LA LETTRE DE R

LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L.  N°7         JUILLET 2001

 

Sommaire

 

·         Si vous voulez soutenir notre action…

·         Ou si vous souhaitez ne plus recevoir cette lettre…

·         Cette lettre se voudrait plus interactive…

 

***

 

École unique, Collège unique = tous d'un même pas ?

 

Tous d'un même pas : cela commence dès l'entrée à l'école primaire. Parce que le sixième anniversaire d'un enfant tombe entre le 1er janvier et le 31 décembre d'une année donnée, il doit entrer au cours préparatoire au début du mois de septembre de cette année. Il doit débuter les "apprentissages fondamentaux" : apprendre à lire, écrire et compter. Qu'il ait été prêt plus tôt ou qu'il ne le soit pas à ce moment fatidique, qui s'en soucie ? Le droit à l'instruction est travesti en devoir de suivre la Loi commune… De suivre un enseignement décrété de façon uniforme, que cela lui convienne ou non.

 

Quelques rappels ne sont sans doute pas inutiles :

  1. la loi sur l'obligation scolaire concerne les enfants "âgés de 6 ans révolus" : jusqu'à la seconde guerre mondiale, l'entrée en école primaire respectait cette clause. La rentrée étant au début du mois d'octobre, entraient au CP les enfants ayant eu leur 6ième anniversaire avant le 1er octobre de l'année en cours. Sauf dans les campagnes où, très souvent, faute d'école maternelle, les enfants entraient en section enfantine à 5 ans révolus. Durant la guerre, l'exception qui consistait à admettre en CP, à la demande des familles, des enfants nés au cours des 3 derniers mois de l'année civile devint progressivement la règle en-dehors de tout texte modifiant la loi. Or notre expérience de 25 années de psychologie scolaire nous a clairement montré une proportion particulièrement forte d'enfants nés en octobre-novembre-décembre parmi ceux qui se heurtent à des difficultés, particulièrement dans l'usage de la langue écrite[1]. Dans les années 60/70, des familles, de plus en plus nombreuses, demandèrent des dérogations pour que leurs enfants, nés au cours du premier trimestre de l'année civile suivante, puissent entrer "de façon anticipée" au CP. Un ministre rédigea même une circulaire qui semblait assouplir les règles d'obtention de ces dérogations jusqu'à les accorder systématiquement : devant le tollé qui agita de nombreux enseignants, il revint en arrière, expliquant qu'il s'agissait simplement de donner un cadre réglementaire pour légaliser l'entrée en CP des enfants nés au cours du dernier trimestre de l'année civile et qui n'avaient donc pas 6 ans à la rentrée scolaire… On peut voir dans le rattachement de la grande section maternelle à un cycle élémentaire un moyen de faciliter l'entrée anticipée en CP tant souhaitée pour leurs enfants par certaines catégories sociales – dont, il faut l'avouer, nombre d'enseignants !
  2. Au cours des années 50/60 et même jusqu'au milieu des années 70 par endroits, les redoublements de classe étaient très fréquents à l'école primaire : les statistiques nationales[2] montraient qu'en moyenne un enfant sur 4 redoublait le CP ; certains le triplait même ; 1 enfant sur 2 avait redoublé au moins une classe à la sortie du CM2. Il arrivait, dans certains cas extrêmes, que des adolescents de 14 ans quittent l'école au niveau du CE2 ! L'inutilité – voire la nocivité – des redoublements de classes amena, dans les années 70/80, le Ministère à demander avec insistance aux Instituteurs de n'y recourir que dans des cas exceptionnels. De nos jours, les redoublements sont effectivement beaucoup moins fréquents ; mais masquer les problèmes n'entraîne pas leur résolution, même si les redoublements, en soulignant l'échec, ajoutent encore aux difficultés des enfants qui les subissent.
  3. Les "remédiations" au niveau primaire, (qu'il s'agisse de classes d'adaptation ou de rééducations spécifiques) n'ont que peu d'effets pour quantité de raisons dont deux sont particulièrement évidentes : elles interviennent alors que l'échec a déjà été constaté (parfois après plusieurs années de scolarité) et que l'enfant a souvent vécu douloureusement cet échec. Si la formule "chance de réussite" est vide de sens, le "risque d'échec" n'est pas anodin. Contrairement à ce que croient certains parents, ce n'est pas "laisser sa chance" à un enfant que de le placer dans des conditions où les risques d'échec sont prévisibles.
  4. L'échec scolaire précoce et massif – le plus grave parce que le plus durable – se manifeste en général par des difficultés importantes dans l'apprentissage de la lecture. Échec souvent prévisible d'ailleurs. Un ministre (René HABY ?) suggéra que le CP soit normalement étalé sur deux années (CP1 et CP2 comme il y a CE1 et CE2, CM1 et CM2) – avec la possibilité pour les enfants plus "rapides" de "sauter" le CP2. Devant le tollé provoqué chez les parents d'élèves et chez de nombreux enseignants, cette suggestion fut abandonnée.
  5. Plutôt que d'observer les enfants et la réalité de leurs différences, on se bat à coup d'idées toutes faites (la méthode globale, responsable d'un prétendu "illettrisme croissant"), de mots frelatés ("dyslexie" est du lot) et de formules vides de sens ("assurer l'égalité des chances"). Le mot même de "différence" est souvent interprété en terme d'infériorité/supériorité[3]. Alors, au nom du principe éthique républicain, "tous les hommes sont égaux", on refuse de prendre les différences en considération. Ce qui sert à justifier le "tous d'un même pas" de notre introduction.

 

Partant de constats irréfutables (par exemple la forte corrélation entre le niveau social des familles et le pourcentage de jeunes dans les Université et plus encore dans les grandes écoles) on a voulu "démocratiser l'enseignement" en ouvrant plus grandes d'abord – et enfin à tous, les portes de l'enseignement secondaire[4]. On aurait été plus inspiré de s'interroger d'abord sur les raisons de l'échec d'un enfant sur deux à l'école primaire à l'époque où celle-ci était la seule connue de 95% des jeunes Français (rappelons que 50% des jeunes sortaient de l'école primaire sans le Certificat d'études).

 

L'une des raisons – non la seule, mais peut-être la clé de plusieurs autres – est précisément que l'on a trop souvent organisé l'école à la manière de Knock : même progression, même rythme aux mêmes âges pour tous. Si les travaux des psychologues de l'enfance montrent une similitude dans la succession des phases du développement chez tous les enfants, c'est une grave erreur de négliger les différences de rythmes et de croire que ces rythmes sont fixés une fois pour toute pour chaque individu[5]. Or la rigidité de l'organisation de notre école en années scolaires successives conduit justement à aggraver la situation des enfants qui s'éloignent un tant soit peu de ce qui a été posé comme norme.

 

Il y a plus d'un quart de siècle, René Haby avait prôné le regroupement des années scolaires en cycles de 3 ans environ. La loi de 89 a institué cette organisation de l'école en cycles. Pourtant, dans la réalité quotidienne des classes, rien n'a changé : l'école primaire élémentaire reste composée de 5 cours annuels successifs tandis que le collège en compte toujours 4. On peut d'ailleurs relever au moins deux "anomalies" (et le mot est faible) dans l'organisation toute théorique des cycles : le premier cycle s'arrête à la moyenne section de l'Ecole maternelle ; le deuxième cycle commence avant l'âge légal de la scolarité obligatoire, englobant la grande section maternelle, et les deux premières années de l'école élémentaire. Quant au collège, il compte actuellement deux cycles réduits à une année (la classe de 6ième  et celle de 3ième ) ce qui est tout de même paradoxal pour un cycle, les deux années centrales formant elle-même le cycle médian.

 

L'observation des enfants conduit à poser que le développement des enfants se fait par périodes successives d'une durée moyenne de trois ans.  La réorganisation effective de la scolarité, au moins dans sa phase obligatoire, en cycles d'environ trois ans (avec possibilité de changer de cycle à l'occasion de chaque fin de trimestre, par exemple), serait une mesure sans effet financier notable : effective signifiant que les enfants d'un même cycle seraient regroupés dans une même classe multi-âges. Une telle réforme qui peut être décrétée, puisqu'elle touche les structures, se heurtera aux préjugés actuellement enracinés aussi bien chez de nombreux parents que chez bien des enseignants et même chez les administrateurs qui considèrent les classes multi-âges comme une calamité alors que même les instructions officielles en vigueur font (timidement) allusion à la supériorité des résultats scolaires dans ce type de classes. Elle nécessiterait donc un important effort d'information préalable. Un tel regroupement permettrait d'assouplir les rythmes de progression scolaire, puisqu'un même cycle pourrait  être "parcouru" par chaque élève à son rythme propre (en moyenne en 3 années ± 1, voire en moins de 2 ans ou en plus de 4 ans dans des cas extrêmes).

 

Il favoriserait en outre l'évolution des pratiques pédagogiques : ce n'est pas par hasard que les pédagogies nouvelles se sont particulièrement développées, tout au long du 20ième siècle dans des écoles rurales à 2 ou 3 classes (sans parler des classes uniques qui ont souvent été à la pointe de l'évolution[6]).

Suggérons sans nous étendre ici sur les observations qui plaident en faveur d'une telle réorganisation (ce qui sera fait prochainement peut-être avec les apports des lecteurs de cette Lettre…), que l'école élémentaire devrait compter deux cycles de 3 années (rappelons qu'il s'agit d'une durée théorique moyenne), c'est à dire que l'entrée au Collège serait retardée – toujours en moyenne - d'une année[7].

Cela permettrait de réduire la période scolaire du Collège à un cycle unique de trois ans (toujours en moyenne). Une telle réforme de structure n'aura de sens que si elle entraîne une redéfinition des finalités de cette période tout à fait singulière de la scolarité. A la fois comme une prolongation du cycle élémentaire précédent et comme période de rupture avec l'enfance. Période de réflexion[8] sur les acquis intuitifs des années précédentes, mais aussi de différenciation progressive des parcours individuels[9]. C'est une authentique école moyenne qu'il s'agit de construire en abandonnant résolument les schémas intellectualistes et encyclopédistes hérités du premier cycle des anciens Lycées, pour s'appuyer sur les toutes les réalités contemporaines, qu'elles concernent les individus ou la société.

Des Collèges pionniers sont actuellement en projet dans plusieurs régions de France à l'initiative de groupes  où professionnels et "usagers" coopèrent, guidés par une "philosophie" commune. Certains doivent ouvrir à la prochaine rentrée : il est essentiel que leurs expériences concrètes soient diffusées ; s'il fut un temps où les innovations pouvaient surtout "flatter le narcissisme de leurs auteurs", ce temps est révolu. La tâche des équipes qui vont s'investir dans ces établissements pionniers est triple : réaliser au quotidien, participer activement à des échanges au sein de réseaux d'innovateurs, alimenter une réflexion qui devra sortir de ces réseaux de spécialistes pour déboucher sur des forums ouverts à tous les citoyens. Tâche écrasante, sans doute, mais inévitable sauf à renoncer à influer sur l'avenir et à se résigner à l'enkystement qui a neutralisé tant d'innovations au cours des décennies passées.

Il est souvent question de la généralisation des nouvelles pratiques. L'abandon récent de la généralisation des T.P.E.[10] dans les classes terminales des Lycées est symptomatique : même une pratique nouvelle isolée soulève des résistances lorsqu'il est question de la généraliser. Alors qu'en sera-t-il d'une refonte complète non seulement des structures, mais aussi du sens même des actions qui y seront menées ? Refonte qui se fera progressivement dans les établissements pionniers, qui touchera à des habitudes bien ancrées (comme la monovalence des professeurs de Collège, les durées de présence dans l'établissement, une diversification des fonctions du professeur, les critères de recrutement et les formations initiales et continuées des enseignants, mais plus encore une nouvelle façon de conjuguer éducation et instruction, etc.)? Il s'agira bien plus que de faire évoluer un système, de le révolutionner au sens copernicien du terme : cela ne peut être généralisé à partir de quelques expériences même remarquables. Il faudra prévoir une phase intermédiaire, celle de "secteurs pilotes" regroupant des établissements des divers niveaux dont le nombre devra augmenter d'année en année jusqu'à atteindre une "taille critique" qui permettra alors la généralisation. La transformation nécessaire de notre Ecole est urgente aujourd'hui parce que nous avons pris près d'un demi-siècle de retard en manquant le rendez-vous de l'après-guerre : et pourtant elle demandera du temps, beaucoup de temps… Chacun doit s'en convaincre pour se préparer à "tenir la distance", à poursuivre ses efforts dans le moyen ou même le long terme. Nul innovateur ne peut espérer avoir une action décisive dans cette longue lutte : plus que nulle part ailleurs, la coopération désintéressée sera nécessaire.

Comme l'école primaire dispose dès maintenant des expériences  de milliers de "pionniers" qui ont innové tout au long du siècle écoulé, l'installation d'un nombre significatif de "secteurs pilotes" appuyés sur des équipes volontaires pourraient rapidement être réalisée au niveau primaire pour peu qu'il y ait prise de conscience et volonté affirmée de la part des responsables politiques. Ces expériences locales reconnues devraient localement entraîner l'élaboration de nouveaux projets de collèges pionniers leur faisant suite. Il y a là, me semble-t-il, une stratégie à élaborer, une stratégie combinant logique et réalisme.

                                                                                                            G.H. Juillet 2001

 

 

 

URGENT

 

L'équipe qui met la dernière main à l'organisation du travail et de la vie dans le COLLEGE PIONNIER RURAL de ST MARTIN VALMEROUX (Cantal) recherche un(e) C.P.E. pour la rentrée de septembre. Effectif actuel des inscrits : une cinquantaine dont 50% en internat "lieu de vie" (que le C.P.E. aura en charge). Le projet pédagogique et éducatif de ce Collège est consultable sur le site Internet de REVEIL. Pour prendre contact rapidement et efficacement avec l'équipe, une adresse électronique : raynard.cyrille@wanadoo.fr

 

MERCI DE DIFFUSER CET APPEL A TOUTE PERSONNE DE VOTRE CONNAISSANCE SUSCEPTIBLE D'ETRE INTERESSEE.

 

 

EXTRAIT D'UN MESSAGE

D'ANNE ET CYRILLE RAYNARD, NOS AMIS DU CANTAL :

 

"… nous sommes arrivés à cette évidence : il nous faut absolument constituer un fond de réserve de documentation ouvert à toutes les entreprises de ce genre (Il s'agit de la mise sur pied et du fonctionnement de collèges pionniers). Ne serait-ce que parce que le fait même de penser la structure autrement nous contraint à élaborer de toutes pièces quantité d'outils (carnet de bord, grille d'évaluation, pré-requis, emploi du temps…) qui devraient pouvoir profiter à tous."

 

Nos amis suggèrent que ce fond documentaire pourrait être mis à la disposition de tous sur le site Internet de R.E.V.E.I.L.  Si vous avez des outils provenant du primaire, du collège ou du lycée à partager, vous pouvez me contacter sans tarder (reveil.perrier@wanadoo.fr)

 

Un colloque (Bordeaux-Paris),

une occasion de se rencontrer pour mieux se connaître et réfléchir ensemble.

 

Comme déjà annoncé, la Fondation pour le Progrès en Education organise un colloque sur "l'indiscipline ambiante à l'école"

-          le 3 octobre à l'Athénée, Place St Christoly à Bordeaux, de 9 heures à midi et de 14 heures à 18 heures

-          le 19 octobre à Paris à l'Institut de France, quai Conti, salle Victor Hugo, même horaire.

 

Le thème général sera "quelques remèdes à l'indiscipline ambiante à l'Ecole". Il y sera question de "la détente corporelle", de "l'acte ou la parole" et d' "éducation à la paix". 

 

Sylvaine MARANDON, qui préside la Fondation et organise le colloque aimerait quelques contributions s'ajoutant à celles qu'elle a déjà reçues. Elle souhaite tout particulièrement des relations d'expériences vécues. Si vous pensez pouvoir apporter votre propre témoignage sur un "remède" précis, le mieux sera de la contacter directement à son adresse bordelaise : Madame S. Marandon, 49 rue Dubourdieu, 33800 BORDEAUX. Précisez si vous souhaitez intervenir à Bordeaux ou à Paris.

Les intervenants disposeront de ¾ d'heure (questions/réponses comprises). Ils seront défrayés de leur voyage et de leur hébergement. Un résumé de l'intervention (2 pages A4 maxi) est souhaité pour être reproduit dans les Actes du Colloque. Un texte plus détaillé pourra être publié par la suite dans le Bulletin de la Fondation.

 

L'entrée à ces colloques sera libre pour toutes les personnes intéressées. Venez nombreux et diffusez l'information autour de vous !

 

Journée d'étude organisée par DEI-France le 17 novembre 2001 (rappel)

 

La section Française de DEI (Défense des Enfants International) organise, le 17 novembre 2001, une journée d'études sur la question de l'École à l'horizon des trente prochaines années, au regard des exigences de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant. Nous souhaitons rassembler les contributions du plus grand nombre possible d'acteurs concernés, directement ou indirectement, par les trois questions de l'échec scolaire, de l'avenir des services publics d'éducation et des nouvelles formes de citoyennetés rendues nécessaires par les enjeux de civilisation qui attendent les générations futures. Nous serions particulièrement intéressés à pouvoir compter sur votre contribution écrite à cette réflexion : tous renseignements complémentaires sur le site Internet http://www.globenet.org/enfant

 

Si vous voulez soutenir notre action.

R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux personnes et  aux associations adhérant à ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES,  Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN.

La cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 50 F, mais elle est indispensable pour que l'association puisse continuer à fonctionner.

Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L. (ou en renouvelant leur adhésion pour 2001) de bien vouloir se signaler (chèques au nom de R.E.V.E.I.L. à PERRIER ). Merci aussi et surtout à celles qui nous ont déjà renouvelé leurs encouragement et leur soutien.

 

La version électronique de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation d'adhésion à l'association.

***

Je vous rappelle l'adresse de notre site Internet :

http://multimania.com/assoreveil

Si vous avez la version électronique de cette lettre, cette adresse vous est présentée en couleur et soulignée : il vous suffit de cliquer dessus lorsque le pointeur de votre souris est une main pour entrer sur le site.

***

Dernières nouvelles du site Internet de R.E.V.E.I.L.

 

Il a enfin été mis à jour récemment : visitez-le et donnez-vous votre avis : critiques, suggestions, conseils… Merci aussi de le faire connaître, par exemple en le signalant sur votre site ou vos pages perso. Signalez-nous vos propres sites ou ceux de vos associations : nous placerons leurs adresses dans la page de "nos amis". Merci enfin de l'enrichir de vos apports.

 

Je souhaiterais aussi pouvoir insérer ne serait-ce qu'un bref compte-rendu des stages, rencontres et colloques que nous annonçons (avec éventuellement des adresses pour obtenir des détails). Idem, je pense qu'il serait bon d'étoffer le dossier "vécus" du site en y présentant des expériences vécues, positives ou négatives et dans les domaines les plus variés (textes et/ou images). Et, si vous vous sentez la plume poétique… ou rêveuse, je vous rappelle qu'il y a un dossier "rêves" – un seul poème y figure actuellement.

 

Le but de cette Lettre est de tenter de susciter des échanges :

 

Alors, n'hésitez pas à m'adresser tous les écrits qui peuvent contribuer à enrichir les débats, sur le site ou dans cette Lettre, qui devraient être des lieux de rencontre et d'échanges permanents … entre deux rencontres réelles qui finiront bien par se produire !

 

Pour les utilisateurs d'Internet, merci d'utiliser le plus possible le format rtf pour les textes joints et le format jpg (ou gif) pour les images. Pour les destinataires de la version papier de la Lettre, un texte dactylographié me permet le scannage avec OCR – à défaut, je me débrouille aussi avec les textes manuscrits.

***

TOUS LES TEXTES DE NOS LETTRES, MAIS AUSSI CEUX QUI SE TROUVENT SUR NOTRE SITE SONT DESTINES A LA PLUS LARGE DIFFUSION POSSIBLE. ILS PEUVENT ËTRE REPRODUITS LIBREMENT.

Si vous connaissez des personnes que ces lettres pourraient intéresser, merci de nous donner leurs coordonnées – électroniques de préférence ! Diffusion gratuite pour la version électronique.

 

Si vous souhaitez ne plus recevoir lettres et infos de R.E.V.E.I.L., un simple message suffira.

 

Pour ceux qui pensent que nous devons continuer notre travail, qu'ils sachent que tout signe d'encouragement sera toujours précieux, même le plus court des messages.

 

Prochaine lettre vers la fin août (probablement…)

Entre temps, quelques flash possibles selon l'actualité.

 

Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos questions, vos suggestions…

Contact : reveil.perrier@wanadoo.fr

Georges HERVE, adresse postale :  rue du Château 63500 PERRIER

(Quartier Ste Anne, 83630 BAUDUEN en Août

Adresses électroniques inchangées en août.)

 

 



[1] Il n'est pas question d'en déduire que tous les enfants nés en fin d'année ont des difficultés, mais que nos statistiques personnelles réalisées sur plusieurs milliers d'enfants montrent que le risque est plus important pour eux.

[2] Une statistique générale n'est que l'indication d'une moyenne : chacun connaît des écoles où les résultats sont bien meilleurs ; il est aussi des lieux où ils sont encore pire.

[3] Albert JACQUARD a souvent dénoncé cette confusion : en mathématiques, s'agissant de deux grandeurs bien définies (par exemple deux nombres), on parle d'égalité ou d'inégalité. On écrit 3+2 = 5 mais aussi 5 ¹ 6 (5 n'est pas égal ou est différent de 6) qui entraîne 5 < 6 et 6 > 5. Mais lorsqu'il s'agit d'ensembles, s'il est licite d'écrire que deux ensembles sont égaux lorsque tous leurs éléments sont strictement identiques, le fait qu'il ne le soient pas ne peut autoriser à en conclure que l'un est supérieur ou inférieur à l'autre. Ils sont différents, point. Or une personne est un ensemble (ô combien complexe !) : si l'on peut légitimement comparer une caractéristique bien définie comme la taille, le poids ou l'âge de deux personnes et établir une relation de supériorité/infériorité concernant cette caractéristique, il est stupide de le faire dès lors qu'il s'agit des personnes elles-mêmes ou de caractéristiques formant un ensemble (a fortiori lorsque cet ensemble n'est pas défini comme "l'intelligence").

[4] Ce qu'Albert Jacquard dénonçait dès le début des années 80 (voir lettre de REVEIL n°4)

[5] Voir à ce sujet "Lièvres et tortues – pour une école plus efficace" de Catherine et Guy VERMEIL, Stock, coll. Laurence Pernoud 1999.

[6] Lire à ce sujet l'excellent article "Plaidoyer pour les classes uniques"  de Bernard Collot, directeur de recherche des Centres de recherches des petites structures et de la communication, paru dans la rubrique Rebonds de Libération le 4 août 2000. (le texte peut être envoyé en doc. joint au format rtf ou html sur simple demande adressée à REVEIL) "Les petites structures ont été le berceau des pédagogies modernes, parce qu'en changeant une grande partie des données habituelles de l'école tayloriste on y découvre une approche complètement différente de l'acte éducatif"

[7] L'entrée des meilleurs élèves à l'école primaire supérieure (ou au cours complémentaire) se faisait jadis après le cours supérieur, 6ième année de l'école primaire.

[8] Au sens propre du terme : "un retour de la pensée sur elle-même."

[9] Notamment par un "tronc commun" réduit à l'essentiel (à définir, pas forcément seulement en terme de connaissances !) et en faisant une part grandissante aux options.

[10] Travaux personnels encadrés.

retour à la page précédente