LA LETTRE DE R

LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L.  N°9 - septembre 2001

 

Sommaire

 

q       : ECE13 : des actions et des propositions (Philippe Peyronnin).

q       Une certaine culture commune transmise par l'école de jadis…(Alex Lafosse, Annie Dhenin)

q       La culture comme projet (une remarque de Philippe Meirieu)

q       Oui, un débat sur les notions de culture est possible (Bernard Loubet)

q       Les rythmes scolaires : pourquoi l'école doit changer (François Testu et Roger Fontaine)

q       Dernières précisions concernant le Colloque de Bordeaux (3 octobre)

q       Une campagne citoyenne "des aliments sains, une agriculture durable !" (communiqué de l'APE)

q       Et toujours :

·       Si vous voulez soutenir notre action…

·       Dernières nouvelles du site Internet de R.E.V.E.I.L.

 

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… voici quelques infos sur ECE 13 (ENSEMBLE, CHANGEONS L'ÉCOLE - Bouches du Rhône)

La fin d'année scolaire a été riche en rencontres. Notre dernière réunion s'est tenue en juin. Elle a réuni plus de quarante personnes dont des responsables du SGEN, du SE, de la FCPE et des représentants de la commission éducation du PS des Bouches-du-Rhône. ECE 13 a été créée à cette occasion (prenant la suite de "Changeons l'École 13" regroupant un peu plus de quatre-vingt adhérents).Un conseil d'administration de 16 membres a été désigné . Les statuts ne seront toutefois déposés qu'au cours du mois de septembre.

Nous avons aussi largement participé aux débats du congrès départemental de la FCPE. Par ailleurs, Florence Thomann, adhérente ECE13 et prof. de sciences éco. dans un lycée de Marseille a également pris l'initiative de lancer une pétition nationale fin juin contre la reculade de Lang sur les TPE en terminale (texte que nous avons diffusé largement et fait publier dans les bulletins syndicaux académiques (SE et SGEN).

Au sein d'ECE 13, deux groupes de travail se sont constitués. Le premier, autour d'une équipe menée par la principale du collège de Saint Victoret, poursuit sa réflexion pour aboutir à un projet de collège pionnier, le second, s'est constitué autour des adhérents ECE13 (une douzaine de profs) du lycée de Gardanne. En mai, ces derniers ont élaboré avec 25 profs + un CPE, un COP, une documentaliste, une infirmière, une assistante sociale, un projet de 3 classes de seconde expérimentales intitulé : "le lycée autrement", "projet d'expérimentation d'une pédagogie différente en classe de seconde". Ce projet a été voté au conseil d'administration du lycée, a été distribué à tous les congressistes du congrès départemental FCPE, est soutenu par le SGEN et le SE 13. Il pourrait être repris et adapté dans d'autres établissements. Il a été élaboré à l'initiative ECE 13 pour répondre à une véritable demande de la part de parents et d’enseignants. En fait, nous nous sommes rapidement aperçus que le travail d’élaboration de projets d’établissements pionniers risquait rapidement de nous marginaliser si nous nous contentions de cette seule perspective. Il nous semble de plus en plus vital, pour exister comme association, et nécessaire, pour provoquer des évolutions significatives dans l’école française, de lancer des initiatives et des projets qui auraient un impact immédiat sur l’ensemble du système éducatif. Pour cela, nous devons faire des propositions précises aboutissant à la mise en place de structures capables d’enclencher une dynamique de changement dans le corps enseignant.

Naturellement notre projet, proposé un peu tardivement, s’est perdu dans les couloirs du Rectorat et de l’Inspection académique. A cette occasion, beaucoup de collègues ont découvert la force d’inertie de l’administration, des cellules d’innovation qui n’innovent rien, des récits d’expériences pédagogiques qui ne sont pas lus parce que jamais diffusés, bref beaucoup de moyens qui aboutissent à bien peu de résultats. Par contre, lorsque 25 enseignants d’un lycée, rédigent un projet et tentent de proposer des solutions pour des élèves de seconde (30% de redoublement au niveau national) personne ne prend la peine de les écouter. Après un mois et demi d’attente sans réponse, nous sommes passés par la voie syndicale pour entrer en contact avec le Recteur. Celui-ci était totalement ignorant de notre projet et a demandé à un responsable de l’innovation de nous recevoir. La personne nous a reçus en nous indiquant qu’elle n’avait pas lu notre projet (10 pages soit une vingtaine de minutes d’attention !!!?) et nous a indiqué qu’elle ne pouvait rien pour nous et qu’elle n’avait aucun moyen à nous attribuer. Nous avions pourtant le seul projet de ce type sur toute l’académie. Les moyens ne sont peut-être pas là où ils devraient être !

C’est peut-être le premier enseignement que nous pouvons tirer de toutes ces démarches. Le deuxième, c’est que si certains enseignants sont prêts à s’investir pour changer les choses, le fonctionnement actuel du système n’encouragent pas les initiatives, englue au contraire les personnels dans un fonctionnement routinier, déresponsabilisant, voire infantilisant. Peut-on, en effet, admettre que pour aboutir à la mise en place d’une expérimentation pédagogique, des enseignants doivent non seulement convaincre leurs collègues, mais aussi une administration locale qui a parfois ces propres préoccupations, puis enfin une administration rectorale aux multiples facettes, services, couloirs, intérêts divergents ou concurrentiels etc... L’enseignant moyen aussi sérieux et passionné de son métier ne fait pas le poids et déclarera forfait. Il est donc essentiel si l’on veut libérer les énergies, provoquer les initiatives, permettre que des "acteurs du terrain" apportent des solutions adaptées aux difficultés et problèmes rencontrés, de mettre en place dans le plus grand nombre d’établissements des structures expérimentales. La création d’Unités Pédagogiques Expérimentales dotées de moyens spécifiques, pourraient offrir ce cadre, donner cette liberté à 10, 20, 30 enseignants d’un établissement pour un type d’expérimentation précis portant sur deux, trois, dix classes... pour une ou deux années. avec les mêmes exigences que pour les établissements pionniers ( avec projets, équipe pédagogique constituée, évaluation, pédagogie transférable etc....). La mise en place de ces UPE dans les établissements traditionnels, provoquerait un véritable appel d’air pour les élèves, les parents et surtout les profs. Quant à la question des moyens, elle ne peut être envisagée que globalement, en réfléchissant au fonctionnement de l’ensemble du système. Combien coûte, 30 % de redoublements en classe de 2e ? Une pédagogie différente accompagnée de moyens permettant de ne plus travailler en classe de 35 ou 36 élèves (effectifs moyens pour les lycées d’Aix Marseille en seconde) ne permettrait-elle pas un recul important de l’échec en seconde par exemple ? Ne pourrait-elle pas réduire ce taux de "non-passage" à 5 ou 6 % (en raisonnant dans le cadre actuel de fonctionnement) et donc aboutir un coût global guère plus élevé avec toutefois des élèves et des enseignants mieux dans leur peau, dans leur établissement, capables de mieux gérer leurs apprentissages pour les uns, leur métier pour les autres et davantage responsabilisés.

Philippe Peyronnin                 

  

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Dans la Lettre de REVEIL diffusée en juin dernier (n°5/6), j'écrivais : "L'une des missions de l'école primaire républicaine de Jules Ferry était déjà de transmettre une certaine culture, commune à tous les enfants du peuple ; une culture marquée par un certain positivisme comtien et un ensemble de valeurs de probité, d'obéissance, de respect de l'ordre établi, un fervent patriotisme.". Notre ami Alex LAFOSSE faisant écho à cette affirmation, nous envoie des extraits de manuels scolaires édités entre 1864 et … 1945 ! qui éclaireront les plus jeunes d'entre nos lecteurs sur cette "culture". Précisons tout de même que tous les Instituteurs d'avant guerre ne partageaient pas cette idéologie et savaient résister aux pressions de l'idéologie dominante et des manuels : sinon le gouvernement de Pétain n'aurait eu aucune raison de fermer les Ecoles normales dans les années 40.

 

Voici donc quelques extraits de ces citations, tirées du livre de Michel JEURY, "LA GLOIRE DU CERTIF", éditions Robert Laffont.

 

"La plus profonde  séparation sociale est celle des gens sales et grossiers d'avec les gens propres et polis. Déjà beaucoup d'ouvriers préfèrent leur vie indépendante, simple, à la vie compliquée des riches, esclaves de leur propriété et qui ont besoin de domestiques.[1]

Le riche vit avec plus de difficulté que le pauvre[2]... dont la bonne conscience est la meilleure amie qui jamais ne l'abandonne[3]. Le mauvais emploi de la richesse mène tôt ou tard à la ru!ne. Travail et économie à l'aisance et à la fortune[4].

 

Puisque or et grandeur sont incapables d'apporter le bonheur et la fortune accompagnée de tels soucis, le détachement des biens de la terre n'est pas seulement vertu mais habile calcul. Acceptons joyeusement la médiocrité qui ne prive que du superflu et libère du souci des grandes richesses[5]. Assurés du lendemain, libres, dignes, le temps du travail diminué de façon que nul ne soit écrasé, en quoi les travailleurs auraient‑ils besoin d'argent ? S'ils savent dédaigner le luxe sot et la vanité, leur vie saine, énergique, intelligente, sera supérieure à celle des plus cossus. Misère et paupérisme sont des maladies de la volonté 1.

………..

Le paresseux qui mendie et l'oisif qui dépense sans avoir gagné sont des exceptions que le progrès de la civilisation fera disparaître. Le travail est la loi de l'homme[6]. Il comprend que le partage des biens serait une chimère, une iniquité sociale... [7]

 

Le bon citoyen n'a rien à craindre, on ne lui demande pas plus qu'il ne faut et nul emploi illégitime ne peut être fait de ses fonds[8]. Il paie ses impôts tranquillement il sait son argent bien utilisé. Il se fait tuer joyeusement; il sait qu'il ne sera pas mort pour rien.

 

Des charges écrasantes pèsent sur nous du fait des vagabonds, des coureurs d'hôpitaux et de prisons, des mendiants, des voleurs, des ouvriers de mauvais métiers, des journalistes de bas étage et parasites de tous ordres que nous entretenons à grands frais1. Diminuez d'abord l'armée des fonctionnaires... Ne gaspillez pas l'argent de l'Etat[9]

……….

Combien de jeunes femmes, par paresse de réfléchir, ne prévoient rien et font le déjeuner au dernier moment. Quand le mari arrive la viande, crue à l'intérieur, est brûlée en surface1. Très ignorante en cuisine, elle ne sait pas faire la moindre sauce. Le dîner est détestable et Victor, bien mécontent, ne tardera pas à aller manger au cabaret....[10] L'homme revient avec déplaisir dans une maison malpropre, en désordre, où on ne fait aucun préparatif pour son retour : il ne tarde pas à l'abandonner pour le café ou le cabaret. Faire un gentil intérieur, voilà le devoir des femmes. Les paresseuses qui ne savent pas manier gaiement le savon et le battoir, qui ont du linge malpropre, un tablier ignoble, un corsage dégoûtant, sont justement punies par la fuite au cabaret du mari écœuré1.

 

Pour ne pas alourdir outre mesure cette Lettre, nous en resterons à ces quelques citations. Si vous souhaitez lire l'ensemble (deux pages) des citations compilées par Alex Lafosse et Annie Dhenin, vous pourrez les trouver sur notre site Internet ou les demander à R.E.V.E.I.L. (merci de joindre une enveloppe timbrée à votre adresse pour les envois postaux).

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Une remarque de Philippe Meirieu, à propos de culture commune :

"Sur la question de la culture, il me semble, en effet, qu'il faut travailler "la culture comme projet" et, peut-être, aujourd'hui, le sens global d'une culture commune réussie pourrait-il être "la résistance à
l'emprise" (une forme actuelle de la cité). Mais c'est à travailler."

(en réaction à la lettre n°8)

 

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Toujours à propos de culture, une réaction de Bernard LOUBET :

 

Je reprends ci-dessous des points de votre article que j'appuie, et je joins des vues personnelles :

 

<<Un débat sur les notions de cultures est-il possible ?

 

Les multiples connotations du mot “ culture ” reflètent en effet les particularités de nos cultures personnelles et risquent d’échapper à toute analyse critique de notre part, tant elles s’imposent à chacun de nous comme des “évidences ”.

Philippe Meirieu pose la vraie question “ vers quel projet d’homme et de société ” voulons-nous aller ?

 

L’envie d’apprendre n’est-elle pas normalement présente chez tous les très jeunes enfants ? Quels sont les facteurs qui la font décroître plus ou moins rapidement chez nombre d’enfants scolarisés ? Quels sont ceux qui la maintiennent ou même la développent chez certains ?

 

Ne peut-on imaginer une “ École unique ” où, à partir d’un certain niveau, alterneraient des parcours individuels largement diversifiés et des moments de recherche en commun qui donneraient du sens à l’étude et permettraient faire émerger une culture commune par la pratique?>>

Extraits du texte de Georges Hervé dans la lettre n°8 de sept.-01.

 

 

Une piste pourrait être de distinguer entre le savoir, les connaissances qui unissent, qui évoluent, et la culture, une somme de réflexes, de traditions, considérés comme vrais qui divise, qui fige. Cette dernière ne serait pas non plus à confondre avec les mœurs, qui sont une adaptation au milieu.

Par-delà les codes, les règles, les modes, les morales, les conventions de langue et d'échanges, les cultes, d'une société à une autre, d'une époque à une autre, les êtres humains ont un fond commun d'existence, de liberté, d'expression, de créativité, de connaissances d'eux-mêmes et de l'univers, à rechercher entre eux. N'est-ce pas la tâche de l'école de les fédérer dans cette recherche ?

Le résultat de l'histoire est d'avoir imbriqué ces deux plans, de les avoir confondus au point que lorsqu'on sort de l'école on ne sait pas si l'on est d'abord, par exemple, "français, européen, catholique, chrétien, athée, ou simplement homme, ou encore que suis-je moi-même ?". Que reste-t-il de nous en sortant du moule ? Aussi bien la certitude d'une frontière inamovible devant nous, que l'ignorance que les hommes cherchent depuis toujours à repousser ; aussi bien la connaissance de l'utilité d'un théorème mathématique que l'ignorance de nos réelles possibilités de dépassement personnel !

 

Une autre piste pourrait être de réunir, de rééquilibrer matière et esprit, de remettre du cœur dans l'intellect., de chercher à reconquérir une intelligence spirituelle pour contrebalancer la seule intelligence intellectuelle qui profite aux plus "forts" et qui ne met pas les plus forts au service des plus faibles, de rechercher l'humanité qui existe en nous par identification avec les autres.

 

Oui, à mon avis, un débat sur les notions de culture est possible, et un débat sur les cultures et un débat sur les connaissances, ensuite. En nous posant la question du projet d'homme et de société que nous voulons.

Oui, le besoin d'apprendre, de nous découvrir peut nous réinvestir si nous nous revoyons comme des êtres capables de se faire une âme, comme faits de chair et d'intérêts différents.

Oui, l'alternance de la diversité de parcours individuel et de moments de recherche en commun tendra à ce que les "cultures traditionnelles" laissent place à une connaissance mutuelle, dans la pratique.

 

                        Bernard LOUBET     

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L'Enfant et ses rythmes : pourquoi il faut changer l'école.

François Testu[11] et Roger Fontaine

Calmann-Lévy septembre 2001.

 

"Des journées de dix heures[12], des vacances trop courtes ou trop longues, une semaine de quatre jours déstabilisante, un premier trimestre qui n'en finit pas, les devoirs après la classe, la télévision pour seul loisir… Telles sont les cadences que subit une majorité d'enfants, telle est la vie que leur a imposée une société plus souvent soucieuse de la satisfaction des intérêts des adultes que du respect du développement de l'enfant."

La chronobiologie et la chronopsychologie sont des sciences très jeunes, qui peuvent cependant déjà donner quelques indications sérieuses sur les rythmes de vie des enfants. Les auteurs s'attachent à les faire connaître à toutes les personnes concernées, aux parents, aux enseignants, aux décideurs … Ils plaident pour un aménagement du temps scolaire qui respecte ces rythmes, ne serait-ce que pour améliorer le "rendement" de l'école.

Mais un tel aménagement ne peut se résumer à une simple "bricolage" de l'emploi du temps des enfants, au déplacement des heures du samedi matin vers le mercredi matin.  Les deux derniers chapitres abordent quelques problèmes de fond : "Modifier le temps scolaire implique que l'on aménage son contenu" (chapitre 9) et "S'il faut changer ses contenus, faut-il changer l'école pour répondre aux problèmes de violence et d'incivilité ?" (chapitre 10). "…arrêtons-nous et réfléchissons sur ce que devrait être l'école du XXIième siècle, penchons-nous sur la fonction des enseignants, proposons des aménagements temporels et spatiaux, des activités scolaires et extrascolaires qui favorisent le développement et l'éducation de l'enfant, qui conduisent à la réussite et qui éliminent les comportements déviants tels que la violence et l'incivilité".

Ces pages s'appuient sur quelques expériences (à l'école primaire) qui montrent qu'une volonté des enseignants de se comporter en éducateurs et non en simple transmetteurs de connaissances peuvent améliorer sensiblement l'ambiance de l'école et conduire à d'incontestables progrès sur le plan de l'acquisition des connaissances.

"Avec les deux projets "les contrats éducatifs locaux" et la charte "bâtir l'école du XXIième siècle" il nous semblait que cette indispensable complémentarité[13] allait s'instaurer". Les CEL existent encore (pour combien de temps ?), mais l'abandon de la Charte leur enlève ce "supplément d'âme" qui devait en faire un premier pas vers une école adaptée aux besoins de notre temps, où "tous ceux qui ont en charge l'éducation d'enfants et d'adolescents (pourraient) mettre en cohérence leurs actions dans la cadre des temps scolaire, périscolaire et extrascolaire".

Il n'est pas trop tard pour " prendre rapidement des mesures, sans bouleverser tout le système scolaire… Encore faut-il que les adultes le veuillent et que leurs actes soient en accord avec leurs déclarations."

 

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Rappelons que la Fondation pour le progrès en éducation organise un colloque le 3 octobre 2001 de 9 heures à 17 heures à l'Athénée Municipal, à Bordeaux.

Il comportera trois tables rondes :

 

1ère Table Ronde : « la détente corporelle »

• les lieux: confort et disposition du matériel de la classe, ergonomie.

• le temps : les rythmes de l'attention, la chronobiologie. Rappel et évaluation des expériences en cours.

• les diverses techniques de détente physique et mentale.

2ème Table Ronde . « l'acte ou la parole »

C'est l'expression comme plaisir et exutoire

·  bien prononcer les mots des autres : lectures, récitations, théâtre...

·  écrire ses propres mots : ateliers d'écriture, journal de classe...

·  participer à des débats organisés, apprendre à discuter en écoutant les autres

·  la parole intérieure, le silence

·  le rôle des arts

3ème Table Ronde : « L'établissement de la paix »

·  apaiser les conflits entre pairs : « Génération Médiateurs »

·  la place de l'éducation pour la paix à l'école en France et à l'étranger.

 

La liste des intervenants sera distribuée à l'entrée. Le colloque se déroulera en continu, avec deux pauses, à 11 heures et à 15 heures 30 ; il s'interrompra de 12 heures 30 à 14 heures pour le déjeuner qui pourra être pris en commun. Les débats seront enregistrés et seront reproduits en résumé dans les Actes que publiera la Fondation.

 

Tous les renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès de Madame S.Marandon, 49 rue Dubourdieu, 33800 BORDEAUX.

 

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Campagne “ Des aliments sains, une agriculture durable ”

 

Avec 45 associations, Agir pour l’Environnement mène, de septembre 2001 à novembre 02, une campagne de pression citoyenne qui fait le lien entre le “ consommer durable ” et le “ produire durable ”. Partant d’une revendication d’aliments sains en restauration collective (notamment les écoles), la campagne renvoie à un modèle agricole durable respectant les emplois, l’environnement, le tissu socio-économique et les territoires, le commerce équitable. Un quatre-page et des cartes postales à envoyer aux décideurs peuvent être commandés à Agir pour l’Environnement, 97 rue Pelleport 75020 Paris.

Prix : 4,50 F pièce jusqu’à 10 ex ; 3 F de 11 à 25 ex ; 2, 50 F de 26 à 50 ex ; 1, 50 F au-delà 51 ex.

Yveline Nicolas, 01 40 31 34 48, ape.yn@globenet.org

 

 

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Si vous voulez soutenir notre action.

R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux personnes et  aux associations adhérant à ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES,  Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN.

La cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 50 F, mais elle est indispensable pour que l'association puisse continuer à fonctionner.

Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L. (ou en renouvelant leur adhésion pour 2001) de bien vouloir se signaler (chèques au nom de R.E.V.E.I.L. à PERRIER ). Merci aussi et surtout à celles qui nous ont déjà renouvelé leurs encouragement et leur soutien. Merci enfin à ceux d'entre vous qui voudront bien donner leur avis sur l'organisation de l'A.G. statutaire de R.E.V.E.I.L. pour 2001…

 

La version électronique de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation d'adhésion à l'association.

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Je vous rappelle l'adresse de notre site Internet :

http://www.multimania.com/assoreveil

Si vous avez la version électronique de cette lettre, cette adresse vous est présentée en couleur et soulignée : il vous suffit de cliquer dessus lorsque le pointeur de votre souris est une main pour entrer sur le site.

 

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Dernières nouvelles du site Internet de R.E.V.E.I.L.

 

La mise à jour du site se poursuit, pas toujours aussi rapidement qu'il serait souhaitable.

Vous pourrez y trouver quelques nouveaux textes, notamment celui d'une communication du Docteur Guy Vermeil sur la nécessité de prendre en compte la diversité des enfants dès les débuts de leur scolarité obligatoire, deux témoignages "vécus" touchant des comportements "incivils" (Michel Portal et Danièle Blin  de l'Aéré), deux nouveaux "arguments" de Raymond Millot (sur l'évaluation), l'ensemble des citations transmises par Alex Lafosse et Annie Dhenin dont vous avez pu lire quelques extraits plus haut, de larges citations du dernier ouvrage de Philippe Meirieu, un appel pour former un réseau coopératif de professeur du 2nd degré…

 

Prochaine lettre vers la fin octobre

Entre temps, quelques flash possibles selon l'actualité.

 

Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos questions, vos suggestions…

Contact : reveil.perrier@wanadoo.fr

Georges HERVE, adresse postale :  rue du Château 63500 PERRIER



[1] La Morale à l'école Jules Payot A. Colin 1925 (11ème Edition)

[2] Exercices gradués de grammaire et d'orthographe M. Sarradon Delagrave 1868

[3] Premier Livre de l'adolescence M. Delapalme Hachette 1872

[4] La Première Année d'instruction morale et civique. Notions de droit et d'économie politique P. Laloi A. Colin

Edition 1885

[5] Recueil de lectures expliquées Certificat des Etudes Primaires Edition Mames et fils 1913

[6] La lecture hebdomadaire J. Dutilleul et A. Ramé C.M. 1902 Librairie Classique André Guédon

[7] Exercices de style et de composition M.Rauber, édition Nathan –1929 "Un bon citoyen" : sujet traité.

[8] Livre de lecture, cours moyen E.Cazes éd. Delagrave vers 1920

[9] Le livre du maître pour l'éducation et l'instruction civique André Maillet, Nathan 1927

[10] La première année d'économie domestique R.E. Chalamet A. Colin 1900

[11] Rappelons que des notes prises au cours d'une conférence donnée par le Professeur Testu à Issoire en janvier dernier, notes revues par le conférencier, sont placées sur le site Internet de R.E.V.E.I.L.

[12] Quand ce n'est pas plus : pour bien des enfants, les transports scolaires font qu'ils sont absents de chez eux près de douze heures les jours de classe, et qu'il leur reste les devoirs à faire lorsqu'ils arrivent chez eux.

[13] Entre l'école, les décideurs locaux, les associations culturelles et sportives locales…

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