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ne passent toute la matinée devant un écran de télévision) ? La réponse est non ... presque partout ! Pourtant, en acceptant ou en voulant la semaine de 4 jours, les communes avaient promis d’accueillir les enfants le samedi matin (l’école primaire est dans leur champ de compétences). C’est resté lettre morte. Jusqu’à ce jour, les propositions du Ministre de l’Education Nationale pour l’accueil des enfants le samedi matin non scolarisé, restent vagues et fumeuses. Concrètement, qui va accueillir les enfants le samedi dès 08h00-08h.30-09h.00 ? Avec quels moyens humains, logistiques et matériels, et dans quels lieux ?
* Le Ministre de l’Education Nationale entretient la confusion entre l’aménagement de la semaine et l’aménagement des journées tout au
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On doit également regretter que le Ministre de l’Education Nationale ne soit pas cohérent quand il envisage l’hypothèse de la semaine scolaire de 4 jours.4
dans les banlieues. Il faut ajouter le temps de la cantine, fréquentée par un nombre croissant d’enfants dans une ambiance de bruit
s, de bousculades, de conflits, « d’incommunicabilité » ... C’est une source supplémentaire de fatigue, de fatigabilité et de stress pour de nombreux enfants (que fait-on pour réduire dans les cantines les bruit, les énervements, les bousculades ... et pour les rendre plus conviviales ?). Il faut enfin ajouter dans certains cas la durée trop longue du trajet pour se rendre à l’école et au retour à la maison. Elle peut être supérieure à une heure (la caricature est constituée par l’île de La Réunion).5
scolaire, et que le jeu est un élément essentiel du développement de l’enfant ? Est-ce possible dans une cour de récréation surpeuplée et non aménagée, notamment pour les élèves timides, cr
aintifs, anxieux, angoissés ...? Le Ministre de l’Education Nationale peut-il envisager d’augmenter encore la durée de la journée scolaire avec un enseignement entre 13h.00 et 13h.30 ? En outre, est-il aveugle, sourd ou autiste pour ne pas comprendre que, le matin, la préoccupation majeure de l’école devrait être d’accueillir les enfants et leur famille de façon sécurisée et sécurisante, et ainsi les aider à dépasser leurs peurs, inquiétudes ou angoisses, tout en aidant les enfants à dépasser leurs déficits de sommeil ? Il faut pour cela aménager des espaces d’accueil «écifiques ». Enfin, faut-il rappeler que, formulés par les parents, “la fatigue scolaire”, les difficultés d’endormissement, les réveils provoqués par des cauchemars récurrents et les “problèmes” de comportement (replis sur soi, isolements, «é », agressions …) sont les motifs les plus répandus de consultation médicale ... avec pour conséquence fréquente une demande de “béquilles chimiques” aux cliniciens ? Faut-il alors s’étonner que, déjà “imprégnés” par ces molécules tout au long de leur parcours scolaire, les Français soient les plus gros consommateurs de sédatifs, somnifères et psychotropes (calmants, stimulants ...) ?6
* le lundi est un jour encore plus perturbé que dans le cadre de la semaine de 4 jours et demi, à cause des empilements
d’activités, de contraintes et de fatigues subis pendant le week-end, ainsi que des perturbations du rythme veille-sommeil. En particulier, quand les enfants passent le week-end avec leur père alors que les parents sont séparés. Voulant en effet “profiter pleinement” de leur(s) enfant(s), il est fréquent que les pères additionnent alors les déplacements, les activités, les invitations aux spectacles, les soirées tardives devant la télévision ... On soulignera de nouveau que, dans l’attachement réciproque entre l’enfant et son ou ses parents, ce qui compte c’est la qualité des relations fondées sur les interactions accordées, et non la quantité de temps passé ensemble ;7
de maltraitance qui aggrave la
“fracture sociale”. L’histoire de l’éducation retiendra que les acteurs et témoins complaisants de la semaine de quatre jours ont accentué les difficultés et souffrances des enfants-élèves de l’école primaire.