PORTO ALEGRE ET L’ÉDUCATION : UN APPEL !
LE FORUM
MONDIAL POUR L’EDUCATION qui s’est
tenu à PORTO ALEGRE en
octobre 2001 a réuni 15 000
personnes venant de 6O pays. Ses principales propositions ont été présentées au
FORUM SOCIAL MONDIAL de février 2002.
Une idée unit les participants de ces forums :
“ UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE ”
Elle se développe aussi en France dans des associations,
des partis, des syndicats, dans les têtes de toutes celles et ceux que le monde
actuel désespère. Cet “ autre monde ” est à la fois une utopie qui
redonne du sens à la vie, et une nécessité vitale pour des milliards d’humains.
Le laboratoire d’idées que devient le rendez-vous mondial
de Porto Alegre met très logiquement l’éducation dans les priorités de ses
préoccupations.
Les propositions du FORUM MONDIAL pour l’EDUCATION ont
valeur universelle.
Il s’agit de “ construire un réseau mondial
de luttes et de propositions sur la question de l’éducation ” et de se
donner pour objectifs :
·
Une éducation
démocratique pour un monde solidaire
·
Une éducation solidaire
pour un monde démocratique
En France, plus facilement qu’ailleurs, il est possible
d’adopter ces objectifs, depuis longtemps poursuivis par des petites minorités,
et de s’attaquer à leur mise en œuvre sur une large échelle…
Concilier les convictions
partagées à Porto Alegre et les
conceptions et pratiques professionnelles qui ont cours en France est une
question de cohérence. C’est aussi le moyen de faire face aux difficultés
croissantes rencontrées dans notre système éducatif.
A cet effet, il est temps de quitter les querelles et
impasses hexagonales, de dépasser les replis dans des chapelles pédagogiques ou
des réalisations isolées, de redonner aux syndicalistes enseignants des
perspectives politiques propres à leur engagement professionnel, de mobiliser
les mouvements d’éducation populaire, d’inviter les syndicats
“ ouvriers ” à renouer avec l’idée de promotion collective et d’émancipation qui
traverse les propositions du FME.
Ces objectifs pourrait faire l’objet d’un large débat et
constituer un sujet mobilisateur pour un FORUM
NATIONAL préparé par des FORUMS
RÉGIONAUX.
Vous trouverez ci-dessous le texte d’où est tiré cet appel.
Le texte complet
du FME figure aussi sur ce site (voir
page d'accueil ou sommaire).
Envoyez vos
réactions à cette proposition et/ou votre signature (et votre e.mail si possible) à :
federation.ece@changeonslecole.org
ou localement
à : rr.millot@wanadoo.fr
“ UN
AUTRE MONDE EST POSSIBLE ”
Ce texte est écrit par des militants appartenant à diverses
sensibilités, qui pensent qu’en effet “un autre monde est
possible ” , qu’il existe des alternatives à la loi
du profit, à la destruction de la niche écologique, à la dictature des marchés
, à la primauté de l’économique sur le politique et à une démocratie formelle…
Il est adressé aux associations, partis, organes de presse,
experts, personnalités qui, depuis plusieurs années défendent cette idée aux
quatre coins du monde, et mettent ces alternatives en chantier.
_____________________
CONSTAT
Dans de nombreuses déclarations, l’éducation est un domaine
souvent évoqué, généralement pour en dire
l’importance.
En France, l’unanimité se fait surtout dans la dénonciation des dangers :
marchandisation du savoir, destruction du service publique, diktat du FMI dans
les pays du sud, mais l’on semble s’accommoder
des tendances à l’immobilisme, au corporatisme, à la nostalgie d’un
passé mythifié, et l’on supporte en silence la sclérose paralysante de
l’administration.
Toute recherche d’alternative est examinée avec méfiance et
parfois hostilité alors qu’en toute logique, elle devrait être considérée comme
une expérience précieuse pour l’avenir et utile pour affronter les problèmes
présents.
A Porto Alègre, cette frilosité est heureusement ignorée. Les récentes rencontres
internationales viennent de poser les bases du débat et proposent de “ construire un réseau mondial de luttes
et de propositions sur la question de l’éducation ”.
Le texte du FORUM MONDIAL POUR L’EDUCATION qui vient d’être présenté au FORUM SOCIAL
MONDIAL devrait nous permettre de quitter les
querelles et impasses hexagonales, et lever les contradictions.
Divers extrait de ce texte
(rédigé par Bernard Charlot) et intitulé “ Une éducation
démocratique pour un monde solidaire- Une éducation solidaire pour un monde
démocratique ” nous y invitent fort opportunément :
·
“ (une)éducation…dans la perspective d’une société
solidaire, démocratique, égalitaire et juste ”
·
“ les valeurs des éducateurs progressistes : la
liberté, l’autonomie, la décentralisation …sous ces mots, la pensée libérale et
la pensée progressiste ne mettent pas le même sens (il faut)
s’attacher à redéfinir ces valeurs… ”
·
“ L’éducation …droit universel attaché à la condition
humaine elle-même…n’est pas une préparation au marché du travail tel qu’il
est…(cependant) le travail et la formation professionnelle doivent participer à
une éducation plus large et non sacrifier celle-ci, comme c’est le cas
aujourd’hui dans la société capitaliste et dans la logique néo-libérale de la
globalisation. ”
·
“ l’éducation est un mouvement d’hominisation, de
socialisation, de subjectivation. Elle est culture comme entrée dans des
univers symboliques, comme accès à une culture spécifique, comme mouvement de
construction de soi au sens, droit aux racines, droit à un avenir. Elle est
droit à l’universel, droit à la différence culturelle, droit à l’originalité
personnelle ”
·
“ La conciliation de ces trois droits n’est pas
toujours facile, y compris dans le champ éducatif. Toutefois, elle l’est
davantage lorsque l’éducation est liée à des mouvements de lutte progressistes
pour plus de solidarité, d’égalité, de justice. ”
·
“ si chacun a droit à une appartenance, il s’agit d’un
droit et non d’une obligation : aucun sujet ne doit être contraint de
rester dans sa culture ou la religion de ses ancêtres. “
·
“ l’éducation est un instrument de lutte important
pour la paix, contre toutes les formes de violence, de discrimination,
d’exploitation, de dégradation de l’être humain. ”
·
“ Les réformes éducatives doivent être l’acte d’une
souveraineté nationale…et l’effet des innovations des enseignants et non pas
une adaptation au marché globalisé. ”
Les neuf “ principes de base pour une éducation
démocratique ” reprennent les concepts évoqués ci-dessus, et les
complètent. Ils mentionnent :
·
“ les droits de l’enfant…notamment son droit à
l’expression ”,
·
“ une éducation à l’environnement et une éducation à
la connaissance et au respect du patrimoine ”,
·
“ une éducation à la pensée critique et rationnelle
qui protège contre toutes les formes de fondamentalisme, d’intégrisme, de
populisme démagogique ”,
·
“ …éducation à la santé, éducation sexuelle…éducation
à l’art…à la citoyenneté et à la paix…à
la tolérance et la gestion des désaccords par la parole et le débat… ”
·
“ Cette transformation…implique le respect des
principes d’organisation démocratiques… participation des élèves eux-mêmes, de
représentants des parents, des représentants de la communauté…réunions
régulières entre enseignants …pratiques pédagogiques en équipe et
interdisciplinaires ”
·
“ …l’éducation populaire est un outil fondamental pour
l’organisation des luttes des secteurs populaires contre l’exclusion et pour la
construction d’alternatives au modèle libéral globalisateur ”
Enfin, quelques considérations réalistes sont énoncées :
·
“ Il faut reconnaître que les pratiques pédagogiques
dominantes sont loin d’assurer toujours le respect de ces droits ”
·
“ Une telle éducation suppose de repenser et souvent
de transformer beaucoup des pratiques pédagogiques actuelles…pour qu’elle ne
soit plus un lieu d’échec pour les enfants appartenant aux couches sociales,
aux communautés et aux cultures les plus fragiles ”.
·
“ la qualification
des enseignants…n’est efficace que lorsqu’elle est accompagnée d’un
engagement éthique ”
Considérations qui
nous invitent à examiner les contradictions qui entravent le travail sur les
alternatives.
LES CONTRADICTIONS
Elles concernent évidemment et avant tout, les enseignants
qui pensent partager cet “ engagement éthique ” et qui pourtant, plus ou
moins consciemment, contribuent en classe à la “ reproduction ”
de la société , de ses hiérarchies et de ses valeurs.
Contradictions qui découlent en partie du slogan historique et “ républicain ”
qui invoque “ l’égalité des chances ”. Le slogan, à
l’origine, visait explicitement un
élargissement de la sélection, pour répondre aux besoins de la révolution
industrielle. Il en est résulté une “ promotion sociale ”,
individuelle, touchant une minorité non
négligeable d’enfants des classes populaires . Cette réalité, indéniable, n’a
jamais remis en cause l’ordre social et a même souvent contribué à son
renforcement. Elle a fait et fait encore illusion, soutenue notamment par les
“ élites républicaines”, d’origine modeste “ qui
doivent tout à l’école ”, et a
empêché de mobiliser les progressistes, en faveur de la “ promotion
collective ” objectif historique du mouvement ouvrier.
Très naturellement, le fonctionnement de l’institution
scolaire est conforme aux valeurs dominantes du libéralisme économique :
l’individualisme, la loi du plus fort, l’exclusion des indociles et des hors
normes. La notation, les classements, les devoirs “ à la maison ”
sont au service d’une compétition excluante socialement, mutilante
individuellement. Compétition qui sévit tout autant aux niveaux supérieurs du
système (sa férocité dans les classes préparatoires aux grandes écoles est
légendaire).
Il est donc vrai que “ les pratiques dominantes sont loin d’assurer
le respect ” des droits énumérés au Forum Mondial.
Et ce qui est vrai dans les pays développés l’est encore
plus dans les autres pays qui, quand ils arrivent encore à scolariser les
enfants, ont majoritairement conservé les pratiques des pays colonisateurs (cf.
les travaux de l’historien burkinabé Ki
Zerbo édités par l’UNICEF).L’influence du pédagogue brésilien Paolo Freire a été, malheureusement,
étroitement circonscrite. (L’importance qu’il attribuait à la formation des
adultes pourrait constituer une priorité à examiner, tant il est vrai que la
réussite des enfants en dépend largement).
L’état du monde et la perte des illusions ne permettent
plus de remettre " après la Révolution " les changements
qui s’imposent. La “ construction d’alternatives au système libéral ” devrait
entrer dans les préoccupations des enseignants
“ progressistes ”.
Dans l’immédiat, les militants pédagogiques qui s’y attellent sont très peu
nombreux. Ils s’efforcent d’utiliser les contradictions de l’institution
qui se déclare favorable à
l’innovation tout en entretenant le
système, qui prend conscience de l’urgence des changements de fond mais s’en
tient principalement à la remédiation, qui s’incline devant la puissance
bureaucratique de son administration , qui craint de bousculer certaines règles
défendues par les syndicats , interdisant la constitution et la pérennité
“ d’équipes ” réunies
autour d’un projet effectivement alternatif.
LES
PROJETS “ ALTERNATIFS ”
Celles et ceux qui s’efforcent soit de maintenir des
réalisations alternatives, soit d’en promouvoir de nouvelles, se reconnaissent
aisément dans la déclaration du Forum Mondial de l’Education. Différents
documents récents comme l’appel commun lancé par l’Institut Coopératif de
l’Ecole Moderne- Freinet, et la Fédération “ Ensemble Changeons
l’Ecole ”) en témoignent.
Ces militants se situent explicitement “ dans la perspective d’une
société solidaire, démocratique, égalitaire et juste ”. A cet
effet ils prônent et mettent en œuvre
une pédagogie centrée sur l’entraide, “ la solidarité ”, le
refus de toute exclusion et visent “l’hominisation, la socialisation, la subjectivation ”
et “ le
droit à l’universel, à la différence culturelle et à l’originalité
personnelle ”.
Ils adhèrent pleinement aux neuf “ principes de base pour
une éducation démocratique ”, se préoccupent d’assurer les bases des
savoirs indispensables pour la poursuite d’étude ou nécessaire à la formation
permanente et l’autodidaxie, ils
récusent l’idée de préparer “ au marché du travail ”
particulièrement au cours de la scolarité obligatoire. Ils valorisent néanmoins
“ le
travail ” d’une manière fonctionnelle notamment par la
réalisation de projets visant à la transformation de l’environnement
physique et social et au cours de laquelle s’opère d’une manière visible la
promotion collective.
Ils recherchent à “ lier l’éducation à des mouvements de lutte
progressistes ” dans les formes appropriées à notre pays, en
affirmant que “ l’école est l’affaire de tous ” en développant
l’idée de “ coéducation ” en collaborant avec des associations
d’éducation populaire, la C.S.F, la C.S.C.V, les associations de défense de
l’environnement, ATD Quart-Monde, l’Ecole de la Paix (etc…), en s’efforçant
d’établir un dialogue avec les syndicats “ ouvriers” lorsque ceux-ci se
sentent encore concernés par l’idée de promotion collective.
Ils pensent, tout en respectant “ le droit aux
racines ” et les “ cultures spécifiques ”, que le meilleur
moyen d’éviter l’enfermement de tout “ sujet ” “ dans sa culture ou la religion de ses ancêtres ”
est de faire que la vie scolaire soit l’occasion de “ construire une
culture commune ” grâce à la vie démocratique et la réalisation de
projets collectifs où se construisent des savoirs et des comportements communs.
Ils excluent “toutes les formes de violences ”,
y compris la violence institutionnelle,
en préparant à “ la citoyenneté ”, par la vie coopérative, la co-gestion,
en gérant “ les
désaccords par la parole et le débat ”.
Ils estiment
indispensables ces “réunions régulières entre enseignants …pratiques pédagogiques en équipe
et interdisciplinaires ” et demandent aux
syndicalistes de rendre
administrativement possible et acceptable par le corps enseignant, la
constitution d’équipes sur projet… sans réclamer des moyens exceptionnels.
Ils affirment enfin que les contraintes et le travail
supplémentaire qui en découlent sont réels, mais sont compensés par la
satisfaction de construire une alternative éducative en cohérence avec leur
engagement, le travail en équipe, la pratique de la coéducation, la
transformation et la valorisation de leur statut social et professionnel.
Leur projet est
donc bien celui d’une “ éducation
démocratique pour une école solidaire et d’une éducation solidaire pour un
monde démocratique ” .
En conséquence, ils invitent les associations et les médias
qui militent pour cet “ autre monde ”, à sortir de leur silence et
de leur prudence, à donner dans leurs luttes toute l’importance que mérite
l’éducation, à soutenir les enseignants , les parents, les associations qui
s’engagent concrètement dans la construction d’alternatives au modèle libéral, à faire connaître leurs réalisations, à faire renaître et
comprendre l’espoir d’une promotion collective en montrant qu’elle répond à
l’intérêt de la société et de tous les enfants.
Raymond Millot le 23 février 2002
En cette période agitée,
de nombreux textes intéressants circulent … Pour tester l’impact de celui-ci,
et pour vérifier qu’il dépasse certains clivages artificiels, nous avons
sollicité et obtenu la signature de
personnes très diverses dans notre (petit) cercle de connaissances.
D’autres sont espérées.
En ce début mai 2002, nous
engageons les militants à activer leurs réseaux et à nous faire savoir
l’accueil qui lui est fait.
Signatures au 1er
juin (à titre personnel ) :
Jean Andrieu (Président d'honneur de la FCPE)
Francine Best (ancienne directrice de l’INRP - CEMEA),
Yves Béal (membre du bureau national du GFEN)
Elisabeth Bourgain (coordinatrice d’Auto-Ecole -ECE)-
Yvanne Chenouf, ( présidente de l’AFL)
Gabriel Cohn-Bendit (initiateur lycée autogéré de St
Nazaire )
Gérard Delbet (équipe Vitruve)-
André Duny (prof. IUFM -C.E.N)
Gilles Ferry (ancien Dr Sciences de l’Education)
Roland Gerard (Directeur d'Ecole et Nature)
Jean Gondonneau (Union Peuples et Cultures)
Claire et Marc Héber-Suffrin ( RERS) –
Georges Hervé (REVEIL –ECE)
Albert Jacquard (généticien)
Louis Legrand (ancien Dr de la Recherche Pédagogique )
Philippe Meirieu (Dr d’IUFM, ancien Dr de l’INRP)
Gaston Mialaret (ancien Dr Sciences de l’Education)
Rolande et Raymond Millot (ancien coordinateurs Villeneuve
de Grenoble -ECE)
Marie-Danielle Pierrelée (fondatrice d’Auto Ecole
–ECE)
Béatrice Poncin ( Scop OXALIS)
Bertrand Schwartz ( créateur des missions locales
d’insertion, président de “ Moderniser sans exclure)
Jean-François Vincent (Président de l’OCCE)
…
PROPOSITION D’ARGUMENTAIRE
adapté à la situation européenne, pour
“ une école solidaire
pour un monde démocratique, une école démocratique pour un monde
solidaire ”
ECOLE
SOLIDAIRE Où le savoir se construit en faisant appel à la coopération, à
la solidarité, à la dynamique des groupes
à l’engagement “ éthique ”des enseignants, à l’appui
des parents militants et autres “ coéducateurs ”, où se tisse
le “ lien social ” Alternative à la compétition ,
fondement de la sélection et de l’exclusion.
ECOLE
DEMOCRATIQUE Où la citoyenneté s’apprend dans la gestion du cadre de vie
scolaire (coopération, conseils d’enfants, de collégiens, de lycéens etc…) dans
l’ouverture sur le monde , dans des projets visant à sa transformation . Où
“ l’intégration ” s’opère. Alternative à un fonctionnement
administré fondement de la docilité et de la violence.
ECOLE DE LA PROMOTION
COLLECTIVE où la réalisation de projets, individuels et collectifs,
favorise des apprentissages réellement fonctionnels , l’entraide, l’échange
de savoirs , et développe solidement le
potentiel intellectuel et social de chacun , (les Itinéraires de Découverte,
Travaux Personnels Encadrés, Chefs-d’œuvre pédagogiques etc vont dans ce
sens…). Alternative à la
promotion individuelle (base de l’élitisme “républicain ” et
génératrice d’exclusion .
EDUCATION devenant l’ AFFAIRE DE TOUS, et impliquant
la mise en synergie tous les
coéducateurs ( synergie esquissée dans les Contrats Educatifs Locaux,
le Plan de Veille). Alternative qui refuse d’être réduite à un objectif de
“ remédiation ”, qui
s’inscrit dans la perspective de la promotion collective, et suppose un travail
spécifique en direction des parents de milieux populaires, souvent adeptes et
victimes des conceptions dominantes, pour transformer positivement leurs
attentes .
Ces
QUATRE IDEES FORCE ont fait l’objet de
multiples réalisations témoignant du réalisme
de cette “ utopie ” éducative
Elles devraient présider à cette
“ construction d’alternatives au
système libéral ”. Ces alternatives ( parfois nommées
établissements pionniers) portées par des “ initiatives citoyennes ”
éviteront l’effet de ghetto et prendront tout leur sens
par leur RATTACHEMENT à l’utopie globale : “UN AUTRE MONDE POSSIBLE ”.