LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L. N° 9 - 5 – septembre 2005
Sommaire
Eduquer à et par l’environnement : une approche
transversale de l’éducation
Des pistes d’actions éducatives immédiatement utilisables
Quelques éléments de bibliographie : (rappels)
L’actualité fait ( parfois) bien les choses
Carl Rogers et l’action éducative
Le petit jardin écolier (suite)
Le Groupe Martin Luther King asbl
Education et devenir communique :
L'inspection pédagogique, aux risques de l'évaluation
***
« Notre
maison brûle, et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne
parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l’admettre. Elle souffre de
mal-développement au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents. La Terre
et l’humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables. Il est temps
d’ouvrir les yeux. Sur tous les continents, des signaux d’alerte s’allument (…)
Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas ! Prenons garde que le
XXIe siècle ne devienne pas, pour les générations futures, celui
d’un crime de l’humanité contre la vie … »[1]
Jacques CHIRAC, Sommet de Johanneburg, le 2 septembre 2002.
Un communiqué de
l’association « EAUX ET RIVIERES DE BRETAGNE » signale la publication
au Journal Officiel du 13 août ( !!! ) d’un décret qui
relève les seuils à partir desquels les élevages intensifs doivent être
autorisés par les préfets. Ce décret est signé
du Premier Ministre et de la Ministre de l’Ecologie et du développement
durable ( !!!) Nelly OLLIN
Jusqu’ici, au-delà de 20 000 poules, l’exploitant était tenu d’obtenir une autorisation préfectorale, elle-même soumise à une enquête publique et à une étude d’impact sur l’environnement ; désormais, l’autorisation ne sera nécessaire que pour les élevages de plus de 30 000 bêtes. Rappelons qu’en moyenne, ces élevages comptent 32 poules au m². Ce même décret permet d’accroître de 200 à 400 têtes la taille des élevages de veaux, sans autorisation préalable.
«Après la remise en cause de
l’interdiction d’extension des élevages dans les zones saturées de lisier et
l’assouplissement des règles d’épandage de lisier déjà intervenues en juin
dernier ce décret est un nouveau coup bas porté à la protection de
l’environnement » déclare C.Rigaud, président d’Eaux et Rivières de
Bretagne. Voir notamment http://assoc.wanadoo.fr/erb/elevages.pdf
On sait le désastre écologique qui frappe la Bretagne depuis plusieurs années : nappes phréatiques saturées de nitrates[2] et de phosphates, côtes maritimes envahies par des algues vertes, lacs empoisonnés par la prolifération des algues bleues toxiques. La France est menacée de sanctions par l’Union européenne pour la mauvaise qualité de ses eaux…
Trois ans après Johannesburg, « notre pays est lanterne rouge pour la politique environnementale et nous sommes tributaires des lobbies industriels »1 (Pr. Dominique Belpomme, cancérologue). Et les politiques ? « Ils ne peuvent être en avance par rapport à l’opinion, sinon ils ne seraient plus élus ! »1 (Pierre Radanne, ancien président de l’ADEME).
C’est donc les consciences de nos concitoyens qu’il faut éveiller ! Nous allons entrer dans une période électorale : prenons garde que, à l’instar de ce qui s’est produit en 2002, la « karchérisation » des banlieues n’occultent les vrais dangers qui menacent l’humanité dans sa survie et la responsabilité qui est la nôtre devant les générations futures. L’association OBJECTIF BIO 2007 propose des actions dans ce sens : voir le site http://www.objectifbio2007.com. D’autres associations cherchent à intervenir directement dans la défense de l’environnement et de tout ce qui est lié à l’environnement (santé, pollution, biodiversité, mais aussi déséquilibre NORD/SUD, grande pauvreté, précarités diverses, condition animale, etc.) Il est regrettable qu’elles ne se soient pas constituées en un vaste réseau d’échanges permanents et d’entraide qui seul pourrait peut-être contrebalancer les lobbies industriels et financiers.
Mais les effets de
ces actions qui visent surtout l’immédiateté, si elles sont indispensables,
apparaissent parfois bien modestes au regard de l’ampleur des problèmes :
tout au plus peut on espérer ralentir la course du Titanic sur lequel l’humanité
s’est embarquée. Gagner un peu de temps n’a de sens que si une action plus
globale portant sur les causes profondes est engagée sans plus tarder, une
action qui vise à transformer les mentalités d’un nombre suffisamment
significatif de nos contemporains pour créer une dynamique capable d’inverser
le sens de la course suicidaire. Informer ne suffit pas, il faut
éduquer !
Et d’abord éduquer les jeunes d’aujourd’hui, en sachant qu’ils peuvent être des « déclencheurs de conscience. C’est le rôle que l’on prête aux jeunes car ils sont capables d’influencer les parents. » [3]
Dans la précédente Lettre de REVEIL, j’ai fait état de la circulaire N°2004-110 du 8-7-2004 qui donne les instructions pédagogiques pour la généralisation d'une éducation à l'environnement pour un développement durable (EEDD).[4] Circulaire peu connue de la majorité des enseignants chargés de l’appliquer, m’avait-il semblé à l’époque. Ce qui m’a valu un courrier de l’une de nos lectrices, Madame Yannick Bruxelle, "correspondante académique EEDD" pour l'académie de Poitiers, qui m’a transmis quelques textes prouvant que si « tout est loin d'être "rose" … il ne se passe pas "rien" ! même s'il existe bien des disparités entre les académies ». Je pense donc utile d’ouvrir un dossier sur l’éducation à l’environnement sur notre site Internet, où seront présentées les actions et réactions concernant ce thème. N’hésitez donc pas à me communiquer toutes les informations que vous aurez à ce sujet et de donner votre avis sur le contenu de cette circulaire, sur les notions d’éducation à l’environnement, de développement durable, sur le lien qui est fait explicitement entre ces notions par cette circulaire, sur les actions d’éducation à l’environnement entreprises dont vous avez connaissance ou auxquelles vous participez, que ce soit dans un cadre scolaire, extrascolaire ou associatif.
Dans la lettre de juillet 2005 (n°7-5), je concluais l’article consacré à la circulaire précitée en écrivant :
« La circulaire de 2004 risque fort de rester
inappliquée tant que notre école sera organisée sous la forme d’un empilement
de savoirs disciplinaires étrangers les uns aux autres. Le pluridisciplinaire
ou l’interdisciplinaire resteront des vœux pieux tant qu’on ne repensera pas
tous les enseignements sous une approche transversale. L’éducation à et
par l’environnement ne pourrait-elle pas constituer cette démarche qui
intégrerait instruction et éducation en un tout dynamique, alliant hominisation
et humanisation ? »
Une fois encore, je renvoie à quelques ouvrages et articles qui me semblent ouvrir la voie vers cette nouvelle façon de penser l’éducation en général et notre école en particulier, au moins pour ce qui est de la période de scolarité obligatoire pour tous (voir liste non exhaustive en fin d’article). Peut-on, en effet, imaginer une éducation qui se déroulerait en dehors de tout environnement, qui ne viserait pas d’abord à permettre à chaque personne[5] de connaître son environnement qu’il soit humain, culturel ou « matériel », à tisser des liens interactifs entre chaque personne et tous les domaines de son environnement pris au sens le plus large ? Peut-on concevoir cet environnement autrement que dans sa réalité de système organisé et non d’éléments simplement juxtaposés, indépendants les uns des autres ? Pourquoi connaître son environnement sinon pour le comprendre et finalement, se connaître et se comprendre soi-même ? Parce que l’homme est un « animal éthique » [6] une éducation, quelle qu’elle soit, ne conduit-elle pas à l’adoption consciente d’une éthique ? La question essentielle devenant : quelle éthique est le mieux susceptible de favoriser une meilleure humanisation ?
Ce sont là quelques questions que je souhaiterais voir approfondies au cours de l’année scolaire qui vient. J’y reviendrai les mois à venir, mais je souhaite que le plus possible d’entre vous réagissiez.
Cette circulaire me
semble ouvrir des pistes importantes pour les enseignants, alliés à chaque fois
que cela est possible localement avec des personnes ressources, des
associations, etc., qui voudraient mettre sur pied et appliquer un projet
pédagogique global axé sur l’éducation à l’environnement. Cette circulaire
précise bien qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle discipline qui viendrait
s’ajouter à celles qui existent mais que « l’éducation à l’environnement
pour un développement durable » doit se construire « à l’intérieur de chaque discipline et entre les
différentes disciplines. » Ce qui peut être entendu comme une invitation à
repenser les enseignements disciplinaires jusqu’ici séparés dans une approche
transversale et systémique.
Les « outils » pédagogiques existent : ils ont été forgés depuis près d’un siècle dans des milliers de classes au sein de ce qu’on a appelé « l’éducation nouvelle ». A un enseignement conçu et organisé à partir de listes de savoirs disciplinaires séparés et d’éléments d’apprentissages rationnellement gradués qu’un ou plusieurs adultes sont chargés de transmettre à des élèves censés être réceptifs [7], dans des tranches horaires immuablement répétées au long de l’année scolaire, l’éducation nouvelle substitue la vie de groupes de personnes, enfants ou adolescents, qui s’organisent autour d’activités globales, de projets concrets nés de questions réellement posées au sein de ces groupes. Le cours n’est pas absent, mais il n’intervient que lorsqu’il répond à une question précise posées par les « apprenants », comme le souhaitait, voici plus de 80 ans déjà, le grand pédagogue genevois, Edouard Claparède. Contrairement à la caricature souvent répandue, le rôle du maître n’est pas d’attendre et de suivre les jeunes, mais de constituer un environnement riche et varié qui les aiguillonne, les stimule, les « étonne » [8]. De proposer des outils de recherche et de travail adaptés aux besoins des « apprenants » actifs. Rôle autrement passionnant que celui de répétiteur…
La progression n’est plus fondée sur une gradation des difficultés des notions à apprendre mais sur les types d’activités les plus adaptés à chaque âge : le jeu chez les plus jeunes suivi de projets individuels et/ou collectifs pouvant être conduits sur des périodes de plus en plus longues, sur des sujets de plus en plus complexes.
L’an dernier, j’avais proposé, sans grand succès, une réflexion sur les « contenus de l’enseignement ». Transformons la proposition : fondons-nous sur des expériences réelles d’activités globales conduites dans des classes ( ou dans d’autres contextes) que certains de nos lecteurs ont vécues et qu’ils voudront bien nous rapporter [9] et voyons en quoi elles peuvent être comprises comme des exemples d’éducation à et par l’environnement. Cherchons à dégager les prolongements possibles et les conditions qui pourraient en faire, à terme, des vecteurs de développement durable.
L’enseignement primaire est évidemment plus propice à ce genre de « révolution pédagogique » du fait du/ de la maître(sse) unique pour chaque classe. Certains d’entre nous ont rêvé de « collèges » pionniers : la voie est passionnante mais actuellement encore difficile à suivre. Par contre, une équipe de 2 ou 3 professeurs de spécialités différentes devrait pouvoir demander à être chargée conjointement d’une « filière longitudinale » (4 classes) au sein d’un collège en se fondant sur un projet pédagogique qui se réclamera de la circulaire EEDD citée ci-dessus.
Georges HERVE
- Edgar Morin : les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur – le Seuil, 2000
- André Giordan : une autre école pour nos enfants - Delagrave, 2002
- André Giordan, La transdisciplinarité en action à l’école, lettre de Réveil de janvier 2005, n°1-5
- Bernard Collot : du taylorisme scolaire à un système éducatif vivant, Collectif, éd. Odilon [10]
- Albert Jacquard : de l’angoisse à l’espoir, Calmann-Lévy, 2002
- Patrick Viveret : pourquoi ça ne va pas plus mal, Fayard, 2005
- Trinh Xuan Thuan: Origines, la nostalgie des commencements, Fayard 2003
- Hubert Montagner : 6 questions posées à REVEIL, présentées dans la lettre de juin 2005 (6-5)[11]
-
à compléter ! merci de signaler d’autres
apports (ouvrages, revues, etc.)
Notre parrain et ami a repris ses chroniques quotidiennes sur France Culture, du lundi au vendredi, de 17 h 55 à 18 h. Il nous signale qu’il consacrera deux chroniques à l’ouvrage coordonné par Bernard Collot sur le taylorisme scolaire, les 8 et 9 septembre prochain.
Notre ami André Giordan nous écrit : « Dans le climat de morosité actuel de l'éducation en France,j'ai le plaisir de vous faire connaître de la part du Ministre de l'éducation du Luxembourg la mise en place d'un projet très innovant. Il s'agit de la naissance d'un nouveau type de lycée, projet qui est développé avec notre concours. Si vous souhaitez en savoir plus, prendre contact directement...»
Voici le texte de présentation de ce Lycée :
« Un lycée-pilote public axé sur la coopération et
sur l'interdisciplinarité, portant le nom de « Neie Lycée », ouvre ses portes à
Luxembourg-Ville le 15 septembre 2005. Une loi spéciale a été votée le 5
juillet 2005.
Les innovations pédagogiques sont remarquables. Les
élèves sont tenus de faire leurs propres recherches à l'école et rédigent leurs
propres manuels. Chaque trimestre, pendant quinze heures par
semaine, ils traitent un thème complexe, dans ses dimensions culturelle,
éthique, scientifique, sportive, en partant de leurs propres questions.
Les élèves et les professeurs travaillent sur place pendant toute la
journée. Les tests et les notes sont gommés du quotidien des élèves et
remplacés par des productions individuelles et collectives. L'objectif
central est d'amener les élèves à réfléchir sur la société qui les entoure et à
s'engager dans des actions collectives.
Le lycée démarre avec 150 élèves de 12-13 ans et
accueillera après 4 ans 600 élèves de 12 à 17 ans. »
contact :
Jeannot Medinger
Ministère de l'Education Nationale et de la Formation
Professionnelle
29, rue Aldringen L-2926 Luxembourg
tél. 00352 4785930
jeannot.medinger@men.lu
site Internet :
Tel est le thème de la 39e livraison de la Revue de Psychologie de la Motivation parue en juillet 2005. Au sommaire :
REGARDS...
...
sur la santé
Armen TARPINIAN, Santé et sagesse
Bruno VIARD, À l'école de Montaigne
Maridjo GRANER, Santé et valeurs
Georges HERVÉ, Vers une écologie de la santé
Didier SICARD, Le corps en pièces détachées...
Édouard ZARIFIAN, Aux portes de l'intime
Xavier LAINÉ, Pour une approche systémique de la santé
Jacques LECOMTE, Trois axes du sens de la vie
... sur
la pathologie
Pierre CANOUÏ, Le normal et le pathologique
Lucien TENENBAUM, La dépression au coeur de la modernité
Jean ZIN, Stress social et détresse des corps
Jacques SALOMÉ, Dépendances...
Cyrille CAHEN, Malvoyance. Réflexion sur le handicap
Isabelle CANOUÏ, A propos de quelques préjugés
Michel DUSSAUD, La lutte avec le crabe
... sur la prévention et le
soin
Charles ROJZMAN, Prévention de la pathologie sociale
Jean-Michel TAVAN, La bientraitance institutionnelle
Guy EVEN, La relation médecin-malade : son apprentissage...
Emmanuel HIRSCH, Hôpital : pour une éthique du soin (Entretien)
Georgina MÉLIOT, Au fil de la vie
Najib ARFAOUI, Une rigidité mentale, mortelle
Serge GINGER, La Psychothérapie : un métier reconnu ? (Entretien)
Cet ouvrage, coordonné par Jean-Daniel Rohart, paraîtra le 13 octobre aux éditions Chronique Sociale de Lyon.
Il s’agit d’une présentation des concepts positifs de relation empathique et de relation congruente développée par Carl Rogers. Les auteurs exposent leurs applications possibles dans le domaine de la pédagogie er de la relation d’aide, notamment dans un contexte de démotivation scolaire.
Ce livre est préfacé par notre parrain et ami Guy Avanzini.
Un message d’Emmanuel Rolland, de La
Chapelle de L’If (Côtes d’Armor) rencontré lors des journées bordelaise de
2003, et dont nous avons déjà parlé dans des lettres précédentes.
« Un petit camping car effectue des
manœuvres près du talus exemplaire. Jacinto Rodrigres a eu quelques difficultés
a trouver sa route. "Je viens sous les conseils de Pierre Rabhi. (Pierre
s'occupe du mouvement des colibris dont l'association"Petit jardin écolier
est partie prenante. Je suis professeur
de faculté à l'université de Porto!." La nuit était proche ; nous
avons rapidement fait le tour du parcours pédagogique de "Romanson"
et celui du collège de Plouër en voiture.
Jacinto a du s'exiler un temps en France. Il a effectué une partie de
ses études à Paris ; il parle
couramment 6 langues. Nous n'avons eu aucune difficulté à communiquer.
Il s'est montré préoccupé par les problèmes d'environnement. Il pense que les
solutions doivent passer à travers l'école. A son arrivée, il tenait en main
une vingtaine de pages. Tout de suite j'ai reconnu les photocopies tirées en
noir et blanc de http://www.jardin-ecolier.fr.st.
Ne pouvant séjourner qu'une autre demi
journée, il avait minutieusement préparé sa venue. Equipé de son caméscope, il
a pu filmer les documents et les démonstrations concrètes. Il a été très
impressionné par les résultats obtenus avec le concours de Madame Vavasseur
dans la vitrine d'EDF GDF à Dinan .
Il a demandé à revenir accompagné de 3 ou 4 étudiants. Ils viendraient en
camping cars. Le problème de l'hébergement se trouve résolu. Nous avons évoqué
l'idée d'un tour d'Europe des lieux ressources. Il souhaite que notre pays
d'accueil soit une étape.
Jacinto est chercheur au centre
d'études africaines. Il pense traduire notre site en Portugais et le diffuser en Afrique. »
L’association Non-Violence XXI recherche son (sa)
Chargé(e) de développement (fiche de poste en pièce jointe). Le poste est à
pourvoir à la mi-septembre 2005.
Merci de faire circuler au maximum l'information.
Cordialement,
Non-Violence XXI
Siège social : 114 rue de Vaugirard - 75 006 Paris
tél: 01 45 48 37 62
fax: 01 45 44 48 25
Web : www.nonviolence21.com
Association pour la non-violence active, les droits humains
et la paix, nous a transmis son bulletin de liaison trimestriel n° 5. cet
extrait présente les objectifs de cette association.
« Le Groupe Martin Luther
King asbl est une association Congolaise pour la non-violence active, les
droits humains et la paix. Il est basé à Goma, province du Nord - Kivu à l’Est
de la République Démocratique du Congo.
Il poursuit les objectifs
ci-après :
Nous présentons ce bulletin dans son intégralité sur le
site de REVEIL. N’hésitez pas à prendre contact pour plus d’information et
échanges éventuels :
B.P. 175 Goma Nord-Kivu
République Démocratique du Congo
Tél : (00243)977034735 ;(00243)98624775
Email : groupemartinlutherking68@yahoo.fr
La question de la
place de l’élève au sein de l’établissement scolaire est un sujet essentiel
pour tous les acteurs du processus éducatif. Et pourtant, c’est une question
qui peut paraître étonnante.
Peut-on imaginer
en effet un système éducatif sans élèves et donc sans une place pour les élèves ?
Peut-on imaginer un établissement scolaire dans lequel les élèves n’auraient
pas une place? Se poserait-on la même question sur la place des enseignants au
sein des établissements scolaire ? Tout simplement, se serait-on posé la même
question et dans les mêmes termes il y a trente ans ?
On peut penser que
si le législateur de 1989 a éprouvé le besoin de dire que cette place est au
centre du système, c’est que cela n’allait peut-être pas de soi.
C'est, en quelque
sorte, la pré-problématique du colloque 2006 d'E&D que pose J. P. Delahaye,
IGEN EVS, Professeur associé de l'Université de Paris V, dans une
substantielle contribution, où il resitue cette place de l'élève au sein de
l'établissement scolaire dans une approche historique et institutionnelle.
http://education.devenir.free.fr/colloque2006.htm
L'inspection pédagogique, aux risques de l'évaluation
Pierre FRACKOWIAK nous informe de la publication par les éditions L'Harmattan d’un ouvrage de Jean-Pol ROCQUET, IEN[12] à PERPIGNAN, "L'inspection pédagogique, aux risques de l'évaluation", 229 pages, 21,5 euros.
« Jean-Pol ROCQUET est connu pour ses travaux sur
l'inspection dans l'académie de REIMS, avec Georges GAUZENTE et Rémy BOBICHON.
Voir leur ouvrage "Inspecteur, un nouveau métier" publié par le CDDP
de la Marne en 1994. Il a participé au séminaire syndical organisé par le SIEN
UNSA Education, avec Claude PAIR, Jean-Claude FORTIER, Francis DANVERS, Patrick
ROUMAGNAC, etc., sur le thème "L'inspecteur du 21ème siècle" en 1999
à DOUAI. On peut lire ses communications sur le site Internet du SIEN (Syndicat
des Inspecteurs de l’Education nationale)
Au moment où le SE UNSA engage une réflexion sur
l'évolution de l'évaluation, le SIEN un forum sur son site Internet qui
traitera de la place des évaluations des performances des élèves dans
l'inspection, le HCéé des interrogations (note n°16) sur les évaluations, le
conseil des IEN du Nord une nouvelle réflexion sur l'évolution de l'inspection,
cet ouvrage apportera des éclairages et des idées qui pourront enrichir les
débats. »
Une note de lecture rédigée par Pierre Frackowiak est
présentée sur le site de REVEIL.
Le compte-rendu détaillé de ces journées est toujours en chantier. Il s’agit d’un gros travail qui demande encore un peu de maturation et donc… un peu de patience encore !
à cotisation (non obligatoire) et autres !!!
Si vous voulez soutenir notre action.
R.E.V.E.I.L. est une
association nationale ouverte aux personnes et
aux associations adhérant à ses statuts (disponibles sur son site
Internet – ou sur simple demande à l'association) et notamment à leur article
2. Elle est parrainée par Guy AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES, Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques
PAIN. Son Président d’Honneur est le Docteur Guy VERMEIL.
La cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 10
€, mais elle est indispensable pour que l'association puisse continuer à
fonctionner.
Merci aux personnes
souhaitant soutenir notre action et, si possible, agir localement dans leur
région, en adhérant à R.E.V.E.I.L. (ou en renouvelant leur adhésion pour 2005)
de bien vouloir se signaler (chèques au nom de R.E.V.E.I.L. à PERRIER ). Merci
aussi et surtout à celles qui nous ont renouvelé leurs encouragements et leur
soutien en 2005.
La
version électronique de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement
sans obligation d'adhésion à l'association. Elle peut être librement rediffusée
auprès des personnes et des groupes intéressés. Pour la recevoir directement,
il suffit de signaler votre adresse électronique à assoreveil@wanadoo.fr
Si vous n'êtes plus intéressé par cette LETTRE, il
suffit de nous en informer par mail ou courrier postal.
LA BOÏTE A OUTILS.
est toujours ouverte sur le site de R.E.V.E.I.L.
Y figurent pour l'instant quelques fiches de travail
individuel pour entraîner les enfants à mesurer des longueurs, quelques fiches
pouvant orienter des expérimentations scientifiques et un 'truc' pour aider aux
bons réflexes orthographiques.
Si vous avez mis au point des outils
pédagogiques qui vous ont donné satisfaction dans vos classes, pourquoi ne pas
les partager avec d’autres collègues ?
Prochaine lettre
courant octobre 2005.
Entre temps,
quelques flash possibles selon l'actualité.
Enrichissez cette
LETTRE par vos apports, vos questions, vos suggestions…
Contact
: assoreveil@wanadoo.fr
Georges HERVE, adresse postale : rue du Château 63500 PERRIER
[1] Cité par Consom’action, le magazine des Biocoops, été 2005, n°27 en introduction au cahier consacré à l’opération « Objectif bio 2007 ».
[2] qui, en se transformant en nitrites, deviennent cancérigènes.
[3] Pascale Solana, éditorial, magazine précité.
[5] jeune ou adulte, car l’éducation ne s’arrête jamais puisque une personne ne cesse de se construire jusqu’à sa mort.
[6] Rappelons encore qu’éthique (de ethos en grec) et morale (de mores en latin) renvoient toutes deux à la notion de mœurs ; que les mœurs transforment les comportements humains observés en conduites signifiantes…
[7] lorsque ce n’est pas le cas, le système s’enraye, les professeurs sont désemparés : l’épreuve de force est inéluctable.
[8] Louis Legrand écrivit jadis un ouvrage intitulé « pour une pédagogie de l’étonnement ». Il semble qu’il ne soit plus édité aujourd’hui, mais il figure sans doute encore dans des bibliothèques pédagogiques.
[9] Il peut aussi s’agir d’articles parus dans des revues pédagogiques rapportant des « tranches de vie de classe » : merci de transmettre des photocopies à REVEIL (nous pourrons les numériser pour les diffuser dans la mesure où les copies seront suffisamment nettes).
[10] 8 rue de Bruneau, Les Chollets, 89100 NAILLY - E-mail : odilon@worldonline.fr
[11] certaines de ces questions trouvent des éléments de réponses dans cette lettre sans épuiser les sujets. Nous y reviendrons dans les mois à venir.
[12] Inspecteur de l’Education nationale