Principes pour l’élaboration du plan de formation

Institut Universitaire de Formation des Maîtres

de l’Académie de Lyon

 

 

 

 

 

 

 

 

PLAN DE FORMATION 2003-2006

adopté par le Conseil d’Administration de l’IUFM du 19 septembre 2002

 

 

 

 

 

 

 

Le texte qui suit a été élaboré à partir de l’ensemble des documents diffusés et soumis à la concertation. Il s’appuie sur le “ Projet d’établissement ” adopté par le Conseil d’administration et sur les contributions de toutes natures reçues depuis lors : projet de plan élaboré par la direction, projets proposés par les Unités de coordination disciplinaire (UCD), par les Centres locaux, les filières disciplinaires du second degré, l’Unité de coordination de la formation des professeurs d’école (UCFPE), les groupes de travail de tous ordres et les contributions individuelles. Il s’efforce de garder la cohérence générale définie par le “ projet d’établissement ” tout en intégrant le plus grand nombre possible de propositions. Il s’efforce aussi de présenter des éléments suffisamment précis pour en garantir la faisabilité technique.

Bien évidemment, ce projet s’inscrit dans les cadres nationaux, en particulier la circulaire parue au B.O. n°15 du 11-4-2002 : “ Principes et modalités d’organisation de la deuxième année de formation des enseignants et des conseillers principaux d’éducation stagiaires ” et tient compte des modifications apportées au concours externe de recrutement des professeurs des écoles par l’arrêté du 29 avril 2002.

 

 

 

 

TABLE DES MATIERES

 

 

Institut Universitaire de Formation des Maîtres. 1

de l’Académie de Lyon. 1

1) Du projet d’établissement au projet de formation. 3

2) Principes pour l’élaboration du plan de formation. 4

I - Réunifier l’ensemble de la formation professionnelle par la mise en œuvre d’une démarche de “ résolution de problèmes professionnels ”. 4

II - Organiser la formation professionnelle autour du principe d’une alternance réfléchie et interactive. 4

III - Mettre en place des “ Unités de formation professionnelle ”. 5

I - Réunifier l’ensemble de la formation professionnelle par la mise en œuvre d’une démarche de “ résolution des problèmes professionnels ”. 6

II - Organiser la formation professionnelle autour du principe d’une alternance réfléchie et interactive : articuler trois temporalités permettant l’intégration progressive des apports et expériences. 6

1. La “ temporalité didactique ” liée à l’apprentissage de la gestion des apprentissages dans la classe. 7

a) des apports proprement didactiques : 7

b) des apports sur les outils au service de l’enseignement et des mises en perspectives à partir des situations d’apprentissage : 7

2. La temporalité liée à la découverte de l’institution scolaire et de la vie de l’école ou de l’établissement. 7

a) Un parcours interdisciplinaire : “ Instituer l’École : principes, contenus, méthodes et projets ”. 8

b) Un travail d’analyse de pratiques. 8

3. La “ temporalité réflexive ” de la construction d’un “ praticien réflexif ” articulée autour de l’élaboration du mémoire professionnel. 8

4. À ces trois groupes d’appartenance, s’ajoutent des groupes de besoin et d’ouverture, organisés au fur et à mesure par le “ conseil de formation ” à partir d’une enveloppe d’heures annuelle. 9

III - Mettre en place des “ unités de formation professionnelle ” constituées de 80 à 120 stagiaires encadrés par des équipes de formateurs de 15 personnes environ. 11

3) Des compléments indispensables à la formation : le travail en partenariat et l’ouverture à l’international 12

NOTE SUR LES CREDITS ECTS. 12

ET LA DELIVRANCE DES MASTERES. 12

4) Éléments spécifiques à la première année de formation à l’IUFM... 14

I - La première année de formation à l’IUFM des professeurs des écoles : 14

Volet 1 : Préparation aux deux épreuves d’admissibilité : 14

Volet 2 : Préparation à l’épreuve d’entretien pré-professionnel d’admission : 14

Volet 3 : Préparation des épreuves écrites de français et de mathématiques d’admission : 15

Volet 4 : Préparation aux épreuves orales optionnelles et à l’épreuve d’EPS d’admission : 15

Volet 5 : Les stages en écoles : 15

Volet 6 : La formation dispensée en commun : 15

II – La première année de formation des professeurs de lycées et collèges, de lycées professionnels et des conseillers principaux d’éducation : 16

Volet 1 : La préparation aux épreuves disciplinaires du concours : 16

Volet 2 : La préparation à l’épreuve sur dossier et à l’oral : 16

Volet 3 : La formation commune : 16

Volet 4: Les stages en établissements : 17

5) Éléments spécifiques à la deuxième année de formation à l’IUFM... 19

I - La deuxième année de formation à l’IUFM des professeurs des écoles : 19

A. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION DIDACTIQUE : 19

a) apports disciplinaires (274  heures) : 19

b) outils et mises en perspective (48 heures) : 19

B. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION PEDAGOGIQUE : 19

a) Un parcours “ Instituer l’École : principes, contenus, méthodes et projets ”. 19

b) Des analyses de pratiques, travaux de groupes, rencontres avec les acteurs et partenaires du système éducatif 20

1. SEMINAIRE STRUCTURANT : 20

2. GROUPES DE BESOIN ET D’OUVERTURE. 20

Mémoire. 22

II – La deuxième année de formation des professeurs de lycées et collèges d’enseignement général et technologique (CAPES, CAPEPS, CAPET) 23

A. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION DIDACTIQUE : 23

a. apports disciplinaires (60 heures) : 23

b) outils et mises en perspective (48 heures) 23

B. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION PEDAGOGIQUE : 23

a. Un parcours “ Instituer l’École : principes, contenus, méthodes et projets ”. 23

b) Des analyses de pratiques, travaux de groupes, rencontres avec les acteurs et partenaires du système éducatif 23

C. SEMINAIRE STRUCTURANT : 24

D. GROUPES DE BESOIN ET D’OUVERTURE. 24

Mémoire. 25

Mémoire. 26

III – La deuxième année de formation des professeurs stagiaires des lycées professionnels. 27

A. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION DIDACTIQUE : 27

a. apports disciplinaires (120 heures) : 27

b) outils et mises en perspective (48 heures) 27

B. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION PEDAGOGIQUE : groupe de 30 personnes, représentant 78 heures, sous la responsabilité d’un formateur-référent pouvant s’associer un co-animateur en fonction des besoins et des thématiques traitées. 27

a. Un parcours “ Instituer l’École : principes, contenus, méthodes et projets ”. 27

b) Des analyses de pratiques, travaux de groupes, rencontres avec les acteurs et partenaires du système éducatif 27

C.  SEMINAIRE STRUCTURANT : 28

D. GROUPES DE BESOIN ET D’OUVERTURE. 28

Mémoire. 29

IV – La deuxième année de formation des conseillers principaux d’éducation : 30

A. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION SPECIFIQUE : 30

a) apports spécifiques (150 heures) : 30

b) outils et mises en perspectives (36 heures) 30

B. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION PEDAGOGIQUE : 30

a. Un parcours “ Instituer l’École : principes, contenus, méthodes et projets ”. 30

b) Des analyses de pratiques, travaux de groupes, rencontres avec les acteurs et partenaires du système éducatif 31

C. SEMINAIRE STRUCTURANT : 31

D. GROUPES DE BESOIN ET D’OUVERTURE. 31

Mémoire. 32

6) Éléments spécifiques a la formation proposée par l’Unité de formation pour l’adaptation et l’intégration scolaires (UFAIS) 33

1. Une formation “ classique ” inter académique pour les options A, C, D, E, F, G du CAPSAIS : 33

2. La formation à distance. 34

3. Une formation en cours d’exercice départementale  dans l’AIN, la LOIRE et le RHONE pour les options D et/ou F. 34

4. La formation des psychologues scolaires. 34

Schéma de présentation de la deuxième année d’IUFM... 35

1) Du projet d’établissement au projet de formation

 

Le projet d’établissement adopté par les instances statutaires de l’IUFM indique les axes à partir desquels construire le plan de formation :

·      S’appuyer sur les valeurs fondatrices de l’Ecole et permettre que l’ensemble de la formation dispensée à l’IUFM contribue à la construction, par chacun, d’un “ projet d’enseigner ”, appuyé, tout à la fois, sur la transmission de contenus disciplinaires et sur les principes de la laïcité républicaine.

·      Organiser la première année en conformité avec les directives nationales et les exigences de la préparation aux concours, intégrant les procédures de validation d’acquis en matière d’accès, et conçue dans la plus grande continuité possible avec la seconde année de formation professionnelle en alternance.

·      Privilégier, en deuxième année, l’alternance interactive entre problèmes construits et élaboration progressive de réponses, comme mode de formation professionnelle, et placer étudiants et stagiaires au cœur de la formation, comme acteurs du processus d’intégration des différents aspects de leur métier.

·      Rechercher l’équilibre entre les différentes dimensions de la formation et dépasser les oppositions entre “ disciplinaire ” et “ transversal ”. Développer, pour cela, l’analyse de pratiques, de telle façon qu’étudiants et stagiaires puissent, à partir de leur implication et de leur compréhension des situations, travailler sur l’articulation entre “ décisions concrètes ” et “ modèles théoriques de référence ”, afin de construire progressivement les conditions d’une professionnalisation informée, lucide et cohérente.

·      Lutter contre l’émiettement et la parcellisation de la formation qui touche aussi bien les stagiaires que les formateurs. Il faut améliorer, pour cela, la cohérence des cursus de formation, le suivi des étudiants et stagiaires. Il faut aussi absolument mettre en place des possibilités effectives de travail en équipe et de concertation des formateurs.

·      Passer d’une logique où “ l’individualisation ” a pu prendre des formes de “ libre-service ” à une “ personnalisation ” centrée sur la prise en compte des expériences antérieures, l’accompagnement et la mutualisation des acquis. Pour cela, la réponse aux besoins individuels de formation doit s’effectuer de manière négociée et contractuelle dans un cadre unificateur et non sous la forme de choix individuels unilatéraux et aléatoires dans un groupe trop important où domine l’anonymat[i].

·      Poursuivre l’effort dans le sens d’une meilleure implication des étudiants et stagiaires dans leur propre formation. Développer partout les moments de régulation qui permettent une analyse critique de la formation et la recherche des ajustements et améliorations nécessaires.

·      Rechercher la fécondation réciproque de la formation initiale et de la formation continue. Initialiser l’inter et l’auto-formation, afin que la formation initiale engage une dynamique qui se prolongera tout au long de l’exercice du métier. Préparer les stagiaires à poursuivre, une fois titularisés, leur formation dans le cadre de l’accompagnement des nouveaux nommés, de la formation continue et plus largement de tous les dispositifs le permettant.

·     Articuler étroitement la formation et la recherche, en s’appuyant, plus particulièrement, sur l’apport de l’Equipe de Recherche Technologique en éducation (ERTe) sur la “ Construction des savoirs professionnels ” dont la création a été demandée dans le cadre du contrat quadriennal.

Le nouveau plan de formation doit donc s’appuyer sur ces éléments. Il doit aussi s’appuyer sur tout le travail déjà effectué par les formateurs en matière de conception et d’accompagnement de la formation. Il faut capitaliser, en particulier, les acquis du plan de formation 1999-2003, tant en ce qui concerne la formation didactique, les parcours et modules mis en œuvres dans les différents centres locaux que le GSIP (Groupe de suivi et d’intégration professionnelle), mais il faut travailler dans le sens d’une meilleure articulation et d’une plus grande lisibilité de tous les éléments du dispositif.

Le principe de ce plan de formation est donc bien de former à une “ professionnalité globale ”, en évitant les fausses oppositions mais en n’esquivant pas les spécialisations nécessaires. Les étudiants et, surtout, les stagiaires doivent pouvoir travailler sur des “ objets ” précis, avec la rigueur intellectuelle nécessaire dont ils devront faire preuve tout au long de leur carrière ; mais ils doivent pouvoir mettre en œuvre, sur ces objets, des approches diversifiées, complémentaires, articulées entre elles. La place importante attribuée au “ disciplinaire ” ne doit pas empêcher les interactions avec des approches délibérément pédagogiques. De même, les éléments de formation identifiés traditionnellement comme “ transversaux ” doivent être mis en relation avec les apprentissages au service desquels ils sont. La concertation, la co-animation, la valeur accordée à la construction d’un “ praticien réflexif ” vont dans le même sens et constituent vraiment des moyens pour que les enseignants acquièrent les compétences nécessaires pour ENSEIGNER EFFICACEMENT DES CONNAISSANCES RIGOUREUSES A DES ELEVES REELS, DANS LA FIDELITE AUX VALEURS DU SERVICE PUBLIC DE L’EDUCATION NATIONALE.

 

 


2) Principes pour l’élaboration du plan de formation

 

À partir des éléments stabilisés dans le projet d’établissement, nous proposons d’organiser les deux années de formation à l’IUFM sur le principe de “ l’établissement formateur ”. Cela doit se concrétiser par :

-      Une meilleure articulation entre la première et la deuxième année, les deux années étant portées par un souci de véritable formation professionnelle dans toutes ses dimensions.

-      Une meilleure articulation, dans l’ensemble des enseignements et activités, entre les “ apports théoriques ” et les “ mises en œuvre pratiques ”, les uns et les autres étant réunis par une démarche de “ résolution de problème ” et l’inscription de l’analyse des pratiques au cœur du dispositif, tant en première qu’en deuxième année : en effet, si, en première année, la préparation des concours reste bien l’axe structurant de la formation, celle-ci doit s’effectuer par des méthodes qui soient déjà “ professionnalisantes ” dans la mesure où elles développent la réflexion sur les finalités et les méthodes de la formation elle-même. En deuxième année, c’est l’articulation entre les stages et la formation à l’IUFM qui doit être l’axe structurant de l’ensemble de la formation.

-          Un meilleur encadrement pédagogique des étudiants et des stagiaires avec la mise en place systématique de “ conseils de formation ” permettant à un groupe de formateurs de taille raisonnable (10 à 15 personnes environ) de connaître et d’accompagner efficacement un groupe de formés lui aussi de taille raisonnable : “ l’Unité de formation professionnelle ” - UFP - (n’excédant pas 120 personnes).[ii]

-      Un développement des temps consacrés au travail personnel et à la recherche documentaire dans les deux années, avec une association plus grande des bibliothécaires et documentalistes à la dynamique même de la formation, un meilleur usage des nouvelles technologies, une incitation au travail en équipe et à la mutualisation des acquis chez les étudiants et les stagiaires.

-      Un développement des partenariats : en première année avec les universités, en deuxième année avec les écoles et établissements d’accueil des stagiaires, au cours des deux années avec l’ensemble des structures qui peuvent contribuer à enrichir la formation proposée.

 

En ce qui concerne, plus particulièrement, la deuxième année d’IUFM, nous proposons de l’organiser à partir de trois principes :

 

I - Réunifier l’ensemble de la formation professionnelle par la mise en œuvre d’une démarche de “ résolution de problèmes professionnels ”

afin de réaliser une véritable “ formation professionnelle d’adultes à caractère universitaire par alternance ”. Cette démarche ne signifie nullement l’abandon d’un haut niveau de formation théorique, tant dans le domaine des disciplines enseignées que dans celui des disciplines contributoires (philosophie, sociologie, psychologie, etc.) : affirmer que tous les éléments de la formation doivent être articulés aux problèmes qu’ils permettent de traiter, n’entraîne nullement le sacrifice de l’exigence théorique au profit de l’utilitarisme et du pragmatisme ; cela doit amener, au contraire, l’ensemble de la formation à être plus “ théorique ”, c’est-à-dire plus adossée à des modèles théoriques permettant de mieux comprendre et traiter les situations concrètes. C’est ainsi que la deuxième année d’IUFM permettra d’accompagner les mutations constitutives de la professionnalisation visée : 1) devenir un professionnel capable d’enseigner les savoirs qu’il a acquis et d’organiser les apprentissages des élèves ; 2) accéder au statut de fonctionnaire du service public d’éducation ; 3) prendre en charge la dimension éducative du métier ; 4) apprendre à connaître et à comprendre la diversité des contextes et des réalités scolaires.

 

II - Organiser la formation professionnelle autour du principe d’une alternance réfléchie et interactive.

En effet, c’est bien l’articulation entre les stages et la formation en IUFM qui constitue “ l’épine dorsale ” de la deuxième année. C’est cette articulation qui doit structurer l’ensemble des interventions formatives et c’est autour d’elle que doivent s’organiser tous les dispositifs proposés. Mais, dès lors que l’alternance devient le pivot de la formation, c’est la question de la temporalité qui se pose et, en particulier, sur trois axes :

 

1)  Comment permettre que les apports formatifs arrivent à temps par rapport aux besoins des stagiaires en matière de prise en charge de la classe et d’enseignement dans les stages en responsabilité ?

2)  Comment faire en sorte que les événements vécus dans le cadre de l’école ou l’établissement (et qui, pour une large part, sont contraints par l’organisation même de l’année scolaire) puissent donner lieu à une véritable réflexion formative ?

3)  Comment favoriser le fait qu’à côté de l’urgence légitime que les stagiaires ont à traiter, ils puissent aussi bénéficier de la nécessaire mise à distance sur une durée plus longue, travailler, de manière plus approfondie sur des objets spécifiques, et s’entraîner à une réflexion à long terme ?

 

Ces trois questions dessinent trois temporalités[iii] que la formation doit prendre en compte : la temporalité liée spécifiquement à l’enseignement dans la classe (que nous nommerons la temporalité didactique), la temporalité liée, plus globalement, à la vie de la classe et de l’institution (que nous nommerons la temporalité pédagogique) et la temporalité relative à l’élaboration du mémoire professionnel (que nous nommerons la temporalité réflexive). Il va de soi que la terminologie utilisée ici est assez largement arbitraire et ne correspond nullement à un découpage de champs homogènes : il s’agit de dénominations qui désignent “ l’entrée ” principale du travail formatif[iv]. Il convient, bien évidemment, d’articuler ces trois entrées et de favoriser leur communication. C’est pourquoi le présent plan s’efforce de favoriser les occasions de collaboration entre “ le disciplinaire ” et “ le transversal ” et cela aussi bien dans les approches “ didactiques ” que “ pédagogiques ”. C’est aussi un des objectifs de la mise en place des “ unités de formation professionnelle ”.

 

III - Mettre en place des “ Unités de formation professionnelle ”

constituées de 80 à 120 stagiaires encadrées par des équipes de formateurs de 15 personnes environ constituées en “ conseils de formation ”. Il s’agit ici de lutter contre toutes les formes de clivage et de dispersion, de favoriser le travail en équipe des formateurs, d’offrir un cadre à taille humaine où la personnalisation des itinéraires puisse s’effectuer dans les meilleures conditions par un travail de recherche collective de l’adéquation entre besoins et propositions de formation.


I - Réunifier l’ensemble de la formation professionnelle par la mise en œuvre d’une démarche de “ résolution des problèmes professionnels ”

 

Il ne s’agit nullement ici de basculer dans l’empirisme systématique ni de renoncer à des apports considérés comme fondamentaux, mais d’inscrire l’ensemble des propositions de formation dans une dynamique qui les réfère à un projet professionnel.

 

Il s’agit ainsi de mettre systématiquement en perspective :

·     les finalités et les enjeux du métier (la philosophie et l’ensemble des sciences humaines apportent ici une contribution déterminante),

·     les problèmes que soulèvent ces finalités et ces enjeux dans leur mise en œuvre (les approches historique, institutionnelle, épistémologique et pédagogique sont, à cet égard, nécessaires),

·     les outils théoriques et les apprentissages techniques nécessaires à la résolution de ces problèmes (le travail proprement didactique trouve là sa place fondamentale).

 

Le plan de formation doit donc être clairement construit à partir du projet d’enseigner :

·     permettre aux élèves de s’approprier les savoirs scolaires définis par les programmes,

·     contribuer, en équipe, à l’éducation des élèves dans toutes ses dimensions,

·     agir au sein de l’institution scolaire en tant qu’acteur et y exercer pleinement ses responsabilités institutionnelles,

·     acquérir le goût et les capacités nécessaires pour poursuivre sa formation tout au long de sa carrière.

C’est à partir de ce projet et pour permettre de se former à sa réalisation que doivent être organisées toutes les situations de formation. C’est ainsi qu’il sera possible d’éviter la juxtaposition, de favoriser l’implication des personnes dans des situations dynamiques où elles puissent s’investir personnellement et travailler sur les “ passages obligés ” de la formation. C’est dans ce cadre que les stagiaires apprendront à transformer en “ problèmes professionnels ” analysables et surmontables les difficultés d’origines diverses rencontrées dans la classe.

 

Pour concrétiser cette démarche, une place importante est accordée aux visites des stagiaires en classe : celles-ci sont, en effet, des occasions privilégiées pour travailler dans une démarche de résolution de problèmes.

Au cours du premier semestre (jusqu’à fin décembre), les visites seront exclusivement formatives et devront permettre une réflexion approfondie sur la prise en mains de la classe et les conditions de mise en œuvre d’une situation d’apprentissage. Progressivement et en fonction des possibilités techniques[v] les visites du premier semestre seront collectives : un groupe de trois stagiaires prépare les trois visites et y assiste avec le même formateur. Ces visites font l’objet, au total, de quatre séances de deux heures (entre les trois stagiaires et le formateur) pour la préparation et l’exploitation[vi]. Chaque visite fait l’objet d’un compte rendu écrit rédigé par le stagiaire concerné, complété et contresigné par le formateur. Ce compte rendu figure dans le dossier de validation afin de permettre au jury d’avoir une vision de l’évolution du stagiaire tout au long de l’année ; mais les éléments de la première visite ne peuvent être utilisés qu’au bénéfice de la validation des stagiaires.

Au cours du second semestre, la ou les visites ont un caractère évaluatif. Le rapport de visite est rédigé par le formateur qui le transmet au stagiaire. Ce dernier le complète de son point de vue et le contresigne. Le rapport ainsi élaboré est joint au dossier de validation.

Dans les deux cas, un travail de formalisation sera mis en place afin de disposer d’un “ cadre-type ” et d’une grille d’analyse des activités pédagogiques : un travail important a déjà été engagé à l’IUFM de Lyon dans cette perspective. Il sera poursuivi et systématisé. Par ailleurs, le Directoire de la recherche sera invité à commanditer et suivre les études nécessaires pour vérifier la pertinence du nouveau dispositif de visites et proposer d’éventuels ajustements.

 

II - Organiser la formation professionnelle autour du principe d’une alternance réfléchie et interactive : articuler trois temporalités permettant l’intégration progressive des apports et expériences

 

L’alternance, la construction de l’identité professionnelle, l’acquisition des compétences nécessaires à l’exercice du métier s’effectuent dans le temps. Or, trop souvent, il existe un conflit de temporalités entre les stages et les apports théoriques, entre la prise en main de la classe et les soutiens qu’elle requiert, entre les séances de formation et la chronologie de l’année scolaire, entre les expériences avec les élèves et la construction du mémoire, etc. Pour éviter ces conflits entre les temporalités, permettre une alternance interactive et améliorer le suivi des stagiaires, le plan de formation doit prendre en compte trois temporalités privilégiées qui, ensemble, constituent “ une dynamique de suivi et d’intégration professionnelle ” :

 

1. La “ temporalité didactique ” liée à l’apprentissage de la gestion des apprentissages dans la classe.

Celle-ci doit être travaillée, en articulation étroite avec les stages en responsabilité, de la première prise de contact avec les élèves à l’évaluation de fin d’année. Elle est centrée sur la maîtrise approfondie des programmes d’enseignement, des contenus disciplinaires et didactiques spécifiques à chaque niveau d’enseignement et, pour le second degré, à chaque discipline. Cette temporalité impose que chaque stagiaire participe à un groupe cohérent et filé tout au long de l’année, encadré par une équipe de formateurs travaillant ensemble, au sein duquel s’effectuent, en articulation étroite, des analyses de pratique et des apports théoriques : c’est le groupe de suivi et d’intégration didactique.

 

Le GSID comporte deux types d’activités :

 

a) des apports proprement didactiques :

le GSID, sous la responsabilité d’un “ formateur-référent ”, travaille à partir des questions qui émergent dans les pratiques de classe et les formateurs y font des apports adaptés sur les questions suivantes :

·     Les programmes scolaires et leur enseignement.

·     Les compléments disciplinaires nécessaires à l’enseignement de ces programmes.

·     L’histoire et l’épistémologie des disciplines enseignées.

·     Les principes de didactique dans la ou les disciplines à enseigner.

·     L’élaboration et l’évaluation d’une situation d’apprentissage, la conduite de la classe, les obstacles didactiques et les sources de difficultés pour les élèves, la gestion de l’hétérogénéité et la différenciation pédagogique.

·     Les ouvertures et partenariats possibles à partir de la (ou des) discipline(s) concernée(s).

 

b) des apports sur les outils au service de l’enseignement et des mises en perspectives à partir des situations d’apprentissage :

au sein du GSID, sont intégrés, en effet, des apports spécifiques dans trois domaines particuliers :

·     La formation aux TICE : cette formation se répartit, en règle générale, en deux blocs : une formation technique spécifique (remise à niveau, maîtrise de l’outil, connaissance des logiciels, etc.) et un travail intégré à la réflexion didactique, centré sur les usages des TICE au service des apprentissages.

·     La formation à la transmission orale (le corps et la voix) : effectuée par des formateurs spécialisés dans ce domaine, elle prend pour objet des éléments imposés par les programmes scolaires.

·     La réflexion sur le processus “ enseigner/apprendre ” : travaillée avec des professeurs de philosophie ou de sciences humaines, elle permet, sur des objets didactiques identifiés, de réfléchir sur les processus et les enjeux inhérents à la mise en place d’une situation d’enseignement / apprentissage.

N.B. : Les apports spécifiques dans les trois domaines ci-dessus n’ont donc pas vocation à s’effectuer sous forme d’enseignements séparés et juxtaposés mais bien d’être intégrés dans le cadre d’un travail didactique. À charge, pour chaque GSID, de mettre en place les collaborations requises pour que des travaux disciplinaires de son ressort puissent être traités en association avec des formateurs apportant les compétences spécifiques nécessaires en TICE, transmission orale, analyse du processus enseigner/apprendre.

 

2. La temporalité liée à la découverte de l’institution scolaire et de la vie de l’école ou de l’établissement.

Là encore, il s’agit d’effectuer les apports essentiels à l’exercice du métier, mais, afin de permettre leur meilleure intégration, on partira de la temporalité scolaire telle qu’elle est vécue à l’occasion des stages et à travers la dimension territoriale[vii]. Cette temporalité implique que tous les stagiaires participent à un groupe cohérent et filé tout au long de l’année, au sein duquel s’effectuent, en articulation étroite, des analyses de pratiques et des apports théoriques. Dans ce cadre, on favorisera systématiquement l’interaction entre la dimension liée aux apprentissages cognitifs, les problèmes de la gestion de la classe, les questions posées par la participation à l’établissement et le sens de l’expérience scolaire pour les élèves et les enseignants : c’est le groupe de suivi et d’intégration pédagogique. Ce groupe est sous la responsabilité d’un “ formateur-référent ” auquel peut s’associer un co-animateur en fonction des questions et thématiques abordées. Il comporte, en tout, 78 heures de formation à l’IUFM auxquelles s’ajoute un stage de pratique accompagnée.

 

Le groupe de suivi et d’intégration pédagogique est construit à partir d’écoles ou d’établissements de référence. Il suppose donc, pour le premier degré, que les stagiaires effectuent, tout au long de l’année, un stage de pratique accompagnée filée dans la même école. Les stagiaires du second degré effectueront, de leur côté, un stage de pratique accompagnée dans un établissement d’une autre nature que celui où ils effectuent leur stage en responsabilité (collège, lycée d’enseignement général, technologique ou professionnel, SEGPA, REP) mais dans le même bassin de formation. Les maîtres-formateurs seront donc associés, tout particulièrement, à l’organisation et à l’encadrement des GSIP (même si, évidemment, ils auront à intervenir dans les autres cadres de la formation), de même que les maîtres de stage pour le second degré.

 

Le GSIP comporte deux types d’activités :

 

a) Un parcours interdisciplinaire : “ Instituer l’École : principes, contenus, méthodes et projets ”

(48 heures) : ce parcours, élaboré sous la responsabilité du “ formateur-référent ” du GSIP, doit permettre, sur un projet déterminé, d’associer différentes approches et de mener à bien une activité dans une classe ou un établissement. Il s’agit, à cette occasion, de travailler sur la spécificité du projet de l’École et des apprentissages scolaires : caractère fondateur de la laïcité, statut de la classe[viii], du savoir, de l’autorité du maître, de l’institution, de la prise en compte des individus et du collectif, etc. Doivent être mobilisées, pour ce parcours, la philosophie, la sociologie, la psychologie, les sciences de l’éducation ainsi - obligatoirement - qu’une ou plusieurs disciplines d’enseignement. Ce parcours est associé à un stage filé dans une classe au cours duquel les stagiaires ont un projet à mettre en œuvre ; les formateurs de l’IUFM travaillent, à cette occasion, avec les PEIMF et, dans toute la mesure du possible et en fonction des possibilités techniques qui seront trouvées, avec les maîtres de stages. Certains parcours peuvent être communs et concerner, à la fois, le premier et le second degré (sur la transition CM2/sixième, des projets artistiques, etc.).

 

b) Un travail d’analyse de pratiques

(30 heures) : les formateurs, en relation étroite avec les écoles ou établissements de référence, travaillent sur des situations particulières qui émergent ou sont construites à partir des expériences des stagiaires ; ils profitent de la possibilité d’inviter les acteurs de terrain pour témoigner de ce qui est vécu, des solutions proposées et réfléchir à des modélisations possibles. Il s’agit de partir des réalités pour les éclairer et les thématiser. Les thèmes ci-dessous sont considérés comme des “ fondamentaux ” qui devront être abordés, à un moment ou à un autre de l’année, sous forme d’analyse de pratiques :

·     la responsabilité du métier d’enseignant dans les différents niveaux de l’institution,

·     le fonctionnement du système éducatif,

·     les droits et les devoirs de l’enseignant,

·     l’autorité, la construction de la loi dans la classe, les sanctions,

·     la dimension éthique de la relation pédagogique,

·     la formation du citoyen dans l’école,

·     les relations avec les parents,

·     les partenariats,

·     l’évaluation et l’orientation,

·     les enjeux des pratiques interculturelles à l’école,

·     la gestion de la mixité scolaire et l’égalité filles/garçons,

·     l’accueil et l’intégration des élèves handicapés et malades.

 

3. La “ temporalité réflexive ” de la construction d’un “ praticien réflexif ” articulée autour de l’élaboration du mémoire professionnel.

Le mémoire professionnel est, en effet, un élément essentiel de la formation qui permet de mettre en œuvre, sur un sujet donné, une attitude de “ praticien réflexif ”. S’il n’est pas un “ mémoire de recherche ” au sens universitaire du terme (il n’impose ni une revue de littérature exhaustive sur le sujet choisi, ni la construction de connaissances nouvelles[ix]), il reste qu’il doit s’inscrire dans une “ démarche de recherche ” : comporter la construction d’une problématique, la mise en œuvre de procédures de validation des conclusions, un exposé rigoureux et référencé[x]. Cette démarche doit être soutenue par la participation obligatoire de tout stagiaire à un “ séminaire structurant ”[xi]. Ce séminaire est un des lieux privilégiés où s’élabore, se réfléchit, se réajuste le projet de formation professionnelle du stagiaire. Concrètement, il doit permettre la structuration des problématiques, un travail sur l’écriture et la recherche documentaire, la mutualisation des acquis, le repérage des difficultés, etc. C’est ainsi un lieu d’échanges entre les stagiaires. Mais le séminaire structurant fait aussi, et indissociablement, l’objet d’apports des formateurs qui l’animent, en fonction des besoins et de la temporalité propre de l’ensemble du dispositif de validation, sur les questions suivantes (qui ne constituent nullement une “ programmation ” mais un ensemble de points qui doivent être abordés en fonction des opportunités du travail collectif) :

·     les démarches de résolution de problème (comment passer du repérage d’une difficulté à la construction d’une problématique ?),

·     la construction d’une démarche de recherche (problématique, hypothèses, élaboration de situations, analyse critique, validation),

·     le travail de réflexion sur la pratique et ses conditions d’efficacité (implication, distanciation),

·     la définition, le recueil et l’analyse des données,

·     la recherche documentaire (en association étroite avec les documentalistes et bibliothécaires),

·     la construction d’une culture professionnelle (les stagiaires doivent être conseillés dans leurs lectures et travailler sur l’actualité de la recherche en éducation et en didactique des disciplines),

·     l’écriture du mémoire.

 

Ainsi le séminaire structurant est-il le lieu de mûrissement d’une démarche de recherche personnelle : il est, bien sûr, articulé avec les expériences des stagiaires (stages de pratique accompagnée, stage en responsabilité), mais il participe d’une temporalité différente, propre à l’élaboration d’une problématique et à l’écriture.

 

Le séminaire structurant, composé de 15 stagiaires, comporte 15 séances de 2 heures, étalées sur l’ensemble de l’année, soit 30 heures. Il est animé, si possible, par deux formateurs, l’un plus particulièrement impliqué dans les GSID, l’autre plus particulièrement impliqué dans les GSIP[xii]. Il est souhaitable également que les formateurs-animateurs du séminaire couvrent les champs de compétences disciplinaires et les degrés d’enseignement concernés. Tous les formateurs de l’IUFM ont vocation à être animateurs des séminaires structurants[xiii] ; cependant, les enseignants-chercheurs et les enseignants disposant d’un DEA ou d’un doctorat occuperont une place privilégiée dans le dispositif, pouvant servir, entre autres, de “ personnes-ressources ” pour leurs collègues. Un groupe d’experts travaillera sur la fonction du séminaire structurant et le cahier des charges des animateurs de séminaires au cours de l’année 2002-2003.

 

N.B. Les propositions de séminaires structurants (qui peuvent être centrés sur des thématiques mono ou pluridisciplinaires, des entrées méthodologiques ou des questions  spécifiques) sont élaborées, dans un premier temps, par les Unités de coordination disciplinaires (UCD) avec l’Unité de Coordination de la Formation des Professeurs d’école (UCFPE). Ces propositions sont coordonnées par la conférence des responsables d’UCD. Elles prennent en compte les conditions techniques de faisabilité (effectifs, encadrement) et s’assurent que, dans chaque UFP, la diversité des propositions est suffisante pour permettre aux stagiaires de s’investir dans différents domaines. La conférence des responsables d’UCD consulte, pour cela, le Directoire de la recherche, les responsables de filières, les partenaires universitaires, les responsables de centres locaux ; elle peut également consulter une commission ad hoc du Conseil scientifique et pédagogique (CSP). Un premier projet de liste de séminaires par UFP est ainsi proposé aux responsables des centres locaux au mois de mai précédent chaque rentrée universitaire ; il est stabilisé en juin et les stagiaires doivent pouvoir s’inscrire dès la rentrée. C’est dans le cadre de ceux-ci qu’ils effectueront le choix définitif de leur sujet.[xiv].

 

Au total, chaque stagiaire doit appartenir à trois groupes de référence à horaire “ lourd ” et qui existent sur l’ensemble de l’année : le groupe de suivi et d’intégration didactique (stagiaires homogènes du point de vue des enseignements à dispenser), le groupe de suivi et d’intégration pédagogique (stagiaires regroupés sur une base territoriale et pluridisciplinaire pour le second degré – ou plusieurs dominantes pour le premier degré), le séminaire structurant (stagiaires engageant une démarche de recherche commune impliquant des thématiques communes ou des méthodologies convergentes).

 

4. À ces trois groupes d’appartenance, s’ajoutent des groupes de besoin et d’ouverture, organisés au fur et à mesure par le “ conseil de formation ” à partir d’une enveloppe d’heures annuelle

(20 heures). Ces groupes couvrent les domaines relevant de l’acquisition de compétences personnelles différenciées (ateliers d’écriture, l’usage des TICE, langues vivantes, etc.) ainsi que des activités permettant une ouverture sur des secteurs qui ne sont pas officiellement présents dans la formation mais dont la connaissance ou la fréquentation peuvent s’avérer utiles pour les stagiaires (activités culturelles, relations avec des organismes ou entreprises, participation à des colloques, etc.)[xv]. L’existence de ces groupes et des possibilités qu’ils offrent est décisive : en effet, par la marge de manœuvre qu’ils constituent, ils permettent que les formateurs et les stagiaires s’interrogent sur le déroulement de la formation et se demandent quels ajouts pourraient contribuer à l’améliorer. Cette possibilité d’avoir prise sur la formation et d’en réguler ensemble le déroulement induit une attitude réflexive, favorise l’évaluation formative et sollicite l’initiative collective. Elle concourt à faire des formateurs et des stagiaires de véritables acteurs, en continu, de la formation.[xvi]


Récapitulatif des horaires de formation par stagiaire à l’IUFM

au cours de la deuxième année

 

PE2

PCL :

CAPES

CAPEPS

CAPET

PCL : PLP

CPE

Groupe de suivi et d’intégration didactique (30 stagiaires maximum)

a) apports disciplinaires

 

 

 

274 h

 

 

 

60 h

 

 

 

120 h

 

 

 

150 h

Groupe de suivi et d’intégration didactique (30 stagiaires maximum)

b) outils et mises en perspectives

 

 

 

48 h

 

 

 

 

48 h

 

 

 

48 h

 

 

 

36 h

Groupe de suivi et d’intégration pédagogique (30 stagiaires maximum)

a) parcours pluridisciplinaire

“ Instituer l’École ” : apports philosophiques, sociologiques, psychologiques

 

 

 

 

 

 

 

24 h

 

 

 

 

 

 

 

24 h

 

 

 

 

 

 

 

24 h

 

 

 

 

 

 

 

24 h

Groupe de suivi et d’intégration pédagogique (30 stagiaires maximum)

a) parcours pluridisciplinaire

“ Instituer l’École ” :

apports didactiques

 

 

 

 

 

 

24 h

 

 

 

 

 

 

24 h

 

 

 

 

 

 

24 h

 

 

 

 

 

 

24 h

Groupe de suivi et d’intégration pédagogique (30 stagiaires maximum)

b) analyses de pratiques

 

 

 

30 h

 

 

 

30 h

 

 

 

30 h

 

 

 

30 h

Séminaire structurant (15 stagiaires maximum)

 

30h

 

30 h

 

30 h

 

30 h

Groupes de besoin et d’ouverture (en fonction des besoins)

 

20 h

 

20h

 

20 h

 

20h

Groupe de travail de la visite formative du premier semestre (groupes de 3 stagiaires et un formateur)

 

8 h

 

8h

 

8h

 

8h

TOTAL

458 heures

244 heures

(+ 20 heures de groupes de besoin spécifiques pour les CAPET)

304 heures

322 heures

 

A ces horaires s’ajoutent une demi-journée complète libérée par semaine pour le travail personnel dans l’emploi du temps de chaque stagiaire ainsi qu’une semaine pour la rédaction du mémoire.


III - Mettre en place des “ unités de formation professionnelle ” constituées de 80 à 120 stagiaires encadrés par des équipes de formateurs de 15 personnes environ

 

Les trois temporalités décrites ci-dessus et auxquelles correspondent les trois “ groupes d’appartenance ” proposés doivent, bien évidemment, être liées entre elles. De plus, les “ groupes de besoin et d’ouverture ” doivent être articulés avec les trois groupes d’appartenance. En d’autres termes, il convient de prévoir un niveau d’organisation pédagogique entre le “ centre local ” et les groupes de travail. Cette instance ne doit pas être un échelon hiérarchique supplémentaire, mais doit constituer une unité pédagogique où un groupe de formateurs s’investit (pour une large partie du service des formateurs impliqués[xvii]), prend en charge, connaît et suit un groupe de stagiaires, se rencontre régulièrement pour analyser les problèmes pédagogiques rencontrés par les stagiaires, leurs difficultés éventuelles, les remédiations à apporter, etc. Ce groupe de formateurs constitue “ le conseil de formation ”.

 

Ainsi, “ l’unité de formation professionnelle ” est le lieu de l’exercice d’un “ tutorat collectif et concerté ”, d’un suivi professionnel, d’une réflexion sur les ajustements formatifs à apporter pour permettre la meilleure réussite de l’intégration professionnelle de chacun des stagiaires qui y sont rattachés. Elle est centrée délibérément sur le suivi collectif des stagiaires. C’est un outil d’accompagnement global qui supervise, grâce au croisement des regards et des compétences, l’ensemble de la formation pour les stagiaires qui lui sont rattachés[xviii].

 

En d’autres termes, le plan de formation, pour être mis en œuvre de manière cohérente, suivie, sans morcellement excessif ni dilution des responsabilités, doit être porté par une équipe de formateurs qui travaillent ensemble au sein du centre local sous l’autorité du responsable pédagogique. De même, un groupe de stagiaires doit recevoir toute sa formation au sein d’une unité repérable où il puisse exister assez de possibilités de regroupements diversifiées sans, pour autant, que chacun soit perdu dans un ensemble trop vaste.

 

L’unité de formation professionnelle :

·        constitue, pour les formateurs, un lieu de réflexion pédagogique, de régulation de la formation et de mutualisation des compétences ;

·        constitue, pour les stagiaires, une “ unité de référence ” (lieu du suivi et de la cohérence pédagogique, organisation de la rentrée, de concertations, d’activités culturelles, d’initiatives diverses, etc.) ;

·        a la charge d’établir, pour chaque stagiaire, au mois de décembre, un “ bilan intermédiaire ” portant sur l’ensemble de la formation et proposant, si nécessaire, des activités spécifiques pour la deuxième partie de l’année ;

·        comporte des formateurs investis dans différents domaines (disciplinaire, transversal) et de différents statuts (permanents, associés, à temps partagé) ;

·        est animée par un “ coordonnateur ” dont la mission est centrée, plus particulièrement, sur l’organisation du suivi pédagogique des stagiaires ; ce coordonnateur est choisi par le responsable de centre dont il est un des collaborateurs directs dans la conception et l’organisation de la formation ;

·        doit devenir un cadre pour des échanges scientifiques et professionnels entre les formateurs, les stagiaires et les partenaires institutionnels comme les corps d’inspection (organisation de colloques thématiques réguliers sur le modèle de ce qui se fait dans la filière EPS) ;

·        s’articule avec les “ filières ” du second degré qui gardent leurs responsabilités en matière de cohérence des enseignements disciplinaires ;

·        se trouve sous la responsabilité pédagogique du responsable de centre qui est le représentant de la direction et préside, dans chaque centre, à la mise en œuvre de la politique académique de formation.[xix]

 

L’unité de formation professionnelle a la charge de l’organisation de la formation pour les stagiaires qui lui sont rattachés. Elle peut ainsi, en fonction de ses analyses, proposer des regroupements spécifiques, soit dans le cadre des “ groupes de besoin et d’ouverture ” pour lesquels elle dispose d’une enveloppe d’heures, soit en organisant des regroupements thématiques et des ventilations d’étudiants ou de stagiaires entre plusieurs GSID ou GSIP[xx].

 

L’unité de formation professionnelle est organisée :

·        Pour le premier degré, sur la base de l’hétérogénéité des stagiaires (des origines[xxi], des choix de dominantes) ; ces stagiaires sont regroupés, au sein de l’UFP, en séminaires structurants de 15 personnes, en groupes de suivi et d’intégration didactique de 30 personnes ayant les mêmes enseignements disciplinaires tout au long de l’année (la même dominante, les mêmes options prises au concours) et en groupes de suivi et d’intégration pédagogiques de 30 personnes également, constitués, si possible, sur la base d’unités territoriales en matière d’implantation de stage (stages en responsabilité pour le cursus B, stages de pratique accompagnée pour le cursus A) ; chaque unité de formation professionnelle a, ainsi, des “ écoles de référence ” qui constituent des “ lieux ressources ” privilégiés pour les formateurs et les stagiaires.

·        Pour le second degré, en réunissant plusieurs filières ; les stagiaires sont regroupés, au sein de l’UFP, en séminaires structurants de 15 personnes, en groupes de suivi et d’intégration didactique de 15 à 30 personnes, homogènes sur le plan de l’appartenance disciplinaire, et en groupes de suivi et d’intégration pédagogiques, de 30 personnes, hétérogènes sur le plan de la référence disciplinaire et constitués sur la base d’unités territoriales en matière d’implantation de stage ; chaque unité de formation professionnelle a, ainsi, des “ établissements de référence ” qui constituent des “ lieux ressources ” privilégiés pour les formateurs et les stagiaires.


3) Des compléments indispensables à la formation : le travail en partenariat et l’ouverture à l’international

 

·     La formation au partenariat doit être développée, en particulier, par la méthode des “ appariements ”. En effet, l’injonction au “ partenariat ” est constante aujourd’hui dans l’Education nationale, tant dans le cadre du premier degré (avec les “ intervenants extérieurs ” en matière artistique par exemple), que dans le second degré (avec les “ professionnels ” de l’entreprise, de la santé – dans le cadre de la mise en place des Comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté [xxii] par exemple -, les acteurs culturels de la cité, etc). Or, un véritable “ partenariat de collaboration ” (et non de substitution) impose que les personnes apprennent à travailler ensemble dès la formation initiale en montant des opérations concrètes auprès des élèves. Chaque stagiaire devra donc avoir la possibilité de s’apparier avec une personne elle-même en formation ou en activité dans des organismes ayant pour mission de former des intervenants en milieu scolaire ou des professionnels ayant à travailler, d’une manière ou d’une autre, avec des élèves (bibliothécaires, assistants sociaux, infirmiers, médecins, éducateurs sportifs, etc.). Cela pourrait s’effectuer, au choix du stagiaire, soit dans le cadre du groupe de suivi et d’intégration didactique (GSID), soit dans le cadre du groupe de suivi et d’intégration pédagogique (GSIP). Dans tous les cas, il s’agirait de mettre en place une collaboration concrète pour monter une action précise en direction d’un public scolaire.

 

·        L’ouverture sur l’international  et l’interculturel est également une dimension essentielle de la formation qui ne doit pas être confondue avec les stages à l’étranger ; s’il faut impérativement développer ces derniers et se diriger progressivement vers une formule d’études intégrées pour les stagiaires qui le souhaitent, il convient que tous puissent bénéficier d’une “ approche décentrée ” qui leur apporte une richesse dans leur formation et contribue à mettre celle-ci en perspective. Aussi, chaque stagiaire doit pouvoir intégrer à un moment ou à un autre de sa formation l’ouverture internationale, soit dans une perspective d’éducation comparée, soit dans le cadre d’une approche interculturelle. Cela pourrait s’effectuer, au choix du stagiaire, soit dans le cadre du groupe de suivi et d’intégration didactique (GSID), soit dans le cadre du groupe de suivi et d’intégration pédagogique (GSIP).

 

Chaque stagiaire devra donc présenter, dans le cadre de sa validation, un travail sur une de ces deux dimensions : le partenariat ou l’ouverture sur l’international. Celles-ci feront donc l’objet d’un accompagnement formatif dans le cadre des formations. Cet accompagnement sera organisé par l’unité de formation professionnelle. Cela ne fera pas l’objet d’une évaluation spécifique, mais devra être intégré dans un des volets de l’évaluation et attesté en tant que tel.[xxiii]

 

Au total, le plan de formation proposé doit permettre un véritable accompagnement dans l’entrée dans la profession. Cet accompagnement, cependant, ne doit pas s’arrêter après l’année de stage, mais doit être poursuivi au cours des premières années d’exercice : il est donc essentiel qu’une collaboration étroite soit développée entre la formation initiale et la formation continue. En particulier, si l’on veut éviter le danger du “ feuilletage ” et de la juxtaposition en fonction des injonctions successives, il conviendra de bien repérer les points qui ont été acquis en formation initiale et ceux qui doivent faire l’objet d’un effort spécifique en formation d’accompagnement et en formation continue.

 

 

 

 

 

 

 

NOTE SUR LES CREDITS ECTS

ET LA DELIVRANCE DES MASTERES

 

Dans la description des formations de première et de deuxième année proposée ci-après, figurent des propositions d’équivalence des différents éléments de la validation en crédits ECTS. Il nous est, en effet, apparu important d’engager dès maintenant une dynamique permettant de s’inscrire dans l’espace européen et de faciliter les passerelles entre les cursus. Ces crédits pourront, néanmoins, être revus en fonction de cadrages nationaux.

 

Par ailleurs, la présentation proposée ne préjuge nullement des modalités d’attribution de mastères. En effet, il est essentiel que l’IUFM travaille, dans cette perspective, avec ses universités partenaires. Il reste donc à définir la place que les universités pourront prendre dans la délivrance de mastères : une partie des contenus de formation et des objets de validation devront, pour cela, être définis en commun pour chacune des formations proposées.

 

Enfin, un travail spécifique devra être effectué pour chaque degré d’enseignement ; ce travail devrait permettre de déterminer la nature exacte du mastère et les exigences correspondantes.

 

En tout état de cause, l’IUFM s’engage, dans le cadre des instructions nationales, à étudier toutes les possibilités de collaboration avec ses partenaires universitaires afin de pouvoir diplômer ses stagiaires à un niveau BAC + 5.

 

 

 

 

 

 

 


 

4) Éléments spécifiques à la première année de formation à l’IUFM

 

 

I - La première année de formation à l’IUFM des professeurs des écoles :

 

L’année de formation sera divisée en deux semestres. Le premier, formatif, débouchera sur l’admissibilité. Le second, certificatif, débouchera sur l’admission. Le concours a pour fonction de déceler des aptitudes que la formation exploitera pour doter chaque enseignant des compétences nécessaires. L’admissibilité jugera les connaissances, l’admission les compétences liées à l’enseignement.

 

Les IUFM et les universités proposeront ensemble une préparation à l’admissibilité en français et mathématiques. Une convention entre ces établissements universitaires se mettra en pace pour coordonner les préparations et pour organiser l’arrivée à l’IUFM des étudiants préparant l’admissibilité hors IUFM. Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de la mise en place systématique, dans les universités, d’enseignements spécifiques destinés aux candidats au concours de professeurs d’école.

 

Les épreuves d’admissibilité (français, mathématiques et culture générale dans ces disciplines) ne comportant pas d’aspect spécifiquement professionnel, la professionnalisation proprement dite (pédagogie et didactique) n’interviendra que dans la préparation à l’admission. Cependant, il revient à l’IUFM de veiller à ce que la préparation à l’admissibilité se fasse en cohérence avec le projet professionnel des candidats et cela sur deux plans : d’une part, en étant attentif aux éléments de contenu plus particulièrement utiles pour l’enseignement dans le premier degré ; d’autre part, en mettant en place des modalités d’enseignement qui suscitent déjà la réflexion sur la question de la transmission des connaissances : c’est ainsi que, dès le début de l’année, des groupes de réflexion sur “ l’enseignement et ses méthodes ” seront proposés aux étudiants. La formation professionnelle dispensée dans le second semestre doit s’unifier, elle, autour d’une “ démarche de résolution de problèmes professionnels ”.

 

Durant l’année de préparation au concours, il sera nécessaire que chaque étudiant puisse parfaire, si nécessaire, sa formation dans les trois domaines nécessitant un certificat de compétence, à savoir les langues étrangères, les TICE et la natation. Ces préparations pourront être prises en charge en partie par les universités dès la licence, mais doivent aussi être assurées à l’IUFM, soit pour compléter, soit pour valider ces certificats.

 

Une formation aménagée sera proposée par l’IUFM aux étudiants salariés admissibles.

 

Les différents volets de la préparation :

 

Volet 1 : Préparation aux deux épreuves d’admissibilité :

Les épreuves d’admissibilité visent à apprécier la capacité des candidats à mettre en œuvre une culture générale correspondant au niveau des lycées et collèges d’enseignement général et technologique dans les domaines du français et des mathématiques.

- préparation aux épreuves d’admissibilité de français : 50 heures

- préparation aux épreuves d’admissibilité de mathématiques : 50 heures[xxiv]

 

Volet 2 : Préparation à l’épreuve d’entretien pré-professionnel d’admission :

L’épreuve comporte un exposé de 20 minutes du candidat, à partir de documents fournis par le jury, puis un entretien de 25 minutes avec le jury. Le jury vérifie les connaissances du candidat relatives au programme de l’épreuve et son aptitude à se situer par rapport au métier de professeur des écoles. L’entretien vise à évaluer les capacités du candidat à comprendre, analyser et synthétiser un document, à mettre en relation ses connaissances et sa réflexion sur le métier, à décrire et analyser des pratiques et des outils, à communiquer, etc.

- philosophie de l’éducation : 45 heures

- sciences humaines et sociales permettant la compréhension des situations éducatives (histoire de l’éducation et des doctrines pédagogiques, psychologie et sociologie de l’éducation, épistémologie des savoirs scolaires, le processus enseigner/apprendre) : 85 heures

 

N.B. : Sur les 130 heures (philosophie et sciences humaines) consacrées à la préparation de l’épreuve d’entretien, 65 heures seront effectuées par groupes de 30 et 65 heures par groupes de 15 : les groupes de 15 permettront un travail de préparation plus individualisé à partir d’analyses de documents ainsi qu’un entraînement systématique à l’entretien du concours.

 

 

Volet 3 : Préparation des épreuves écrites de français et de mathématiques d’admission :

Cette épreuve vise à évaluer les connaissances des approches didactiques et des démarches pédagogiques, les capacités à analyser et à utiliser des documents et sur la connaissance des programmes de la maternelle et de l’élémentaire. L’épreuve se fonde sur des productions d’élèves ou des documents pédagogiques.

- français : 75 heures

- mathématiques : 75 heures

 

Volet 4 : Préparation aux épreuves orales optionnelles et à l’épreuve d’EPS d’admission :

Pour la première épreuve, le candidat choisira soit l’option sciences et technologie soit l’option histoire et géographie et éducation civique. L’épreuve comporte un exposé et un entretien.  Pour la seconde épreuve optionnelle, le candidat choisira soit l’option langues vivantes étrangères soit l’option art, elle même subdivisée en option arts plastiques ou musique. L’épreuve d’EPS se compose d’une épreuve pratique et d’un entretien.

- option 1 : sciences et technologie (75 heures) ou histoire-géographie-éducation civique (60 heures)

- option 2 (langue vivante étrangère, arts plastiques ou musique) : 50 heures

- éducation physique et sportive : 60 heures

 

Volet 5 : Les stages en écoles :

Quatre semaines réparties du début à la fin de l’année permettront à l’étudiant de se familiariser avec le métier et d’acquérir une expérience professionnelle. L’étudiant devra effectuer d’abord un stage filé, au cours du second semestre, qui lui permettra de mieux suivre la temporalité de la classe dans l’école ; il prendra appui sur une classe, un jour par semaine. L’étudiant aura ensuite à effectuer un stage massé sur une ou deux semaines pour vivre un autre type de temporalité et se préparer à exercer sa responsabilité. Les stages donnent lieu à une analyse de la pratique par groupes pluricatégoriels : 12 heures

 

Volet 6 : La formation dispensée en commun :

Elle se présente sous forme de modules et permet d’aborder les aspects transversaux de la formation en réunissant diverses catégories d’étudiants contribuant ainsi à construire une culture commune. C’est un élément fondamental de la formation qui sera obligatoire. Cette formation se prolongera durant la période suivant le concours en se finalisant sur l’entrée dans le métier :

- l’école et le métier d’enseignant : histoire, missions, exigences : 12 heures

- apprentissage et enseignement, éclairages pluridisciplinaires sur la relation pédagogique : 12 heures

 

CREDITS ECTS :

 

Admissibilité français et mathématiques

Épreuves écrites d’admission français et mathématiques

Épreuves d’admission : options

Épreuve d’admission :

EPS

Épreuve pré-professionnelle d’admission

10 crédits

10 crédits

20 crédits

10 crédits

10 crédits

 


II – La première année de formation des professeurs de lycées et collèges, de lycées professionnels et des conseillers principaux d’éducation :

 

Si l’objectif de la formation en première année reste, de façon dominante et prioritaire, la préparation à la réussite à l’un des concours d’enseignants ou de CPE, cette formation, du fait qu’elle est assurée par un institut de formation d’enseignants, doit également viser le développement d’un axe professionnalisant et une sensibilisation au métier. Cette double mission fait partie intégrante du projet d’établissement et devra, en particulier, s’appuyer sur le principe d’une meilleure harmonisation entre les rôles respectifs de l’I.U.F.M et des Universités de rattachement.

 

Le plan de formation pour la période 2003-2006, à l’instar des plans précédents, prendra certes en compte ces deux dimensions mais en insistant encore plus, sur le second objectif, compte tenu de l’évolution du métier d’enseignant et de conseiller principal d’éducation, d’une part, et des nouveaux problèmes qui émergent au niveau des établissements scolaires, d’autre part.

 

La préparation aux concours est centrée sur deux volets : une préparation aux épreuves disciplinaires de l’écrit et une préparation à l’épreuve sur dossier et à l’oral. Deux autres volets sont prévus pour assurer le caractère professionnel de cette première année. L’un consiste en une formation commune dont l’organisation peut rester, comme dans l’actuel plan, à l’initiative locale de chacun des centres de l’I.U.F.M mais qui doit garantir l’acquisition d’“ incontournables ” (connaissance de l’institution scolaire et de ses principes, connaissance des conditions et principes qui régissent le métier d’enseignant). L’autre permet une première connaissance des établissements secondaires grâce à des stages d’observation, d’immersion ou filés, selon les cas.

 

Volet 1 : La préparation aux épreuves disciplinaires du concours :

Spécifique à chaque filière, elle permet d’assurer une maîtrise suffisante des disciplines et une première formation à la didactique des disciplines. Les étudiants sont regroupés par filière pour chaque concours. La maîtrise d’œuvre reste confiée à un responsable de filière qui travaille en étroite collaboration, selon le cas (CAPES, CAPET, CPE ou PLP) avec les responsables des concours dans les Universités ou avec les corps d’inspection. Dans le cadre de l’augmentation importante des capacités d’accueil à l’I.U.F.M. des étudiants de certaines filières (décisions du Conseil d’administration du 21 février 2002), il faudra veiller à ne pas en déséquilibrer d’autres qui en sont proches au niveau des profils de recrutement.

 

Pour les filières de CPE, CAPLP2, CAPET, cette préparation est assurée entièrement par l’I.U.F.M. Pour les autres filières de C.A.P.E.S et pour le C.A.P.E.P.S., elle est assurée. par l’I.UF.M. et les quatre universités de rattachement, dans le cadre des conventions I.U.F.M.-universités.

 

L’enseignement se fait sous différentes formes : cours magistraux, travaux dirigés par groupes de 30 au maximum. Chaque préparation présente ses particularités en raison des cursus des étudiants admis, selon qu’ils sont PCL, PLP ou CPE, avec des niveaux et pré-requis très divers pour les deux dernières catégories.

 

 Volet 2 : La préparation à l’épreuve sur dossier et à l’oral :

Elle est presque entièrement assurée par l’I.U.F.M., en effectifs restreints, de 30 étudiants pour l’épreuve sur dossier et de 15 pour l’entraînement à l’oral, par des formateurs qui accompagnent, de façon rapprochée, chaque étudiant toute l’année.

 

Les étudiants préparant un concours d’enseignement technique ou professionnel (CAPET et CAPLP2) bénéficient d’un encadrement individuel de deux heures spécifiques pour préparer un dossier technique. Par ailleurs, il est prévu un stage en milieu professionnel de 5 à 10 jours ouvrables pour permettre aux étudiants de constituer leurs dossiers.

 

 Volet 3 : La formation commune :

Cette formation représentait, dans le plan de formation précédent, moins de 10% de la formation disciplinaire. Elle n’était pas obligatoire mais fortement recommandée. Dans le cadre du nouveau plan, les objectifs de cette formation sont à renforcer et celle-ci doit s’imposer au même titre que tous les autres éléments de la formation. En effet, constituant l’un des éléments fondamentaux de la formation des futurs enseignants et conseillers principaux d’éducation, elle favorise des regroupements pluridisciplinaires et pluricatégoriels et apporte les éléments indispensables d’une culture professionnelle commune à tous les secteurs, métiers et degrés de l’enseignement. Visant une première élaboration de compétences professionnelles, cette formation doit aider les étudiants à situer les pratiques d’un enseignant ou d’un CPE dans le cadre du fonctionnement global du système éducatif. Enfin, elle doit les amener à une réflexion philosophique sur les exigences, les droits et les devoirs du métier vers lequel ils s’orientent. Son organisation peut s’appuyer sur l’unité de formation professionnelle présentée dans les principes énoncés pour l’élaboration de ce nouveau plan de formation.

 

Par ailleurs, au-delà de son objectif professionnalisant, cette formation aide les étudiants dans la préparation à l’épreuve orale sur dossier du concours. Les thèmes abordés devront donc être axés sur la connaissance et l’analyse du système éducatif, d’une part, et sur la connaissance de soi et l’aptitude à la communication, d’autre part. Ils apportent des éléments d’information, de réflexion et de traitement des objectifs assignés à cette épreuve.

 

D’autres modalités de regroupement d’étudiants avec des stagiaires peuvent être envisagées après les résultats des concours, autour de thématiques liées au métier, avec des regards croisés de plusieurs catégories d’acteurs.

 

 Volet 4: Les stages en établissements :

Organisés, selon les filières, sous forme de stages filés sur plusieurs semaines, d’observation, de pratique accompagnée pour les CPE, d’immersion dans des lycées professionnels, ces stages constituent une excellente occasion pour les étudiants, leur permettant de se rendre compte de la réalité d’un établissement, de mieux appréhender le métier vers lequel ils s’orientent. Ce volet de la formation, s’il est bien préparé avec les chefs d’établissement d’accueil et des maîtres de stages, peut conforter l’étudiant dans son orientation, le motiver davantage et lui permettre de se préparer à l’entrée dans le métier en deuxième année.

 



CAPES-CAPEPS

CAPET

CAPLP2

Préparation disciplinaire (y compris simulation des épreuves écrites et orales)

-disciplines littéraires : 250 à 400 heures

- disciplines scientifiques et EPS : 450 à 500 h

- économie-gestion : 250 à 400 h

- scientifique-technique : 450 à 500 heures

- toutes disciplines : 450 à 500 heures

Préparation de l’épreuve sur dossier

- 50 heures et stage filé (4 à 8 séances)

- 50 heures et stage filé (4 à 8 séances) et stage en entreprise (5 à 10 jours)

- 50 heures et stage filé (4 à 8 séances), et stage en entreprise (5 à 10 jours) pour les disciplines techniques

Entraînement à l’oral

- 12 heures

- 12 heures

- 12 heures

Formation commune

- l’école et le métier d’enseignant : histoire, missions, exigences : 12 heures

- apprentissage et enseignement, éclairages pluridisciplinaires : 12 heures

Stage en immersion en établissement

- 2 jours en début d’année

Stage d’essai

- souhaitable

 

CONCOURS DE CONSEILLER PRINCIPAL D’EDUCATION

Connaissance de l’élève :

-  l’enfant et l’adolescent

- l’élève en situation d’apprentissage

- la formation à la citoyenneté

- approche philosophique

- approche pédagogique

- approche psychologique

- approche sociologique

20 heures

20 heures

20 heures

20 heures

Connaissance de l’établissement et du système scolaire :

- le système éducatif

- les organisations

- connaissance de l’institution

- histoire de l’institution scolaire

- théorie des organisations

- approche internationale

30 heures

 

20 heures

20 heures

20 heures

Les outils du CPE

- psychosociologie des groupes

- découverte du métier

12 heures

20 heures

Formation commune

- l’école et le métier d’enseignant : histoire, missions, exigences

- apprentissage et enseignement, éclairages pluridisciplinaires :

 

 

12 heures

 

12 heures

Stages

trois stages de pratique accompagnée d’une semaine chacun

Préparation des épreuves du concours

- préparation aux épreuves écrites

- préparation aux épreuves orales

80 heures

 

70 heures

 

 

CREDITS ECTS :

Maîtrise de la ou des disciplines

Enseignement de la ou des disciplines

Professionnalité

30 crédits

15 crédits

15 crédits


5) Éléments spécifiques à la deuxième année de formation à l’IUFM

 

 

I - La deuxième année de formation à l’IUFM des professeurs des écoles :

 

La formation est organisée à partir de trois groupes d’appartenance : le groupe de suivi et d’intégration didactique (articulé aux stages en responsabilité), le groupe de suivi et d’intégration pédagogique (articulé au stage de pratique accompagnée filé) et le séminaire structurant centré sur l’élaboration du mémoire professionnel. Aux activités organisées dans le cadre de ces trois groupes, s’ajoutent des “ groupes de besoin et d’ouverture ” organisés au sein de l’Unité de formation professionnelle (UFP) par le “ conseil de formation ”.

 

A. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION DIDACTIQUE :

groupe de 30 personnes environ, sous la responsabilité d’un “ formateur-référent ”, articulé sur les stages en responsabilité et représentant un total de 322 heures :

 

a) apports disciplinaires (274  heures) :

·        didactique du français : 50 heures

·        didactique des mathématiques : 40 heures

·        didactique de l’Histoire-Géographie - Education civique : 30 heures pour les stagiaires n’ayant pas choisi cette option au concours ; 10 heures pour les stagiaires ayant choisi cette option au concours.

·        didactique des Sciences et technologie : 30 heures pour les stagiaires n’ayant pas choisi cette option au concours ; 10 heures pour les stagiaires ayant choisi cette option au concours.

·        didactique d’une Langue vivante : 20 heures [xxv]

·        didactique des Arts plastiques : 20 heures [xxvi]

·        didactique de la Musique : 20 heures [xxvii]

·        didactique de l’EPS : 30 heures:[xxviii]

·        horaire spécifique consacré à la dominante (LV, arts et cultures, EPS) : 30 heures et un travail spécifique effectué pendant un stage en responsabilité.

·        ateliers de préparation et de suivi des stages en responsabilité dans la perspective de la polyvalence et de la gestion de la classe : 24 heures

 

b) outils et mises en perspective (48 heures) :

·        le processus enseigner/apprendre : 12 heures

·        transmission et expression orale, le corps et la voix : 12 heures

·        les TICE, compléments de formation : 12 heures

·        les TICE : mise en œuvre didactique : 12 heures

N.B. Les heures “ outils et mises en perspectives ” doivent être articulées avec des apports disciplinaires.

 

B. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION PEDAGOGIQUE :

groupe de 30 personnes environ, représentant 78 heures, sous la responsabilité d’un formateur-référent pouvant s’associer un co-animateur en fonction des besoins et des thématiques traitées.

 

Ce groupe est adossé à une école de référence (une “ école d’application ” dans toute la mesure du possible) qui fonctionne comme “ école ressource ” tout au long de l’année pour les stagiaires.

 

Le GSIP organise deux types d’activités :

 

a) Un parcours “ Instituer l’École : principes, contenus, méthodes et projets ”

 (48 heures de formation et 18 demi-journées en école au titre du stage de pratique accompagnée ou bien lors d’un stage en responsabilité filé). Ce parcours, sur une thématique donnée et dans la perspective d’un projet à réaliser devant des élèves, doit impérativement articuler différentes approches :

·        l’Ecole, l’institution scolaire, la laïcité et l’éthique de l’enseignant (approche philosophique) : 12 heures

·        les enjeux de l’école d’aujourd’hui (approches sociologiques) : 6 heures

·        le développement de l’enfant et de l’adolescent (approches psychologiques) : 6 heures

·        l’enseignement du français (12 heures) et d’un autre domaine disciplinaire identifié (12 heures) : 24 heures

Les formateurs de ces différents secteurs avec les PEIMF des “ écoles de référence ” du GSIP proposent ensemble un travail collectif susceptible d’articuler et de valoriser leurs apports réciproques à travers un projet réalisé avec les stagiaires devant les élèves.

 

b) Des analyses de pratiques, travaux de groupes, rencontres avec les acteurs et partenaires du système éducatif 

(activités à l’IUFM et au sein des “ écoles-ressources ”) : travail de modélisation à partir de l’expérience des stagiaires, 30 heures sur les thèmes suivants :

·        la responsabilité du métier d’enseignant dans les différents niveaux de l’institution,

·        le fonctionnement du système éducatif,

·        les droits et les devoirs de l’enseignant,

·        l’autorité, la construction de la loi dans la classe, les sanctions,

·        la dimension éthique de la relation pédagogique,

·        la formation du citoyen dans l’école,

·        les relations avec les parents,

·        les partenariats,

·        l’évaluation et l’orientation,

·        les enjeux des pratiques interculturelles à l’école,

·        les ZEP et les “ situations difficiles ”,

·        l’école maternelle et ses spécificités,

·        la gestion de la mixité scolaire et l’égalité filles/garçons,

·        l’accueil et l’intégration des élèves handicapés ou malades.

 

Enfin, sous la responsabilité du GSIP auquel ils appartiennent, tous les professeurs des écoles stagiaires effectueront, au cours de l’année, un stage d’immersion en collège, de préférence en classe de sixième ou cinquième. Là, ils suivront une classe pendant l’ensemble de ses activités hebdomadaires et participeront, sous la responsabilité du principal, à des rencontres de présentation de l’établissement et des questions spécifiques au second degré. L’entrée en sixième fera l’objet, dans tous les cas, d’un temps de réflexion avec les enseignants du collège et les stagiaires.

 

1. SEMINAIRE STRUCTURANT :

15 personnes encadrées par deux formateurs qui assurent, chacun, le suivi de 7 à 8 stagiaires pour leur mémoire.

 

Le séminaire structurant comporte 15 séances de 2 heures réparties sur l’ensemble de l’année universitaire, soit 30 heures. Il doit permettre d’aborder les questions suivantes en fonction de la dynamique du travail collectif :

·        les démarches de résolution de problème (comment passer du repérage d’une difficulté à la construction d’une problématique ?),

·        la construction d’une démarche de recherche (problématique, hypothèses, élaboration de situations, analyse critique, validation),

·        le travail de réflexion sur la pratique et ses conditions d’efficacité (implication, distanciation),

·        la définition, le recueil et l’analyse des données,

·        la recherche documentaire (en association étroite avec les documentalistes et bibliothécaires),

·        la construction d’une culture professionnelle (les stagiaires doivent être conseillés dans leurs lectures et travailler sur l’actualité de la recherche en éducation),

·        l’écriture du mémoire.[xxix]

 

2. GROUPES DE BESOIN ET D’OUVERTURE

organisés par le conseil de formation au sein de l’Unité de formation professionnelle pour un total de 20 heures

·        compléments disciplinaires,

·        recherches documentaires,

·        groupes à projets spécifiques (accompagnement de stage à l’étranger, ateliers de pratiques artistiques, partenariats, etc.).

 

Afin de permettre aux professeurs des écoles stagiaires de travailler personnellement et en équipe, d’investir dans la recherche documentaire et de participer à des projets d’école en fonction de leurs projets personnels de formation, une demi-journée sera systématiquement libérée chaque semaine.


 

En référence  à la catégorisation des composantes de la formation de la circulaire de la Direction de l’Enseignement supérieur du 22 mars 2002, les horaires se répartissent ainsi :

 

INTITULES avec les “ valeurs moyennes recommandées ”

HORAIRES DEDIES

Enseigner la langue française à l’école primaire (100h)

- didactique du français : 50 h

- participation au parcours “ Instituer l’Ecole ” : 12 h

- travail sur les exigences et la précision linguistique dans le cadre du séminaire structurant : 10h

SOIT 72 heures

Enseigner les mathématiques à l’école primaire (50h)

- didactique des mathématiques : 40 h

SOIT 40 heures

Aborder les autres disciplines de l’école primaire dans le cadre de la polyvalence (100h)

- didactique des autres disciplines enseignées à l’école primaire : 130 h

 

SOIT 130 heures

Analyses les pratiques professionnelles, préparer et exploiter les stages (75h)

- séminaire structurant : 20h

- le processus enseigner-apprendre : 12h

- ateliers de préparation et de suivi des stages : 24 heures

- groupe de travail sur la visite formative : 8h

SOIT 64 heures

Connaître l’école et ses valeurs (30h)

- travail dans le cadre du parcours GSIP “ Instituer l’École ” : 24 h

SOIT 24 h

Apprendre à maîtriser les outils de l’enseignant

(15h)

- transmission et expression orale : le corps et le voix : 12h

- compléments de formation TICE : 12h

- TICE et didactique : 12 h

SOIT 36 h

Apprendre à connaître les réalités scolaires particulières (30h)

- travaux de groupes, rencontres avec les acteurs et partenaires du système éducatif (GSIP) : 30h

SOIT 30 h

Acquérir une dominante de formation (50h)

- horaire spécifique : 30h

SOIT 30 h

Approche disciplinaire au sein du parcours “ Instituer l’Ecole ” (toutes disciplines possibles)

- horaire dédié : 12h

SOIT 12H

Toutes disciplines en fonction des besoins

- groupes de besoin : 20h

SOIT 20H

Total des valeurs moyennes recommandées : 450 h

TOTAL PREVU : 458 h

 

N.B. : Les horaires de français et de mathématiques ont été légèrement diminués par rapport aux valeurs moyennes recommandées afin de permettre des apports significatifs dans le cadre de la mise en place de la polyvalence. Mais, ces disciplines, comme les autres, peuvent s’inscrire dans les “ groupes de besoin et d’ouverture ” en fonction des nécessités. Par ailleurs, un effort tout particulier sera fait par l’ensemble des formateurs sur la maîtrise de la langue.

 

LA VALIDATION de la formation s’appuie sur les trois groupes d’appartenance et sur les stages ; elle comprend trois volets :

 

-          Les stages en responsabilité : les deux derniers stages en responsabilité sont évalués par un rapport de visite de formateurs ; le rapport sur le dernier stage en responsabilité doit être co-signé par deux formateurs. Les rapports des formateurs sont communiqués au stagiaire qui y porte ses commentaires éventuels et les contresigne.

N.B. : Le premier stage en responsabilité, au cours du premier trimestre, ne fait l’objet que d’une visite formative par un formateur accompagné de deux autres stagiaires ; cette visite, préparée et exploitée en groupe, fait l’objet d’un rapport rédigé par le stagiaire, complété et contresigné par le formateur ; il figure dans le dossier d’évaluation mais ne peut être retenu à charge contre le stagiaire.

 

- Le mémoire professionnel.

 

- Les objets d’évaluation :

·        deux “ objets d’évaluation ” correspondant au GSID,

·        un rapport d’activités rédigé par le stagiaire concernant un élément abordé dans le GSIP, contresigné par un maître-formateur et le responsable de GSIP.

 

N.B. : Les stages en responsabilité, le mémoire, les deux objets d’évaluation ou le rapport d’activités sur le GSIP doivent permettre d’attester à la fois : 

·        l’utilisation pédagogique maîtrisée des TICE (un formateur TICE doit être associé à l’évaluation),

·        la mise en œuvre d’une démarche partenariale ou bien une mise en perspective internationale ou interculturelle (un formateur du service commun “ Relations internationales ” doit être associé à l’évaluation).

·        L’acquisition de la dominante choisie (Langues vivantes, arts et cultures, EPS).

 

CADRE GENERAL DE VALIDATION POUR LES PE2

 

1

Rapport de stage en resp.  n°1

2

Rapport de stage en resp. n°2

3

Mémoire

4

Objet d’évaluation n°1 - GSID

5

Objet d’évaluation n°2 - GSID

6

Rapport d’activités - GSIP

MENTION OBTENUE

 

 

 

 

 

 

VALIDATION

Validation volet 1 :

 

Validation volet 2 :

 

Validation volet 3 :

EQUIVALENT ECTS

15 crédits

15 crédits

10 crédits

10 crédits

10 crédits

Dominante :

(validation par un stage en responsabilité (1 ou 2) et soit le mémoire, soit un objet d’évaluation (3, 4 ou 5)

 

 

 

 

 

 

Validation TICE

(une seule colonne cochée)

 

 

 

 

 

 

 

 

Compétence attestée : Partenariat ou international

(une seule colonne cochée)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


II – La deuxième année de formation des professeurs de lycées et collèges d’enseignement général et technologique (CAPES, CAPEPS, CAPET)

 

La formation est organisée à partir de trois groupes d’appartenance : le groupe de suivi et d’intégration didactique (articulé au stage en responsabilité), le groupe de suivi et d’intégration pédagogique (articulé au stage de pratique accompagnée filé) et le séminaire structurant centré sur l’élaboration du mémoire professionnel. Aux activités organisées dans le cadre de ces trois groupes, s’ajoutent des “ groupes de besoin et d’ouverture ” organisés au sein de l’Unité de formation professionnelle (UFP) par le “ conseil de formation ”.

 

A. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION DIDACTIQUE :

groupe de 30 personnes maximum, sous la responsabilité d’un “ formateur-référent ”, articulé sur les stages en responsabilité et représentant un total de 108 heures :

 

a. apports disciplinaires (60 heures) :

ateliers de préparation et de suivi du stage en responsabilité dans la ou les disciplines d’enseignement (didactique des disciplines, épistémologie des savoirs scolaires) 

 

b) outils et mises en perspective (48 heures)

·        le processus enseigner/apprendre : 12 heures

·        transmission et expression orale, le corps et la voix : 12 heures

·        les TICE, compléments de formation : 12 heures

·        les TICE : mise en œuvre didactique : 12 heures

N.B. Les heures “ outils et mises en perspectives ” doivent être articulées avec des apports disciplinaires.

 

B. GROUPE DE SUIVI ET D’INTEGRATION PEDAGOGIQUE :

groupe de 30 personnes, représentant 78 heures, sous la responsabilité d’un formateur-référent pouvant s’associer un co-animateur en fonction des besoins et des thématiques traitées.

 

Ce groupe est articulé sur un stage de pratique accompagnée filé (9 journées ou 18 demi-journées), et adossé à un groupe d’établissements de référence (un bassin de formation si possible) qui fonctionnent comme “ établissements ressources ” tout au long de l’année.

 

Le GSIP organise deux types d’activités :

 

a. Un parcours “ Instituer l’École : principes, contenus, méthodes et projets ”

(48 heures de formation et 40 heures de stage de pratique accompagnée). Ce parcours, sur une thématique donnée (disciplinaire, pluridisciplinaire ou transdisciplinaire) et dans la perspective d’un ou de plusieurs projets à réaliser devant des élèves, doit impérativement articuler différentes approches :

·        l’Ecole, l’institution scolaire, la laïcité et l’éthique de l’enseignant (approche philosophique) : 12 heures

·        les enjeux de l’Ecole d’aujourd’hui (approches sociologiques) 6 heures

·        le développement de l’enfant et de l’adolescent (approches psychologiques) : 6 heures

·        l’enseignement d’une discipline ou d’un domaine disciplinaire identifié, ou bien une approche thématique (la lecture, les représentations des élèves, le suivi individualisé, les TPE ou PPCP, les itinéraires de découverte, etc.)  : 24 heures

Les formateurs des différents secteurs impliqués proposent un travail collectif susceptible d’articuler et de valoriser leurs apports réciproques à travers un projet réalisé avec les stagiaires devant les élèves. L’association progressive des maîtres de stages à l’organisation de ce parcours et à sa mise en œuvre est souhaitable et sera réalisée en fonction des possibilités techniques.

 

b) Des analyses de pratiques, travaux de groupes, rencontres avec les acteurs et partenaires du système éducatif 

(activités en établissements) : travail de modélisation à partir de l’expérience des stagiaires, 30 heures sur les thèmes suivants :

·        la responsabilité du métier d’enseignant dans les différents niveaux de l’institution,

·        le fonctionnement du système éducatif,

·        les instances de l’établissement (en particulier le Conseil d’administration) et les acteurs de l’établissement (CPE, assistant social, infirmier, médecin, personnel administratif et de service),

·        le projet d’établissement,

·        les droits et les devoirs de l’enseignant,

·        les élections des délégués et la formation à la citoyenneté,

·        l’autorité, la construction de la loi dans la classe, les sanctions,

·        la dimension éthique de la relation pédagogique,

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