Quelques point saillants ayant marqué les échanges

Quelques point saillants ayant marqué les échanges

Instruire et éduquer

Qu’il soit possible d’éduquer sans instruire est une évidence[1], mais il est impossible d’instruire sans éduquer : tous les participants ont été totalement d’accord avec cette double assertion. Un enseignant qui prétend se limiter à transmettre des connaissances méconnaît gravement les dimensions éducatives de son action.

Cette méconnaissance a des conséquences qui peuvent être très graves et compromettre de façon durable, voire irrémédiable parfois, non seulement la scolarité des enfants, mais leur équilibre psychique même. L’accent a été mis notamment sur les effets destructeurs d’un mauvais départ dès le cours préparatoire. Souvent, les adolescents qui sont en grande difficulté au Collège et présentent des troubles parfois important du comportement se souviennent douloureusement de ce premier contact avec l’Ecole.

Eduquer ne peut donc être entendu que de façon positive sous peine de ne pas prendre conscience de la portée de tout ce qui « mal-éduque » à l’école et ailleurs, de toutes les actions et relations qui ont une incidence immédiate ou/et à long terme sur la formation de chaque personne. Actions volontaires et organisées, par exemple, lorsqu’il s’agit de celles qui, à l’instar de certains médias contemporains, visent à « vendre des parts de cerveaux disponibles » à leurs annonceurs [2].  Actions volontaires mais dont on ne mesure pas la portée destructrice, comme l’assimilation de l’erreur à la faute ou encore toutes les connotations que revêtent les notes [3] dès le plus jeune âge chez les enfants qui les ressentent comme des jugements de valeur sur leur personne, surtout lorsqu’elles sont « mauvaises ».

On pourrait multiplier les exemples d’actions éducatives parfois non souhaitées et même contraires aux valeurs affichées par l’Ecole et les enseignants. A plusieurs reprises, les participants ont mis l’accent sur les valeurs impliquées par l’entraide et la coopération, trop souvent absentes dans notre système éducatif qui valorise de plus en plus la compétition, la concurrence [4], renforçant ainsi l’idéologie étroitement darwinienne qui caractérise nos sociétés contemporaines [5].

Le témoignage souvent poignant de l’une des participantes à ces journées, Marguerite Debruyne, a souligné l’effet puissamment destructeur d’une société qui juge et exclut. Et le besoin vital de se sentir reconnu(e) comme une personne à part entière, quelles que soit ses origines sociales ou familiales, lorsqu’à la suite de la rencontre, elle nous écrivait : « rien n'est plus du tout comme avant. Il y avait déjà un énorme pas de franchi ce 14 janvier 2002, lorsque Jeanne-Marie Dumortier m'accueillait au LEC[6] sans me poser aucune question et, me désignant un jeune homme qui attendait dans le couloir, me demanda de lui apprendre à lire. Cela fait donc maintenant plus de trois ans que je me sens beaucoup mieux, depuis que je suis devenue enseignante. Et le mois dernier, quand je vous ai tous rencontrés, j'ai encore franchi un pas de plus, ayant même figuré parmi les personnes choisies pour présenter mon expérience personnelle, moi qui venais parmi vous pour la toute première fois ! »

Savoirs scolaires et savoirs non scolaires

« L’Ecole empêche l’enfant d’être lui-même. Souvent, il cache ce qu’il est, ce qu’il connaît de sa famille… L’Ecole doit permettre à l’enfant d’exprimer sa culture propre… »

Cette coupure radicale entre les savoirs enseignés par l’école et ceux que l’enfant tient de son milieu familial a été dénoncée à plusieurs reprises. Cette coupure est fréquente dès l’école primaire ; renforcée par le cloisonnement des disciplines, elle devient la règle au niveau du collège.

Or l’enfant, très jeune, « sait » des choses : de nombreux savoirs enseignés par l’école ne peuvent être intégrés que si on l’a aidé à déconstruire des savoirs antérieurs [7]. Il arrive que des adolescents refusent certains savoirs scolaires parce qu’ils vont à l’encontre de la culture familiale. La tâche est délicate qui consiste à « libérer » les enfants de certains préjugés familiaux sans les couper de leur milieu d’origine.

C’est souvent en faisant évoluer ce milieu que le hiatus pourra s’atténuer : pour cela, il importe de le reconnaître, de valoriser ses savoir-faire. L’expérience de Claire Héber-Suffrin,[8] jeune Institutrice à Orly, « dans une école d'une cité ouvrière, cité de HLM, cité de transit, cité de l'exclusion sociale, cité des parias qui ne comptent pour personne », au début des années 60 est exemplaire à ce sujet : elle a su accueillir ses élèves dans leur diversité, intégrer les cultures familiales en les valorisant, faire prendre conscience par ses élèves et par leurs familles de cette diversité et de l’enrichissement que les différences représentaient pour chacun et pour tous. Cette expérience vécue dans sa classe est à l’origine des réseaux d’échanges réciproques de savoirs qui, aujourd’hui, sont portés par un mouvement international.

Cette coupure entre l’école et la société réelle pourrait être évitée si, comme plusieurs participants l’ont souhaité, les Lycées, voire les Collèges, accueillaient des personnes de tous âges dans leurs classes. Ce serait évidemment une révolution dans la façon de considérer l’Ecole ! L’expérience devrait pouvoir être tentée et suivie dans certains établissements. Elle ne pourrait avoir que des effets positifs sur le rétablissement des liens sociaux et inter-générationnels qui s’estompent – et l’on s’en plaint – dans nos sociétés de plus en plus cloisonnées.

L’école deviendrait ainsi  l’écosystème comme le demande Hubert Montagner, c’est à dire un véritable lieu de vie et d’apprentissage, favorisant le compagnonnage et l’intégration de tous sans assimilation ni uniformisation. Une voie d’approche pourrait être le développement d’activités péri- et extrascolaires ouvertes à tous les âges et fonctionnant en synergie avec les activités proprement scolaires. Ce fut, on l’oublie trop souvent, l’objectif de la Ligue de l’Enseignement fondée par Jean Macé dans les dernières années du Second Empire, et donc avant les lois Ferry qui instaurèrent l’école primaire laïque, obligatoire et gratuite pour tous en 1882.

Disciplines cloisonnées, horaires morcelés

Seule l’école primaire peut encore échapper à cet émiettement des savoirs. Pour combien de temps encore ?

L’organisation des études secondaires sous forme d’un ensemble de disciplines séparées [9] répondait à une conception « additive » de l’enseignement qui ne prenait pas en compte la complexité du réel, ni même les domaines interdisciplinaires où se développe aujourd’hui les grandes avancées scientifiques. Elle répondait à une démarche purement cartésienne, analytique, mécaniste. Or aujourd’hui, il n’est plus possible d’ignorer la démarche systémique [10], ce qui devrait se traduire, au moins pour une partie conséquente du temps scolaire, par des activités de recherches en équipes, sur des projets partant de questions ou d’observations concrètes. Cette « pédagogie du projet » avait fait une timide entrée au Collège sous la forme d’itinéraires de découvertes (IDD) et au Lycée sous la forme de travaux personnels encadrés (TPE). Un changement de Ministre à eu raison, une fois encore, de ces deux avancées, comme ce fut le cas, par exemple, en 1952 pour les « classes nouvelles » rayées d’un trait de plume ministériel pendant les vacances d’été. Ces classes de 6e et 5e, avaient été ouvertes dans certains Lycées après la seconde guerre mondiale. Elles étaient inspirées par le Plan Langevin Wallon[11].

La pédagogie de projet continue cependant d’exister et de montrer toute sa valeur dans certaines classes primaires et dans des établissements pionniers comme le Collège de la Maronne. En septembre 2005, nous avons appris la création à Luxembourg-Ville, d’un Lycée expérimental dans lequel plus de la moitié des horaires de classe sont consacrés à ce genre de recherches[12]. Cette pédagogie prépare aussi directement les jeunes à leur vie d’adultes : « dans la vie, les problèmes ne sont jamais posés ; le vrai travail consiste à observer la réalité et à poser correctement les problèmes.» disait jadis Bertrand Schwartz, alors Directeur de l’Ecole des Mines de Nancy.

Le projet de Collège unique tel qu’il avait été conçu par René Haby en 1975 était construit sur un corps de professeurs bi ou trivalents. Les pressions furent vives [13], venant de divers groupes et milieux, qui dénaturèrent ce projet et aboutirent à la situation actuelle. Or que constate-t-on ? que dans de nombreux pays comparable à la France, les professeurs qui enseignent dans les classes équivalentes à celle de nos collèges sont bi ou trivalents (voir l’intervention de Henri Charpentier, ci-dessus) et que loin d’être handicapés de ce fait, les élèves y obtiennent des résultats scolaires supérieurs à ceux de nos petits Français.

Cette relative polyvalence des professeurs de collège permettrait de réduire le morcellement des horaires, introduirait la souplesse nécessaire pour d’autres pratiques pédagogiques, notamment celles qui font une place aux projets ; elle faciliterait l’adaptation au collège des jeunes adolescents et, surtout peut-être, le travail en équipes des professeurs qui interviennent sur un même groupe d’élèves. Cela rendrait aussi plus aisément réalisable le suivi par une même équipe (restreinte) de professeurs d’un ensemble de classes couvrant la scolarité en collège (de la sixième à la troisième, par exemple).

Les établissements pionniers : nécessaires mais trop rares.

Qu’elles soient dites expérimentales, pilotes ou pionnières, ou qu’elles aient été initiées sans reconnaissance particulière par des enseignants, souvent des Instituteurs de petites écoles rurales, de nombreuses classes et écoles publiques ou privées ont ouvert des voies fécondes vers une transformation réelle de l’Ecole, que ce soit en France ou dans d’autres pays.

Dans les années 60, nous étions nombreux à penser que ces lieux de « recherche-action » se multiplieraient spontanément « en taches d’huile », par un effet de contagion. Or force est de constater aujourd’hui que cette contagion n’a pas fonctionné. Les raisons de cette stagnation qui prend même aujourd’hui les allures d’une involution sont nombreuses et diverses. Elles relèvent, pour une part, des acteurs eux-mêmes, comme le montre l’étude menée par Marie-Laure Viaud [14], fondatrice au début des années 90 de l’association DECLIC (développement expérimental d’un collège-lycée d’initiative citoyenne). Mais les obstacles sont nombreux aussi dans tous les domaines institutionnels. Ainsi, sur plusieurs dizaines de projets étudiés et validés par  le CNIRS (Conseil national de l’innovation pour la réussite scolaire créé et soutenu par Jack Lang), seul un petit nombre d’établissements « différents »  ont effectivement pu être ouverts en 2001. Quant à la demande de création de sites pilotes de l’éducation nationale, objet du Manifeste qui fut, en 1998, à l’origine de REVEIL[15], elle avait fait l’objet d’une réponse dilatoire de la part de Claude Allègre, alors Ministre apparemment décidé à faire évoluer l’Ecole française.

Les tactiques suivies pour empêcher les initiatives de durer et de se répandre vont de l’intimidation à l’isolement/enkystement. L’isolement est d’autant plus facile que l’établissement est privé ; cela n’enlève rien à la valeur d’écoles privées comme celle qui se monte à Veyre-Monton, à l’initiative d’un groupe de parents. Elles répondent aux attentes légitimes de familles qui veulent que leurs enfants connaissent une scolarité heureuse, en harmonie avec les valeurs auxquelles elles tiennent. Mais force est de constater que ces écoles n’ont aucun impact sur le système scolaire institutionnel – même si certains responsables politiques y aient parfois recours pour leurs propres enfants ! Si Célestin Freinet s’était contenté de créer son école privée à Vence, il n’aurait eu aucune influence sur l’Ecole française et étrangère. Ce fut son génie que de savoir réunir autour de lui dès les années 1920, un petit nombre d’instituteurs de l’enseignement public, qui furent à l’origine de la Coopérative de l’Enseignement Laïc (CEL) puis de l’Institut Coopératif de l’école moderne (ICEM).

Mais les mouvements pédagogiques comme l’ICEM, le GFEN, le CRAP, etc. même reconnus par le ministère de l’éducation nationale, n’arrivent pas à faire avancer réellement la nécessaire transformation de l’Ecole. Les véritables avancées furent toujours réduites à l’échelle d’une ville (Grenoble, par exemple, au début des années 70 sous la Municipalité Dubedout) ou d’une académie (Haut-Rhin dans les années 65-69, quand Bernard Pagnier fut Inspecteur d’Académie). Ces avancées supposent l’existence d’équipes d’enseignants motivés, soutenus par des parents, mais aussi par des « autorités » qui leur donnent les moyens nécessaires pour développer leurs projets et coordonner leurs actions. Que cette « autorité » quitte les lieux, et les actions mises en place se heurtent souvent à des obstacles de plus en plus nombreux qui, s’ils n’arrivent pas toujours à les annihiler, finissent toujours, après un temps plus ou moins long – ou court - à les mettre en échec.

Le Collège de la Maronne, à St Martin Valmeroux a pu ouvrir malgré des oppositions administratives départementales mais grâce à l’appui du Maire de la Commune qui était bien décidé à s’opposer à la fermeture définitive du Collège de sa commune (« gelé » l’année précédente). Le projet de collège rural pionnier (le seul en France à l’époque) porté par Anne et Cyrille Raynard, validé par le CNIRS, a pu aboutir grâce à cet appui et aussi à l’engagement personnel du Ministre Jack Lang. Comme les deux autres collèges pionniers ouverts à la rentrée 2001, il a ouvert dans des conditions matérielles difficiles. D’emblée, le Recteur de l’académie de Clermont Ferrand, pourtant ancien membre du CNIRS, avait montré son hostilité à cette structure. A l’issue de la première année, Anne Raynard fut dessaisie de son rôle de coordinatrice et renvoyée à sa fonction de Psychologue-Conseillère d’orientation. Malgré cela, le Collège a réussi à tenir grâce à la ténacité des enseignants appuyés par l’association des parents d’élèves de l’établissement : à la rentrée 2005, il entrait dans sa cinquième année. Accueillant des enfants de toute la France, son développement est limité par la capacité de son internat, mais, pour l’instant son avenir immédiat ne semble pas compromis malgré une conjoncture nationale défavorable aux petits établissements scolaires.

Il faut se souvenir que les collèges pionniers tout comme le CNIRS lui-même ont été les suites du Manifeste pour une école créatrice d’humanité[16] lancé par Marie-Danielle Pierrelée en février 2000, manifeste qui avait eu un certain retentissement en France et avait été à l’origine de la constitution d’une cinquantaine de groupes locaux porteurs de projets de collèges « innovants » ou pionniers. Ce manifeste demandait, entre autres choses, « la transformation rapide d'un nombre significatif d'établissements publics ordinaires de taille modeste en établissements pionniers. » Il était en effet important que ce nombre soit « significatif » - on parlait de deux établissements par département au moins, - pour qu’une coordination nationale puisse se mettre en place et éviter l’enlisement, leur disparition « à l’usure ». Il fallait aussi provoquer l’intérêt de la presse nationale pour sensibiliser le plus grand nombre possible de citoyens, notamment de parents à l’urgence de faire évoluer l’école française.

Il était en outre nécessaire que ces établissements pionniers soient de taille humaine : tout au long des journées de St Gervais, nous sommes revenus à plusieurs reprises sur cette notion de taille. Pour des raisons de rentabilité financière à court terme, les pouvoirs publics ont toujours privilégié les structures de grandes tailles en matière d’écoles comme d’hôpitaux ou de logements sociaux, par exemple. Cette tendance n’a fait que s’accentuer depuis quelques années ; or cette logique conduit à une déshumanisation de l’ensemble de la société et à une montée constante de toutes les violences y compris les violences institutionnelles.

Les objectifs des éducateurs qui veulent faire émerger une société plus humaine, plus juste et plus fraternelle n’ont pas changé. La stratégie à mettre en œuvre non plus : ce qui a changé c’est que des groupes de plus en plus nombreux se créent un peu partout autour des questions de santé, de sauvegarde de l’environnement, de lutte contre les dégradations des conditions de vie, etc., partageant les mêmes valeurs que ces éducateurs. Il est impératif que tous ces groupes se rencontrent, prennent conscience de ce qui fait l’unité de toutes ces luttes. Que les éducateurs, comme les acteurs des différents « contre-courants à la pensée dominante », situent leurs actions spécifiques dans un cadre global et ne restent pas cantonnés dans leur domaine particulier..

C’est à provoquer ces rencontres que nous devons tous nous consacrer inlassablement maintenant tout en poursuivant notre action de conscientisation en matière d’éducation. Alors peut-être arriverons-nous à amener à la tête de notre pays des politiques assez courageux pour inverser le cours des événements qui conduisent à une situation sociale, économique et écologique de plus en plus explosive.

La formation des enseignants

Il en a été question à différentes reprises. Un constat général : la formation en IUFM – sauf rares exceptions – est très mal adaptée pour répondre aux besoins des jeunes. Il faudrait déjà revoir les critères de recrutement : actuellement, ce recrutement se fonde presque exclusivement sur des connaissances disciplinaires, même pour ce qui est des professeurs des Ecoles. Il faudrait au minimum faire intervenir les expériences acquises auprès de jeunes dans diverses structures péri et extrascolaires.

Quant à la formation, elle devrait faire une large place à la connaissance de soi, de ses relations aux autres, aux sciences humaines en général en partant le plus souvent possible de réalités observées ou vécues. On constate aussi que les enseignants ne connaissent pas l’histoire de notre Ecole. Or il est quasi impossible de comprendre la réalité présente si on n’en connaît pas le passé, si on ne sait pas comment on est arrivé là où on est.

La formation pratique est aussi très insuffisante, or elle devrait être le point de départ de toute étude ou réflexion théorique. Elle devrait notamment amener les futurs enseignants à effectuer des stages pratiques auprès d’enseignants  engagés dans la « recherche-action » au sein d’établissements « différents » pour qu’ils aient une vision plus large du métier dans lequel il s’engagent.

Enfin, il serait souhaitable que les enseignants sortent périodiquement du système scolaire pour connaître les conditions de vie et de travail des parents de leurs élèves. Cette expérience a été tentée il y a quelques décennies pour les professeurs de lycée qui le souhaitaient : ils pouvaient ainsi passer une année dans des entreprises privées. Mais ce qui n’avait pas été prévu c’est que nombre d’entre eux n’avaient plus envie de reprendre leurs postes d’enseignants à la suite de cette coupure et l’expérience a été stoppée.

 



[1] C’est, par exemple, le rôle assigné aux Conseillers Principaux d’Education dans les Collèges et les Lycées. Mais leurs moyens sont très insuffisants et ils ne sont trop souvent appelés à intervenir que pour réprimer les écarts de conduites des élèves.

[2] Cf. Les dirigeants face au changement, Patrick Le Lay, Editions du Huitième jour

[3] dont la docimologie a démontré qu’elles ne sont que de la « fausse monnaie », selon l’expression de Inspecteur Général Sire.

[4] Une école où, selon l’expression de Jean-François Vincent, président national de l’Office central de la Coopération à l’école (OCCE) « on travaille les uns à côté des autres, quand ce n’est pas les uns contre les autres, mais jamais les uns avec les autres ».

[5] Idéologie par ailleurs dénoncée par de nombreux enseignants qui ne sont pas conscient de leur responsabilité lorsqu’ils se réfugient derrière le slogan de « l’égalité des chances ». De quelles chances s’agit-il sinon de celles de gagner ? Or « les gagnants fabriquent les perdants », selon l’expression d’Albert Jacquard.

[6] Association Lire, Ecrire, Comprendre, qui se consacre bénévolement à l’instruction de femmes et d’hommes qui, souvent, n’ont pas connu d’école.

[7] Cf. « Apprendre ! », par André Giordan, éd. Belin, 1998.

[8] Cf. « l’école éclatée », par Claire Héber-Suffrin, éd. Desclée de Brouwer, 1991

[9] La liste de ces disciplines fut dictée par les chaires d’Université existant vers la fin du 19e siècle, comme le rappelle opportunément André Giordan dans « Une autre école pour nos enfants », éd. Delagrave, 2002

[10] Joël de Rosnay, Le macroscope, Vers une version globale, éd. du Seuil, 1975.

[11] Voir sur http://assoreveil.org/plan_l-w.htm

[12] Cet établissement est notamment suivi par André Giordan, Professeur à l’Université de Genève et Directeur du Laboratoire de didactique et d’épistémologie scientifique de cette Université. Voir http://www.neielycee.lu .

[13] voir http://assoreveil.org/college_unique_trogger.htm

[14] Marie-Laure Viaud, des collèges et des lycées différents, PUF, 2005

[15] http://assoreveil.org/manifeste.htm

[16] http://assoreveil.org/manif_mdp.htm

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