LA LETTRE DE R

LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L.     4 - 8   avril 2008

 

Sommaire

 

« Mission impossible. ». 1

Les nouveaux programmes des Collèges. 2

Contre la fermeture des dernières classes uniques. 2

Collège pionnier de St Martin Valmeroux. 3

Inscriptions au Collège pionnier de St Martin Valmeroux : 4

A qui appartient l’eau?. 4

Informations : 6

Une éducation pour l’environnement 6

Transformer la violence des élèves. 7

Sur le site de Jacques Nimier : 7

Booster l’émancipation dans les parcours de formation Adaptation ou projet ?. 7

Dialogues en humanité – Lyon 2008. 7

Quelques rappels…... 8

 

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« Mission impossible. »

La Méthode – Edgar Morin.

Les éditions du Seuil viennent de rééditer les 6 tomes de l’œuvre majeure d’Edgar Morin en 2 forts volumes. La préface ajoutée à cette réédition, que l’auteur a titré « mission impossible », se termine ainsi :

« Je me rends compte de plus en plus que la réforme de la pensée et je dirais même de l’esprit (quand je pense à ce que j’ai écrit sur la compréhension dans L’Éthique) est le prolongement direct de La Méthode et qu’une réforme de l’enseignement doit être un moyen essentiel d’opérer la réforme. Plus amplement, je suis maintenant convaincu que la réforme de la pensée et la réforme de la personne sont désormais vitales pour les individus et pour l’avenir de l’humanité.

C’est à cette nouvelle mission impossible que je me crois voué désormais, me sentant toujours « branché sur le patrimoine planétaire, animé par la religion de ce qui relie, le rejet de ce qui rejette, une solidarité infinie… ».

Edgar Morin

Paris, octobre 2007

 

Des réformes de l’enseignement sont en cours : elles sont à cent lieues de viser « la réforme de la pensée et la réforme de la personne (qui) sont désormais vitales pour les individus et pour l’avenir de l’humanité ». Elles ne font au contraire que renforcer tous les effets négatifs de notre enseignement actuel pour perpétuer une société uniquement centrée sur le couple production/consommation de « biens » matériels. Des critiques pertinentes ont été émises à l’encontre des nouveaux programmes, mais leurs auteurs s’attachent le plus souvent à leurs contenus et à certains effets de leur application, sans remettre fondamentalement en question les finalités mêmes de l’éducation nécessaire au monde de demain, à instaurer dès aujourd’hui.

 

Des enseignants-éducateurs ont ouvert – et continuent d’ouvrir – des voies nouvelles, mais seuls, ils ne parviendront jamais à constituer la « masse critique » nécessaire pour transformer le système éducatif. Et surtout, la question des finalités de l’éducation dépasse leurs compétences professionnelles dans la mesure où elle engage l’avenir même de la société.

Or tant que toutes celles et ceux qui s’attachent à créer, localement et concrètement, les conditions de l’émergence d’« un autre monde, d’une autre société » - et ils sont de plus en plus nombreux – ne se seront pas saisis collectivement de cette question essentielle, ils se condamneront à répéter, chacun dans son domaine, le travail de Sisyphe.

Quel électrochoc faudrait-il pour qu’ils en prennent conscience ? pour que nous dépassions la « mission impossible » ?

 

Note : Weronika Zarachowicz fait une présentation vivante de la Méthode dans un article paru dans Télérama présenté à l’adresse :

http://www.telerama.fr:80/livre/27297-edgar_morin_ou_art_de_decomplexer_la_pensee_complexe.php

 

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"L'éducation ne consiste pas à gaver mais à donner faim" (Michel Tardy)

Les nouveaux programmes des Collèges

Bien que leur diffusion soit encore « confidentielle », ceux qui concernent le Français peuvent être téléchargés sur Médiapart (http://www.mediapart.fr/journal/france/030408/college-mediapart-devoile-le-projet-de-reforme-du-francais). 30 pages de listes de notions pour chacun des 4 niveaux. « Faut-il … installer explicitement au collège l’ennui, qui nous semblait pourtant un sentiment peu philosophique dont souffrent déjà beaucoup d’élèves ? La tradition peut-elle tout résoudre ? Et l’ennui peut-il se soigner par une dose d’ennui encore plus grande ? » (Viviane Youx, AFEF)

 

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Contre la fermeture des dernières classes uniques

Les classes uniques sont les derniers établissements publics ordinaires mais atypiques du système éducatif français.

Les pratiques y sont nécessairement plus ou moins différentes. Beaucoup ont été les pionnières de l'introduction des technologies nouvelles à l'école. Le partenariat de l'école les parents d'élèves et les municipalité y est souvent beaucoup plus effectif qu'ailleurs. Les travaux de la Direction de l'Evaluation et de la Prospective du ministère de l'Education nationale ainsi que ceux de l'Observatoire de l'Ecole rurale ont démontré que ses résultats, contrairement à toute attente, étaient au moins égaux à la moyenne nationale, voire légèrement supérieurs.

Le multiâge, qui en fait la caractéristique principale, fait l'objet d'expériences remarquées en milieu urbain, en France comme à l'école Antoine Ballard à la Paillade de Montpellier (10 classes uniques), et dans de nombreux pays étrangers (en particulier au Canada, aux Etats-Unis, en Norvège...).

Or, en France, ces écoles n'ont jamais fait l'objet d'observations, d'études, pas plus d'ailleurs qu'elles n'ont bénéficié d'une attention particulière des pouvoirs publics qui s'en sont toujours désintéressé.

L'Etat est en train d'éradiquer systématiquement les seuls établissements publics qui fonctionnent à la satisfaction des enfants, des parents, des municipalités. Il se prive des seuls établissements dont la réussite mériterait au moins qu'on s'interroge sur ses causes. Ce faisant il ne réalise aucune économie, les travaux d'Alain Mingat de l'IREDU (Institut de la Recherche en Economie de l'Education) ayant démontré que l'éradication des petites écoles ne correspondait qu'à un transfert de charges.

Nous considérons que la suppression des dernières classes uniques constitue une grave erreur dans la gestion d'un système éducatif dont on cherche par ailleurs sur quelles bases il pourrait être amélioré. Se priver ainsi d'un terrain d'observation qui existe depuis des décennies, d'un laboratoire qui ne demande aucun investissement et dont les acteurs ne sont pas à convaincre, va à l'encontre des principes d'efficacité et de pragmatisme proclamés par ailleurs. Ce d'autant que de nombreux enseignants chevronnés sont prêts à participer à la formation et à l'aide de leurs collègues nommés en classe unique.

Nous demandons que, chaque fois que les parents d'élèves et les municipalités en manifestent le désir, toutes les classes uniques soient considérées comme des lieux d'observation à protéger et ne puissent être supprimées.

Signer http://marelle.org/petitions

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Collège pionnier de St Martin Valmeroux

Aux difficultés de fonctionnement et aux situations précaires s’ajoute à présent la censure !

Portes fermées

Prévue depuis une quinzaine de jours, à l’occasion des portes ouvertes, la venue des journalistes de FR3 s’est soldée par une déconvenue. Les journalistes ont tout de même fait un reportage lundi soir 7 avril dans l’édition régionale Auvergne qui se terminait par le commentaire de l’un d’entre eux : « C’est la première fois depuis que je fais ce métier (soit une trentaine d’années) que l’on m’interdit l’entrée dans un établissement scolaire. » Faut-il tout de même que ce collège dérange pour en arriver à de telles extrémités !

A l’heure où l’on prône la communication, l’Inspectrice d’Académie du Cantal, bafouant la liberté de la presse a demandé au Principal-adjoint du collège de refuser l’accès aux journalistes de  la télévision, et lui a enjoint d’user de son droit de réserve et de ne faire aucun commentaire.

Comment dans ces conditions faire connaître cet établissement qui vue sa localisation ne peut vivre que par un complément d’élèves venant de l’extérieur hébergés en internat, ou dans des familles d’accueil ? Comment présenter, au moment où se tient dans les locaux une réunion de suivi d’un PPS, un établissement qui d’un côté accueille à la fois des élèves de la commune, du Cantal ou d’autres départements, d’âge normal, ou précoces, et qui sert de passerelle pour des élèves qui n’ont jamais été scolarisés ou qui ont décroché ?

Tel est le constat que les membres de l’équipe éducative, et les parents de l’association des parents d’élèves doivent faire !

Frictions de l’Administration : précarité des personnels

Depuis la création de la structure, les enseignants ont fait l’objet de multiples tracasseries en provenance de l’Académie. Pour ne citer que les plus récentes : l’interdiction faite par l’IA en décembre dernier à l’un des enseignants de participer aux rencontres européennes des collèges lycées expérimentaux à St Nazaire, le blocage en février par le rectorat d’un questionnaire préparé par un chercheur de l’université Blaise Pascal de Clermont, et destiné à alimenter une thèse.

Pour mémoire, le collège a ouvert en 2001, sous le Ministère Lang, après une fermeture illégale, suite à la création en remplacement, de l’antenne de Mauriac. (cf la décision en appel, en juin dernier du tribunal administratif de Lyon).  Il est donc géré administrativement par le  collège de Mauriac. Le projet pédagogique validé par le Ministère, a été jusqu’en 2005 sous tutelle d’un comité de pilotage présidé par l’Inspectrice d’Académie du Cantal. Les IPR sont venus fréquemment par groupes de 6, et chaque collègue a en outre été inspecté individuellement au moins un an sur deux.

Depuis sa création, les postes venaient du Ministère. C’était tout bénéfice pour l’Académie de Clermont Ferrand. Les détracteurs mettaient alors la sourdine pendant que les personnels étaient dans des situations précaires,  nommés pour l’année scolaire seulement.

Décentralisation : nouvelles difficultés

Lorsque la LOLF est entrée en application un poste a été supprimé, et certains enseignants titulaires ont pu obtenir une mutation sur le poste qu’ils occupaient déjà, tout en sachant qu’ils prenaient place sur un siège éjectable, car cette antenne de Mauriac peut fermer à tout moment. Et dans le même temps, ils perdaient les points d’ancienneté accumulés sur leur poste précédent. L’enseignement de l’espagnol a été réduit à 3h15 répartis sur 2 niveaux. Les agents de leur côté sont presque tous contractuels. Pour l’an prochain si le collège est encore ouvert, un autre poste d’enseignement est supprimé.

Pour se conformer aux lois de l’Education Nationale, l’équipe éducative a tenté à plusieurs reprises de rencontrer le Recteur afin de rédiger le contrat qui permettrait de rentrer dans l’article 34, comme le lui a conseillé le cabinet du Ministre, mais assumant les effets de la décentralisation, alors qu’une circulaire ministérielle  en date de décembre 2006 lui a été adressée, le Rectorat est resté sourd à cette demande, si bien que le projet d’établissement actuel a été voté par le CA de Mauriac, sans tenir compte de la règlementation en vigueur.

Affaires à suivre : une réunion doit se tenir incessamment avec le Maire et l’association des parents d’élèves pour faire le point sur la situation.

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Inscriptions au Collège pionnier de St Martin Valmeroux :

URGENT : Pour que l’administration ne prenne pas le prétexte d’un effectif insuffisant, merci de diffuser dans vos réseaux et auprès des personnes que vous connaissez, qui pourraient être intéressées. Le Collège dispose d’un internat.

 

Les menaces qui pèsent sur ce Collège pionnier du Cantal ne seraient-elles que des rumeurs?

En tout cas la commission d'affectation va bien avoir lieu début Juin.

Malgré les difficultés rencontrées par la presse lors de la semaine « Portes ouvertes », les nouveaux venus ont bien apprécié leur séjour au collège. Pour l'occasion, l'ensemble des personnels a travaillé comme à l'ordinaire pour essayer d'être au plus près de la pratique quotidienne habituelle, chacun restant de surcroît disponible en dehors de son temps de service pour répondre aux questions. La semaine a été clôturée par une soirée où « les parents se sont donnés en spectacle », preuve s'il en fallait que les parents sont ici partie prenante du Projet pédagogique ; les fonds récoltés servent à alimenter la trésorerie du Foyer socio-éducatif,

La moitié des visiteurs ont d'ores et déjà retourné le dossier de pré-inscription qui leur avait été remis, leurs dossiers ont rejoint ceux des familles qui étaient passées avant la semaine « Portes ouvertes »,

La commission d'affectation, présidée par l'Inspectrice d'Académie responsable de l'Orientation, se tiendra le 5 Juin.

Nous n'ignorons pas qu'un certain nombre de familles ne connaissent pas encore notre existence, et que certaines attendent la tenue des Conseils de classe de fin d'année pour se positionner, aussi est-il bon de rappeler qu'un examen des dossiers qui parviendraient après cette date aura  tout de même lieu avant la rentrée de Septembre. Mais pour contrer les éventuels projets de l’administration départementale, il est indispensable que le plus grand nombre de demandes d’admission arrivent au Collège au courant du mois de mai 2008.

Rappelons toutefois que toute famille désireuse d'inscrire un enfant doit impérativement  passer au moins une journée dans l'établissement afin d'assister à des cours, et de prendre contact avec les personnels, et le chef de Projet.

Voir sur http://www3.ac-clermont.fr/etabliss/college-valmeroux/

courriel : Cyrille.Raynard@ac-clermont.fr

 

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A qui appartient l’eau?

Voici un conte que vous pourrez faire lire à vos enfants. Si vous le souhaitez, notez leurs réactions et faites-nous en part (assoreveil@aliceadsl.fr ). Ils pourront aussi l’illustrer s’ils le souhaitent et si vous nous envoyez une ou des photos, nous ferons tout remonter vers l’auteur du conte. Si vous désirez que les dessins réalisés participent à l’exposition à Ioannina (Grèce), au centre culturel de la Mairie, durant les mois de septembre ou octobre 2008, utilisez si possible le format 30x40.

 

Ceci est une histoire de grenouille, un conte ni tout à fait vrai ni tout à fait faux. Loin de notre réalité et pourtant si proche. Autour d’une mare vivait une colonie de grenouilles. Habituées à vivre autour de l’eau, cette ressource était pour elles inépuisable. N’y prêtant guère attention, elles s’en servaient sans retenue, sans même y penser.

Au début, la colonie ne comptait que peu de grenouilles et la mare suffisait. Puis plus la colonie de grenouilles grandissait, plus elle se mit à utiliser l’eau. La mare devint bientôt remplie de grenouilles, il était alors devenu pour elles impossible de nager sans rentrer dans une autre. L’eau se mit alors à manquer. Les conflits devinrent de plus en plus importants et la vie autour de la mare pratiquement impossible.

Les grenouilles eurent alors une idée. Elles bloquèrent un ruisseau non loin de la mare à l’aide d’un barrage. Peu à peu, une deuxième mare fit son apparition. La colonie de grenouilles se coupa alors en deux et la vie repris son cours.

Mais quelques temps plus tard, la colonie prit encore de l’ampleur et décida de construire un deuxième barrage sur un autre ruisseau, afin de faire une nouvelle mare. Aussitôt pensé, aussitôt fait.

On pourrait croire que l’histoire s’arrête là, mais non. Car la colonie continua encore et encore à grandir, et après avoir construit des barrages sur tous les ruisseaux du territoire, les grenouilles se trouvèrent bloquées.

Les grenouilles se lancèrent alors dans une guerre perpétuelle pour avoir accès à l’eau. Elles se divisèrent en plusieurs groupes, tous hostiles les uns aux autres. Si le groupe des grenouilles du sud construisait un barrage sur un nouveau ruisseau, le groupe des grenouilles du nord s’empressait alors d’en construire un plus haut afin de garder l’eau pour lui seul. Des gardes étaient postés autour de chaque point d’eau afin d’en interdire l’accès à toute grenouille de groupe différent.

L’eau n’était alors plus recherchée parce qu’elles en avaient besoin mais bien dans le souci de ne pas la laisser aux autres. Et les grenouilles les plus faibles et les moins téméraires ne pouvaient que difficilement avoir accès à cette eau devenue une ressource si précieuse.

L’ambiance devint insupportable et les dernières générations de grenouilles n’ayant jamais connu la paix décidèrent d’agir. Il fallait à tout prix trouver une solution pour que tout le monde puisse avoir de l’eau. Mais elles ne savaient que faire.

Bredouille, une jeune grenouille aventureuse fut désignée pour aller chercher de l’eau ailleurs et la ramener. Elle partit alors déterminée à la trouver et à ne pas rentrer … bredouille.

Elle redescendit le long des ruisseaux et tout en marchant ne put en croire ses yeux. En amont des barrages, tout n’était plus que mort et désolation. Les grenouilles, en s’appropriant l’eau, avaient oublié le reste des habitants du territoire. La sécheresse avait fait fuir tous les autres animaux et les végétaux n’y avaient pas survécu.

Bredouille eut envie de s’asseoir et de pleurer. Comment les grenouilles avaient-elles pu en arriver là ? Elles qui aimaient tant l’eau.

Mais Bredouille ne s’arrêta pas, elle fut alors plus déterminée que jamais à trouver une solution. Elle continua sa route et marcha jour et nuit, dépassa les limites du territoire de la colonie jusqu’à trouver à nouveau un endroit vert.

Un lieu dépassant tous ses rêves, de l’eau à perte de vue, sans garde autour. La peur au ventre à l’idée que quelqu’un la surprenne, elle s’empressa de se jeter dans l’eau. Pendant qu’elle barbotait, un vieux crapaud s’approcha d’elle. En le voyant, Bredouille sursauta.

 « Excusez-moi monsieur, je ne savais pas que vous étiez là, je sors tout de suite de votre eau »

 « Pourquoi t’excuses-tu ? répondit le vieux Crapaud. Cette eau n’est pas a moi, reste dedans si tu y es bien. »

 « Si cette eau ne vous appartient pas, à qui est-elle alors ? », demanda-t-elle.

 « Cela est-il important ? »

 « Oui, car là d’où je viens il n’y plus d’eau, tout est mort et sec. J’aimerais ramener cette eau chez moi. »

 « Ce que tu demandes là est impossible, car si cette eau ne m’appartient pas, elle appartient à tout le monde. Elle appartient à tous les végétaux et les autres animaux qui vivent grâce à elle. Elle est comme l’air, indispensable à nous tous et si tu nous l’enlèves pour sauver ta colonie, tu nous condamnes en même temps. »

Bredouille resta pendant deux longues années en compagnie du crapaud et appris de lui une nouvelle façon de se servir de l’eau. Puis une fois qu’elle eu l’impression d’en avoir appris assez, elle rentra chez elle afin de le partager.

Cette histoire ne dit pas si les autres écoutèrent Bredouille et apprirent d’elle. Elle ne dit pas si les végétaux repoussèrent. Car l’histoire de Bredouille ne fait aujourd’hui que commencer.

Conte écrit par Elsa MARISSAL, étudiante en BTS Gestion et Protection de la Nature en France dans la Drôme, dans le cadre d’un stage de coopération internationale, au sein de l’association Polis, à Syros en Grèce.

Syros, Grèce, 9 mars 2007

Environmental education

 

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Informations :

Une éducation pour l’environnement

André Giordan et Christian Souchon viennent de publier « une éducation pour l’environnement, vers un développement durable » aux éditions Delagrave. Les auteurs précisent d’emblée « cet ouvrage n’est ni un manuel ni un livre de recettes. Il voudrait pouvoir être :

-         d’abord une incitation à l’engagement dans le secteur éducatif dont il est question,

-         ensuite une aide pour une pratique qui émane de vous : l’aide n’est pas là pour imposer mais pour faciliter une tâche difficile. »

Quatrième de couverture :

Une Éducation pour l'environnement vers le développement durable a été conçue pour les enseignants de tous niveaux et de toutes disciplines, mais aussi pour les animateurs, les responsables d'associations ou les concepteurs. Au-delà du secteur éducatif, ce livre voudrait toucher d'autres acteurs de la société : médias, collectivités locales, acteurs politiques, associations écologiques, entreprises... susceptibles de servir de « relais » vers le grand public.

Issu des recherches et des innovations les plus actuelles, cet ouvrage propose des idées d'activités, de thèmes et de projets concrets à réaliser. Il présente d'autre part, un certain nombre d’outils pour faciliter les pratiques et tente de répondre à un certain nombre de questions :

-         Quels sont les objectifs d’une telle éducation pour t'environnement ?

-         Comment mettre en place et évaluer un projet ?

-         Comment définir une progression ?

-         Comment mettre en place une inter- ou transdisciplinarité ?

-         Comment:connaître et prendre en compte les conceptions des apprenants ?

-         Comment clarifier et gérer les valeurs parallèlement au savoir ? etc.

Au-delà de la question cruciale pour la survie et le bien-être de l'humanité, ce livre suggère également des pistes pour transformer « pas à pas » - mais efficacement - le système éducatif.

L’ouvrage est préfacé par Nicolas Hulot.

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Transformer la violence des élèves

Signalons deux ouvrages de Daniel Favre :

"Transformer la violence des élèves - Cerveau, Motivations et Apprentissage", paru chez Dunod en 2007 et réimprimé en mars cette année ainsi qu'un nouveau venu : D. Favre, A. Hasni et C. Reynaud (ss. la direction de) Les valeurs explicites et implicites en formation d’enseignants : entre « toujours plus » et « encore mieux » (à paraître chez De Boeck Université en octobre 2008).

Sur le site de Jacques Nimier :

Un dossier sur les compétences

-            Pour un apprentissage des compétences relationnelles à l'école (J. Salomé)

-            Quelques outils relationnels pour mieux communiquer

-            Un jour de la vie d'un prof en Roumanie

-            La Taxinomie

Des livres:

-            La Finlande un modèle éducatif pour la France? Paul Robert

-            La question des compétences sociales et relationnelles Bruno Thiberge

-            Pratiquer les conseils d'élèves et les assemblées de classe Claude Laplace

-            Carl Rogers et l'action éducative Jean Daniel Rohart

http://www.PedagoPsy.eu
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Booster l’émancipation dans les parcours de formation
Adaptation ou projet ?

L’Institut Henri Wallon du GFEN organise ses troisièmes journées nationales d’étude :

Qui se tiendront le week-end des 17 et 18 mai 2008, salle Franklin, 60 rue Franklin, Montreuil s/s Bois (93)

Nous vous invitons à participer à ces journées et à diffuser l’information dans vos réseaux.

N'hésitez pas à me solliciter pour tout complément d'information : 01 46 72 53 17 / gfen@gfen.asso.fr et à consulter le site :  www.gfen.asso.fr/activites/instituthwallon.htmhttp://www.gfen.asso.fr/activites/instituthwallon.htm

Valérie Pinton                
chargée du développement et de la communication

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Dialogues en humanité – Lyon 2008

« La crise financière et la crise écologique, dans leur démesure, sont capable d'engendrer une gigantesque crise civilisationnelle. Quelles sont les conditions face à un tel risque, pour que l'humanité relève ce défi et rende possible un saut qualitatif ? Comment mobiliser nos capacités de régulation, d'anticipation et de coopération ?

Pour faire bouger la question humaine, il ne s’agit plus seulement d’alerter nos concitoyens sur la gravité des enjeux mais aussi de les persuader qu’il existe des solutions pour écarter les dangers qui nous menacent (d’où le texte «Sortons du mur»). Sinon, face à la triple crise que nous vivons – écologique, financière et culturelle - le déni et le désespoir guettent.

Entrer dans une démarche d’espérance suppose de sortir de l’opposition entre ceux qui donnent le primat à la transformation des structures politiques et collectives et ceux qui mettent l’accent sur la transformation personnelle, la quête de la sagesse. Fuyons les logiques binaires qui ont fait le malheur de l’humanité. On ne traitera des problèmes de notre temps que si l’on conjugue lucidement le principe d’espérance et le principe de responsabilité.

Un peu partout dans le monde des personnes et des groupes expérimentent déjà d’autres façons de vivre. Ils représentent cette espérance. Pour la faire grandir, il s’agit de tisser un réseau de liens vivants entre ces pionniers, qui se vivent souvent comme minoritaires. (C’est par exemple ce qui se passe avec les personnes qui travaillent sur les Agenda 21). Les Dialogues en Humanité sont une occasion de repérer ces acteurs, de leur donner la parole et de les faire coopérer.

L'un des objectifs de l'édition 2008 est également d'oeuvrer à l'essaimage des Dialogues en Humanité hors de Lyon, pour créer une dynamique dans d’autres villes européennes. En ce sens, des propositions sont dores et déjà à l'étude pour créer des Dialogues en humanité à Strasbourg et à Berlin, en regard d'initiatives équivalentes à Fez, Bengalore, Sao Paulo. »

 

Présentation et programme sur http://dialoguesenhumanite.free.fr/pmwiki.php5

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Quelques rappels…

à cotisation (non obligatoire) et autres !!!

Si vous voulez soutenir notre action.

R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux personnes et  aux associations adhérant à ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES(†),  Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN. Son Président d’Honneur est le Docteur Guy VERMEIL(†).

La cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 10 €, mais elle est indispensable pour que l'association puisse continuer à fonctionner.

Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L. (ou en renouvelant leur adhésion pour 2008) de bien vouloir se signaler (chèques au nom de R.E.V.E.I.L. adressé à REVEIL, Centre culturel, 63500 PERRIER ). Merci aussi et surtout à celles qui nous ont renouvelé leurs encouragements et leur soutien en 2007.

 

La version électronique de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation d'adhésion à l'association. Elle peut être librement rediffusée auprès des personnes et des groupes intéressés. Pour la recevoir directement, il suffit de signaler votre adresse électronique à assoreveil@wanadoo.fr

Si vous n'êtes plus intéressé par cette LETTRE, il suffit de nous en informer par mail ou courrier postal.

 

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Prochaine lettre vers la fin mai 2008.

Entre temps, quelques flash possibles selon l'actualité.

Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos questions, vos suggestions…

Contact : assoreveil@aliceadsl.fr

Georges HERVE, adresse postale : 4 rue du Château 63500 PERRIER

 

 

 

 

 

 

 

 

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