LA LETTRE DE R

LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L.  N°4         AVRIL 2001

 

Sommaire

 

 

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D'un moule commun à une culture commune :

 

Parmi les arguments développés pour défendre l'idée d'un Collège unique accueillant tous les jeunes adolescents au sortir de l'école primaire [1], il est souvent question de retarder au maximum l'âge de l'orientation. Moyennant quoi, on impose une formation uniforme à tous les jeunes jusqu'à la classe de 3ième [2], refusant ainsi de prendre en considération les intérêts et les goûts d'un grand nombre d'entre eux – ce qui conduit très souvent à des dégoûts durables. Au mieux, on évoque des "parcours diversifiés"[3] ou des "pédagogies différenciées"[4] pour acquérir les compétences, savoirs, savoir-faire[5] uniformément définis pour tous les jeunes. Serait-il "éducativement incorrect" de suggérer que, plutôt que de vouloir imposer à tous, aux mêmes âges, de passer dans les mêmes moules de littérature, mathématiques, langues, etc., il serait peut-être plus raisonnable de permettre à chacun, à partir d'un certain âge et progressivement, d'approfondir certains domaines de son choix en l'incitant à élargir le champ des ses intérêts[6] et en lui permettant à tout moment de reprendre – voire de débuter – un apprentissage négligé un temps ou même totalement nouveau ? On parle parfois d'une seconde chance pour quelques-uns : pourquoi pas de deuxièmes, troisièmes ou quatrièmes chances pour tous ? Pourquoi vouloir que le latin ou le grec soit impérativement débuté à tel niveau scolaire : les expériences des "grands débutants" s'étant mis au latin en classe de seconde ou même en début d'études universitaires, n'ont-elles pas montré jadis que les apprentissages tardifs n'étaient pas les moins efficaces ? Et ce qui est vrai pour les langues mortes serait-il faux pour d'autres disciplines ? Après tout, si les collégiens d'aujourd'hui suivent des cours de physique, et de chimie dès la classe de 6ième, les Lycéens d'hier n'abordaient ces disciplines qu'au niveau du second cycle de l'enseignement secondaire. Le scandale des orientations précoces, c'est qu'elles sont fondées sur un constat d'échec scolaire et qu'elles sont irréversibles pour la plus grande partie des jeunes.

 

Une réflexion honnêtement ouverte et sans a priori sur la possibilité de parcours vraiment diversifiés, avec un "tronc commun"[7] et un système très souple d'options[8], permettrait sans doute d'envisager des orientations positives, progressives, souples, jamais définitives et de mettre fin à la sélection par l'échec qui est trop souvent la règle actuelle[9].

 

Si l'on renonçait à cette formation commune uniforme durant la scolarité obligatoire, faudrait-il maintenir le Collège unique ?

 

Dans un article récent, François Dubet évoque, sans cependant s'y attarder, la nécessité pour ce collège de donner une culture commune à tous les jeunes Français. "Mieux vaut une culture commune maîtrisée par tous qu'une culture d'élite ignorée par la plupart." Jadis, bien qu'offrant deux options (littéraire et scientifique) dès la classe de sixième aux jeunes lycéens, et ces options initiales se diversifiant ensuite en sections latin-grec, latin-langue, latin-math, moderne… une culture commune marquait ces adolescents, issus majoritairement mais pas exclusivement de milieux sociaux homogènes, culture coupée de ce que l'on pouvait appeler la culture populaire, véhiculée, elle, par les écoles primaires et, dans une large mesure, par les écoles moyennes[10] qui la prolongeait pour certains. Cette dualité culturelle avait été voulue, même par les fondateurs de l'école de la république puisqu'elle était un gage de stabilité sociale. Certains continuent aujourd'hui à défendre l'idée d'une école à deux vitesses : l'une destinée à former les "élites-dont-le-pays-à-toujours-besoin" (qu'elles soient républicaines ou héréditaires !) et l'autre chargée de dispenser un enseignement de masse … pour la masse ! Deux écoles, deux cultures donc. C'est d'ailleurs bien la réalité du système scolaire d'aujourd'hui, malgré le collège théoriquement unique.

 

Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour comprendre qu'une telle idéologie ne peut conduire qu'à une oligarchie[11] et non permettre l'avènement d'une démocratie véritable. A une époque où certains souhaitent une démocratie participative, n'est-il pas nécessaire de créer les conditions pour que le plus grand nombre puisse effectivement participer tant à la "gestion de la cité" qu'aux choix déterminant l'avenir à court, moyen ou long terme ? mais aussi à faire vivre ensemble cette "culture" qu'Albert Jacquard désigne comme l'humanitude ?

 

Pour que cette participation ne soit pas qu'un simulacre, un jeu de dupes, ne faut-il pas que tous les citoyens puissent s'entendre, c'est à dire disposer d'une langue commune, comprise de tous ? Ne faut-il pas aussi qu'ils aient un certain nombre de "représentations mentales" en commun, une culture – au sens anglo-saxon du terme – commune ? Par exemple, la conscience de leur appartenance à une espèce ayant connu au cours des deux ou trois millions d'années passés, un développement prodigieux aujourd'hui menacé par la folie de quelques-uns ; de la responsabilité qu'ils ont à l'égard des générations à venir[12] ? La conscience que la liberté implique la responsabilité … que l'interdépendance est une donnée incontournable pour tous les humains, mais aussi pour toutes les parties de quelque système que ce soit[13] … que les pouvoirs dont l'homme s'est doté au fil des siècles ne peuvent qu'entraîner sa disparition s'ils sont confisqués par quelques-uns pour assurer leur domination sur les autres et non employés pour le bien de tous… Culture commune que celles qui ne se limite pas à s'abriter derrière une conception étroitement darwinienne de l'évolution, mais qui prenne en compte les avancées formidables obtenues par une coopération souvent très étroite…

 

Prise dans cette acception et non comme une somme de connaissances ou comme un simple ornement de l'esprit[14], une culture commune ne peut être transmise par un enseignement : elle ne peut être que construite par des réflexions menées en commun, des échanges nombreux entre futurs citoyens destinés à donner une réalité à la République quelles que soient leurs places dans la société à venir. Ce qui implique une co-éducation dans des établissements uniques : écoles, collèges et peut-être même lycées.

 

Dans ce texte, le concept de "culture commune" n'est qu'ébauché. Pourrons-nous, ensemble, lui donner de la consistance ? Il en est de même de la notion de "parcours différenciés" ou individualisés. Qui est partant ?

G.H. avril 2001

 

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Il y a vingt ans, Albert JACQUARD écrivait déjà ces lignes[15]. Cette remise en cause des finalités, des moyens et des techniques de l'école, cette réflexion, ce débat n'ont pas été initiés à l'époque. Une génération plus tard, saurons-nous conduire ce débat chaque année plus urgent ?

 

L'Homme, parmi les animaux, se distingue par une caractéristique étrange : sa capacité quasi‑infinie d'apprendre. L'oisillon apprend de ses parents le chant de l'espèce, le chimpanzé apprend de son groupe les règles de la vie en commun et les techniques de la survie ; mais cet apprentissage des jeunes atteint vite son terme, car les possibilités de leur système nerveux central sont limitées. Le cadeau offert par la nature à l'espèce humaine est un cerveau d'une richesse fabuleuse; nos quelques cent mille milliards de connexions nerveuses permettent la réalisation de structures d'une complexité telle qu'elle défie notre imagination (car cette imagination n'est, elle-même, qu'un produit de ces structures).

 

Pour être fidèle à lui-même, l'Homme doit donc mettre en tête de ses objectifs l'exploitation de ces possibilités, l'enrichissement sans fin de son patrimoine intellectuel ; réaliser les promesses que lui fait la nature est la grande affaire de l'Homme.

 

Un regard sur ce qui se passe autour de nous suffit à montrer que la réalité de notre société est fort éloignée de cet idéal. Pour la grande majorité des jeunes, l'apprentissage n'est qu'une série d'épreuves arbitraires aboutissant presque inéluctablement à l'échec et à la mise au rebut. Bien pire encore : le dévoiement scandaleux du système éducatif en un système sélectif est accepté par ceux-là mêmes qui en sont les victimes ; qu'au terme d'une scolarité douloureuse et gâchée, un jeune puisse se soumettre à la grisaille d'un destin médiocre en affirmant "moi je ne suis pas doué ; moi je ne vaux rien !" doit être ressenti comme l'échec absolu non seulement de l'école, mais de toute la société.

 

Nous avions bâti jusqu'au milieu de ce siècle un système scolaire en parfaite cohérence avec une certaine structure sociale : seule une petite minorité poursuivait ses études, la grande masse des jeunes entrait rapidement dans la "vie active" après avoir appris ce qui permettait à chacun d'être un travailleur efficace et rentable et cela seulement. Tout naturellement, le privilège d'un apprentissage long se transmettait de père en fils : les fils de bacheliers étaient bacheliers, les fils de polytechniciens étaient polytechniciens, et les fils d'illettrés illettrés. Tout était pour le mieux ; jusqu'à ce que certains esprits préfèrent un objectif de justice à un objectif d'efficacité immédiate.

 

Il suffit de poser honnêtement cette simple question "au nom de quoi un apprentissage long est‑il refusé à beaucoup pour que tout soit remis en cause.

 

En une première phase on a, avec une authentique sincérité et une apparente générosité, ouvert les portes de l'enseignement prolongé aux enfants du "peuple". Mais le style, les techniques, le langage sont restés ce qu'ils étaient ; le résultat a été ce qui était prévisible : catastrophique.

 

Il s'agit maintenant de regarder le problème en face, d'être, autant qu'il est possible, lucides, de tenir compte des évidences :

 

-          le potentiel d'épanouissement intellectuel des petits d'hommes est (à quelques exceptions pathologiques près) considérable, très supérieur à ce qui en est exploité;

-          les différences génétiques (toujours mis à part les cas pathologiques) ne peuvent être invoquées pour justifier de prétendues inégalités intellectuelles;

-          chaque homme est capable, par nature, de prendre en charge le devenir de sa personnalité, à condition que les apports de son milieu familial et social aient été suffisants pour lui permettre d'atteindre un niveau suffisant de richesse intérieure.

 

Le rôle de la société est, une fois satisfaits les besoins élémentaires de survie, d'apporter à tous ce minimum de richesse. Cet objectif peut évidemment être atteint : il suffirait de réduire un peu les gaspillages éhontés auxquels nous nous livrons dans de multiples domaines.

 

Une remise en cause radicale des finalités, des moyens, des techniques de l'école est pour cela nécessaire*. C'est à une réflexion à ce sujet que nous convie, par ce livre, la Confédération Syndicale des Familles. Puissent les réflexions proposées provoquer un débat* qui nous permettra à tous de mieux faire notre métier d'homme, c'est‑à‑dire d'inventer l'homme.

 

                                                                                  Albert JACQUARD

* c'est moi qui ai souligné                                                                                  

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Rencontre avec les auteurs du N° 144 de la revue "Éducation Permanente"

"RECIPROCITE ET RESEAUX EN FORMATION"

19 mai 2001 à Paris
de 9h,00 à 17h,00
au CISP - 6 av. Maurice Ravel - 75012 PARIS
(métro "Porte de Vincennes)


L'ère des réseaux semble être arrivée, mais pas forcément celle de la réciprocité, même si les réseaux, et en particulier les réseaux d'échanges réciproques de savoirs peuvent en être un outil privilégié.

Après la parution du N° 144, la revue "Éducation Permanente" et le MRERS proposent une rencontre avec les auteurs.

9h00 : Accueil
9h30 (précises) - 11h 30 :
Ouverture
par Claire HEBER-SUFFRIN et Gaston PINEAU, (coordinateurs du N° 144)
Présentation des 4 pôles d'intérêts des ateliers par 4 intervenants (à ce jour pressentis)
Synthèse des questions que posent les articles dans les quatre pôles
- quels sont les apports de ces articles
- quelles questions sont à travailler ?
(Les participants sont invités à se poser les mêmes questions pour en enrichir les ateliers)


11h30 - 12h30 et 14h00 - 15h00 : ATELIERS (dans chaque atelier, présence d'auteurs des articles)
En quoi ce que nous venons d'entendre nous permet d'interroger, transformer, relier nos pratiques ?
Les 4 ateliers : Auteurs présents :

1/ Réseaux humains - réseaux électroniques : Quels enrichissements réciproques ?
R. CROSNIER - C. BOLLA-SCOTTO ( ?) - F. DEROY-PINEAU - B. CHAPELAIN + article de Cl. HÉBER-SUFFRIN
2/ La réciprocité : Base anthropologique de la formation humaine ?

D. TEMPLE ( ?) - D. KÉBÉ - Y. MOULIN - M.A. CHATAGNON - J.M. LABELLE+ article de G. PINEAU
3/ La réciprocité formatrice :une démarche efficace ?

B. AUMONT - J. CULETTO - N. DESGROPPES - F. HEINRICH - M. PRIN ( ?) - V. RENARD - N. DENOYEL (?)
4/ La réciprocité sociale :un modèle politique ?

M.A. HÉBER-SUFFRIN - B. GINISTY -H. de CHAPONAY - D. BACHELARD - P. GALVANI - D. HAZARD

15H30 - 17H00 : Retour en plénière 

Réaction des 4 intervenants du matin et des auteurs : comment se trouvent-ils eux-mêmes interpellés ?
Il est conseillé d'avoir lu au moins quelques articles du N°144 dont il est possible de se procurer un exemplaire soit à la revue directement, soit au MRERS

Tarifs :

Participants aux réseaux d'échanges réciproques de savoirs : (voir avec le siège du MRERS)

Autres : 100 francs

Le repas pourra être pris sur place à la cafétéria du CISP au prix de 66 francs.
Inscriptions au Mouvement des Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs

Claire Héber-Suffrin

BP 56

91 002 Evry cedex

mrers@wanadoo.fr

claire.hebersuffrin@wanadoo.fr

Merci de préciser :            Prénom et Nom :- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Participera à la rencontre du 19 mai "Réciprocité et réseaux en formation".

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Une rencontre en Auvergne est-elle programmable ?

(appel lancé en février dernier)

R.E.V.E.I.L. avait organisé une rencontre "interne" à PERRIER en décembre dernier. Les participants ont souhaité qu'une autre rencontre soit organisée à la belle saison – et, si possible sur plus de deux demi-journées. Deux périodes ont été proposées : le week-end de Pentecôte ou les tout premiers jours de juillet.

Une rencontre ouverte, informelle, amicale, pour le plaisir de faire connaissance autrement que par Internet ou courrier, ou pour se retrouver, pour échanger des idées sur des thèmes que vous aurez proposés d'ici là.

Une rencontre qui pourrait se faire sur le chemin des vacances, pour certains. PERRIER est un village situé non loin de l'A 75 (Clermont-Béziers), à 35 km au Sud de Clermont Ferrand. Vous pouvez découvrir quelques vues sur mes pages perso ( http://perso.wanadoo.fr/georges.herve3)

 

Qui serait éventuellement partant ? pour quelle période de préférence ?

 

Cet appel paru en février dernier n'a eu que quelques échos, tous optant pour le début du mois de juillet 2001.

 

Voici donc l'état actuel du projet de rencontre à PERRIER :

 

 

-          du 3 au 6 juillet 2001

-          les matinées : séances de "travail" sur des thèmes jugés importants pour l'avenir de notre Ecole et choisis ensemble au cours des prochaines semaines.

-          les après-midi : découverte (ou redécouverte) de la région qui est riche et variée (possibilité de prévoir des sorties tous ensemble).

-          les soirées : veillées pour les courageux.

-          Hébergements possibles : camping** à deux pas de la salle de réunion – possibilités de location de mobil-homes (6 personnes) – quelques chambres d'hôtes à Perrier – hôtels à Issoire (4 km) …

-          Activités de loisirs organisées par le Centre de loisirs culturels et sportifs de Perrier pouvant accueillir enfants et adolescents, matinées et après-midi.

 

Qui serait éventuellement partant ?

 

 

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Pour les personnes souhaitant adhérer à R.E.V.E.I.L. ou renouveler leur adhésion :

 

R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux personnes et  aux associations adhérant à ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy AVANZINI,Pierre-Gilles de GENNES,  Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN.

La cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 50 F, mais elle est indispensable pour que l'association puisse continuer à fonctionner.

Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L. (ou en renouvelant leur adhésion pour 2001) de bien vouloir se signaler (chèques au nom de R.E.V.E.I.L. à PERRIER ).

 

La version électronique de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation d'adhésion à l'association.

 

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Je vous rappelle l'adresse de notre site Internet :

http://multimania.com/assoreveil

Si vous avez la version électronique de cette lettre, cette adresse vous est présentée en couleur et soulignée : il vous suffit de cliquer dessus lorsque le pointeur de votre souris est une main pour entrer sur le site.

 

 

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Derniers apports placés sur notre site Internet :

-          Un texte de Jacques GEORGE sur les sources et les filiations du CRAP; (doc.géné)

-          La Charte et les statuts de l'association "Génération Médiateurs".(doc.géné)

-          Un texte de Michel PORTAL de l'Aéré, "Contre la violence et l'ennui, petit arsenal pour débutants" (débats)

-          Une réflexion sur les finalités de l'Ecole (débats)

-          Une liste (à compléter) des établissements innovants existants ou en projets (Ensemble, Changeons l'Ecole)

-          Des notes sur une conférence du Professeur Testu sur "l'aménagement du temps scolaire"(débats)

-          un nouveau projet d'établissement pionnier : Collège ouvert à Nantes.

Prochainement :

-          les statuts de la fédération Ensemble, changeons l'Ecole

-          D'autres textes soumis à débats…

-          Peut-être tenterons-nous d'ouvrir un forum autour de ces textes pour faciliter l'expression même brève du plus grand nombre.

 

TOUS LES TEXTES DE NOS LETTRES, MAIS AUSSI CEUX QUI SE TROUVENT SUR NOTRE SITE SONT DESTINES A LA PLUS LARGE DIFFUSION POSSIBLE. ILS PEUVENT ËTRE REPRODUITS LIBREMENT.

Si vous connaissez des personnes que ces lettres pourraient intéresser, merci de nous donner leurs coordonnées – électroniques de préférence ! Diffusion gratuite pour la version électronique.

Si vous ne souhaitez plus recevoir lettres et infos de R.E.V.E.I.L., un simple message suffira.

Pour ceux qui pensent que nous devons continuer notre travail, qu'ils sachent que tout signe d'encouragement sera toujours précieux, même le plus court des messages.

 

Prochaine lettre vers la mi-mai.

Entre temps, quelques flash possibles selon l'actualité.

 

Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos questions, vos suggestions…

Contact : reveil.perrier@wanadoo.fr

Georges HERVE rue du Château 63500 PERRIER

 

 



[1] dont le caractère unique n'a, jusqu'ici, pas été remise en cause, bien que les arguments des adversaires du collège unique pour tous pourraient aussi bien être invoqués pour défendre une école primaire à filières…

[2] et même jusqu'à la seconde pour les jeunes entrant au Lycée !

[3] sans toujours bien préciser ce que l'on place sous cette formule.

[4] qu'il peut être difficile de distinguer des filières…

[5] il faudra bien un jour aborder la question de l'évaluation des acquisitions scolaires : si l'on se fie aux examens sensés sanctionner les études – et donc évaluer les acquisitions de chacun – il suffit d'obtenir une note moyenne (10/20) pour que l'Institution admette que l'élève à acquis les compétences, savoirs et savoir-faire inscrits dans les programmes scolaires. Est-ce  dire que l'on se contente de 50% de ces compétences, savoirs, savoir-faire ? D'une demi-compréhension ? d'une demi assimilation ? Lorsque l'on pense à ce qu'il restera de ces connaissances après quelques années, il y a bien des questions à se poser !

[6] Ce devrait d'ailleurs être l'un des objectifs premiers de l'école primaire que d'ouvrir le plus largement possible le champ des intérêts de chaque jeune enfant : s'il est essentiel de partir des intérêts spontanés des enfants, il est évidemment tout aussi essentiel de s'attacher à les approfondir et à les élargir. Les âges couverts par l'école primaire sont certainement les plus favorables à la découverte des nouveaux domaines d'intérêts par les enfants : c'est aussi, hélas, trop souvent, le moment où de solides aversions s'installent. Une maman se lamentait un jour devant le désintérêt profond et général de sa fille de 9/10 ans (en relatif échec scolaire) : "je ne comprends pas qu'elle ne s'intéresse même pas à l'histoire, alors que c'est une de mes passions". Cette personne achetait toutes les revues historiques qui paraissaient à l'époque. Son beau-père, médecin de campagne, avait lui-même fait des recherches sur l'histoire locale et même publié un ouvrage sur le passé de la région. Je lui fis remarquer que personne ne lui faisait apprendre de résumé par cœur et qu'elle n'était soumise à aucun contrôle écrit, sanctionné par une note.

Un Instituteur, proche de Freinet, se passionnait jadis pour les recherches archéologiques : rien d'étonnant à ce que ses élèves se soient eux-mêmes passionnés pour l'histoire.

[7] Défini en termes de compétences jugées "basiquement nécessaires" dans une perspective d'éducation permanente et d'activités en groupes (projets en équipes, réflexions en groupes…)

[8] Qui pourraient se présenter sous la forme de modules disciplinaires ou inter-disciplinaires.

[9] En 1969, le Ministre de l'E.N. de l'époque, Edgar Faure, envoya des I.G. dans les différentes académies pour "prendre la température" des enseignants, un an après le happening souvent durement vécu par certains. Des réunions regroupèrent, dans chaque ville universitaire, une bonne centaine d'enseignants délégués par leurs départements : ils furent invités à se regrouper en commissions de travail autour de thèmes proposés par les I.G. organisateurs. Très sensibles à l'influence du système des examens sur l'organisation de l'école, nous fûmes quelques uns à choisir de creuser ce thème. Partant de l'idée que les modes habituels d'évaluation gagneraient à être remplacés par des "échelles de compétences", nous en vînmes à préconiser une organisation scolaire faisant une large place aux "options", à côté d'un "tronc commun" de "compétences de base". Lors de la séance plénière, notre rapport fut balayé d'un "c'est trop anglo-saxon, pas dans la tradition française" et l'I.G. qui présidait refusa tout net que les idées avancées fussent discutées - tandis que les chefs d'établissements qui se plaignaient de l'intrusion de conseils d'administration limitant leurs pouvoirs furent largement écoutés ! 32 ans plus tard, il n'est pas sûr que les idées aient bien évolué … 

[10] Cours complémentaires et E.P.S.

[11] Système politique vers lequel tend de plus en plus notre "démocratie" actuelle.

[12] Pouvons-nous, par exemple, enfouir des déchets hautement radioactifs – dont la durée de vie dépasse parfois celle qui nous sépare de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs – sans nous interroger sur ce qu'il en adviendra dans quelques centaines ou quelques milliers d'années ? L'exemple très récent de ce dépôt de munitions dont bon nombre datent de la première guerre mondiale, dépôt quasi abandonné semble-t-il depuis des dizaines d'années – ou alors comment expliquer la détérioration des conditionnements ? – amène à s'interroger sur les "responsables" politiques des décennies passées. Et les exemples abondent des décisions à courte vue prises à tous les niveaux, de celui de la famille à celui de la planète.

[13] La "culture" cartésienne qui imprègne nos "élites" les a souvent amenées à prendre des décisions sans prendre en compte l'ensemble d'une situation donnée – et à compromettre ainsi gravement l'avenir. La pensée systémique est sans doute une dimension essentielle de toute culture commune.

[14] "La culture est ce qui reste quand on a tout oublié", disait Edouard HERIOT.

[15] Texte dactylographié d'une préface écrite par Albert JACQUARD au début des années 80. Je n'ai jamais eu en main le livre de la Confédération syndicale des familles dont il est question : merci de m'en indiquer le titre et l'éditeur si vous le connaissez.

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