ZAMIRI

 
 

 

 

 

Trimestriel d’éducation à la non – violence active, aux droits humains et à la paix

 
 

 

 

BULLETIN DE LIAISON DU GROUPE MARTIN LUTHER KING, asbl

 
 

 

 


Editeur responsable :

Groupe Martin Luther King, asbl.

N°5, avril, juin, juillet 2005

 

 

SOMMAIRE

* Editorial…………………………..      

La guerre prendra-t-elle fin en RDC

*Activités du groupe Martin Luther King……………………   

* Témoin de la  non - violence active

 WANGARI, MAATHAI

Prix Nobel de la paix 2004.

* Education à la  non – violence active

                Le Dialogue

 * Démocratie et droits  humains

      Martin  Luther King

Enquête sur l’assassinat de héros

* Page de la femme

Convention sur les droits politiques de la femme

* Culture et éducation

      la folie de « Ceux qui savent et la soupe de lettres………

- Poème : Tu es mon frère…………….

« La paix est le seul combat qui vaille d’être mené » Albert Camus

 

 

 

Editorial

La guerre prendra-t-elle fin en RDC ?

 C’est la question qui revient dans les conversations de tous les Congolais certainement parce qu’ils sont à bout, exaspérés par les affres et autres atrocités subies tout au long d’une décennie de guerres.

            Les guerres sont non seulement cruelles, sanglantes mais aussi dévastatrices. Elles sont synonymes de viols, massacres tueries, exils et déplacements internes massifs, destruction etc. et dans les cas les plus extrêmes, elles conduisent au génocide. Lorsque les atrocités se commettent entre voisins, les blessures mettent parfois des siècles pour se cicatriser. C’est le sentiment de haine profonde qui se crée. Pourtant, il faudra toujours aller vers la réconciliation.

            Pourtant, la paix est possible si les Congolais eux-mêmes effectuent une analyse minutieuse. Ils comprendront le rôle joué par les acteurs visibles et invisibles etc. et finiront par envisager avec optimisme des voies de sortie de l’abîme congolais. La paix au Congo implique la paix dans tout le continent africain.

                        Il faudra également lutter contre l’impunité en République Démocratique du Congo si l’on veut que la paix soit une réalité. Rappelons également  que les Congolais doivent se prémunir contre le détournement de l’histoire surtout que la connaissance par un peuple, de l’histoire de son oppression appartient à son patrimoine et doit être préservée.

 

 « Si l’homme était un animal, il serait le plus cruel des animaux, Mais l’homme est un être doué de raison, et c’est précisément pour cela qu’il est le plus cruel des êtres vivants ».

 

                                   Jean – Marie MULLER.

 

ACTIVITES TRIMESTRIELLES DU GROUPE MARTIN LUTHER KING.

 

            Le Groupe Martin Luther King asbl est une association Congolaise pour la non-violence active, les droits humains et la paix. Il est basé à Goma, province du Nord - Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo.

            Il poursuit les objectifs ci-après :

Au cours du 2 trimestre, le Groupe a  continué  à mener des actions de monitoring dans le cadre du respect des droits  humains tout en parlant de l’impunité  qui a élu domicile en République Démocratique du Congo.

Plusieurs descentes sur terrain  ont été organisées en vue de s’imprégner  de la réalité  des  différents milieux ou on enregistre  des violations des droits humains. La ville de Goma et ses environs ont enregistré des graves violations des droits humains allant des tortures, des viols,  arrestations arbitraires…aux massacres  et assassinats des personnes civiles non armées. Une grande insécurité avait élu domicile  dans cette partie du territoire national. Plus de cinquante personnes innocentes  sont mortes. En outre,  avons déploré et condamné  avec la dernière             énergie  la distribution illégale d’armes de guerre dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu à  l’Est de la République Démocratique du Congo.

Le Groupe Martin Luther King asbl a participé et souhaite ardemment participer à des rencontres, conférences séminaires, ateliers…. Ayant trait à la paix, aux droits humains, la non-violence active…. Ainsi qu’à la lutte contre la xénophobie le racisme et  l’intolérance. Condamnons  toute agression de la République Démocratique du Congo et tout  autre Etat du  monde. La guerre  est synonyme de viols, massacres,tueries, exiles  et déplacements massifs , pauvreté ,humiliation…La guerre est non seulement cruelle, sanglante mais aussi  dévastatrice. Et  lorsque les atrocités se commettent entre ou contre les voisins, les blessures mettent des années et même des siècles pour se cicatriser.

Nous déplorons le fait que la République Démocratique du  Congo  semble  être le seul pays au monde ou la mort de plus de  trois millions  de personnes ne suscite  aucune émotion, ni aucune compassion et encore moins réprobation pour les auteurs des crimes.  Le Groupe Martin Luther King demande instamment à la communauté internationale et plus spécialement aux Nations Unies de créer un Tribunal Pénal International pour la République Démocratique du Congo afin de combattre cette culture d’impunité qui s’enracine de plus en plus en RDC et freine vers la paix, la stabilité  et  le développement durable.

            Nous réitérons cette demande pour que tous ceux qui ont violés systématiquement les droits humains,qu’il s’agisse des nationaux ou étrangers ,soient traduits en justice et jugés afin que prenne fin jungle et impunité en République Démocratique du Congo.

Au cours de ce trimestre renforcé sa collaboration avec des personnes, organisations, agences, fondations….Oeuvrant pour une paix durable tant au niveau national qu’international.

  « Celui qui a pour habitude la violence n’exercera pas la souveraineté, car les fonctions de berger ne sont pas remplies  par le loup »

SAADI (Poète persan, XIIIè  siècle)

 

DEMOCRATIE ET DROITS HUMAINS

MARTIN  LUTHER KING

Enquête sur l’assassinat du héros.

 

Contrairement à l’enquête sur l’assassinat de J-P Kennedy, manifestement bâclée, la police municipale et le FBI paraissent avoir leur travail avec efficacité. En quelques semaines, le coupable présumé est arrêté, sa démarche expliquée, son procès achevé. Des policiers qui stationnaient aux abords du motel pour prévenir tout risque de manifestation se précipitèrent vers les chambres au son du coup de feu.  Ils découvrent un fusil à lunette soigneusement emballé dans un journal avec des jumelles, des sous-vêtements, des tickets de blanchisserie, un exemplaire du quotidien local, des empreintes digitales. Ils aperçoivent en même temps, un homme blanc qui prend la fuite au volant d’une Mustang blanche. Toutes les voitures de police reçoivent le signalement du suspect résultat immédiat.

 Il s’avère que le fusil a été acheté à Birmingham par Harvey Lowmeyer. Le premier coup de feu a été tiré par un locataire du nom de John Willard. IL avait loué la veille dans autre motel sous le nom d’Eric Galt. Lowmeyer. Willard et Galt ne sont en fait qu’une seule et même personne ; James Earl Ray, un évadé du pénitencier du Missouri.

La coopération des autorités canadiennes et Britanniques permet l’arrestation de James Earl Ray à l’aéroport d’Heathrow et son extradition vers les Etats- Unis un mois plus tard.

Le procès qui suit est amputé du simple fait que James Earl Ray a choisi, le 10 mars 1969, sur les conseils de son avocat, de plaider coupable. Or la procédure du ‘plea bargaining’ élude toute la partie contradictoire des procès ; on ne recherche ni le moyen ni les motivations ni les preuves. Ce système de défense permet à  l’inculpé d’obtenir une peine moindre. Ray risquait en effet la peine de mort par électrocution. Le juge W. Preston Battle le condamne à 99 ans de prison.

 Mais trois jours plus tard, James Earl Ray se rétracte et maintiendra ce même discours : il serait victime d ‘une machination. Un certain Raoul l’aurait contraint à acheter le fusil, à louer la Mustang, à retenir une chambre dans la pension faisant face au motel. C’est Raoul qui aurait tiré.

 La chambre des représentants désigne en son sein une commission spéciale présidée par Louis Stokes, élu de l’Ohio pour faire le point sur les assassinats de King et ceci en réaction aux doutes apparus quant aux pratiques du FBI et de la CIA après l’affaire du Watergate.

Le rapport est remis le 29 mars 1979. Il conclut que James Earl Ray est un malfrat de médiocre acabit ayant passé son temps et sa jeunesse en prison. IL s’est évadé du pénitencier du Missouri. Ses deux frères John et Jerry ne vaudraient pas mieux. L’alibi ( Raoul) ne résiste pas au moindre examen critique. Raciste il aurait entendu parle d’une récompense de plusieurs milliers de dollars qu’un homme de Saint-Louis aurait promise à qui exécuterait le leader noir.

 IL n’y aurait pas de complot, le FBI et les autorités locales auraient agi correctement.

Les incertitudes de l’assassinat de Kennedy et la ‘plea bargaining’ font que toutes les rumeurs continuent à être alimentées.

En 1997 le famille de King prend le parti de James Earl Ray et se rend a l’hôpital pénitencier de Nashville où est soigné Ray, atteint d’une cirrhose du foie et promis a une mort prochaine.

Martin pose la question « Avez-vous tué mon père ? », Ray répond « Non, je ne l’ai pas tué ! ». King ajoutera  « je vous crois et ma famille vous croit. (…) Nous ferons tout ce qui est de notre pouvoir pour tenter de faire prévaloir la justice. » Les deux hommes se serrent  la main devant les photographes  et les journalistes. 

Selon la dernière hypothèse  la balle mortelle ne correspondait pas à la balle du fusil  de Ray. Hypothèse rejetée par les juges. Ray a plaide coupable en toute connaissance de cause, il restera en prison.

 

EDUCATION A LA NON VIOLENCE ACTIVE

 

LE DIALOGUE

              Dans la non-violence active le dialogue est la pièce maîtresse. Dès qu’il y a conflit le non-violent recourt au dialogue. Il ne le quitte jamais ; il ne le perd jamais de vue. Il est toujours prêt à dialoguer et prompt à le provoquer là où on le lui refuse. Mais un dialogue n’est pas n’importe quoi. On parle   bien d’un « dialogue de sourd. » Il s’agit alors de deux monologues. Pour un non-violent, la base du dialogue est fondée sur l’amour de la vérité. Celle-ci est aussi chez mon adversaire en qui je vois son humanité profonde que je dois respecter dans l’absolu, d’autant plus que pour un chrétien chaque visage humain est porteur de la transcendance de Dieu. Seule « la vérité vous rendra libres » (Jn 8,32-36), a dit Jésus. Celui qui prétend à la non-violence doit évacuer de son cœur toute fourberie, l’esprit de ruse, de rouerie, éviter d’être « malin » pour mieux rouler l’autre. Cet esprit-là nourrit la spirale de la violence et l’intolérance.

Fondement éthique d’un vrai dialogue

La base du dialogue, c’est cette conviction que chaque être humain détient une part de vérité et une part d’erreur. Personne n’est propriétaire de la vérité. Gandhi disait : « La vérité est Dieu. » Et Jésus : « Je suis, Moi, le chemin, la vérité et la vie. » (Jn 14,6. Nous devons donc tous nous mettre sous la vérité qui nous juge. Il faut arriver à découvrir la vérité de l’autre que nous avons l’habitude de diaboliser. Tous notre effort consistera à découvrir ce qui et bien, bon, vrai chez mon adversaire, chez celui avec qui j’ai des « problèmes. » Je dois arriver à lui parler avec tout mon respect et tout mon amour. Il ne s’agit pas de sentimentalisme. Mais l’adversaire doit sentir mon attitude de respect sans que je m’écrase devant lui. Telle fut l’attitude de Nelson Mandela tout au long de sa vie et notamment durant ses 28 années de prison au pénitencier de Robben Island. Son gardien, James Grégory témoigne : « Cette politesse, ce respect, cette dignité m’impressionnent énormément…(Mandela) est capable de discuter pendant des heures, de peser le pour et le contre d’une opinion sans jamais dire que l’on a tort. Jamais il ne me reprochera mes idées préconçues mais, dans la conversation, il décortiquera les sources, les causes, les raisons pour lesquelles j’en suis arrivé à les avoir… »

Les cinq étapes d’un vrai dialogue d’après Jean GOSS.

Ce que Jean GOSS dit du dialogue en vue d’une négociation est le reflet de sa longue expérience. Ce qu’il dit est une grande pertinence. Aussi pouvons-nous adopter la sagesse qu’il a découverte au long d’une vie engagée comme syndicaliste et prophète de la non-violence évangélique.

1.     Découvrir la vérité de l’adversaire !

Cela est très surprenant, car nous avons l’habitude de noircir l’adversaire, de l’affubler de tous les défauts, de le diaboliser. Non ! Notre pire adversaire a des qualités. Essayons de les voir, même si c’est difficile. Ne prêtons pas à l’autre toutes les mauvaises intentions en nous réservant le monopole des bonnes intentions, des qualités et des vertus. Dans la réalité, le bien et le mal sont partagés. Tout ce qu’il y a de bien, de vrai, de bon, de beau, de juste, de pur… vient de Dieu qui, en créant l’être humain, a mis en lui son germe divin. Chaque être humain est « une image et ressemblance d’avec Dieu », même si cette ressemblance est terriblement déformée. Il faut faire l’effort de chercher la vérité qui est chez mon adversaire et la lui dire à voix haute ; c’est la première étape. Et quand nous arrivons à la lui dire, le terrain est déjà à moitié déminé.

2.     Découvrir ma (notre) propre vérité (responsabilité)

            Ce que j’ai en commun avec tous le hommes, c’est que moi aussi je trahis la vérité, l’amour, la justice…et il faut le dire à l’autre. Il faut le reconnaître. Je trahis la vérité, ne serait-ce que par mon silence complice et ma passivité. Et quand je le dis à voix haute, Je contribue à résoudre le problème à 50%. Dans un dialogue en vue d’une négociation, d’un compromis, je ne commence pas par dire à l’autre mes perfections, mais mes trahisons. Alors, son cœur s’ouvre et nous découvrons ensemble que nous sommes faits de la même pâte humaine. Il n’est pas rare alors de voir notre adversaire reconnaître aussi ses torts. Un vrai dialogue commence par là. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, reconnaître sa part de torts nous grandit. Je me souvient de Michel Rocard alors Premier Ministre du Gouvernement François Mitterrand- qui, dans une appréciation politique a reconnu publiquement qu’il s’était trompé. Aussitôt, sa cote de popularité a grimpé dans les sondages. Les hommes et les femmes qui ont des responsabilités publiques devraient s’en souvenir. Le peuple sait très bien qu’un seul homme ne détient pas toute la vérité sur tout ! Le dialogue n’est autre chose qu’une recherche de la vérité en vue d’une réconciliation, d’une négociation.

« Il faut dire notre vérité d’une manière concrète, réaliste, telle qu’on la vit, c’est-à-dire en la trahissant, en la reniant et parfois en lui étant fidèle. Je crois en Jésus-christ, mais je le trahis (comme Pierre. Je crois en l’homme, mais je lui manque de respect et parfois aussi je lui suis fidèle. Les gens ont besoin de voir que vous êtes comme eux, alors vous devenez une part d’eux-mêmes et eux deviennent une part de vous-mêmes » (Jean GOSS).

 

3.     Dire le mal que l’autre fait consciemment ou non : Présenter l’injustice.

Il faut présenter l’injustice objectivement, avec calme et vérité en présentant ses effets destructeurs qui font souffrir tant de victimes. Le non-violent doit soigner la manière dont il dit la vérité à l’autre, car la manière agressive de la dire nous donnera tort, même si nous disons la vérité.

4.     Savoir écouter l’autre

Puisque le dialogue est fait de l’accueil et du don, de la parole et du silence, il convient que celui qui a exposé une injustice s’attende à ce que l’autre réplique. Ce temps de parole et d’écoute réciproque fait que les deux protagonistes évoluent. Pour le non-violent qui présente la requête de son groupe, il ne s’agit pas en cours de route d’oublier ses revendications. « C’est  pourquoi on doit veiller à mettre dans la délégation quelqu’un qui souffre le plus de l’injustice, car, lui, est pressé (il pleut sur ses enfants ; il n’a pas le temps d’attendre). celui qui souffre vous rappellera toujours le but du dialogue » (J.G.)

 

5.     Apporter des propositions concrètes.

Il ne faut jamais dialoguer en venant les mains vides. Il faut soigneusement préparer une solution, une alternative à l’injustice que nous voulons supprimer. Il ne faut pas laisser ceux qui font partie du système qui commet l’injustice faire leurs propositions. Il faut venir avec les propositions de ceux qui souffrent de l’injustice. Cela change tout. Mais nos propositions ne doivent pas être exorbitantes. Elles doivent être réalistes et réalisables. Dans le cas contraire, on crée un blocage encore plus grand. Souvenons-nous des femmes de Medellin e Colombie. Reçues par le Maire de la ville, elles ont proposé que les pouvoirs publics fassent l’adduction d’eau et que les hommes du bidonville creusent la tranchée. Ainsi fut fait.

Gandhi pratiquait l’art des petits pas. Il disait : « La paix est un chemin »…à parcourir ensemble. Il voulait la libération de l’Inde, mais i la su passer par des étapes, par exemple de faire prendre conscience à son peuple de ses propres aliénations. « Avant de vous libérer des Anglais, il faut vous libérer de vos propres exclusions : le système des castes. Il faut vous libérer de votre propre collaboration avec les Anglais en leur achetant du tissus confectionné en Angleterre- au lieu de vous remettre à tisser et à filer vous-mêmes vos vêtements comme avant la colonisation. » Une action symbolique fut de brûler les vêtements achetés aux Anglais. Le symbole de la révolution de l’Inde, ce n’est pas la mitraillette, mais le rouet !

Le dialogue doit être mené avec endurance et après chaque échec, il doit être toujours repris. En cas d’échec total, de refus du dialogue, les méthodes de la non-violence active utilisent d’autres moyens de pression pour contraindre l’adversaire à négocier. (appels à l’opinion publique, interventions directes et actions directes de non-coopération).

 

Source : Alfred Bour, Oser la non-violence active, une force au service de la paix, SAT, 1998, pp 198-2002

 

 

     « Négliger de faire œuvre de justice pour les crimes commis par les uns sur les autres, c’est laisser la porte ouverte à des nouveaux crimes par les seconds sur les premiers »

 

TEMOIN DE LA NON-VIOLENCE ACTIVE

 

LE PRIX  NOBEL POUR LA PAIX 2004

WANGARI  MAATHAI

        Vous étés la première femme africaine  à recevoir  le Prix Nobel pour la paix, vous devenez  aussi la douzième femme au monde qui reçoit  ce Prix prestigieux.  Que signifie ce Prix ?

            Le Nobel pour la Paix est un honneur sans pareil. En reconnaissant notre travail, le Comite  Norvégien  a reconnu une longue, longue lutte. Il me semble que le Comite s’est un peu déplacé de sa ligne habituelle pour montrer que les relations entre la démocratie, le développement harmonieux de l’environnement et paix, sont un point critique dans  notre compréhension  de la sécurité humaine. Je crois que le comite voulait donner un message affirmant que la protection  et la  restauration  de l’environnement contribue à la Paix ; c’est ce travail gratifiant pour la Paix qui a été reconnu.

   J’ai toujours eu conscience que notre travail ne

Consistait pas simplement à planter des arbres ;

C’était surtout dans le but d’insister les gens a prendre en charge leur environnement,le système qui les gouvernait, leur vie et leur avenir. Le Prix Nobel voulait aussi démontrer que dans beaucoup de Pays, les femmes luttent, mais leurs luttes passent souvent inaperçues. J’ai vu aussi que ce Prix voulait reconnaître partout des avocats de la démocratie et de la paix. Toutes ces institutions devraient accepter ce prix et l’utiliser pour faire avancer notre vision commune et aussi aller a l’encontre de ce que le comite attend de nous. Avec ce prix, J’ai réalisé que le monde entier écoutait.

 Le « Green Belt Movement » que vous avez fonde en 1977 et qui est une ONG basée au Kenya, a ainsi plante entre 25 et 30 millions d’arbres a travers toute l’Afrique. Ce zèle pour préserver la nature et l’environnement a débute en des temps ou l’écologie était une lointaine préoccupation pour ce grand continent et même pour nos gouvernements. Cela montre un grand amour pour l’humanité. Pourquoi avez-vous commence le « Green Belt Movement ?’Y a-t-il d’autres pays ou le Mouvement est présent ?

 J’ai toujours aime la nature, mais vers les années 1970, j’ai pris conscience du lien entre l’environnement et la vie des gens. Alors que j’étais administrateur au « National Concile of Women of Kenya «’rencontre de nombreuses femmes du milieu rural qui me referaient leur nécessité ; Elles disaient par exemple qu’elles n’avaient pas assez de bois pour le chauffage ou qu’elles manquaient de nourriture spécialement urrissants. J’ai vu que la base commune atout cela était que l’environnement autour d’elles déclinait. Les arbres étaient une bonne solution. Les arbres pouvaient offrir aux femmes une aide immédiate et aussi les aider à restaurer les écosystèmes entrain de se dégrader. J’ai commence à travailler avec des femmes pour faire croître des semences d’arbres et ensuite les planter dans des terrains prives. Les femmes recevaient une compasation et ainsi qu’elles avaient une petite entrée.

 En 1986, le PNUD a encouragé le Green Belt Movement à  partager notre façon d’affronter ces situations et nos expériences avec les organisations similaires qui existent dans d’autres régions d’Afrique.

 Ainsi a commence le Pan – Africain Green Belt Network’. Des organisations de plusieurs Pays ont incorporé la mentalité ‘Green Belt dans leurs travaux, par exemple en Ethiopie, Ouganda Rwanda Mozambique et Zambie.  Voir tout cela grandir à donné de réelles satisfactions. Nous continuons à partager nos expériences même plus au large, en Afrique et au-delà.

    Le Prix Nobel 2004 pour la paix vous a été décerné avec cette motivation :

 « Pour  votre contribution a un développement durable, à  la démocratie et a la paix » en un moment où les images venues du continent : guerres, pauvreté, etc…peuvent faire penser que ces valeurs ne tiennent pas vraiment a cœur aux peuples africains . Comment un Mouvement écologique peut-il contribuer à la paix, au développement durable et à  la démocratie ?

 J’ai toujours vu un lien entre l’environnement et la Démocratie. Lorsque nous parlons de l’environnement, nous entendons généralement gérer nos ressources correctement afin d ‘améliorer la qualité de la vie. Mais nous voulons pouvoir accéder a ces ressources d’une façon propre. Si nous croyons qu’un environnement propre et sain est un droit, nous ne pouvons être en possession de ce droit si nous n avons pas un gouvernement démocratique qui le respecte, qui l’accepte, avec d autres droits. Sans cela, les moyens de subsistance ne peuvent être supportes, et ainsi vous n avez pas un système démocratique. Les gens devront entrer en compétitions pour les ressources. Nous ne trouvons pas une façon d utiliser nos ressources naturelles de façon durable. Quand les gens sont pauvres ils ne pensent pas que leurs actes ont des conséquences a long terme sur une foret, sur un cours d’eau, sur un champ ou sur des espèces animales et végétales. Une fois que la ressource est dégradée ou détruite, le pauvre devient plus pauvre. Je suis convaincue que le ‘Green Belt Movement’  fourni une des solutions.

 En fin, de nombreux conflits, passés et présents, se soutiennent sur nos ressources, telles que la terre, les forets, les minéraux, le pétrole, l’eau ou les semences. Puisque les ressources de la terre continuent a être exploitées d’une façon incohérente et déséquilibre, par une gestion insuffisante et une exploitation anarchique, les conflits seront toujours plus fréquents.

  Protéger l’environnement sur le plan local et global est donc essentiel pour établir une paix durable. Il est crucial maintenant que les gens partout dans le monde agissent afin de contrecarrer la dégradation de l’environnement et ses conséquences négatives sur nos vies et la vie de nombreuses autres espèces. Avoir une forte confirmation par le comite du prix Nobel que les trois domaines n’en font qu’un seul est extrêmement important.

 A une epoque où le Kenya et l’Afrique entière ont beaucoup de difficultés et de défis, ce Prix est vraiment un signe que là justement il y a de l’espoir. Pour les Kenyans, avoir reçu cette distinction signifie que nous avons été spécialement mis au défi. J’espère que le Prix nous inspirera – tant comme gouvernement que comme peuple – de devenir un modèle pour l’Afrique et le reste du monde, de leur montrer que, quels que soient les problèmes que nous devons affronter, nous pouvons toujours protéger les générations futures. Le message pour les Africains est que les solutions a nos problèmes sont au- dedans de nous.

              Par Liliane Mugombozi

«  La paix nécessite le travail conjugué de l’intelligence, du cœur et des mains.

De l’intelligence : Pour comprendre et éradiquer les causes lointaines des violences  et des guerres.

Du cœur : pour compatir à la souffrance des plus pauvres, premières victimes des conflits, et  pour leur redonner confiance et espérance.

Des mains : pour bâtir les espaces de  la paix sans lesquels celle-ci reste  le vœu pieux des hypocrites. »

 Elias CHACOUR, prêtre arabe palestinien.  ( Auteur de J’ai foi en nous, au-delà du désespoir.)

 

 


                    PAGE DE LA FEMME

 

CONVENTION SUR LES DROITS POLITIQUES DE LA FEMME

Ouverte à la signature et à la ratification par l’assemblée générale dans sa résolution 640 (VII) du 20 décembre 1952

Entrée en Vigueur : le 7 juillet 1954, conformément aux dispositions de l’article  VI la RDC y a adhéré.

Les parties contractantes,souhaitant mettre en oeuvre le principe de l’égalité de droit des hommes et des femmes contenus dans la charte des Nations Unies.

Reconnaissant que toute personne à le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire des représentants librement choisis, et d’accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays, et désirant accorder aux hommes et aux femmes l’égalité dans la jouissance et l’exercice des droits politiques, conformément à la charte des Nations Unies et aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

            Ayant décidé de conclure une convention à cette fin, sont convenues  les dispositions suivantes :Article premierLes femmes auront, dans des conditions d’égalité avec les hommes, le droit de vote dans toutes les élections, sans aucune discrimination.

Article 2

Les femmes seront, dans des conditions d’égalité avec les hommes, éligibles à tous les organismes publiquement élus, constitués en vertu de la Législation Nationale, sans aucune discrimination.

Article 3

Les femmes auront, dans des conditions d’égalité le même droit que les hommes d’occuper tous les postes publics et d’exercer toutes les fonctions publiques établies en vertu de la législation Nationale, sans aucune discrimination.

Article 4.

1.    La présente convention sera ouverte à la signature de tous les Etats membres de l’organisation de Nations Unies et de tout autre Etat auquel l’Assemblée générale aura adressée une invitation à cet effet.

2.    Elle sera ratifiée et les instruments de ratification seront déposés auprès du secrétaire général de l’organisation des Nations Unies.

Article 5

1.    La présente convention sera ouverte à l’adhésion de tous les Etats visés au paragraphe premier de l’article IV.

2.    L’adhésion se fera par le dépôt d’un instrument d’adhésion auprès du secrétaire général de l’organisation des Nations Unies.

Article 6

1.    La présente convention entrera en vigueur le quatre-vingt-dixième jour qui suivra la date du dépôt du sixième instrument de ratification ou d’adhésion.

2.    Pour chacun des Etats qui la ratifieront ou y adhéreront après le dépôt du sixième instrument de ratification ou d’adhésion, la présente convention entrera en vigueur le quatre vingt-dixième jour qui suivra le dépôt par cet Etat de son instrument de ratification ou d’adhésion.

Article 7

Si, au moment de la signature, de la ratification ou de l’adhésion, un Etat formule une réserve à l’un des articles de la présente convention, le secrétaire général communiquera le texte de la réserve à tous les Etats qui sont ou qui peuvent devenir parties à cette convention.

Tout Etat qui n’accepte pas ladite réserve peut, dans le délai de quatre-vingt-dix jours à partir de la date de cette communication (ou à la date à laquelle il devient partie à la convention), notifie au secrétaire général qu’il n’accepte pas la réserve.

Dans ce cas, la convention n’entrera pas en vigueur entre ledit Etat et l’Etat qui formule la réserve.

Article 8

1.    Tout Etat contractant peut dénoncer la présente convention par une notification écrite adressée au secrétaire général de l’organisation des Nations Unies. La dénonciation prendra effet un an après la date à laquelle le secrétaire général en aura reçu notification.

2.    La présente convention cessera d’être en vigueur à partir de la date à laquelle aura pris effet la dénonciation qui ramènera à moins de six le nombre des parties.

Article 9

Tout différend entre deux ou plusieurs Etats contractants touchant l’interprétation ou l’application de la présente convention qui n’aura pas été réglé par voie de négociations sera porté, à la requête de l’une des parties au différend, devant la cour internationale de justice pour qu’elle statue à son sujet, à moins que les parties intéressées ne conviennent d’un autre mode de règlement.

Article 10

Seront notifiés par le secrétaire général de l’organisation des Nations Unies à tous les Etats membres et aux Etats non-membres visés au paragraphe premier de l’article IV de la présente convention :

a) Les signatures apposées et les instruments de ratification reçus conformément à l’article IV;

b) Les instruments d’adhésion reçus conformément à l’article V;

c) La date à laquelle la présente, convention entrera en vigueur conformément à l’article VI;

d) Les communications et notifications reçues conformément à l’article VII;

e) Les notifications de dénonciation reçues conformément aux dispositions du paragraphe premier de l’article VIII;

f) L’extinction résultant de l’application du paragraphe 2 de l’article VIII.

Article 11

1.    La présente convention, dont les textes anglais, chinois, espagnol, Français et russe feront également foi, sera déposée aux archives de l’organisation des Nations Unies.

2.    Le Secrétaire général de l’organisation des Nations Unies en fera parvenir une copie.

 


           CULTURE ET EDUCATION

 

*La folie de Ceux qui savent et la soupe de lettres.

Une lettre d’Adolfo Perez Esquivel, Artiste et prix Nobel de la paix.

« Le fou court vers l’Est et son gardien court vers l’Est ; Tous les deux courent vers l’Est , Mais avec des intentions différentes . »

Proverbe Zen

«  Si la propagande pour la guerre a tant de succès,c’est que les gens veulent la guerre et on n’a besoin alors que de quelques bonnes raisons pour justifier leur désir » . « le mépris pour la vie  humaine est si grand qu’il trouve sa justification dans le pouvoir ». C’est ainsi que s’exprimait le moine trappiste Thomas Merton, ce grand penseur qui dénonçait la folie de ceux qui ont le pouvoir et le moyens mis en œuvre pour conduire leur peuple a la guerre.

Mais je ne peux m’empêcher de penser a notre « Philosophe » si populaire en Argentine, Mafalda, l’héroïne des dessins de Quino, cette « enfant terrible » qui fait un caprice et proteste pour ne pas manger sa soupe , simplement parce que cela ne lui plait pas ,même s’il s’agit de la soupe avec des pâtes en formes de lettres .     

Je me souviens qu’au réveil, Mafalda troupe une mappemonde complètement détruite, attachée avec des punaises et de l’adhésif que quelqu’un a essayé pendant la nuit de réparer patiemment, morceau par morceau. Elle la regarde avec un air  de médiation transcendantale et dit simplement : « La pauvre ! ..... »

Que reste -t-il a chacun d’entre nous ? ... Pouvons – nous dire quelque chose de différent ?

Oui ! Nous pouvons dire comme notre « Philosophe » que  « la soupe de lettres ne nous plait pas » car elle est préparée par ceux qui gouvernent le monde et qui sont en train de le détruire. Ils veulent nous faire croire que la liberté, c’est la même chose que le totalitarisme,que l’Etat de droit et la démocratie permettent l’impunité et  la corruption ,que la « justice » ne sert qu’a préserver les intérêts de ceux qui commandent «Ceux qui savent » ont ,dans leur folie , la prétention de confondre les pauvres et les délinquants , les manifestations sociales des travailleurs avec la subversion et l’altération de l’ordre établi qu’il faut rétablir a tout prix par la répression pour parvenir a la « paix » A la souveraineté des peuples et a leur autodétermination ,ils prétendent substituer la globalisation et l’impérialisme qui aujourd’hui gouverne le monde . Ils proclament les vertus du « libre marché » pour leur propre marché mais non pour les marchés des autres.

A tous les peuples , ils disent que leur mémoire, leur identité et leur culture sont choses du passe et que leur seul avenir possible est de se laisser dévorer par la culture consumériste du système .

La devise de l’empire se trouve écrite dans la soupe de lettres suivante : « vous étés avec moi ou avec les terroriste » . « C’est la lutte du bien contre le mal ». « Dieu est avec nous ». Ils n’hésitent pas a faire appel a Dieu tout en le remplaçant par le veau d’or dans le temple du F. M. I. et de la Banque mondiale . Il faut rendre grâce pour les bontés que nous imposent les  gardiens de la Pax Americana et de la démocratie américaine » ,alors que personne n’y croit plus

Dans ce jeu du pouvoir, la seule norme est : « il est interdit de penser ”. L’empire nous impose 

« La pensée unique ». Les décisions sont entre les mains de l’empereur qui lève ou baisse son pouce. Pour celui –ci : oui ; pour celui-la : non .

L’O.N.U., Les droits  de l’homme, l’U.N.E.S.C.O ; L’O.M.C ; Les accords  de Kyoto,la souveraineté des peuples ne sont utiles que lorsqu’ils  sont au service de l’empire.               

 L’empire rejette le Tribunal pénal international et recherche l’impunité  des crimes que les soldats des  Etats-Unis auraient pu commettre. Pour cela, il compte sur les autres gouvernements, pleins d’obséquiosité et de complaisance envers lui.il y a toujours ceux qui cirent les bottes du maître.  Dans sa toute puissance, l’empereur à  décide de baisser le pouce pour l’Afghanistan, afin de se venger de Ben Laden a cause de l’attentat des Tours jumelles.Alors, il n’hésite pas a massacrer ce peuple pauvre et sans défense. De même, il faut baiser le pouce et attaquer Saddam Hussein pour justifier le fait de s’emparer des ressources en hydrocarbure de l’Irak. Dans sa logique de pouvoir et de folie, l’empire n’arrête pas de faire pression et d’imposer sa politique aux Palestiniens, aux Colombiens, aux Latino-américains et à tous ceux qui ne lui sont pas soumis.

Thomas Merton, dans sa retraite monacale, a reçu un jour une lettre avec cette mention écrite sur la tampon : « The U.S. Army, Key to peace » (l’armée des Etats-Unis, clé de la paix. Aucune grande nation ne possède la clé de rien sinon de la guerre. Le pouvoir n’a rien a voir avec la paix. « Plus les hommes augmentent leur pouvoir militaire, plus ils violent la paix et la détruisent ».

Le budget militaire des Etats- Unis, après l’attentat terroriste contre les Tours jumelles,  atteint les 375 milliards de dollars.Ce budget, destiné a des projets de mort , leur permet de conserver , de maintenir et même d’augmenter le pouvoir de l’empire dans le monde .

C’est pour ça que notre « philosophie » populaire Mafalda, et avec elle beaucoup d’entre nous ,avons tant de mal a avaler  cette soupe  si indigeste .

Les justificatifs de « ceux qui savent » nous remettent en mémoire le proverbe zen : tout le monde court dans le même sens, mais avec des intentions bien différentes.

La logique de « ceux qui savent » trouve son aboutissement dans les grandes entreprises transnationales sans visage, qui contrôlent le marché international et font de plus en plus de bénéfices mais ne les redistribuent pas, et font ainsi mourir de faim des millions de personnes dans le monde en provoquant beaucoup plus de victimes que ne peuvent en faire les guerres.

Cela nous rappelle a tous les moments les plus tragiques vécus par l’humanité. En fait, nous vivons actuellement un de ces moments terribles comme ceux provoqués par le génocide d’Arménie, les fours crématoires et les camps d’extermination durant le nazisme, les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, la guerre en ex- Yougoslavie, les guerres tribales dans la région des Grands Lacs africains.Chaque fois, derrière tous ces massacres, se cachent les grands intérêts économiques et politiques .

« Ceux qui savent » , dans leur folie , ont aussi cherché et trouvé des justifications et de multiples raisons irrationnelles aux décisions qui ont conduit a la destruction et a la mort . Sharon par exemple, a l’intention de détruire le peuple palestinien en empêchant les justes revendications d’un Etat souverain. La contre –logique de cette folie de « ceux qui savent » se trouve chez les militaires suicidaires avec leur charge de mort et d’auto immolation.

L’être humain et la dignité de la personne n’existent plus. Il ne reste que des non – personnes, c’est-à-dire des objets et non plus des sujets, que l’on met au rebut , selon les intérêts du pouvoir. Dans toute cette soupe, il n’est possible de retrouver les lettres et même les pensées qui pourraient écrire les mots « paix, dignité, solidarité des peuples et des personnes »
Aujourd’hui, l’empire recherche sa consolidation a travers la violence et les guerres sur le front les plus divers : les marchés, la massification de la culture dans la « pensée unique » et l’augmentation de son pouvoir guerrier pour que tout le monde avale sa soupe de lettres et de sang.

 Et la soupe argentine, comment est-elle préparée ? …. C’est la  véritable question. Je ne sais ce qu’en penserait notre philosophe Mafalda.

Le seul pays qui a vraiment un projet pour l’Amérique latine et pour l’Argentine en particulier, ce sont les Etats-Unis : c’est un projet de domination et de soumission. Ils sont insatiables dans leur insistance pour nous imposer la Z.I.E.A. (Zone de libre –échange des Amériques) et aussi pour justifier la remilitarisation du continent, au nom de la défense de leurs intérêts et non de l’intérêt de nos peuples. Leur objectif est bien sur de détruire le Mercosur pour dominer ainsi tout le continent. Les gouvernants et les dirigeants politiques de notre pays ne nous gouvernent vraiment plus aujourd’hui car ils ont été contaminé par la « grippe de la pensé unique » et restent soumis aux directives de F,.M . I .

Voila la logique actuelle de nos « ceux qui savent » nationaux : le pouvoir exécutif vient de présenter au Parlement le budget pour l’année 2003 , qui se monte a 66 milliards 136millions de pesos . Dans ce budget, 6,7% sont destines a la défense et a la sécurité, 4,3% sont destinés a l’éducation et a la culture,et 22,65%  au paiement de la dette publique . C’est dire quelle est la logique de « ceux qui savent », qui  ont attribué à la défense et à la sécurité un budget bien supérieur à celui de l’éducation et de la culture. C’est a cause de cette logique  que   les argentins   eux-mêmes ne croient plus en leur pays. Il ont placé à l’étranger  220 milliards de dollars ,tandis que les investissements privés atteignent à peine 11% du P.I.B. et que le pourcentage du P.I.B. destiné à l’Etat est de seulement. Alors que, dans un pays qui aurait confiance en lui et qui voudrait promouvoir son développement et satisfaire les besoins du peuple, la dotation à l’Etat devrait atteindre 25 % du P.I.B.

            L’Argentine a besoin de fortifier son union avec le Mercosur. C’est là l’unique solution disponible aujourd’hui. Il ne lui reste plus grand temps car l’oxygène commence à lui manquer. La soupe commence déjà à sentir  le brûlé.

            « Ceux qui savent », dans leur course folle vers nulle part, veulent accélérer la tenue des élections pour que rien  ne change. Ils sont tellement  aveuglés par le  pouvoir  qu’ils ne se rendent  même plus compte des  conséquences pour leur pays. La folie du pouvoir leur permet aussi de croire que, pour eux, tout est permis. Le temps presse. La folie  de « ceux qui savent » nous entraîne vers cette guerre silencieuse de la faim, du chômage et  de la violence, qui aujourd’hui se manifeste dans ce projet d’envoyer les enfants pauvres dans les casernes pour  les militariser et « leur donner des ordres pour les contenir ». C’est ainsi  qu’à commencé le nazisme.

            Dans cette soupe des lettres que nous ne voulons pas avaler, le seul verbe qui peut se conjuguer est le verbe        «tuer «      . Nous devons résister afin de pouvoir conjuguer le verbe « aimer »  .

 Vivre libre, c’est  être prêt à mourir, s’il le faut de la main de son prochain, mais jamais à le tuer. »

               SOCIETE

 

Poème

Tu es mon frère

Tu as fait la guerre avec moi,

Pour avoir la paix, gagner la liberte,oubliant

La verite et la fraternite,

Tu es mon frere.

Tu  as voulu que je sois afro-pessimiste,

Selon tes schemes de pensees,

Devenat cosmopolite gênant,

Tu es mon frere.

Tu as prone ta vision du monde de

« petis dieux »

Pour une violence structurelle et psychologique,

Te rabaissant dans la raison du monde,

Tu es mon frere.

Tu as longtemps deroute ma conscience,

ma foi

Ignorant la quasi-divinite de l’humain,

Malgre la contigence et la faiblesse,

Tu es mon frere.

 Tu as partage l’eau qui n’est pas la boue,

Non plus pure par laideur du monde,

Mordant les mains que tu lechas par interêt

Tu es mon frere.

Tu as fait du cercle un carre,

Carcaturant l’histoire reelle en fantame,

La nuit d’ou tu viens est lumiere,

Tu es mon frere.

Si tu peux être toi-même,

Je ne suis que l’autre toi-même,

Un frere des le bas age jusqu'à la vieillesse,

Tu es mon frere.

Si tu peux batir le monde avec moi,

Si tu peux partager ton amour

Et ton sourir,

Invoquant tes peres, ces saints inconnus,

A jamais tu es mon frere.

A. Halerimana  Eugene

« Ceux qui ne font  rien  encouragent l’humiliation et la violence. »Martin Luther King

 « Mondialisons la paix »

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