LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L. N° 4 - 7 – avril 2007
Sommaire
Aux
sources de REVEIL : et maintenant ?
Une
école différente en Auvergne
Enseigner
la non-violence à l’école :
Comment
lisent les enfants du Chaperon Rouge ?.
Une
analyse des programmes présidentiels sur l'éducation
Le
lycée expérimental de Saint Nazaire recrute :
Communiqué
de l’association Prisme :
Communiqué
de Génération Médiateurs :
Communiqué
de la Fondation d’Auteuil :
Communiqué
d’Education & Devenir – avril 2007.
Un
salon du livre écrit par les jeunes.
Chronique
ordinaire d’un Lycée différent.
***
Rappelez-vous :
"Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible..."
Patrick Le Lay, PDG de TF1 le 14/09/04
Et
ça marche ! Alors, à quoi sert l’Ecole ?
L’article
ci-dessous, paru dans "la Tribune de Genève"
(" L'invité " 27-28 octobre 2001) voici presque 6 ans n’est-il
pas stupéfiant d’actualité ? Il apporte une réponse à cette question. A
chacun de transposer dans l’actualité française ce que l’auteur disait des
Etats-Unis et de la Suisse à l’époque.
par Philippe PERRENOUD
Professeur à la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation (FPSE) de Genève.
Ben Laden et les terroristes sont des gens instruits.
Comme nombre de tyrans ou de fanatiques.
Comme la plupart de ceux qui organisent le crime.
Comme les dirigeants des multinationales qui jouent avec l’argent des actionnaires et se moquent des usagers aussi bien que du bien public.
Parmi les douze "dignitaires" nazis qui décidèrent de la création des camps d’extermination, plus de la moitié avaient un doctorat.
Les événements qui agitent et désolent le monde et la Suisse prouvent une fois encore qu’un niveau élevé de formation ne garantit rien dans l’ordre de l’éthique. Pourquoi parler sans cesse de citoyenneté si l’on refuse à l’école les moyens de former sérieusement à des valeurs humaines et démocratiques ?
Ce n’est pas une question d’argent, juste de
priorité dans les programmes, de rupture avec l’accumulation de savoirs
disciplinaires.
Il y a plus grave.
Les événements récents démontrent de façon dramatique qu’on peut prendre les citoyens pour des imbéciles et avoir toutes les chances d’être plébiscité. C’est ainsi que 90% des Américains soutiennent un président dont l’histoire dira à coup sûr qu’il a précipité la fracture entre le Nord et le Sud, entre le christianisme et l’islam, entre les nantis et les déshérités. L’escalade de la terreur est enclenchée sous les applaudissements d’un peuple que la juste condamnation du terrorisme empêche de percevoir ses causes profondes et la part de responsabilité des États-Unis. Ben Laden n’est qu’un symptôme d’un monde injuste, que la politique des pays nantis reproduit.
À quoi sert l’école américaine si l’émotion
et le nationalisme étouffent le jugement chez tant des gens instruits ?
Balayons devant notre porte.
La déconfiture de Swissair, comme la déroute des chemins de fer privatisés en Grande-Bretagne, met en évidence l’échec du libéralisme lorsque le bien public est en jeu. Le patron du Crédit suisse veut privatiser l’éducation et la santé, alors que l’économie privée donne un spectacle lamentable et scandaleux dans le domaine des transports. Or, que font les électeurs, dont on jette les impôts dans un gouffre sans fond ? Que font les petits actionnaires floués, les usagers truandés, les personnels traités comme du bétail ? Nombre d’entre eux votent à droite à la prochaine occasion, comme les dernières élections genevoises le prouvent. Les petites gens portent et maintiennent au pouvoir des partis qui soutiennent les responsables directs de leurs malheurs.
Or, tous les Européens sont allés à l’école, longuement.
À quoi sert-elle si elle ne donne pas à
chacun les moyens de définir et de défendre politiquement ses intérêts ?
L’école n’a guère que deux enjeux majeurs :
• Développer la solidarité et un respect d’autrui, sans lesquels on ne peut vivre ensemble ni construire un ordre mondial équitable.
• Construire des outils pour rendre le monde intelligible et aider à comprendre les causes et les conséquences de l’action, tant individuelle que collective. Les événements récents l’indiquent, le système éducatif est loin d’atteindre ces objectifs fondamentaux.
Faut-il jeter une fois de plus la pierre aux
enseignants ? Ce ne sont pas eux qui font les programmes, les structures,
les politiques. En tant que professionnels, ils pourraient certes rappeler que "science
sans conscience n’est que ruine de l’âme" et que l’accumulation de
savoirs fragmentés ne garantit pas une "tête bien faite".
Mais qui serait prêt à les entendre
? Maintenir ou rétablir les notes, introduire l’anglais dès l’école
primaire, ne pas retarder la sélection importe plus aux parents favorisés que
la lucidité intellectuelle et la solidarité du plus grand nombre.
Quand aux victimes des politiques et des
programmes scolaires, il leur manque justement les moyens de comprendre comment
et pourquoi l’instruction moderne n’accroît ni l’autonomie des personnes, ni la
justice sociale, ni le discernement collectif . . . [1]
À l’heure où la Suisse romande remet ses
programmes sur le métier, tirons les leçons de notre impuissance à comprendre
et arrêter la folie qui saisit le monde.
***
Réveil est né en janvier 1999, d’un manifeste lancé au cours de l’été 1998. Notre objectif était de contribuer, dans la mesure de nos moyens à transformer notre système éducatif pour qu’il devienne « créateur d’humanité ».
Notre projet n’a guère avancé au cours de ces huit années, mais notre réflexion a progressé : nous avions compris depuis des décennies que la transformation d’un système éducatif ne pouvait être décrétée par un pouvoir que dans le cadre d’un système politique totalitaire (les exemples ne manquent pas), mais que, dans une démocratie même imparfaite, une telle transformation, parce qu’elle se veut libératrice tant pour les éducateurs que pour les jeunes, ne peut être que progressive et partir de la base. Consciemment ou non, nous tablions sur un effet de contagion, une sorte d’extension progressive « en tache d’huile ». Ce que nous croyions pouvoir espérer, au moins de la part de certains ministres, c’était des facilitations – des assouplissements réglementaires permettant de libérer les énergies qui tentaient de se manifester sur le terrain. C’était encore trop sans doute. Les seuls lieux éducatifs qui disposent des coudées franches sont des écoles privées hors contrat : nous en citons deux ci-dessous. Elles constituent des laboratoires de recherche appliquée ; elles sont précieuses pour les jeunes dont elles ont la charge ; mais leur impact sur le système éducatif national est extrêmement faible, voire nul. La seule, à ma connaissance, qui ait longtemps échappé à l’isolement fut celle de Vence, grâce à l’engagement personnel dans la CEL et l’ICEM de son créateur, Célestin Freinet.
Notre
tort fut – et reste encore trop souvent – de nous confiner au sein de l’école,
au mieux, des domaines et du monde éducatifs.
L’école, parce qu’elle est consubstantiellement liée à la société qui en est à la foi la mère (la société produit l’école) et la fille (l’école produit la société à venir), ne peut se transformer en dehors d’une transformation sociale globale. Mais celle-ci ne peut se faire en dehors d’une éducation qui l’accompagne et la renforce. On retrouve l’injonction paradoxale qui constitue la devise des Cahiers Pédagogiques : « changer l’école pour changer la société, changer la société pour changer l’école ! »
Or en démocratie, ces deux changements ne peuvent résulter que de l’engagement personnel des citoyens libres et responsables, conscients de la nécessité vitale pour l’humanité de sortir de la course mortelle dans laquelle certains l’ont engagée, ces citoyens justement que l’école ne forme pas ! Pour beaucoup, la situation n’a pas d’issue : ils se sentent impuissants devant l’immense rouleau compresseur que représente la globalisation contemporaine et la domination sans partage d’une idéologie qui use de tous les moyens modernes pour imprégner profondément les esprits et les moeurs.
Nous
répétons souvent que non : l’histoire n’est pas écrite d’avance, le futur
ne découle pas automatiquement du passé via le présent. Mais le croyons-nous
vraiment ?
Edgar Morin nous a beaucoup apporté par ses écrits, notamment par la magistrale synthèse présentée sous le titre « les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur »[2] dont j’ai souvent fait état dans nos lettres. Le passage qu’il consacre aux contre-courants à la pensée dominante (pp.77/78) nés pour la plupart dans les dernières décennies du 20e siècle (sauf les contre-courants éducatifs constitués, eux, dès le début de ce 20e siècle, avec Decroly, Claparède, Montessori, Freinet, Wallon, et bien d’autres) prend un relief particulier ces dernières années avec la multiplication des groupes et des initiatives personnelles alimentant les nombreux courants écologiques, ou ceux s’opposant à l’invasion du quantitatif et à l’uniformisation généralisée, à la vie prosaïque purement utilitaire, au primat de la consommation standardisée, à la tyrannie omniprésente de l’argent, aux déchaînements de toutes les formes de violence des plus brutales aux plus insidieuses. Cette liste est loin d’être limitative : de nouveaux contre-courants sont nés ou se sont développés récemment, notamment dans le domaine des droits de l’homme, de la santé, de la production agricole, de l’économie solidaire, etc.
Ils s’incarnent le plus souvent dans des actions locales, souvent coordonnées au niveau national, mais certains groupes et personnes ont une audience qui dépasse largement les cadres nationaux. Ils sont de plus en plus actifs, surtout comparé à ce qu’ils étaient 15 ou 20 ans plus tôt. On peut espérer qu’ils vont enfin faire bouger nos contemporains, mais les aventures récentes du pacte écologique de Nicolas Hulot (succès de librairie, notamment), ou des documentaires de Yann Artus Bertrand sur les changements climatiques et la destruction de la biodiversité (pour ne parler que de deux actions récentes très médiatisées) font penser aux réactions de ces fumeurs qui ont bien entendu les messages les avertissant des conséquences du tabagisme mais qui continuent de s’intoxiquer en invoquant leur liberté, le droit au plaisir ou qui pensent qu’eux en réchapperont. Et puis, 2 100, c’est loin : la plupart d’entre nous serons morts depuis longtemps ! Alors, les générations futures ? « Ce n’est pas à nous de prendre des décisions par rapport à ceux qui vont naître ; les générations futures se démerderont comme tout le monde. »[3] En effet, « l’école ne sert à rien ! Un niveau élevé de formation ne garantit rien dans l’ordre de l’éthique. »
Mais le pire n’est jamais sûr. Ecoutons encore Edgar Morin lorsqu’il écrit : « L’histoire s’avance, non de façon frontale, mais par déviations qui viennent d’innovations ou créations internes ou d’événements ou accidents externes…Toute évolution est le fruit d’une déviance réussie dont le développement transforme le système où elle a pris naissance ; elle désorganise le système en le réorganisant… » (op. cit.) Les contre-courants peuvent produire des déviances réussies s’ils savent ne pas rester isolés, cantonnés dans leurs domaines particuliers, à la merci des tenants des pouvoirs dominants qui, pour les neutraliser, cherchent toujours à les discréditer ou à les paralyser ou encore à les dénaturer en les récupérant. « Tous ces contre-courants sont voués à s’intensifier et à s’amplifier au cours du 21e siècle et à amorcer de multiples transformations ; mais la vraie transformation ne pourrait s’accomplir que lorsqu’ils s’entre transformeraient les uns les autres, opérant ainsi une transformation globale, laquelle rétroagirait sur les transformations de chacun d’eux. » (op.cit.)
Remarquons l’emploi du conditionnel et non du futur : là non plus, rien n’est sûr. Tout est lié à la prise de conscience des personnes dans lesquelles ces contre-courants s’incarnent, de leurs capacités personnelles à se transformer elles-mêmes pour mettre leurs actes en cohérence avec les principes et les valeurs qu’elles veulent promouvoir. Lié aussi à leur capacité de situer leurs propres actions dans une perspective humaniste globale : agir localement, penser globalement ne doit pas rester qu’un simple slogan. Lié enfin à leur volonté de rencontrer les acteurs d’autres contre-courants, d’échanger en dehors de tout esprit de compétition s’ils interviennent dans le même domaine, avec le désir de coopérer, de s’entre aider, de se soutenir les uns les autres. Les technologies modernes nous offrent des possibilités sans cesse plus performantes de former des réseaux, des réseaux de réseaux dépassant les frontières, maillant la planète toute entière. Sachons les utiliser.
Sortir
du monde clos de l’Ecole et des enseignants est
aujourd’hui une nécessité vitale.
Lorsqu’en 2005 Réveil a organisé la rencontre de St Gervais d’Auvergne, nous avions invité quelques mouvements et associations qui nous semblaient représenter quelques-uns des contre-courants évoqués ci-dessus sans appartenir directement à la sphère de l’éducation. Les réponses reçues témoignaient sans doute d’un réel intérêt porté aux questions touchant l’éducation, mais aussi de l’éloignement ressenti par rapport aux problèmes éducatifs. Le monde enseignant est souvent perçu comme un mode à part utilisant ses propres codes, son propre langage. Sans doute les enseignants sont-ils nombreux à s’engager dans des associations et mouvements qui œuvrent dans les domaines les plus divers, mais ils ne cherchent que rarement à expliquer les liens qu’il y a, par exemple, entre le type d’organisation d’une classe et la nature des relations interpersonnelles que les adultes entretiendront plus tard. Ou encore en quoi l’enseignement disciplinaire, émietté, qui structure l’école détermine directement l’approche que les adultes auront des problèmes qui se poseront à eux et les empêchera de saisir la complexité du contexte dans lequel ils doivent être traités.
Dans l’actualité de ce mois d’avril 2007, le mot éducation est souvent revenu dans les discours de celles et ceux qui sollicitent nos suffrages, mais quel sens donnent-ils à ce mot ? Sans doute y a-t-il un abîme entre les conceptions de celui qui prône la détection des germes de la délinquance future chez les bambins de 3 ans et de celle qui se propose de créer un véritable service public de la petite enfance. Mais, nous l’avons déjà dit, l’action politique – du moins telle qu’elle s’exerce au niveau de l’Etat – ne peut amener les transformations sociales profondes et réelles qui permettront d’inverser le cours des choses, si elle peut aisément en accélérer et amplifier le cours. Elle n’est donc nullement indifférente. Le vote est là pour que chacun prenne ses responsabilités, si possible, en toute connaissance des enjeux. Du résultat des prochaines élections dépendront en partie nos engagements à court terme, mais si les menaces qui pèsent sur l’humanité et la planète, sur les générations à venir réclament des transformations urgentes, nous savons très bien qu’elles seront forcément longues à mettre en œuvre : nous devons à la fois nous engager dans l’urgence, le court terme, par des actions précises et limitées, mais aussi et surtout peut-être, dans le long terme, par un engagement prolongé.
Pour cela, nous qui sommes, pour la plupart, engagés directement ou non dans le domaine de l’éducation, nous devons sortir de ce qui fait notre quotidien pour aller vers les personnes, groupes, mouvements… engagés dans d’autres domaines, comprendre leurs démarches, les soutenir, mais aussi leur montrer que rien de durable ne se fera sans une transformation profonde de nos systèmes éducatifs : il n’est sans doute plus temps de changer de cap, il faut changer de navire, comme le dit Edgar Morin.
Si les personnes, groupes, mouvements… engagés dans d’autres domaines, ne font pas, de leur côté un effort pour comprendre que tous les contre-courants confluent vers l’éducation, et que, donc, c’est peut-être dans ce vaste domaine qu’elles peuvent se retrouver pour amplifier leurs propres actions, alors celles-ci n’auront qu’une portée limitée, non négligeable sans doute, mais sans avenir réel.
Modeste
association, un réseau parmi d’autres, Réveil n’a ni les moyens ni l’ambition
de constituer le vaste réseau de réseaux regroupant tous les contre-courants
dont certains sont portés par de puissantes associations nationales ou
internationales. Mais peut-être peut-elle apporter sa pierre dans cette
constitution. C’est dans cet espoir que cette lettre va être diffusée
également à des personnes engagées dans divers domaines apparemment sans lien
avec l’éducation. Je demande aussi à nos destinataires habituels de la
rediffuser en dehors des circuits habituels.
Les
prochaines lettres de Réveil continueront à diffuser des informations
concernant directement l’éducation, mais surtout, il faudrait qu’elles
s’élargissent en relayant les informations touchant d’autres domaines en
montrant en quoi ils sont demandeurs en matière éducative. Le type de questions
que j’aimerais leur poser pourrait être :
-
quels sont les objectifs globaux, à moyen
ou long terme que vous poursuivez ?
-
quelles sont vos attentes en matière
éducative ? ou encore quelles « qualités » (au sens large)
pensez-vous que notre éducation devrait développer pour que les objectifs que
vous poursuivez soient atteints de façon durable ?
Georges HERVE, avril 2007
***
un film de Vincent BLANCHET
. Livret d’accompagnement, 12
pages couleur.
Deux ans
de tournage au coeur de l’un des projets pédagogiques les plus innovants des
trente dernières années L’Ecole de la Neuvilleun
document unique, qui bouscule le monde de l’éducation.
Un Coffret 2 DVD
DVD 1 : Le Film Parole, l’héritage Dolto. 97’ DVD 2 : Sur Parole (Bonus). 160’
2 DVD. Pal. Toutes Zones. Format
Audio : 5.1. Format image : 16/9.
Langue : Français. Sous-titres : DVD1,
Français, Anglais. DVD2, Anglais
Extraits du dossier de presse :
Depuis plus de trente
ans, l’école de la Neuville développe un projet pédagogique original. Née de la rencontre de Fabienne d’Ortoli et Michel Amram avec
Françoise Dolto, cette école est un lieu
unique et vivant dans lequel chaque enfant est un acteur essentiel du projet,
et où tous collaborent pour favoriser la progression de chacun. Pendant plus d’un
an, Vincent Blanchet a promené sa caméra un peu partout à la Neuville pour nous
proposer,
Aujourd’hui, une petite chronique de la
vie quotidienne dans cette école pas comme les autres, nous donnant à voir son
ambiance particulière et nous laissant entendre, à travers les paroles que
s’échangent enfants et adultes, la richesse
des relations qui s’y jouent... Ce film nous montre une autre façon d’envisager
l’éducation, décrivant un espace où la loi se construit à plusieurs
voix, où les mots apaisent et réparent. Le cinéaste évoque avec humour et
sensibilité une nouvelle donne scolaire : cette petite république d’enfants
vous fera passer du rire aux larmes.
« La Neuville, cette utopie éducative,
devenue une réalité plus subversive encore. »
Colette Percheminier,
Présidente des Archives Françoise Dolto
« Fabienne d’Ortoli,
Michel Amram, Pascal Lemaître, souhaitaient une «
école accueillante à tout et à tous », organisée, instituée de telle sorte que
chaque enfant puisse être, non pas toléré ou accepté, mais reconnu par les autres, petits ou grands, comme un être humain spécifique, un sujet. Ils rêvaient d’un lieu où chacun puisse advenir, venir ou
revenir au monde, condition nécessaire au désir d’être là et de grandir
», écrit Fernand Oury, instituteur et fondateur de
la Pédagogie Institutionnelle.
En novembre 1973, ils s’installent à la Neuville-du-Bosc (Eure), un peu comme en exil, pour vivre,
travailler et accueillir des enfants. Ils ne veulent pas utiliser le mot «
école », ni faire table rase du passé. Ils préfèrent puiser dans le patrimoine
culturel. Avec l’aide de leurs élèves se fonde ce que l’un d’eux, Sacha,
appellera : « une petite république d’enfants ».
Il s’est écoulé plus de trente ans depuis.
Et le Groupe d’Action Pédagogique est devenu l’Ecole de la Neuville, déménagée
en Seine & Marne. Cette école accueille, aujourd’hui, en internat de
semaine, une quarantaine d’enfants encadrés par une dizaine d’adultes. Le
programme scolaire propose, outre les
matières habituelles, que les enfants partagent avec les adultes les
responsabilités inhérentes à la gestion de l’école,
qui est affaire de décisions prises en commun et débattues dans les
lieux de parole où chacun peut dire ce qui va et ce qui ne va pas.
On ne saurait mieux résumer ce qu’ils ont
mis en place que ne le fait Fernand Oury dans ces quelques lignes : « Des techniques bien
rodées permettent d’acquérir le primaire, c’est-à-dire le primordial :
parler, lire, écrire, compter. D’autres techniques font de la classe, de
l’école, un milieu de vie institutionnalisé où la loi naît de la parole des
enfants, où la parole naît de la loi. D’une loi autre, bien sûr, d’une loi qui
autorise le désir. Naît ainsi un milieu
autre où l’organisation devient la condition de la liberté, la liberté condition
de l’organisation. On ne comprend plus ? Tant pis. Peut-être est-ce
intraduisible en Français. »
Une utopie en actes
« Car la Neuville c’est une
histoire tribale, une histoire héroïque où quelques adultes se sont risqués à
élever vraiment des enfants d’aujourd’hui. »
Jacques Pain, Pofesseur à l’Université Paris X
Le dossier de presse complet (illustré) peut être téléchargé au format pdf sur
http://www.arkepix.com/kinok/images/DVD/BLANCHET_Vincent/PAROLE_DOLTO/presseparole.pdf
Les 2 DVD sont en vente au prix de 24,99 € + 2,5 € de frais de port sur
http://boutique.mk2.com/index.php?page=recherche&mode=simple&recstr=parole&x=3&y=7
Le site de l’école : http://www.ecole-de-la-neuville.asso.fr
***
Valérie Simon-Garraud*
Depuis
3 ans, l’association Avenir d’Enfance s’est créée par la rencontre de 3
familles qui cherchaient une cohérence pédagogique pour les apprentissages
scolaires. Elle a pour objectif d’apporter aux enfants un enseignement laïc
dans un fonctionnement de coopération entre les éducateurs, les parents et les
bénévoles.
Depuis
septembre 2006, nous fonctionnons en école indépendante avec une
enseignante et 7 enfants. Les activités didactiques sont
travaillées le matin et les après-midi sont réservées pour les activités
gymniques, artistiques et culturelles.
L’objectif
est d’emmener les enfants à des apprentissages scolaires d’une façon créative. Chaque
leçon est expérimentée par le biais d’une activité ou par la
manipulation d’outils pédagogiques. Chaque enfant avance à son rythme
en profitant de l’émulation que représente une classe unique.
Les
enfants ne sont pas notés sur leur travail. Nous préférons les emmener vers un
système d’auto correction, l’erreur étant considérée comme une source
d’apprentissage. Un travail bien assimilé prouve que nous pouvons passer à
l’étape suivante.
Il
s’agit également pour nous de tout mettre en œuvre pour aller dans le sens de la
coopération et non de la compétition qui domine dans une grande partie du
monde éducatif actuel.
Donner
le désir et le plaisir d’apprendre avec une habitude d’organisation de
travail devient un objectif essentiel pour la suite de la scolarité des
enfants.
La
communication entre les enfants, entre l’enseignant et les enfants,
et entre l’enseignant, les parents et les différents intervenants permet à
chacun de trouver sa place et donne un sens à la cohésion de l’école.
L’enfant
vit ainsi dans une continuité pédagogique lui permettant de se
structurer et de se positionner en tant qu’individu.
Nous
apprenons à vivre au sein du groupe de façon coopérative et dans le respect de
chaque particularité. L’intervention intergénérationnelle et les
compétences différentes de chaque adulte montrent ce fonctionnement au
quotidien. Le manuel ou le sportif ont autant d’importance que l’intellectuel.
Ils se complètent et sont chacun indispensables à l’équilibre du groupe.
Ce
projet veut aussi sensibiliser les enfants à l’écologie. L’association
fait faire quelques activités de jardinage biologique, d’observation de la
nature, de coopération avec d’autres associations liées à l’environnement, et
utilise dans ses activités autant que possible, des matériaux nobles afin de
sensibiliser dès maintenant, l’importance du respect de la Vie, de la
biodiversité.
Aujourd’hui,
nous mettons tout en œuvre pour accueillir d’avantage d’enfants afin d’enrichir
le projet et la cohésion du groupe scolaire.
Nous
n’avons pas la prétention de devenir une grande école mais nous souhaitons
donner du sens à tous les apprentissages donnés aux enfants afin qu’ils
deviennent des adultes responsables, cohérents, et respectueux.
Les
rencontres et les soutiens humains ou financiers (même très modestes) sont les
bienvenus car nous sommes en autofinancement total ;la
liberté pédagogique hors contrat n’étant pas subventionnée.
Nos
coordonnées sont les suivantes : Association Avenir d’Enfance, École Des
Roseaux, ch. du moulin de la Paille, 63960 Veyre-Monton, 04.73.69.79.76.
Contact : Valérie Simon ou valeriegarraud@hotmail.com.
![]()
* Mère de
famille, fondatrice de l’association Avenir d’Enfance.
***
Interpellation des candidats à la
présidentielle
Dans le cadre de sa campagne pour l’éducation à la non-violence et à la
paix à l’école, la Coordination française pour la « Décennie
internationale de la promotion de la culture de la non-violence et de la paix
au profit des enfants du monde » (2001-2010) de l'ONU appelle Ségolène
Royal et Nicolas Sarkozy, candidats à l’élection présidentielle, à s’engager en
faveur de :
- L'introduction officielle de la formation à la non-violence et à la
paix à tous les niveaux du système éducatif français, dès l'école
maternelle, avec un programme prévoyant des horaires, une progression,
des outils et des méthodes pédagogiques.
- L'intégration de cet enseignement
dans la formation initiale et continue des enseignants.
- L'accès de tous les adultes,
travaillant sur un site scolaire, à une formation à la gestion des conflits.
La Coordination française pour la Décennie, association apolitique et non-confessionnelle, réunit 68 organisations. Elle est
soutenue par plus de 130 personnalités. 9000 personnes ont déjà signé cet
appel.
Signature en ligne :
***
Lire et écrire au C.P., enjeux et
pratiques
Dominique Piveteaud
Qu’est-ce qu’un lecteur
? Quel lecteur souhaitons-nous former ? Comment enseigner la lecture pour
former des lecteurs intelligents ?
Trop vite éludées par un
consensus fragile qui dissimule bien mal les querelles entre défenseurs de la
méthode syllabique et partisans de la méthode globale, ces questions demeurent
souvent sans réponse. Dominique Piveteaud convoque
dans les échanges la dimension culturelle du lire-écrire
et introduit une rupture qui permet la réflexion et le débat. Quelle conception
de la culture derrière celle de la lecture ? Qu’apprend-on lorsque l’on apprend
à lire ? Quelle relation entre la manière dont l’élève apprend à lire et le
lecteur qu’il deviendra ? Le lecteur n’est pas seulement celui qui maîtrise les
techniques opératoires du savoir lire, il devient, en se confrontant à des
textes complexes, un sujet de culture capable de questionner le propos de celui
qui lui destine son écrit, cela dès les premiers apprentissages. Ouvrage à la
fois théorique et pratique, ce livre propose des outils concrets construits
dans la pratique quotidienne de la classe. L’auteur inscrit la littérature dans
une nouvelle perspective en redéfinissant la notion de patrimoine et en la
mettant au cœur des pratiques culturelles de la classe.
Dominique Piveteaud, responsable du Groupe Français d'Education
Nouvelle et Professeur des Ecoles Maître Formateur à Paris enseigne
en Cours Préparatoire depuis une quinzaine d’années. Il est auteur de plusieurs
ouvrages dans la collection "Apprendre à lire et à écrire" à partir
de l’album aux éditions de l’Ecole, ouvrages qui proposent une démarche
d’exploration des textes littéraires dès les premiers apprentissages du lire-écrire.
L'Ecole, 2006, 237 p, 14,50 euro Commande au GFEN : 0146 72 53
17 - www.gfen.asso.fr
***
Avec le lien ci-dessous, on trouvera à un mois de l'élection, quelques éléments d'analyse des programmes présidentiels sur l'éducation, de la part du crap-cahiers pédagogiques, à côté d'un dossier "libérez Jules Ferry" . Entre temps court de l'actualité et temps long de l'histoire.
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2992
jeanmichel.zakhartchouk@wanadoo.fr
***
Deux
postes sont à pourvoir pour la rentrée 2007 au Lycée Expérimental de Saint Nazaire. C’est un établissement cogéré par les membres de
l’équipe éducative (19 personnes) et les élèves (entre 150 et 180 personnes).
Le travail dans cet établissement demande intérêt et engagement pour les
pédagogies alternatives, la pédagogie en inter et transdisciplinarité et la
volonté de travailler en équipe. De plus, chaque membre de l’équipe participe
activement à la gestion matérielle de l’établissement, à l’animation et la mise
en place des activités institutionnelles et pédagogiques.
Nous
recherchons une personne souhaitant s’investir dans notre type de
fonctionnement et enseigner dans un des domaines suivant :
-
Anglais, pour des activités de découverte de
la langue, pour une préparation aux baccalauréats et pour une réflexion
dynamique autour des langues au sein de l’établissement. La capacité
d’intervenir, soit en lettre soit dans une autre langue sera un plus fort
appréciable.
-
Physique- chimie, pour des activités de découverte,
pour une préparation aux baccalauréats, pour la finalisation du laboratoire et
pour une réflexion dynamique autour des sciences au sein de l’établissement.
La
diversité d’un parcours professionnel et personnel ayant permis le
développement d’aptitudes complémentaires est souhaitable. Si vous êtes intéressé-e et si vous êtes personnel de l’Education
Nationale (enseignant ou non-enseignant) ou
susceptible de l’intégrer, adressez un courrier au Lycée Expérimental de
Saint-Nazaire au plus tôt.
Des
membres de l’équipe éducative sont chargés de l’organisation de ces
recrutements qui s’effectuent par cooptation. Pour tout contact,
demander :
Carine
Cesbron, Jean-Noël Even ou Nicolas Novion.
Lycée
Expérimental
Etablissement public d’enseignement général
17, bd René Coty
BP 272
44 600 SAINT-NAZAIRE
Tél : 02 40 66 78 52
Fax : 02 40 22 16 11
lycee.experimental@wanadoo.fr
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Revue internationale
d'éducation de Sèvres, n° 44, avril 2007
141
pages – 13,90 €
L’école a pour mission de transmettre et de
construire des savoirs, mais elle a également pour objectif de préparer
l’adulte de demain à vivre en société, à vivre dans sa société. Outre
l’apprentissage de savoirs, on demande aussi à l’école de transmettre des valeurs
et des normes de comportement, de créer du lien social et de former des
citoyens.
Mais de quelle
citoyenneté s’agit-il ? Quelle pertinence garde le concept de citoyenneté dans
des sociétés modernes, dans un contexte de remise en cause du modèle historique
de l’État-nation et face à l’émergence d’identités
plurielles ?
Si la
conception même du citoyen est empreinte d’histoire, de traditions politiques
et de considérations sociales, cependant le rôle attendu de l’école est loin de
faire l’objet d’un consensus. Autrement dit, si le terme « citoyen » est
aisément traduisible, la réalité qu’il recouvre n’a de sens qu’en référence à
un contexte social, politique et culturel propre à chaque pays.
Les contributions de ce dossier donnent ainsi à voir des approches
spécifiques de l’éducation à la citoyenneté selon les pays. Les auteurs y
examinent non seulement les textes, discours, programmes et autres expressions
d’intentions officielles, mais aussi les pratiques concrètes et le vécu des
élèves dans toutes ses dimensions.
Prunelle Charvet : 01 45 07 69 40 , revue@ciep.fr
Pour commander ce numéro : www.ciep.fr/ries/commande.htm
***
Veuillez trouver ci-après le lien vous
permettant de lire votre lettre électronique n° 47 d' Avril 2007
http://www.prisme-asso.org/article.php3?id_article=629
***
Génération
Médiateurs
39 rue des Amandiers
75020 PARIS
01 56 24 16 78
Brigitte Liatard
Babeth Diaz
Vous
invitent à la première rencontre nationale de 120
jeunes médiateurs les 1er et 2 juin 2007 que cette association organise au
Mémorial de la Paix de Caen,
avec les
jeunes et leurs éducateurs des collèges :
Georges
Brassens de Persan(95), les Toupets de Vauréal(95), Pierre Mendès-France de
Méru(60), Robert Schumann à Hombourg–Haut(57),
Frédéric Mistral à Lunel (34) Solignac à Strasbourg (67), Stockfeld
à Strasbourg (67), Henri Dunant à Royan (17) ,) Sainte Marie à St Jean de Luz (64), Lamartine à Paris (75), Les Plaisances à Mantes
(78), André Maurois à la Saussaye (27), Jacques Monod
à Beaumont (95) Saint Gabriel à Tourcoing (59), Jean Moulin à Arnouville (95), Saint Joseph à Comines (59), Le Roumois à
Routot (27), Alain Fournier au Mans (72),
et la participation attendue de André de Peretti, de Jean Anglade, de France Bénévolat et de l’actrice Michèle
Laroque.
***
A la radio, à la
télévision, dans les journaux, lors des premiers débats politiques, le sujet
des jeunes en difficulté est abordé de façon aussi répétitive qu'expéditive...
Jeunes en difficulté = délinquants
avec
le cortège d'ignorance, de peurs, de regards négatifs et de paralysies qui en
découle.
Nous pensons que la
situation des jeunes en difficulté nécessite un véritable traitement,
c'est-à-dire une volonté, de l'imagination, du coeur, du professionnalisme, des
moyens humains. Financiers également.
La Fondation
d'Auteuil interpelle les candidats à l'élection présidentielle:
En leur adressant
une Lettre ouverte militante en faveur des jeunes en difficulté et de leur
famille.
Nous vous proposons
de prendre connaissance de cette Lettre ouverte en la téléchargeant sur notre
site www.fondation-auteuil.org/lettreouverte
Manifestez votre
adhésion, soutenez cette campagne:
- En la diffusant au
plus grand nombre de personnes possible dans votre entourage professionnel et
personnel
- En leur demandant
de soutenir la Lettre ouverte. Pourquoi ?
Plus nous aurons de
signatures, plus notre campagne militante incitera les candidats à prendre des
engagements dans leur programme en faveur des jeunes en difficulté et de leur
famille.
Merci de votre
engagement et de votre soutien !
Bien cordialement,
François Content
Directeur général de
la Fondation d'Auteuil
http://www.myspace.com/droitsdelenfant
***
Education &
Devenir appelle les futurs responsables politiques du pays à faire de la lutte
contre la fracture scolaire la priorité de la nation.
Notre
système scolaire accepte la transformation d’écoles, de collèges en véritables
ghettos et rejette les enfants des milieux les plus défavorisés à la marge du
système.
La situation que
nous connaissons aujourd’hui n’est pas née d’une incapacité à trouver des
solutions mais d’une absence de forte volonté politique pour les mettre en
place.
Education &
Devenir réaffirme trois principes éducatifs qu’elle défend et émet six
propositions pour accompagner l’évolution de l’Ecole.
Ä
Éduquer c’est faire entrer dans une culture
Ä
Il ne suffit pas de savoir et savoir faire, encore faut-il être compétent
Ä
L’éducation doit permettre de fonder son identité personnelle et de s’enraciner
dans une histoire.
Pour passer des
paroles aux actes, le pilotage doit se construire autour de six axes :
è
Le cadrage par l’Etat
è
Une politique territoriale concertée
è
L’autonomie pédagogique des établissements
è
L’innovation pédagogique au niveau des établissements
è
L’analyse et l’adaptation des pratiques pédagogiques
è
L’élève acteur, associé aux choix d’apprentissage
Voir le texte de
l’appel sur :
http://education.devenir.free.fr/appelpol.htm
***
Il existe de nombreux salons du livre jeunesse
présentant des livres écrits par des adultes pour les jeunes. Beaucoup
de jeunes écrivent : des poèmes, des nouvelles, des journaux intimes, des
lettres…
Certains font même
le projet d’en faire un livre. Beaucoup de jeunes peuvent écrire, mais ils
n’osent pas.
C’est pourquoi, dans
le cadre de Vivre et l’Ecrire Fédération,
Vivre et l’Ecrire Orléans et VEFA (Vivre et l’Ecrire Formation Animations),
associations pour l’expression personnelle par l’écriture, organisent la
deuxième édition (première édition les 4 et 5 décembre 2004) du
SALON DU
LIVRE ECRIT PAR DES JEUNES
En mettant en valeur
la qualité de l’écriture chez les adolescents, pouvant déboucher sur l’édition
de livres, Vivre et l’écrire a l’espoir de faire
changer un certain regard porté par la société sur l’univers de la jeunesse.
Une meilleure compréhension de cet âge ne peut qu’améliorer le fonctionnement
d’une société, l’actualité en fournit trop souvent la preuve.
Jeunes, parents, éducateurs, enseignants, venez-y
nombreux !
Dates
vendredi 11 mai 2007 (s’adresse plus spécialement aux scolaires)
samedi 12 mai
2007 après-midi
dimanche 13 mai
2007 après-midi
Lieu
Salle de la
Maison d’Animation de la CAF à ORLÉANS
6, rue du Pot d’Argent - Quartier de l’Argonne
***
Chronique
ordinaire d’un Lycée différent.
/bigger>/fontfamily>/bigger>De
Régis BERNARD, Jean-Paul CLOSQUINET et François MORICE
Préface de Lucette VALLES
Dessins de Sylvain ORTEGA
/fontfamily>Nouvelles Pédagogies
ISBN : 978-2-296-02898-2 • 236 pages
À la suite d’une conférence qu’ils étaient allés faire à Nancy pour présenter leur lycée, François, Régis et Sylvain, trois élèves, et Jean-Paul, un prof, ont écrit pour partager leur expérience de ce lycée public pas comme les autres : le Lycée Expérimental de Saint-Nazaire. Pendant une année scolaire, ils se sont réunis tous les jeudis au bistro pendant l’heure du midi afin d’échanger sur leurs écrits de la semaine, en discuter, définir éventuellement les nouvelles pistes à explorer, ajuster le plan général et harmoniser les travaux.
Cette chronique raconte ce qu’ils ont vécu ainsi que les analyses que cela leur a inspirées sur le lycée,
l’école et le monde.
Eh oui, il est possible de faire autrement et ça marche !
Des
élèves impliqués qui cogèrent leur établissement avec des membres d’une équipe
éducative.
Un lieu pour s’instruire où l’expérience est possible et l’erreur considérée
comme une chose bien normale quand on veut apprendre. Pas de conseil de classe
ni de bulletins mais des groupes institutionnels qui suivent les projets de
chacun.
Une aventure humaine riche en rebondissement qui dure depuis 1982 !
***
Ouvrage collectif publié par les Chroniques sociales (voir lettre précédente)
Voici le début de la présentation qu’en fait Génération Médiateurs Info
n°26 d’avril 2007.
« Une révolution de l’esprit reste à assurer, à l’échelle individuelle comme à celle de la planète, celle du passage du regard linéaire sur la réalité à l’approche complexe et systémique. C’est une mission première et urgente pour l’école.
Les analyses et témoignages présentés dans cet ouvrage mettent en évidence que :
- l’école doit prendre conscience de la contradiction fondamentale qu’elle entretient entre les valeurs démocratiques qu’elle pense servir et les valeurs qu’elle transmet ;
- l’école doit changer de cap : sortir d’une culture infantilisante de « gagnants-perdants » et s’orienter résolument vers une culture de coopération, une éducation humanisante où savoirs, savoir-faire, savoir être et savoir vivre ensemble s’apprennent conjointement ;
- la démocratie ne s’improvise pas, elle s’apprend.
Sans les tenir pour exclusives, les voies proposées sont des repères pour celles et ceux qui souhaitent échapper aux explications réductrices de la « crise de l’enseignement ». Il est urgent de faire émerger une école au service de plus de maturité personnelle et collective. Une école qui prépare véritablement les citoyens d’aujourd’hui et de demain aux enjeux anthropologiques, écologiques, interculturels et sociaux du XXIe siècle. »
***
à cotisation
(non obligatoire) et autres !!!
Si vous voulez
soutenir notre action.
R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux
personnes et aux associations adhérant à
ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à
l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée
par Guy AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES,
Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN. Son Président d’Honneur
est le Docteur Guy VERMEIL(†).
La
cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 10 €, mais elle est indispensable pour que
l'association puisse continuer à fonctionner.
Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action
et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L.
(ou en renouvelant leur adhésion pour 2007) de bien vouloir se signaler
(chèques au nom de R.E.V.E.I.L. adressé à REVEIL, Centre culturel, 63500 PERRIER ). Merci aussi et surtout à celles qui nous ont
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La version électronique
de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation
d'adhésion à l'association. Elle peut être librement rediffusée auprès des
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Prochaine lettre vers la fin mai
2007.
Entre temps, quelques flash possibles selon
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Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos
questions, vos suggestions…
Contact : assoreveil@wanadoo.fr
Georges HERVE, adresse postale : 4 rue du Château
63500 PERRIER
[1] Souligné par Réveil
[2] Seuil, 2000.
[3] Déclaration d’André Rico, membre de l’Académie nationale de médecine, lors d’un colloque de l’Union des industries de protection des plantes (qui rassemble les industries productrices de pesticides), le 28 juin 2001. Cité par Fabrice Nicolino et François Veillerette dans Pesticides, révélations sur un scandale français, Fayard, 2007.