte des rythmes propres à chaque enfant.

- En second lieu, il faut décloisonner les disciplines. Le constat est, sur ce point, presque unanime. Seul ce décloisonnement, en donnant du sens aux savoirs et en abordant les sujets de façon transversale, répond au besoin de développement de l'élève préadolescent.

- La troisième condition tient à la valorisation des diverses formes d'intelligence. L'école survalorise les capacités à l'abstraction. Il est nécessaire de rééquilibrer les approches inductives et déductives, de prendre en compte les intelligences techniques et manuelles, de plus faire appel à la créativité, à l'innovation.

- La quatrième condition est de nourrir la motivation des élèves… Les troubles de l'estime de soi constituent le facteur majeur de l'échec scolaire et ils sont mal évalués et pas pris en charge. C'est surtout au plan de la stabilité de l'estime de soi que l'école joue un rôle déterminant.

- La dernière condition consiste à adapter notre système d'évaluation aux nouvelles priorités. La Finlande, par exemple, a mis au point une grille d'évaluation du potentiel à apprendre avec une batterie d'indicateurs faisant référence à des connaissances factuelles, et à des capacités de pensée et de raisonnement. Certaines attitudes sont prises en compte comme la motivation à apprendre, l'acceptation des tâches, l'auto évaluation, etc. »

 

Ce travail parlementaire tranche heureusement avec les discours officiels habituels. A plusieurs reprises, les membres de la commission des affaires culturelles, familiale et sociale ont regretté qu’il n’ait pas nourri les réflexions lors du récent débat des députés sur la loi d’orientation. En réalité, comme le remarque Luc Bronner, « François Fillon n'a jamais caché son agacement face aux suggestions de M. Périssol, lequel s'était opposé au ministre à plusieurs reprises pendant les débats parlementaires. Le cabinet de M. Fillon signale d'ailleurs que c'est au Haut Conseil de l'éducation et non au Parlement de faire des propositions. »

Ce que conteste fortement la mission en question : « l'expression du Parlement sur les contenus des savoirs enseignés est à la fois utile et légitime. Elle est utile car …les instances composées d'experts ou l'administration centrale du ministère se heurtent très vite au conflit entre les disciplines et aux pressions des lobbies. Or cette situation favorise le statu quo, l'empilement des savoirs et le compartimentage des connaissances plutôt que la prise de choix. Elle est légitime car il s'agit de l'engagement de la Nation en faveur de son école.. .. (S’)il appartient au HCE de présenter des propositions … elles ne seront qu'un avis d'experts enfermés dans leur coquille. Si on s'en tenait à cet avis, on commettrait une erreur et on passerait à côté de la véritable réforme. »

Malheureusement, « L'Assemblée nationale ne dispose pas d'une commission de l'éducation pouvant assurer la permanence de tels travaux, comme c'est le cas actuellement en Finlande ou l'a été en France sous la IIIe République… » remarque le Président de la Commission, Jean-Michel Dubernard.

Ce qui ne peut que renforcer « les réactions (qui) risquent également d'être critiques du côté des enseignants : le SNES-FSU, majoritaire parmi les professeurs de collège et de lycée, s'est toujours prononcé contre ce type d'approche de l'éducation. » comme le note Luc Bronner dans la conclusion de son article.

 

La partie est donc loin d’être gagnée, mais ce travail parlementaire marque une avancée importante vers un changement de fond dans la manière de poser les questions sur l’Ecole, d’autant plus qu’il a été réalisé par une commission regroupant des députés de l’UMP, de l’UDF et du PS qui ont unanimement marqué leur accord avec ses conclusions. Il est évidemment invraisemblable que l’Assemblée nationale ne comprenne pas de commission de l’éducation et que, « A l'évidence, le court débat budgétaire - qui constitue, à l'heure actuelle, la seule intervention régulière de la représentation nationale dans le domaine scolaire - n'est plus suffisante. » (remarque d’un député durant le débat qui a suivi la présentation du rapport).

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Versons au dossier parlementaire cette intervention de Dominique VOYNET au Sénat, le 16 mars 2005. Inutile de préciser qu’elle n’a pas donné lieu à un débat de fond ce jour là !

« Contrairement à beaucoup, je considère que les buts que nous assignons à l'école et les valeurs que nous lui demandons de diffuser ne sont pas aussi consensuels qu'il y paraît. S'agit-il simplement d'accompagner l'évolution de notre société vers toujours plus de consommation de biens matériels, de production, de compétition ou, au contraire, de considérer que des citoyens libres - et libres aussi parce qu'éduqués - peuvent par leur comportement, par leur sens de l'intérêt général, transformer la société et ne pas subir les choses ?

Nous pensons que l'école doit favoriser les dimensions de coopération, de solidarité, faire vivre ces valeurs dans le contenu de ses enseignements, dans l'organisation, dans la forme même de la scolarité. »

 

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PRATIQUER LA FORMATION RECIPROQUE A L'ECOLE

 

Ouvrage collectif sous la direction de Claire HEBER-SUFFRIN

Edition: Chronique Sociale. Mars 2005. 228 pages. 18,50 euros.

 

Un excellent outil pour construire l'Ecole démocratique du 21ème siècle.

 

Voilà un livre passionnant, optimiste et mobilisateur, qui devrait être lu par tous ceux qui, face à la poussée conservatrice qui met actuellement en cause tous les efforts accomplis depuis les années 70 pour fonder une nouvelle école en phase avec l'évolution de la société, des sciences et des savoirs en général et qui met en péril l'école de la République, ont la volonté et le courage de ne pas se résigner, de poursuivre la réflexion, d'élaborer un projet éducatif moderne, ambitieux et profondément démocratique.

 

Le livre comprend trois parties:

 

- une présentation des Réseaux d'Echanges Réciproques de Savoirs (RERS) utile pour ceux qui n'ont pas encore lu les ouvrages précédents, notamment "Echanger des savoirs à l'école", abécédaire pour la réflexion et l'action (même éditeur, septembre 2004. Préface de Philippe MEIRIEU)

- une présentation de témoignages et de parcours professionnels: institutrices ou professeurs d'école,  professeurs de français, assistante sociale scolaire, conseillers pédagogiques, inspecteurs. Itinéraires et réflexions qui permettent aux lecteurs praticiens innovateurs de se retrouver eux-mêmes et de se situer, avec leurs enthousiasmes et leurs doutes, aux lecteurs partenaires de l'école de mieux comprendre les débats récents sur l'école, et aux lecteurs en général, citoyens conscients de l'importance de l'éducation pour l'avenir de la société, de retrouver de l'espoir et des perspectives intéressantes.

- une partie plus théorique, clairement illustrée par les pratiques, traitant des enjeux pour l'école, pour les enseignants, pour la société, autour de valeurs fondamentales. Une vision humaniste du monde où la culture et les savoirs sont considérés comme des biens communs, créateurs de sens et d'émancipation, et non comme des marchandises, ou des outils d'exclusion. Une philosophie, un humanisme, susceptibles de rassembler.

 

            Dans la préface (page 7), Jacques PAIN, professeur de sciences de l'éducation à l'université de PARIS X  NANTERRE, souligne "le côté subversif des réseaux" et "la rupture avec l'école de Jules FERRY, celle qui a été mise en place pour construire des hiérarchies, une élite, qui fonctionne avec des valeurs colonialistes". Les notions de rupture et de subversion sont bienvenues en cette période de confusion, de similitude apparente de discours et de frilosité[2] face aux groupes de pression conservateurs. Il y a bien aujourd'hui deux conceptions de l'école en confrontation et il n'y a guère de consensus possible. Claire HEBER SUFFRIN et ses amis ont fait leur choix et nous aident à renforcer le nôtre.

 

            Nous disons que l'école ne peut résoudre seule les problèmes qu'elle rencontre et que, pour partie, elle produit. Nous disons que l'éducation n'est pas que le temps scolaire et la durée des études. Nous disons que les missions des enseignants doivent être redéfinies. Nous disons que les rapports entre les disciplines scolaires, les savoirs savants, les savoirs sociaux doivent être étudiés et lisibles pour donner du sens aux activités scolaires. Nous disons que la transmission et la didactique des disciplines ne peuvent suffire à la formation du citoyen, ni à la formation du professionnel; et que la pédagogie, le travail d'équipe, le partenariat sont indispensables, mais qu'ils ne se décrètent pas, qu'ils s'apprennent aussi. Nous disons que l'on ne peut pas former sans tenir compte des savoirs des apprenants à tous les niveaux. Nous disons que l'on ne résoudra jamais le problème récurent des relations entre l'école et les familles[3] si l'on persiste à considérer les parents comme des sous enseignants, des répétiteurs, que l'on juge voire que l'on domine et à qui on dit ce qu'il faut faire et comment, tout en sachant qu'un partie d'entre eux  n'en a pas la possibilité. Nous disons que l'Ecole de Jules FERRY a fait son temps, qu'elle a agonisé une vingtaine d'années jusqu'à son acte de décès déclaré par la loi d'orientation de 1989 et qu'il est mortifère de prétendre la ressusciter au nom des bonnes vieilles méthodes dont tout observateur honnête sait qu'elles avaient fait la preuve de leur inefficacité[4].

 

            Ce livre apporte des solutions réalistes pour chacune de ces interrogations. Une éducation globale tout au long de la vie préparée dès l'école maternelle. Une éducation respectueuse de chacun et toutes les formes de savoirs. Une éducation dont la responsabilité est partagée. Une école ouverte sur la cité. "L'école républicaine, celle qui choisit de former de citoyens, de leur transmettre les valeurs de la démocratie. Celle qui prétend transmettre à tous un patrimoine culturel qui donne des mots aux humains pour parler de ce qu'ils vivent et pour échanger en paix, qui leur donne des chances de pouvoir et de savoir vivre ensemble, qui leur donne des capacités d'analyse et un fond culturel commun pour se comprendre. Notre école comme chance à saisir pour et par tous. Comme espace et temps à ne pas laisser gaspiller. Comme territoire culturel à enrichir. Comme institution dont il est urgent de reconsidérer les richesses".  (Page 210)

 

            A côté des réflexions des grands penseurs contemporains[5], des mouvements pédagogiques, des mouvements d'éducation populaire[6], les auteurs offrent des idées pour changer, tout en reconnaissant avec lucidité que "les RERS ne sont pas une solution magique". 

 

            Excellent ouvrage à lire et à faire lire par tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de l'école et qui rêvent de mettre leurs actes d'enseignant, de parent, d'élu, de militant, en accord avec leur discours.

 

Pierre FRACKOWIAK

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Rencontre de juillet : St Gervais d’Auvergne.

La rencontre s’organise : elle se tiendra au Lycée Professionnel Agricole de ST GERVAIS D’AUVERGNE du 4 au 8 juillet prochain. Elle vise à rassembler un large public de personnes intéressées par l’éducation, enseignants ou non enseignants. Un supplément à la présente Lettre sera diffusé dans les tout premiers jours de mai. Il donnera toutes les précisions nécessaires à ce sujet. Merci de la rediffuser au sein de vos propres réseaux.

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"La lecture dans tous les sens".

Le GFEN publie le numéro 115/116 de sa revue Dialogue, "La lecture dans tous les sens".

Comment susciter le désir le lire - ou ne pas l'anéantir - le besoin d'écrire ? Comment faire élaborer des stratégies de lecture dès la maternelle, apprendre à synthétiser, à oraliser … ?

Ce numéro s'inscrit dans un contexte de forte critique de l'Ecole niant les recherches et les avancées critiques pédagogiques accumulées depuis des années. Il tord le coup aux tentations nostalgiques du passé et donne à lire des analyses qui éclairent notre conception de la lecture. Autant de pratiques visant l'entrée de TOUS dans la culture écrite sont proposées.

Vous trouverez des articles positionnant le lire-écrire sur un plan sociologique et psychologique, visant à rendre lisible les textes philosophiques, à rencontrer un écrivain, à définir le rôle d'une bibliothèque, mais aussi des textes sur le Goncourt au lycée, sur la lecture en FLE, la lecture technique, la lecture de tableaux d'art, …

"Lire c'est se remettre debout dans l'écoulement linéaire du discours… Retrouver la verticalité du dire humain" (P. Colin)

 

Prix (frais de port compris) : 14,55 Euros

A commander au siège du GFEN, 14 avenue Spinoza – 94200 IVRY SUR SEINE

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Service de nuit

                        Oh ! Ce cri d’oiseau égaré

Sur le carreau froid

De 1'hôpital

      URGENCE

De son corps qui bascule

Contre le froid métal

D’un lit raide

      URGENCE

Hier encore debout

En pas hésitants

D'une vieillesse pâle

      URGENCE

Elle geint le désespoir

D’un ventre désobstrué

Qui coule sur le champ blanc

      URGENCE

Trois rideaux coulissés

Isolent son regard.

Seule avec sa peine

      A peine un cri

      A peine un souffle…

Maylina, Avril 1989

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Une autre façon d’instruire dans un village du Puy de Dôme…..

Pourriez-vous nous aider ? ?

 

Parents soucieux de l’éducation de nos enfants, nous avons décidé de créer une association dans le but d’emmener nos enfants aux apprentissages autrement.

 

Nous proposons de décomposer le temps et de l’adapter à la demande naturelle de l’ enfant.

La didactique scolaire serait dispensée le matin et l’après midi serait consacrée à des activités artistiques, manuelles et gymniques. Le jardinage permettra de vivre le sens des saisons et le respect de la nature.

 

Nous ne sommes affiliés à aucune pédagogie particulière, à aucune confession religieuse ou politique, nous proposons simplement une pédagogie de bon sens qui respecte l’individu dans son intégralité :

      . en insistant sur la complémentarité plutôt que sur la compétitivité,

      . en intégrant l’écologie dans nos actes quotidiens et dans nos relations.

Pour y parvenir, nous souhaitons créer un lieu de vie intergénérationnel avec l’intervention de parents, de grands parents, d’adolescents, de retraités ou de bénévoles avertis qui donneraient un sens à l’importance de la participation de chacun, à la transmission des savoirs faire et des savoirs être.

 

Huit enfants sont inscrits pour la rentrée de Septembre 2005 et nous espérons en accueillir autant d’ici là. Nous accueillons une petite fille trisomique, actuellement scolarisée en maternelle et dont le projet de vie est de continuer à apprendre et à partager sa spécificité avec les autres enfants ordinaires .

 

Aujourd’hui, nous avons fait toutes les démarches nécessaires pour ouvrir en Septembre. Nous venons de recevoir une réponse positive pour le permis de construire qui nous donne le feu vert pour les travaux de mise en conformité des locaux qu’une des familles fondatrices met à notre disposition. Toutefois, le coût des travaux demande une somme relativement importante eu égard à nos moyens financiers et humains même si nous réalisons une grosse partie des travaux nous mêmes. Les normes coupe feu sont drastiques et nous risquons d’achopper faute de finances.

 

Aussi pour que ce projet original et riche de sens puisse aboutir , nous lançons un appel aux dons aux coordonnées suivantes : (même des petites sommes telles que 5 euros sont les bienvenues et donneront force à notre projet).

 

Merci pour toutes les attentions .

 

Association Avenir d’Enfance                                                  Valérie Garraud Simon

Chemin du Moulin de la Paille                                      Présidente de l’association

63960 Veyre-Monton                                                            valeriegarraud@hotmail.com

04.73.69.79.76                                                                        

 

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Quelques rappels…

à cotisation (non obligatoire) et autres !!!

Si vous voulez soutenir notre action.

R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux personnes et  aux associations adhérant à ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES,  Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN. Son Président d’Honneur est le Docteur Guy VERMEIL.

La cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 10 €, mais elle est indispensable pour que l'association puisse continuer à fonctionner, notamment pour organiser des rencontres.

Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L. (ou en renouvelant leur adhésion pour 2005) de bien vouloir se signaler (chèques au nom de R.E.V.E.I.L. adressé à REVEIL, Centre culturel, 63500 PERRIER ). Merci aussi et surtout à celles qui nous ont renouvelé leurs encouragements et leur soutien en 2004.

 

La version électronique de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation d'adhésion à l'association. Elle peut être librement rediffusée auprès des personnes et des groupes intéressés. Pour la recevoir directement, il suffit de signaler votre adresse électronique à assoreveil@wanadoo.fr

Si vous n'êtes plus intéressé par cette LETTRE, il suffit de nous en informer par mail ou courrier postal.

 

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Prochaine lettre vers la fin mai 2005.

Entre temps, quelques flash possibles selon l'actualité.

Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos questions, vos suggestions…

Contact : assoreveil@wanadoo.fr

Georges HERVE, adresse postale :  rue du Château 63500 PERRIER

 

 



[1] Durant la période de scolarité obligatoire.

[2] L'électoralisme à court terme qui éloigne de l'utopie nécessaire au progrès fait des ravages. Souvenons- nous du 21 avril.

[3] Voir à ce sujet le texte que j'ai écrit sur les rapports école/famille, une nouvelle approche. Publié par les sites de PRISME, de REVEIL, et autres sites pédagogiques

[4] Sinon, pourquoi diable tous les pouvoirs successifs de 1968 à 2002, malgré les alternances (hormis la parenthèse CHEVENEMENT), ont tous voulu changer l'école? Tous des imbéciles?

[5] Sont particulièrement cités Philippe MEIRIEU, André GIORDAN, Michel SERRES, Gaston BACHELARD, Bernard CHARLOT, Daniel HAMELINE, Georges SNYDERS, Louis LEGRAND, Edgar MORIN, Paulo FREIRE

[6] Sont cités le GFEN,  l'ICEM, les CEMEA, les FRANCAS, l'OCCE…

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